Réaliser un film moyen métrage retraçant l’aventure, les tournées, les rencontres de l’orchestre: « BalsiKa ». Ces jeunes musiciens venus d’Alsace et des différentes communautés des Balkans s’engagent contre les préjugés et les discriminations en jouant à l’unisson des musiques de vie, d’ici et d’ailleurs. Nous avons besoin de votre aide.

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The project

« La radio de mon voisin en Croatie  inondait le quartier de Sevdah, aussi je croyais que c'était un Bosniaque. Discutant avec lui j'ai découvert un ultra nationaliste croate. Lui demandant naïvement quel genre de folklore il écoutait il s'est justifié par un "la musique n'a pas de frontières". » M.D.

 

L'histoire du projet :

(Balsika partage de l’aventure, il était une fois, cliquez sur le lien)

 

Depuis le conflit des Balkans, les communautés restent très séparées et l’enseignement donné par les parents et enseignants est très dépendant de leur vécu et sources d’information durant le conflit de 92-95. Il en résulte une pérennisation de rancunes entre communautés. Le parallélisme entre l’histoire de l’Alsace et des Balkans nous a poussé à essayer de rassembler des jeunes des diverses communautés autour de la richesse de notre patrimoine musical européen. 

(Présentation vidéo du projet, cliquez sur le lien)

 

2009 : création de l’orchestre « BalsiKa » (Balkans-Alsace-Musika) formé de jeunes Alsaciens et de Bosniens de Tuzla. BalsiKa interprète des musiques traditionnelles d’Europe dont beaucoup de musiques des Balkans.

 

2010 : concerts au Kid’s Festival de Sarajevo et en Alsace. 1er CD 18 titres.

 

2011 : cet orchestre intégrera des jeunes de Stolac en Herzegovine, Croatie et Serbie. En juillet, 30 musiciens de 13 à 20 ans ont unis les voix de leurs instruments dans les Balkans pour prouver que la jeunesse et la musique n’ont pas de frontières. Concerts à l’OKC Abrasević de Mostar, au Festival des Jardins de Stolac, dans l’effervescence du Festival du Film de Sarajevo, sur la côte Dalmate et dans le petit village de Groznjan, lieu de rencontre de jeunes artistes en Croatie.

(News : Peut-on croire ce l’on voit ? + Vidéo “BalsiKa le train de 7h40”, réalisée par les musiciens)


Témoignages des Alsaciens après les rencontres de 2010

« On voit qu’ils ont souffert … par rapport à la guerre.  Ah ben … Ils rigolent, peut-être qu’ils parlent plus fort et ils rigolent plus fort que nous, ils font plus de bruit que nous …  Au fil des concerts qu’on a passés ensemble, ça nous a plus rapprochés, on a passé de plus en plus de soirées ensemble et ça nous a permis de les découvrir et de voir qu’ils étaient un peu pareils que nous et ils comprenaient un peu ce qu’on disait, on comprenait ce qu’ils disaient dans leur propre langue. La langue n’est pas une des barrières les plus importantes entre les gens. L’obstacle relationnel le plus important serait d’être intolérant ».


Qui suis-je ?

L'association Ballade de Strasbourg crée des liens entre les populations à travers des actions pédagogiques et artistiques centrées sur le patrimoine musical traditionnel européen.

 

Son orchestre Papyros’N, a 5 CD à son actif et de nombreux concerts et tournées en France et à l’étranger … C’est un « taraf » de musiciens jouant des musiques “tirées du sac”, destinées à égayer les fêtes, musiques de vie d’ici et d’ailleurs, de rencontres, de partage. À la guitare, Jean-Claude Chojcan, voyageur, pédagogue, Professeur de guitare au Conservatoire de Strasbourg, guide une grappe de jeunes musiciens jouant à l’oreille, comme les gitans, des « petites musiques » glanées sur les routes d’Europe, de Strasbourg à Sarajevo.

 

 “UG akustikUm Tuzla“, créée à Tuzla en 2010, rassemble des musiciens, intellectuels ou sympathisants autour d’un projet d’éducation non-formelle de jeunes : les socialiser, leur apprendre à travers des activités artistiques à agir, se développer  et avoir des buts. En 2000, Nedim Tinjić, musicien, guitariste, pédagogue atypique, a pris part, en tant que « jeune ambassadeur » d’une Bosnie post-guerre, à un sommet mondial dans un programme de réconciliation à New-York. Il a entraîné dans ce projet BalsiKa 70 jeunes de Tuzla.

Why fund it?

La collecte nous aide à finaliser la réalisation de notre film.

 

Veritable illustration de ce pont musical entre l’Alsace et les Balkans, il doit pérénniser notre action : réunir de jeunes musiciens des diverses communautés des Balkans, vivant encore si séparés dans un climat de rancoeurs, nous rappelant l’Alsace des années 50. Terres au passé arlequin, meurtries par les aléas de l’histoire mais riches d’une culture multiple.

 

Notre cinéaste professionnel, Adnan HATIC, les a suivis durant 2 ans sillonnant les routes de France et des Balkans et jouant ensemble sur scène.

 

Ce film, « Hajde BalsiKa » est tourné à 70 %, prévu d’être terminé, tourné, monté + avant-première pour fin 2012. 

Newest comments

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Merci à tous pour votre soutien. Notre projet continue, la route de Strasbourg à Sarajevo passe maintenant par Zagreb, par Stolac et ses cascades, se poursuit vers Valjevo, bientôt plus loin encore… On rêve de ce film… Merci Perrette
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Merci pour l’article (L'Allemagne se réconcillie avec ses Lieder, lire ci-dessous), très intéressant ....il m’a donné l’envie d’y ajouter un peu d’expérience personnelle, un autre regard « populaire » moi, qui ai eu la chance de vivre dans une famille de parents mixtes (mère française, père allemand) de milieu populaire. Cet article explique un malaise dû au passé et le retour d’intérêt pour des musiques populaires , par des musiciens qui ne la pratiquaient plus, par une classe sociale qui ne s’y intéressait plus, et probablement pour les raisons indiquées....et la réédition de ces musiques, son succès de ventes (normal si supportées par des concerts de prestigieux musiciens pour la promouvoir internationalement), mais, pour moi, la « vraie » classe populaire a toujours continué à chanter ces chants et,depuis que je me souvienne, jusqu’à nos jours ils sont diffusés sur les radios et figurent dans les programme de télé hebdomadaires (samedi soir et, ou dimanche matin) des chaînes allemandes, dans les fêtes de famille, de village...... fanfares. Ils faisaient aussi partie des fonds sonores de mon enfance, j’ai même récupéré les disques familiaux (que personne ne voulait), pour qu’ils ne se perdent pas, et, pour moi, les raisons évoquées (guerre, nazisme, industrialisation) ne sont pas les causes principales à la diminution (pour moi elle est toujours restée vivante) de l’écoute ou de la pratique de ces musiques dans les milieux populaires, mais ce qui a bien plus « détourné » les jeunes (de milieux populaires et intellectuels) de cette musique dans les années 50-60 (ma génération), c’est la révolution musicale populaire de ces années là, avec l’arrivée des musiques américaines des noirs, récupérées par les blancs pour aboutir au Rock avec Elvis...James Dean, les Beatles, les Rollings Stones....... à la chanson engagée avec Joan Baez, Bob Marley.. au courant « peace and love »...Woodstock, influences de musiques indiennes, ....tous ces nouveaux courants et évènements musicaux qui permettaient aux jeunes de l’époque (dont je faisais partie) de se détacher des parents, de leur musique « ringarde » (loin de nous le souci de comprendre les paroles des musiques traditionnelles, leur sens) ! Nos oreilles étaient ailleurs, et pas pour des raisons de souvenirs de guerre, de rancoeurs....nous voulions vivre notre époque tout simplement. Et ces nouveaux rythmes, extraordinaires !! Nous voulions aller aux festivals, aux concerts, à ces grands rassemblements de jeunes en France, en Allemagne, danser, chanter en anglais des paroles dont nous ne comprenions que quelques mots la plupart du temps, appartenir à notre génération, à ce mouvement « refaire le monde » ! Au monde ! On n’avait jamais vu ça ! Un vent de liberté extraordinaire ! Il n’y avait plus de frontières pour ces nouvelles musiques populaires ! « World Music » !!Ce qui était déjà le cas, depuis longtemps, pour la musique classique......diffusée, représentée internationalement. Et maintenant, c’était à notre tour, au peuple !! Il se trouve que les paroles des chansons de ces années là, écologiques, chants d’amour, de paix, militantes, sont toujours d’actualité, avec les accidents nucléaires, la déforestation, la famine, les inégalités sociales qui se creusent, les crises économiques...... Il faut constater que 50 ans après ils ont gardé raison, que la jeunesse populaire et intellectuelle d’aujourd’hui, réécoute les Beatles, lesDoors, Sting, Bob Marley, Joan Baez etc..., leurs messages. Il n’y a rien eu de mieux depuis, dans les musiques populaires........le rap ? (les textes, quelquefois oui, mais le rythme, quelle pauvreté !) Parallèlement à ce mouvement de la 2ème partie du 20ème siècle, la musique traditionnelle allemande continuait à vivre...... pas le choix si on voulait garder le contact avec les parents, les grands parents.....Il fallait jongler entre leurs goûts et les nôtres. La génération de nos parents, les ouvriers, les paysans, etc....qui ont vécu la guerre, qui en ont beaucoup souffert, ont toujours continué et continuent à chanter ces musiques, dans les familles, les fêtes, autour de la table en s’accrochant avec leurs bras les uns aux autres, dans les champs, sur les chantiers, sans intellectualiser leur contenu. Ces musiques sont un liant familial. Elles faisaient et font toujours, tout simplement, partie du patrimoine culturel allemand et des régions françaises comme l’Alsace et la Lorraine, qui ont changé de nationalité à x reprises. Elles ont été et continuent à être transmises (surtout dans le monde rural). Ce qui est nouveau maintenant, à mes yeux, après lecture de l’article, c’est leur diffusion dans le monde, par des musiciens connus au delà des frontières et leur « modernisation ». « Chanter était une nécessité » Je n’oublierai jamais, ces visages éclairés magiquement, complices, quand ils chantaient ce qu’ils savaient chanter, ce qu’ils avaient appris dans leurs familles......leur enfance, c’était ancré....aucune guerre ne pouvait effacer..... ils ne connaissaient rien d’autre, devaient-ils arrêter de chanter ce qui les aidait à supporter, le mal de dos courbés sur les champs de pomme de terre, le dur travail sur les chantiers, la peur au ventre au fond de la mine ??? Il n’y a que le chant à l’unisson qui réconforte..... J’ai vécu des éboulements dans les mines, la sirène qui retentit dans le village, l’affolement, l’attente des femmes, priant, chantant (pour apaiser les enfants) attendant que leur mari rentre vivant, des jours d’attentes, des chants d’espoir, et pour quelques unes, des non retours ......dans ma rue....c’est pas de la musique classique, ni du rock qu’elles chantaient ! Ça n’est pas une biographie, mais un peu.....même si mon père nous avait également sensibilisé à l’opéra (allemand), aux opérettes que nous regardions à la télé allemande, aux valses viennoises que nous dansions, que lui-même jouait de l’harmonium à la maison quand il en avait le temps.....qu’il lisait beaucoup....., nous avons grandi dans un petit village, et notre vie c’était tous ces mélanges.......de classes sociales (les maîtres, maîtresses d’école, le curé, quelques ingénieurs à la mine de charbon, les mineurs, les émigrés espagnols, italiens maçons le plus souvent, les artisans, les commerçants, les ouvriers), de musiques traditionnelles populaires (vécues en famille autour d’une table, lors de repas bien arrosés, lors des fêtes au village avec la fanfare, le carnaval) de musiques religieuses, de musiques classiques écoutées sur disques (78, 33 tours avec un son ingrat), de musiques du monde « modernes » venues d’Amérique, d’Angleterre, des Iles....... C’était quelquefois la Cacophonie chez nous à la maison. Mes parents qui écoutaient leurs musiques, mon frère qui jouait de la guitare électrique dans sa chambre sur les chansons des Beatles, moi j’écoutais du pop, du classique..... Toutes les sortes de musiques étaient présentes et tolérées à la maison, pourvu qu’il y ait de la vie ! Mon père chantait tous les matins dans la salle de bains avant d’aller au travail, pour se donner du courage ou parce qu’il était heureux, mais ça n’était pas du « Elvis », mais des « Lieder » et le soir à notre chevet des « berceuses » que j’ai rechantées à Alexis à son chevet, je n’en connaissais pas d’autres ! Mais peut-être que le Courrier International et moi ne parlons pas de la même musique populaire .... Et ne peut renaître que ce qui n’était pas mort....... Et, c’est grâce à tout mon vécu que j’aime ce que vous faites, que je vous aime...... A bientôt Je vous embrasse marlyse Merci pour l’article, très intéressant ....il m’a donné l’envie d’y ajouter un peu d’expérience personnelle, un autre regard « populaire » moi, qui ai eu la chance de vivre dans une famille de parents mixtes (mère française, père allemand) de milieu populaire. Cet article explique un malaise dû au passé et le retour d’intérêt pour des musiques populaires , par des musiciens qui ne la pratiquaient plus, par une classe sociale qui ne s’y intéressait plus, et probablement pour les raisons indiquées....et la réédition de ces musiques, son succès de ventes (normal si supportées par des concerts de prestigieux musiciens pour la promouvoir internationalement), mais, pour moi, la « vraie » classe populaire a toujours continué à chanter ces chants et,depuis que je me souvienne, jusqu’à nos jours ils sont diffusés sur les radios et figurent dans les programme de télé hebdomadaires (samedi soir et, ou dimanche matin) des chaînes allemandes, dans les fêtes de famille, de village...... fanfares. Ils faisaient aussi partie des fonds sonores de mon enfance, j’ai même récupéré les disques familiaux (que personne ne voulait), pour qu’ils ne se perdent pas, et, pour moi, les raisons évoquées (guerre, nazisme, industrialisation) ne sont pas les causes principales à la diminution (pour moi elle est toujours restée vivante) de l’écoute ou de la pratique de ces musiques dans les milieux populaires, mais ce qui a bien plus « détourné » les jeunes (de milieux populaires et intellectuels) de cette musique dans les années 50-60 (ma génération), c’est la révolution musicale populaire de ces années là, avec l’arrivée des musiques américaines des noirs, récupérées par les blancs pour aboutir au Rock avec Elvis...James Dean, les Beatles, les Rollings Stones....... à la chanson engagée avec Joan Baez, Bob Marley.. au courant « peace and love »...Woodstock, influences de musiques indiennes, ....tous ces nouveaux courants et évènements musicaux qui permettaient aux jeunes de l’époque (dont je faisais partie) de se détacher des parents, de leur musique « ringarde » (loin de nous le souci de comprendre les paroles des musiques traditionnelles, leur sens) ! Nos oreilles étaient ailleurs, et pas pour des raisons de souvenirs de guerre, de rancoeurs....nous voulions vivre notre époque tout simplement. Et ces nouveaux rythmes, extraordinaires !! Nous voulions aller aux festivals, aux concerts, à ces grands rassemblements de jeunes en France, en Allemagne, danser, chanter en anglais des paroles dont nous ne comprenions que quelques mots la plupart du temps, appartenir à notre génération, à ce mouvement « refaire le monde » ! Au monde ! On n’avait jamais vu ça ! Un vent de liberté extraordinaire ! Il n’y avait plus de frontières pour ces nouvelles musiques populaires ! « World Music » !!Ce qui était déjà le cas, depuis longtemps, pour la musique classique......diffusée, représentée internationalement. Et maintenant, c’était à notre tour, au peuple !! Il se trouve que les paroles des chansons de ces années là, écologiques, chants d’amour, de paix, militantes, sont toujours d’actualité, avec les accidents nucléaires, la déforestation, la famine, les inégalités sociales qui se creusent, les crises économiques...... Il faut constater que 50 ans après ils ont gardé raison, que la jeunesse populaire et intellectuelle d’aujourd’hui, réécoute les Beatles, lesDoors, Sting, Bob Marley, Joan Baez etc..., leurs messages. Il n’y a rien eu de mieux depuis, dans les musiques populaires........le rap ? (les textes, quelquefois oui, mais le rythme, quelle pauvreté !) Parallèlement à ce mouvement de la 2ème partie du 20ème siècle, la musique traditionnelle allemande continuait à vivre...... pas le choix si on voulait garder le contact avec les parents, les grands parents.....Il fallait jongler entre leurs goûts et les nôtres. La génération de nos parents, les ouvriers, les paysans, etc....qui ont vécu la guerre, qui en ont beaucoup souffert, ont toujours continué et continuent à chanter ces musiques, dans les familles, les fêtes, autour de la table en s’accrochant avec leurs bras les uns aux autres, dans les champs, sur les chantiers, sans intellectualiser leur contenu. Ces musiques sont un liant familial. Elles faisaient et font toujours, tout simplement, partie du patrimoine culturel allemand et des régions françaises comme l’Alsace et la Lorraine, qui ont changé de nationalité à x reprises. Elles ont été et continuent à être transmises (surtout dans le monde rural). Ce qui est nouveau maintenant, à mes yeux, après lecture de l’article, c’est leur diffusion dans le monde, par des musiciens connus au delà des frontières et leur « modernisation ». « Chanter était une nécessité » Je n’oublierai jamais, ces visages éclairés magiquement, complices, quand ils chantaient ce qu’ils savaient chanter, ce qu’ils avaient appris dans leurs familles......leur enfance, c’était ancré....aucune guerre ne pouvait effacer..... ils ne connaissaient rien d’autre, devaient-ils arrêter de chanter ce qui les aidait à supporter, le mal de dos courbés sur les champs de pomme de terre, le dur travail sur les chantiers, la peur au ventre au fond de la mine ??? Il n’y a que le chant à l’unisson qui réconforte..... J’ai vécu des éboulements dans les mines, la sirène qui retentit dans le village, l’affolement, l’attente des femmes, priant, chantant (pour apaiser les enfants) attendant que leur mari rentre vivant, des jours d’attentes, des chants d’espoir, et pour quelques unes, des non retours ......dans ma rue....c’est pas de la musique classique, ni du rock qu’elles chantaient ! Ça n’est pas une biographie, mais un peu.....même si mon père nous avait également sensibilisé à l’opéra (allemand), aux opérettes que nous regardions à la télé allemande, aux valses viennoises que nous dansions, que lui-même jouait de l’harmonium à la maison quand il en avait le temps.....qu’il lisait beaucoup....., nous avons grandi dans un petit village, et notre vie c’était tous ces mélanges.......de classes sociales (les maîtres, maîtresses d’école, le curé, quelques ingénieurs à la mine de charbon, les mineurs, les émigrés espagnols, italiens maçons le plus souvent, les artisans, les commerçants, les ouvriers), de musiques traditionnelles populaires (vécues en famille autour d’une table, lors de repas bien arrosés, lors des fêtes au village avec la fanfare, le carnaval) de musiques religieuses, de musiques classiques écoutées sur disques (78, 33 tours avec un son ingrat), de musiques du monde « modernes » venues d’Amérique, d’Angleterre, des Iles....... C’était quelquefois la Cacophonie chez nous à la maison. Mes parents qui écoutaient leurs musiques, mon frère qui jouait de la guitare électrique dans sa chambre sur les chansons des Beatles, moi j’écoutais du pop, du classique..... Toutes les sortes de musiques étaient présentes et tolérées à la maison, pourvu qu’il y ait de la vie ! Mon père chantait tous les matins dans la salle de bains avant d’aller au travail, pour se donner du courage ou parce qu’il était heureux, mais ça n’était pas du « Elvis », mais des « Lieder » et le soir à notre chevet des « berceuses » que j’ai rechantées à Alexis à son chevet, je n’en connaissais pas d’autres ! Mais peut-être que le Courrier International et moi ne parlons pas de la même musique populaire .... Et ne peut renaître que ce qui n’était pas mort....... Et, c’est grâce à tout mon vécu que j’aime ce que vous faites, que je vous aime...... A bientôt Je vous embrasse marlyse Merci pour l’article, très intéressant ....il m’a donné l’envie d’y ajouter un peu d’expérience personnelle, un autre regard « populaire » moi, qui ai eu la chance de vivre dans une famille de parents mixtes (mère française, père allemand) de milieu populaire. Cet article explique un malaise dû au passé et le retour d’intérêt pour des musiques populaires , par des musiciens qui ne la pratiquaient plus, par une classe sociale qui ne s’y intéressait plus, et probablement pour les raisons indiquées....et la réédition de ces musiques, son succès de ventes (normal si supportées par des concerts de prestigieux musiciens pour la promouvoir internationalement), mais, pour moi, la « vraie » classe populaire a toujours continué à chanter ces chants et,depuis que je me souvienne, jusqu’à nos jours ils sont diffusés sur les radios et figurent dans les programme de télé hebdomadaires (samedi soir et, ou dimanche matin) des chaînes allemandes, dans les fêtes de famille, de village...... fanfares. Ils faisaient aussi partie des fonds sonores de mon enfance, j’ai même récupéré les disques familiaux (que personne ne voulait), pour qu’ils ne se perdent pas, et, pour moi, les raisons évoquées (guerre, nazisme, industrialisation) ne sont pas les causes principales à la diminution (pour moi elle est toujours restée vivante) de l’écoute ou de la pratique de ces musiques dans les milieux populaires, mais ce qui a bien plus « détourné » les jeunes (de milieux populaires et intellectuels) de cette musique dans les années 50-60 (ma génération), c’est la révolution musicale populaire de ces années là, avec l’arrivée des musiques américaines des noirs, récupérées par les blancs pour aboutir au Rock avec Elvis...James Dean, les Beatles, les Rollings Stones....... à la chanson engagée avec Joan Baez, Bob Marley.. au courant « peace and love »...Woodstock, influences de musiques indiennes, ....tous ces nouveaux courants et évènements musicaux qui permettaient aux jeunes de l’époque (dont je faisais partie) de se détacher des parents, de leur musique « ringarde » (loin de nous le souci de comprendre les paroles des musiques traditionnelles, leur sens) ! Nos oreilles étaient ailleurs, et pas pour des raisons de souvenirs de guerre, de rancoeurs....nous voulions vivre notre époque tout simplement. Et ces nouveaux rythmes, extraordinaires !! Nous voulions aller aux festivals, aux concerts, à ces grands rassemblements de jeunes en France, en Allemagne, danser, chanter en anglais des paroles dont nous ne comprenions que quelques mots la plupart du temps, appartenir à notre génération, à ce mouvement « refaire le monde » ! Au monde ! On n’avait jamais vu ça ! Un vent de liberté extraordinaire ! Il n’y avait plus de frontières pour ces nouvelles musiques populaires ! « World Music » !!Ce qui était déjà le cas, depuis longtemps, pour la musique classique......diffusée, représentée internationalement. Et maintenant, c’était à notre tour, au peuple !! Il se trouve que les paroles des chansons de ces années là, écologiques, chants d’amour, de paix, militantes, sont toujours d’actualité, avec les accidents nucléaires, la déforestation, la famine, les inégalités sociales qui se creusent, les crises économiques...... Il faut constater que 50 ans après ils ont gardé raison, que la jeunesse populaire et intellectuelle d’aujourd’hui, réécoute les Beatles, lesDoors, Sting, Bob Marley, Joan Baez etc..., leurs messages. Il n’y a rien eu de mieux depuis, dans les musiques populaires........le rap ? (les textes, quelquefois oui, mais le rythme, quelle pauvreté !) Parallèlement à ce mouvement de la 2ème partie du 20ème siècle, la musique traditionnelle allemande continuait à vivre...... pas le choix si on voulait garder le contact avec les parents, les grands parents.....Il fallait jongler entre leurs goûts et les nôtres. La génération de nos parents, les ouvriers, les paysans, etc....qui ont vécu la guerre, qui en ont beaucoup souffert, ont toujours continué et continuent à chanter ces musiques, dans les familles, les fêtes, autour de la table en s’accrochant avec leurs bras les uns aux autres, dans les champs, sur les chantiers, sans intellectualiser leur contenu. Ces musiques sont un liant familial. Elles faisaient et font toujours, tout simplement, partie du patrimoine culturel allemand et des régions françaises comme l’Alsace et la Lorraine, qui ont changé de nationalité à x reprises. Elles ont été et continuent à être transmises (surtout dans le monde rural). Ce qui est nouveau maintenant, à mes yeux, après lecture de l’article, c’est leur diffusion dans le monde, par des musiciens connus au delà des frontières et leur « modernisation ». « Chanter était une nécessité » Je n’oublierai jamais, ces visages éclairés magiquement, complices, quand ils chantaient ce qu’ils savaient chanter, ce qu’ils avaient appris dans leurs familles......leur enfance, c’était ancré....aucune guerre ne pouvait effacer..... ils ne connaissaient rien d’autre, devaient-ils arrêter de chanter ce qui les aidait à supporter, le mal de dos courbés sur les champs de pomme de terre, le dur travail sur les chantiers, la peur au ventre au fond de la mine ??? Il n’y a que le chant à l’unisson qui réconforte..... J’ai vécu des éboulements dans les mines, la sirène qui retentit dans le village, l’affolement, l’attente des femmes, priant, chantant (pour apaiser les enfants) attendant que leur mari rentre vivant, des jours d’attentes, des chants d’espoir, et pour quelques unes, des non retours ......dans ma rue....c’est pas de la musique classique, ni du rock qu’elles chantaient ! Ça n’est pas une biographie, mais un peu.....même si mon père nous avait également sensibilisé à l’opéra (allemand), aux opérettes que nous regardions à la télé allemande, aux valses viennoises que nous dansions, que lui-même jouait de l’harmonium à la maison quand il en avait le temps.....qu’il lisait beaucoup....., nous avons grandi dans un petit village, et notre vie c’était tous ces mélanges.......de classes sociales (les maîtres, maîtresses d’école, le curé, quelques ingénieurs à la mine de charbon, les mineurs, les émigrés espagnols, italiens maçons le plus souvent, les artisans, les commerçants, les ouvriers), de musiques traditionnelles populaires (vécues en famille autour d’une table, lors de repas bien arrosés, lors des fêtes au village avec la fanfare, le carnaval) de musiques religieuses, de musiques classiques écoutées sur disques (78, 33 tours avec un son ingrat), de musiques du monde « modernes » venues d’Amérique, d’Angleterre, des Iles....... C’était quelquefois la Cacophonie chez nous à la maison. Mes parents qui écoutaient leurs musiques, mon frère qui jouait de la guitare électrique dans sa chambre sur les chansons des Beatles, moi j’écoutais du pop, du classique..... Toutes les sortes de musiques étaient présentes et tolérées à la maison, pourvu qu’il y ait de la vie ! Mon père chantait tous les matins dans la salle de bains avant d’aller au travail, pour se donner du courage ou parce qu’il était heureux, mais ça n’était pas du « Elvis », mais des « Lieder » et le soir à notre chevet des « berceuses » que j’ai rechantées à Alexis à son chevet, je n’en connaissais pas d’autres ! Mais peut-être que le Courrier International et moi ne parlons pas de la même musique populaire .... Et ne peut renaître que ce qui n’était pas mort....... Et, c’est grâce à tout mon vécu que j’aime ce que vous faites, que je vous aime...... A bientôt Je vous embrasse marlyse
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Il était une fois… Pour une fois une belle histoire ? Pourtant, nous n’avions pas cherché la facilité … Ce projet dès le début est une utopie, mais peut-être faut-il toujours vivre ses rêves ? BalsiKa partage de l'aventure (lire la suite) : http://papyrosn.artsciencefactory.fr/2011/08/20/balsika-orchestre-balkano-alsacien-en-tournee-dans-les-balkans/