Sylvain-Artiste

Né en région parisienne en 1984, je suis vite devenu nomade, la soif de découverte m'amenant d'un endroit à l'autre. L'art est un mode de vie pour moi. Et ça a commencé tôt. Chez mes grand-parents tout d'abord, qui étaient amateurs et collectionneurs, on trouvait des oeuvres d'arts de toutes sortes. Ils sont d'ailleurs parmi les premiers à m'avoir encouragé, en me commandant une peinture. De son côté ma mère nous a très jeune traînés, mon frère et moi, dans les musées parisiens. Il lui importait, outre le fait qu'elle aimait ça, que l'on soit ouvert d'esprit. Une habitude qui perdure encore aujourd'hui ! Nous étions souvent des modèles de prédilection, quand mon père sortait son appareil photo. Plus tard, j'ai pu profiter de sa collection de magazine de photographie. Grâce à mon grand-frère et sa passion pour la BD, j'ai découvert Marcel Gotlib, Moebius, Hugo Pratt, Alejandro Jodorowski, Frank Miller, Jiro Taniguchi et le plaisir de la lecture. Sans oublier la techno russe et la pop yougoslave... Je pourrais aussi parler ici de mon oncle viticulteur, de mon cousin photographe, d'un autre, prof de philo... Les cours particuliers m'ont fournis une formation classique de dessin et de peinture, les techniques de l'aquarelle et de l'encre que je j'utilise aujourd'hui. La musique m'a aussi toujours intéressée. Enfant, je faisais du violoncelle que, pour une bête raison, j'ai arrêté ensuite. Je me suis ensuite intéressé au didjeridoo, mais sans succès. C'est le djembé, découvert au lycée grâce aux copains, qui m'a définitivement conquis. La musique c'est LE langage universel par définition. Grâce à elle, 2 parfaits étrangers peuvent communiquer de la plus belle des manières. J'en ai toujours un à portée de main. Après mon bac STI Arts Appliqués, je me suis passionné un temps pour la Céramiques, à Olivier de Serres puis à Sèvres. J'y ai développé mon sens du volume et mon goût pour la liberté. En Austalie, je me suis essayé au voyage et à la vie d'Artiste. Musique de rue, marchés d'art et d'artisanat, expositions, etc. J'y ai aussi appris le métier de serveur, qui allait me permettre de mener la vie dont j'aurais envie. Je suis rentré gonflé à bloc, prêt à tenter l'expérience chez moi, en commençant par mes racines : l'Anjou. Là, en travaillant dans un petit restaurant traditionnel, j'y développais mon goût pour la cuisine, le vin, et la qualité du fait main. Et l'importance du Temps. Puis, grâce au merveilleux monde de la brasserie parisienne, j'ai appris l'efficacité et à ne plus compter mes heures. En contrepartie, j'ai pu voyager, peindre et préparer de nombreuses expositions. J'ai connu en ces temps mes premiers succès artistiques. Après plusieurs séjours en Amérique du sud, j'ai senti une telle connexion avec ses cultures et ses habitants que je décidais revenir y vivre. J'ai fait là-bas mes premiers pas vers une pratique plus expressive, me libérant de la technique. De retour en France, je décide de m'installer un temps à Bordeaux, où la culture semble en ébullition, et à portée de main.