FRANÇOIS NASICA : PEINDRE LE PASSAGE, un documentaire qui explore une œuvre en cours dont la force singulière s’est imposée à moi.

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Présentation détaillée du projet

 

 

                  

          « Je ne peins pas l'être, je peins le passage. » Michel de Montaigne, Essais.

 

J'ai rencontré la peinture de François Nasica en décembre 2010, lors d'une exposition dans le collectif d'artistes "Le Pigeonnier" où il a installé son atelier depuis février 2009. Immédiatement son travail m'a interpellé. J'ai laissé passer quelques jours avant de lui rendre à nouveau visite. Je voulais être certain de ne pas avoir été sujet à un emballement. Mais ma conviction qu'il y avait là une véritable énergie créatrice fut au contraire renforcée. C'est alors que naquit en moi le désir de réaliser un film sur son travail.

Ma proposition trouva en lui un écho favorable et les préparatifs en vue du tournage dès lors commencèrent. Je souhaitais pour cela m'équiper d'une grue et d'un stabilisateur de prises de vues (steadicam). Ma société Bruits du Temps ne disposant pas de moyens financiers suffisants, j'ai décidé de dessiner et de réaliser moi-même la machinerie, utilisant et transformant des matériaux de récupération. J'ai installé mon atelier dans le garage d'un ami et me suis mis à l'ouvrage dès que je disposais d'un peu de temps libre. L'éclairage ainsi que divers accessoires durent être acquis. Au mois de mars 2011, j'étais enfin prêt à commencer le tournage.

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Un de mes amis, Thierry Chabaud, féru de cinéma et disposant de la même caméra que moi, se joignit à l'équipe afin d'enrichir les angles de prises de vues. Pour les scènes en extérieur, mon fils Samuel fut le preneur de son. J'ai accompagné le peintre dans sa recherche de supports pour peindre, dans son travail en atelier, à la galerie Sens Intérieur à Cogolin. L’œil de la caméra suit le peintre dans l'exécution de plusieurs dessins et peintures. Je trouve cela fascinant d'assister à la genèse d'une œuvre, d’observer comment la main crée un espace singulier à partir de rien.

 

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Ce film sera assorti de discussions informelles sur l’art pictural, avec des amis dont je lui ai fait faire la connaissance, Chicco Beiso, peintre, Claude Fournet, poète, romancier et critique d'art, qui assura la direction des musées de Nice de 1975 à 1997 et créa le MAMAC (Musée d'Art moderne et contemporain de Nice), ainsi qu’avec Thierry Chabaud. Le danseur Abdeslam Michel Raji y fait une singulière apparition.

         

           « Le montage n’est pas un aspect, écrivait Orson Welles, c’est l’aspect. »

 

Le travail de montage proprement dit n'a pu commencer que la dernière semaine d'août 2012. Il fallait libérer du temps pour monter ces 14 heures de rushes ainsi que ces 250 photographies. Beaucoup de temps. Déjà plus de 500 heures de montage ont été consacrées à ce projet, dont la durée finale sera de 50 minutes.

La bande sonore du film sera une création originale de Samuel Woodall. C’est un travail en cours.

 

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Nous souhaiterions faire vivre ce documentaire en lui donnant toutes les chances possibles de diffusion, principalement par le canal des festivals du court-métrage, afin de donner à l’œuvre de François Nasica la visibilité qu’elle mérite. C'est le sens de ce projet. Pour cela, nous envisageons l'édition d'un DVD sous-titré en anglais, espagnol, italien et peut-être en portugais et d’autres langues si notre budget le permet, présenté sous emboîtage Digipack et accompagnés d'un livret d’une vingtaine de pages en couleur.

 

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         À propos du travail de François Nasica

 

          « Écrire n'est pas décrire. Peindre n'est pas dépeindre. La vraisemblance n'est que trompe-l'œil. » Georges Braque

 

Le sujet des tableaux de François Nasica ce sont les rythmes, la recherche de traces des universaux. Traces à réinventer, exploration de l’inconnu des rythmes, – comme il le dit lui-même : « Je ne cherche pas à représenter la chair pour la chair, cela ne m’intéresse pas. Je veux exprimer son essence, son essentiel, sa vie, ses soubresauts, son rythme. Le rythme d’un bras, d’une main, d’un œil, d’un visage, d’un sein, d’un sexe (…) » Le rythme, c’est l’invisible dans le visible comme la part immergée de l’iceberg. Sa peinture sollicite notre imagination nous rendant par là-même actifs.

 

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Une peinture ne se réduit pas à des sujets, à des thèmes, elle doit déborder l’idée. Seule compte la vision, une vision que le geste du peintre intègre et conduit ailleurs, comme malgré lui. Comment le regard qu’il porte sur le réel, sa subjectivation maximale, se transmet à notre regard, agit en nous et nous agit, voilà le mystère.

Il y a cette forte nécessité intérieure qui gouverne son travail et qui le distingue d’un simple peintre d’ornement, d’une peinture de faiseur, de suiveur captant l’air du temps. Pas d’opportunisme dans son élan. Ni de complaisance. Mais l’inscription de sa propre historicité dans l’acte de peindre, de dessiner. Au-delà des questionnements sur la condition humaine, avec son lot de souffrances absurdes, – individuelles et collectives, infligées ou subies ou observées –, il y a une joie certaine, emprunte de gravité cependant, et un rire prophylactique, remède au désespoir. L’expression d’un défi à la fatalité. Je reconnais cette vigueur toujours mouvante, proche en cela, il me semble, de celle de Joan Miro. Ce dernier, en réponse à une question du peintre Georges Charbonnier, en 1951 : « Comment pouvez-vous conquérir cet optimisme ? », répondait : « En me moquant de mes personnages. En me moquant de l’homme, de cette marionnette que l’on ne saurait prendre au sérieux. » (1)

 

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Ce qui avant tout me touche et m’interpelle dans les œuvres de François Nasica, c’est de sentir combien elles échappent à toute intention, à toute préméditation, condition première pour arriver à de l’inconnu, avec sa propre autonomie. Il cherche en faisant, l’intuition précédant la réflexion, et ce qu’il trouve alors est du transitoire. En quoi il s’invente au fur et à mesure qu’il réalise, dans un dialogue incessant, une fraternelle confrontation avec la manifestation de l’expression picturale née dans la nuit des temps. Son travail souligne cette actualité du pariétal qui aura décidé de son engagement dans la peinture. En effet, à l’âge de 8 ans, un oncle lui offrit Quatre cents siècles d’art pariétal (2) d’Henri Breuil, qui instruisit précocement sa vocation. C’est dans la force et dans l’évidence du trait que s’inscrit la continuité avec des hommes qui s’exprimèrent sur des parois, mais aussi avec diverses sources actives, relais d’énergie tels les arts dits primitifs, jusqu’à Picasso, Giacometti, Miro, Basquiat, Tapies ou Apel.

 

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C’est cette liberté conquise, irréductible au programmatique, au prêt-à-peindre et à la température des marchés de l’art. Car répondre à l’attente d’un public, s’est se contenter de reproduire le bon goût d’époque, qui passe aussi vite que passent les modes. D’où son cheminement difficile et personnel, avec pour seul viatique un questionnement toujours plus acéré, stimulant chaque pas en avant d’une quête dont le but demeure inconnu, et force sa créativité.

 

Jean-Paul Woodall, Bruits du Temps

 

(1) Georges Charbonnier, Le monologue du peintre, éditions Julliard, 1959

(2) Édition Centre d'Études et de Documentation préhistoriques, 1952

 

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         François Nasica, éléments d’un parcours

 

Né le 26 décembre 1964

1989   Galerie Artfix, Nice Galerie 11, St Paul de Vence

1990   Galerie Segonzac, Paris

Galerie Asselineau, Paris, Miami

Maison des Artistes, Château du Haut de Cagnes, Cagnes sur Mer

1992   Fondation Sicard Iperti, Vallauris

1993   « Living Art Amp Show », Musée d'Art Moderne (MAMAC), Nice

1994   Galerie Artfix, Nice

1995   « Les Catastrophes Naturelles », Université de Perugia, Italie Travail sur place et exposition itinérante à travers toute l'Italie

« Passage à l'Art », en collaboration avec la ville de Nice

1996   Loft Galerie, Nice

1997 à 2006   François Nasica se consacre entièrement à la musique et à la scène en tant que pianiste dans plusieurs groupes et participe à de nombreuses premières parties de concerts notamment : The Skatalites, lsrael Vibration, The Gladiators, The HepCat, Massilia Sound System, Gnawa Diffusion, The Scofflaws, L K J, Macka B, New York Ska Jazz Ensemble, Western Specials, Aspo, M'Panada, Open season, Che sudaka, etc. Il se tourne également vers la composition. Sa chanson Monsieur Chet obtient, en 2003, le Prix « Musique En Ligne » de l'ADAMI

2007   Retour définitif à la peinture

2008   Le Pigeonnier, Nice Espace Le Volume, Nice

2009   Voyage et exposition en Bolivie, Alliance Française, Santa Cruz

Performances - Musée AAV, espace d'art contemporain, Nice

2010   Galerie Espace à Vendre, les 150 ans du rattachement de Nice à la France

Performance au Nice Jazz Festival

2011   Musée d’Art Contemporain, Pinerolo, Italie

Musée d’Art Contemporain, Chiang Mai, Thaïlande

2011 à aujourd'hui   Présence permanente à la Galerie Sens Intérieur, Port Cogolin, Golfe de St-Tropez et à la Galerie HO, Saint Remy en Provence

 

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                   Les liens

 

https://www.facebook.com/francoisnasica

http://lixow.com/francois_nasica

http://www.sensinterieur.com/artistes-permanents-de-la-galerie/francois-nasica/

http://bruitsdutemps.free.fr

http://bruitsdutemps.free.fr/bruitsdutemps.free.fr/Actuellement.html

https://www.youtube.com/user/bruitsdutemps

France Bleu Azur, Jean-Paul Woodall est l’invité d'Adrien Mangano pour son émission Passion Azur

 

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À quoi servira la collecte ?

Pourquoi a-t-on besoin de vous et à quoi servira la collecte ?

 

Les fonds seront consacrés à la finalisation du film et à la création du DVD, à amortir une partie des sommes engagées pour les besoins matériels et la rémunération des différents intervenants.

 

1/ Fabrication d'un DVD avec emballage digipack et livret en 1000 exemplaires

€ 3 500,00

 

2/ Emballages pour envois postaux + affranchissements. Services de presse inclus

€ 550,00

 

3/ Rémunération de la retranscription des entretiens pour le sous-titrage, des traductions et de l'intégration des sous-titres en italien, espagnol, anglais et éventuellement, selon budget, en portugais et en chinois

€ 1 550,00

 

4/ Rémunération du designer sonore pour la bande son originale, du preneur de son et du technicien 2ème caméra pour 5 demi-journées

€ 1 270,00

 

5/ Achat du matériel destiné à la fabrication de la machinerie, des éclairages, disques durs et logiciel de sous-titrage ainsi que du matériel pour les gravures, dessins, toiles et tirages photos pour les souscripteurs

€ 1 430,00

 

= € 8 300,00

commission kisskiss de 5% + 3% pour les frais bancaires € 664,00 soit un total de € 8 964,00

 

Même si la collecte aboutit, elle restera ouverte. Les contributions supplémentaires nous permettront d'adjoindre d'autres langues.

 

 

 

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bruitsdutemps

Jean-Paul Woodall & Bruits du temps Né en 1963. Après des études autour de ma passion pour les lettres et la philosophie, mon parcours professionnel a emprunté de nombreux chemins. J’ai exercé le métier de libraire plusieurs années puis créé avec ma compagne une importante librairie à Nice. J’ai aussi assuré la direction de plusieurs sociétés,... Voir la suite

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Hasta la victoria siempre
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Alors, contributeurs, amis, vous avez vu! Il est maintenant temps d'agir pour que ce projet se réalise. L'argent, disparaît comme les corps en poussière, rappelez vous que des civilisations et des hommes rien ne subsiste hormis les fresques sur les murs, les chants et la voix du poète... Elle est retrouvée, quoi? l'éternité!
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Alors, contributeurs, amis, vous avez vu! Il est maintenant temps d'agir pour que ce projet se réalise.