Un témoignage saisissant et décalé d'une femme un peu trop seule...Monologue théâtral de 50 minutes. Soutenez nous!!!

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Présentation détaillée du projet

Botho Strauss écrit l’histoire d’une femme prénommée Lotte qui, après sa rupture amoureuse d’avec son mari Paul perd progressivement le sens du réel. Elle nous rappelle d'autres figures féminines telles Wanda par Barbara Loden, Maribel par Genna Rowlands. Elle nous ressemble aussi dans certains moments où nous posons différemment, avec un léger décalage, un regard sur le monde.

Sa manière d'être, sa façon de parler intrigue et fait petit à petit le vide autour d’elle. Son étrangeté dérange et finit par l'isoler complètement.

C'est cette figure féminine que nous avons décidé de faire exister sur scène, seule, se heurtant concrètement avec ce que tente de décrire Botho Strauss, la non rencontre et l'incommunicabilité, si terrible parfois dans ce monde.

Une tentative sensible, poétique, drôle pour créer une forme singulière et engagée. Sur scène, le texte, le mouvement et les dispositifs scénographiques et techniques sont utilisés de concert pour faire jaillir sur le plateau un individu complexe entre intimité et universalité.

 

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La génèse :

 

Toute jeune sortante de l’Ecole Supérieure Nationale d’Art Dramatique de Strasbourg, il me fallait

trouver mon identité de comédienne et inventer mon geste artistique en créant une forme humble

et légère qui puisse jouer facilement un peu partout. Depuis plusieurs années j’avais le rêve et la

nécessité de donner à entendre ce magnifique et complexe rôle qu’est Lotte. Personnage principal

de Grand et Petit écrit par Botho Strauss. Après avoir créé un montage de l’œuvre permettant de

jouer un extrait de cette pièce en seule en scène, j’ai constitué une équipe solide autour de moi pour concrétiser ce projet : une dramaturge et co metteur en scène (avec moi) Maud Peyrache, deux créatrices lumière Elsa Jabrin et Mathilde Chamoux, un créateur son Thomas Laigle, une scénographe Hélène Jourdan et une chorégraphe Anne-Laure Lamarque. L’aventure démarra donc en septembre 2013 au TNS dans une salle que l’école nous prêtait pour trois semaines.

 

Je m'étais déjà donné comme principe de défrayer chaque personne avec mes ressources

personnelles, étant donné qu’ils venaient tous de leur propre chef pour m'aider.

 

Après plusieurs jours de recherche, de tentative, le projet pris un visage.

Une femme seule, dans un hall d’hôtel en vacances le soir au Maroc, à peine éclairée, monologue à propos de voix qu’elle entend, sur la terrasse semble-t-il. Un étrange rapport à la parole s’engage. Pourquoi parle-t-elle seule comme si elle s’adressait à quelqu’un ? Quel évènement dans sa vie l’a bousculé autant qu’elle puisse aujourd’hui parler de cette façon ? Qui est-elle ?

 

Un élèment scénographique a rapidement pris le pas sur nos recherches : la présence de l’eau .

D’abord en quelques gouttes parsemées tombant du plafond, tel une fuite d’un immeuble insalubre,

ou plus métaphoriquement la représentation de son intériorité, une âme un peu délabrée….

Puis cette fuite est devenue un rideau de pluie, légère, en bruine, jouant avec elle, prenant en charge

les ellipses temporelles que l’adaptation de la polyphonie au monologue avait provoquée.

On apprend plus loin dans la narration qu’elle vient de se séparer de son mari Paul, ce qui lui fait

perdre tous ses repères sociaux et affectifs et l’isole véritablement. Elle tente sans désespérer de

ne pas perdre ce qui lui reste de lucidité. Malgré tous ses efforts un changement s’est opéré en elle,

elle ne sera plus jamais la même. Quelque chose de sauvage a pris place. Ce que nous avons matérialisé par un passage entièrement corporel.

C’est ici qu’Anne-Laure Lamarque est intervenue en proposant une trame de mouvement inspiré du buto et composé comme un poème.

Ce passage, pour moi, est essentiel car il montre à quel point le corps peut être actif, reléguant la

parole en traitant tout aussi intensément de notre humanité.

La scénographe a ainsi conçu un décor de végétation réelle, suggérant son animalité, sa sauvagerie, ses rêves qui dansent maintenant avec elle et l’avènement d’un moment climatique (la conception d’un nuage) montrant les changements radicaux d’états qui s’opèrent en elle.

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La lumière est très délicate et accompagne le balancement de cette femme qui oscille entre la dérive

et le retour à la raison. Le créateur son à également fait un travail subtil sur ce qui est possible de faire entendre comme sons réels appartenant à la fiction (comme la conversation des deux

hommes dans l’hôtel) ou comme métaphore de sa vie, sa mémoire auditive et même ses fantasmes.

 

Le travail maintenant a pris de la densité et de la matière. De cette première création une structure

professionnelle a vu le jour : l’Obligée théâtre, montée avec Maud Peyrache.

Nous en sommes maintenant à deux mois et demi de résidence (si l’on met toutes les périodes de travail bout à bout) et notre fonctionnement en auto production mis en place jusqu’à présent peine à pouvoir se poursuivre.

C’est pourquoi aujourd’hui nous sommes obligés de faire appel au public pour soutenir la dernière ligne droite de notre projet.

 

 

 

 

Il nous manque une dernière période de création pour venir à bout de toutes nos envies

et idées devenues petit à petit plus ambitieuses, apportant une véritable valeur à notre travail.

Le projet est soutenu par plusieurs structures telles que le Chok théâtre à Saint-Etienne, le Théâtre des

Ateliers à Lyon et le TNS à Strasbourg.

Nous sommes programmés en octobre au Chok théâtre.

 

Sans vous nous ne sommes rien, sans partage de notre expérience nous n’existons pas, sans l’art

nos vies perdraient de leur force. Peut-être pouvons-nous tous lutter un peu contre cela ?

 

 

 

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Merci…………

À quoi servira la collecte ?

 

 La collecte a pour objectif de nous aider à terminer notre spectacle. Nous serons une semaine en résidence au début de mois de septembre 2014 au Chok théâtre à Saint-Etienne et ensuite programmés les 16 et 17 octobre au même endroit.

 

Frais de transports :

-pour 6 personnes de la compagnie entre Paris en Saint-Etienne en septembre : 480euros

-pour 4 personnes de la compagnie entre Paris en Saint-Etienne en octobre :320 euros

 

Repas :

Pour nourrir la compagnie pendant 12 jours (7jours en sept., 5jours en oct.) : 180 euros

 

Pour le spectacle:

- achat matériel son et scénographie : 100 euros

- achat du costume : 65 euros

 

Frais administratifs et de diffusion engendrés  :100euros

 

TOTAL : 1245 euros

 

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l'Obligée.Théâtre

Le collectif « l’Obligée théâtre » que représentent Maud Peyrache et Laurène Brun trouve son point de départ concret à partir de la création de « L’Ange répugnant » entamée en septembre 2013. Il s’agit pour elles de lier leurs forces et leurs inspirations pour travailler ensemble sous plusieurs combinaisons possibles : le duo de mise en scène ou la... Voir la suite