Smadj

Né en Tunisie, Jean-Pierre Smadja alias Smadj a grandi en écoutant de la musique orientale, du funk, de la soul, de la musique brésilienne, du jazz et des musiques folkloriques. Après un premier album sorti en 1994, Tatoom présente Tatoom, c’est en 2000 qu’il est reconnu sur la scène internationale avec Equilibriste, un disque qui fusionne déjà acoustique et électronique et qui lui vaut la quatrième position au classement des "European World Music Charts". En 2002 Smadj s'associe à Mehdi Haddab pour fonder le duo DuOud qui transporte ce vieil instrument qu’est le luth arabe dans le vingt-et- unième siècle. Leur premier album Wild Serenade se distingue dans toutes les nouvelles musiques de l’époque et il en résulte trois ans de tournée mondiale et une large reconnaissance, symbolisée notamment par un prix dans la catégorie "meilleur album" des prestigieux BBC World Music Awards. En 2003, Smadj trouve néanmoins le temps de rejoindre le maître percussionniste turc Burhan Öçal pour le projet Burhan Öçal & The Trakya All Stars(cet album est devenu un classique aujourd’hui). Installé à Istanbul, la ville où l'Ouest rencontre l'Est qui devient l’un de ses ports d’attache réguliers, il joue et compose beaucoup au fil de ses séjours et de ses rencontres, tout en menant un travail de réalisateur artistique avec le pianiste Laurent de Wilde dont il produit à Paris l’album Stories pour Warner Jazz. D’autres réalisations jalonneront sa carrière(les chanteuses turcs Aysu et Kivilcim, les percussionnistes Artkonik et Burhan Öcal pour 2 autres albums et d’autres à venir comme Arash Sarkechik…). Il mène aussi une carrière de remixeur (Rokia Traoré, Les Yeux Noirs, Kocani Orkestra...). L’année suivante Smadj publie Take It and Drive sur le label anglais Most Records, s’inscrivant ainsi dans une esthétique électronique plus « lounge » ; il y fait intervenir Talvin Singh, Amit Chatterjee, Rokia Traoré, Mehdi Haddab et Dom Farkas. En 2005, il poursuit son travail avec Mehdi Haddab avec la sortie d’un nouvel album de DuOud, Sakat, enregistré au Yemen avec des musiciens traditionnels de la région - lors d'une résidence le duo s’était arrêté à Sanaa, fasciné par les poésies chantées et la singulière manière de jouer du oud des Yéménites- C’est aussi cette année que sort le disque Smadj Presents S.O.S., un travail en trio réalisé avec Orhan Osman au bouzouki et le clarinettiste Savas Zurnaci, deux virtuoses turcs qui mélangent leurs visions musicales à la sienne. 2009 est une année fertile puisque Ping Kong, le troisième (et dernier) album de DuOud, voit le jour sort chez World Village, et que le musicien concrétise l'un de ses rêves, la réalisation d’un disque « Selin » de chansons d'amour instrumentales dédiées à sa compagne, gravé en compagnie d’Erik Truffaz et Talvin Singh. Depuis, Smadj a travaillé sur les musiques traditionnelles et sacrées Alevis en compagnie de son ami le joueur de saz, Cem Yildiz (un album est sorti en Turquie en mars 2010 et un peu plus tard en France). Il a aussi composé et dirigé le programme Le Oud selon Smadj, donné à la basilique de Saint-Denis en juin 2010 avec la participation de Natacha Atlas, Ibrahim Maalouf, Mehdi Haddab et Alok Verma, sans oublier un ensemble de cordes. Parmi d’autres projets récents, citons sa série de créations au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, il en a été l’artiste résident (Maqâm Project, Sringz quintet, Duo avec Ballaké Sissoko, Smadj and friends...), et cet album Fuck the DJ dédié de manière décalée et très imaginative à la dance culture, publié en 2012. Dans Spleen, son dernier album qui marque son retour au centre des métissages modernes, Smadj plus que jamais Chaman du oud utilise acoustique, électricité et machines pour sculpter un superbe puzzle musical (paru en Juin 2015). La nouvelle aventure de Smadj est sur les routes du mondes Smadj Solotronic