NMENTOMO

Très tôt déjà, les insectes et la nature m’ont attiré. Les randonnées pédestres en montagne, les voyages à l’étranger et les vacances à la campagne ont favorisé et amplifié cet intérêt. Soutenu par mon entourage, les premiers élevages se sont mis en route afin de compléter les observations entomologiques réalisées auparavant dans la nature. Les phasmes et les mantes ont été les premiers sujets de ces élevages. Depuis, les élevages se sont un peu effacés pour laissés place aux expéditions scientifiques, aux prospections sur le terrain, aux nombreuses identifications et mises en collection. Logiquement, j’ai orienté mes études vers les sciences de la vie et de la terre. A la suite de mes débuts en université à Orsay, j’ai poursuivi mes études à Tours dans la perspective de rejoindre le master professionnel traitant des insectes et de leur environnement. Les différents stages effectués lors de ces années universitaires m’ont permis de développer mes connaissances en entomologie en travaillant sur l’écologie des coléoptères Carabidae et des lépidoptères rhopalocères du genre Maculinea. Pour ma 5ème année d’étude, un Master 2 professionnel créé en 2005 au MNHN a attiré mon attention : Master Expertise Faune Flore. Ayant développé mes connaissances en entomologie en autodidacte, j’ai préféré élargir mes connaissances en environnement et gestion du patrimoine naturel, dont la biodiversité. Durant mes premières années universitaires, la très riche rencontre avec Roger Roy à un rassemblement d’entomologistes internationaux en Île-de-France a amplifié mon attraction pour la systématique des mantes. Cependant, après maintes et maintes recherches sur le sujet, je me suis rendu compte que travailler professionnellement sur la systématique des insectes (en particulier, les mantes) serait un objectif très difficile à atteindre, voire inatteignable. Ainsi, c’est plutôt l’entomologie appliquée qui allait devenir ma vie professionnelle et l’étude de la systématique et l’écologie des mantes une passion à assouvir dès que possible. Aujourd’hui, je suis gérant d’une entreprise individuelle en Normandie, comptant une salariée. Nous réalisons des inventaires et effectuons des suivis de populations d’insectes d’ordres divers pour des collectivités comme les Parcs, les Conseils Régionaux,... ainsi que pour des entreprises privées. En parallèle, l’étude des mantes continue avec une mission à Madagascar en janvier 2007 dans le cadre de l’actualisation de la faune malgache des mantes (publiée en 1957 par Paulian), les révisions en cours, des genres Panurgica, Chlidonoptera et Cataspilota, et l’analyse de près de 1230 échantillons de mantes provenant de plusieurs missions naturalistes et scientifiques effectuées par Ph. Annoyer en Afrique centre-occidentale, plus particulièrement en République Centrafricaine (RCA). Plus de 450 spécimens provenant du Gabon sont aussi étudiés actuellement, grâce à mes interventions dans le cadre de l’école de terrain en milieu tropical, ECOTROP. Une collection de mantes, composée actuellement de près de 2000 spécimens et créée depuis de nombreuses années avec des individus provenant de tous les continents, me sert de support de comparaison pour les futures identifications.