Philro

Philippe passe le plus clair de son enfance à Nanterre (92). La voix et la trompette de Louis Amstrong résonnent fréquemment dans le salon à travers le pick-up de ses parents. A neuf ans, au sortir de la projection de « il était une fois dans l’Ouest », il lui prend l’envie de jouer de l’harmonica. Bientôt, il aperçoit une guitare accrochée au mur chez le père d’un ami. Cette rencontre est décisive. Il fait ses premières armes sur une balalaïka, cadeau de sa grand-mère au retour d’un voyage en Russie. Il peine cependant à reproduire le thème fétiche d’Arthur Smith « Guitar boogie » sur cette espèce de banjo triangulaire. Quelque temps plus tard, ayant convaincu ses parents de lui offrir une vraie guitare, il commence à prendre des cours chez une jeune étudiante du conservatoire. Il parvient assez rapidement à jouer des études du répertoire classique. Au bout d’un an, il poursuit son apprentissage en autodidacte. Ses sources d’inspirations sont alors principalement la chanson française (Brel, Brassens, Gainsbourg) et le Rock progressif (Yes, Genesis, Pink Floyd, Magma, Frank Zappa) Il effectue lui-même des relevés au moyen des supports enregistrés de l’époque. La principale difficulté consiste alors à placer la tète de lecture à un endroit précis sur le disque sans endommager le précieux vinyle. Vers l’age de treize ans, fouillant dans la discothèque de son oncle, il découvre le fameux « Nuage » de Django Reinhardt. Il reste fasciné par la beauté du thème et l’étrangeté de l’arrangement. Mais pour l’heure, il est plongé dans les « 70’s » Ses héros ont pour nom Jimi Hendrix, Eric Clapton ou David Gilmour. Il fait quelques apparitions sur scène avec des petits groupes de banlieue. A vingt ans, son Bac en poche, il descend dans le Sud-Ouest et s’installe à Toulouse. Ayant suivi une formation professionnelle dans l’informatique, il s’écarte du monde musical pour un temps. Néanmoins, il continue d’écrire des arrangements pour sa compagne, une chanteuse qui signe textes et musiques. C’est aussi au cours de cette période qu’il s’ouvre définitivement au Jazz et aux musiques improvisées. Parallèlement, afin de combler ses lacunes, il entreprend par lui-même une étude rigoureuse du solfège de la théorie musicale. Pendant une dizaine d’années, il se produit sur scène en tant qu’accompagnateur dans de nombreuses formations de la région toulousaine (Fatal Jazz, Philomène, Mademoiselle swing, Trio Rosario, Marcel Machin Quartet, Jazzic Instinct) Aujourd’hui, il développe des projets artistiques dans lesquels il puisse donner libre cours à sa propre créativité. Notamment, il écrit et met en scène des concerts de jazz destinés à un jeune public.