Soutenez le documentaire de Christine Seghezzi ! Un film sur les ravages du soja transgénique au coeur de la pampa argentine.

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Présentation détaillée du projet

Histoires de la plaine  vous emmène au cœur de la pampa argentine. Depuis quinze ans d’immenses champs de soja transgénique ont pris la place des cheptels qui fournissaient « la meilleure viande du monde ». Une catastrophe humaine et écologique dont témoignent les habitants du hameau de Colonia Hansen, véritable noyau de résistance. Le film est à ce jour tourné et monté. Aidez-nous à finaliser la post-production !

 

Synopsis

 

 

La réalisatrice Christine Seghezzi place sa caméra dans une petite bourgade de la pampa argentine, au milieu de l’immensité des champs de soja.

Quelques maisons, un drapeau, une école et, au carrefour de deux chemins de terre, une épicerie - café -pompe à essence aux rares clients.

 

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Pourquoi là ?

Parce que ces terres ont connu en quinze ans une transformation effrénée, symbolique du désastre économique et écologique de ce pays

 

Il y a quinze ans, c’était le cœur de la pampa argentine, c’était le centre névralgique d’un élevage bovin extensif qui fournissait la « meilleure viande du monde ».

Mais cet élevage demandait des capitaux, des hommes en nombre (donc des salaires), des abattoirs, une chaîne de transformation…

 

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La culture du soja transgénique l’a remplacé. Une culture facile, rentable, générant des devises grâce à l’exportation. Mais aussi…une culture aux conséquences écologiques et sanitaires très graves dues aux pulvérisations massives de pesticides  par les épandages aériens. Une artillerie redoutable qui a fait du territoire une région à cancers.

Tout cela sous la pression d’un capitalisme mondialisé qui a dicté sa loi lors des différentes crises politique, économique et monétaire de l’Argentine.

 

Histoires de la plaine raconte, du point de vue des habitants de cette bourgade, ce désastre.

 

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Et bien sûr, avec ce désastre, affleurent d’autres histoires, d’un temps pas si lointain où des tribus d’Indiens peuplaient ces terres ou encore d’une époque plus récente où, loin de la capitale, la dictature a sévi et fait des victimes.

 

Le filmage impassible de Christine Seghezzi  rend poignant ces histoires, rend justice à ces hommes et ces femmes de la pampa, jouets d’une histoire qu’ils subissent, mais dont ils ne sont pas dupes.

 

Un des derniers plans du film : la pampa, avec ces champs de soja à perte de vue, sa lumière mordorée du soleil couchant. Un superbe paysage, d’apparence paisible. Puis on entend un moteur d’avion, avant de le voir à l’horizon et de constater qu’il fait deux tours d’un même trajet. Et on comprend l’épandage des pesticides. Et on voit la menace et la beauté de ce peuple résistant.

 

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Le mot de la réalisatrice

 

Une longue histoire me lie à l’Argentine, un pays aimé et chéri que j’ai pris l’habitude de filmer.

 

J’ai tourné à Buenos Aires le film Avenue Rivadavia, où le souvenir et la mémoire,  l’origine des habitants et un passé argentin « qui ne passe pas » se déclinent au long de cette avenue qu’on dit la plus longue du monde. 

 

 

C’est à partir de 2010, lors de mes séjours argentins, que j’ai entendu parler de soja, des mots plutôt anodins qui m’ont pourtant peu à peu alertée. Au début, je ne comprenais pas. Le soja, pour moi, était lié à la nourriture asiatique, un aliment sain. Et puis, j’ai commencé à lire, chercher, voir, regarder…

 

La culture du soja transgénique a pénétré le territoire argentin et a balayé tout ce qui s’y trouvait auparavant : vaches, blé, maïs, coutumes ancestrales et populations locales, chassées de leur territoire. La monoculture a crée des maladies inconnues jusqu’alors. Elle lessive et rend stériles des sols qui comptent parmi les plus fertiles du monde. La catastrophe est écologique, sanitaire, culturelle.

 

Une fois que j’ai découvert cela, il m’était impossible de ne rien faire.  Je me suis installée dans le minuscule hameau Colonia Hansen situé au centre de la production de soja pour raconter la catastrophe à travers le récit des hommes et des femmes qui continuent à y vivre et travailler. Au passage, j’ai déterré d’autres histoires qui s’y sont déroulées et qui se trouvaient enfouies sous les plantations de soja.

 

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Le film a été tourné avec le grand chef-opérateur argentin Willi Behnisch et monté avec une monteuse exceptionnelle, Claire Atherton.

 

Mais pour le terminer, nous manquons de moyens. Et pourtant il reste encore à faire le montage son, le mixage et la correction de l’image, l’étalonnage.

 

Le sujet du film autant que le message qu’il véhicule sont des enjeux trop importants pour   abandonner le projet. C’est pour cela que nous sollicitons votre aide, pour que vous puissiez voir le film en salle en 2016.

 

 

Bonne nouvelle :

Votre don est déductible de vos impôts !

Vous recevrez un reçu à la fin de la collecte et ainsi sera déduite de vos impôts 66% de la somme versée.

 

 

 

Paroles du film

 

La maîtresse d’école

« J’ai grandi à la campagne et quand j’étais enfant j’ai aidé mon père à semer du soja.

A l’époque est apparue la technique du semis direct, c’est-à-dire sans besoin de retourner la terre. Et sans le savoir, nous avons participé à ce qu’il appelait « inoculer le semis ». on travaillait avec une poudre violette. Ma sœur, ma mère et moi, nous avons aidé – c’était un travail très manuel…on étalait une bâche, on étalait la poudre violette. Et cette poudre violette était du poison, et puis mon père semait le champ avec les graines déjà traitées. Et repensant à ma vie, je m’aperçois à ma vie, je m’aperçois aujourd’hui que, mêle si la technologie a beaucoup évolué- les machines sont plus grandes, le travail se fait beaucoup plus vite – qu’on sème toujours du soja en utilisant des poisons. Et ce qui était « très normal » à l’époque pour nous – aider notre père dans l’utilisation du poison, l’est encore aujourd’hui pour mes élèves. Pour eux c’est normal de travailler avec du poison. »

 

 

Tati, éleveur de cochon

« En ce moment, j’ai dix cochonnes-mères. Et deux mâles, parce que parfois il faut refaire la saillie, les femelles ne tombent pas enceintes, à cause du climat qui a beaucoup changé, à cause des liquides…les femelles ne tombe pas enceintes. Il y a des fausses couches…j’ai donc deux mâles, comme cela, si l’un échoue, j’ai un deuxième. L’élevage n’est plus ce que c’était. Avant c’était différent, aujourd’hui tout a changé. Aujourd’hui il y a des problèmes autant avec les moutons, avec les chèvres…Tous ont des problèmes. A cause des liquides, à cause de l’air qui a changé. Parfois tu ne sais pas pourquoi, tu trouves une poule morte. De mort subite ; Elle meurt. Comme ça. Des fois, des cochons naissent avec des malformations. Ils meurent au bout de deux jours. Ou ils naissent aveugles ou sans oreilles. Il y a quelques jours un cochon est né sans appareil pour uriner. Il a vécu trois jours, puis il est mort. »

 

 

Dans la presse 

 

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Revue 6 mois : Poison légal

 

Le Figaro : L'Argentine dans la tourmente du roundup

 

Mediapart : OGM et pesticides le désastre argentin la guerre transatlantique

 

La croix : La culture des OGM dans le monde un état des lieux

 

 

L’équipe du film

 

Christine Seghezzi, la réalisatrice

Christine Seghezzi n’a jamais voulu s’enfermer ni dans le tout petit pays où elle est née (le Liechtenstein), ni dans une langue – elle en parle quatre -, ni dans une discipline. Elle pratique la photographie. En théâtre, elle a collaboré avec plusieurs metteurs en scène, soit comme traductrice, soit comme assistante de création et de mise en scène, et particulièrement avec Jorge Lavelli au Théâtre de la Colline.

Elle est entrée dans le cinéma par les Ateliers Varan, école de documentaire reconnue, avec un film d’une grande simplicité « Chair de ta chair ». Son cinéma ne s’enferme dans aucun genre, le portrait avec Stéphane Hessel, le retour sur son pays natal (minimal land) et, depuis quelques années, des films fresques sur l’Argentine, un de ses pays d’adoption, à Buenos Aires avec Avenida Rivadavia,  en plein cœur de la pampa argentine et de la colère du peuple avec Histoires de la plaine.

 

Zeugma films, la production 

Zeugma films produit depuis 1996 des documentaires pour le cinéma et la télévision avec la même exigence : offrir de l’inattendu, de l’exceptionnel, de l’ambitieux.

Des films dont le spectateur sent que ça a été vital pour l’auteur-réalisateur de le mener à bien, que c’est une aventure où son âme même est mise en jeu. Des films qui laissent le spectateur libre de penser par lui-même. Ce ne sont pas les sujets qui déterminent notre politique de production puisque seule la manière de les traiter nous importe ; ce sont des rencontres uniques entre une matière, un auteur, une équipe et nous. Histoires de la plaine est le quatrième film de Christine Seghezzi que nous produisons.

 

Depuis 2011, Zeugma films distribue également des documentaires. Le projet de ce nouvel engagement est de défendre un cinéma d’auteur, où le la politique est où le/la plus profond, où nous regardons le monde contemporain les yeux grands ouverts. Parfois émerveillés, souvent étonnés, surpris, dérangés, toujours incertains.

 

Pour en savoir plus : www.zeugmafilms.fr

 

Willi Behnisch, chef opérateur

Willi Behnisch a collaboré avec de nombreux cinéastes argentins, dernièrement pour les films Nosilatiaj (La Belleza) de Daniela Seggiaro (Berlinale, Berlin, 2012), Por tu culpa de Anahí Berneri (Berlinale 2010), Hamaca Paraguaya de Paz Encina (Prix FIPRESCI, Festival de Cannes, 2006), Un oso rojo (Un ours rouge) de Adriano Caetano (Cannes, 2002)… Son film Cantata de las cosas solas a reçu le Léopard d’Or au Festival international de Locarno en 2003 et a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux (Cinéma du Réel, Rotterdam, Hong Kong, Bafici Buenos Aires…)

 

 

Claire Atherton, la monteuse (Entretien)

Claire Atherton est une monteuse particulièrement reconnue dans le monde du cinéma.  Depuis plus de 20 ans, elle monte tous les films de Chantal Akerman, aussi bien les fictions que les documentaires.  Histoires de la plaine est le deuxième film de Christine Seghezzi dont elle a réalisé le montage.

 

Pour en savoir plus : en montage avec Claire Atherton

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Le film a été tourné en 2014 et le montage image est terminé.

 

Mais nous avons besoin d’argent pour terminer la post-production, le montage son, mixage et étalonnage. Les 15 000 euros récoltés serviront à payer les entreprises de post-production, le mixeur et l’étalonneur. Ils nous permettrons aussi de faire toutes les copies nécessaires à la diffusion du film en salle : DCP, bluray…Si nous dépassons les objectifs, nous aurons déjà les moyens pour fabriquer des affiches et lancer la distribution.

 

A quoi serviront les 15 000 euros ?

 

POST-PRODUCTION IMAGE                  3 000 €

 Etalonnage 4 jours      

 

 POST-PRODUCTION SON                     5 000 €

  Montage son 15 jours

  Mixage 7 jours                 

              

 SOUS-TITRAGE VERSION ANGLAISE   2 000 €

            

 FABRICATION DES SUPPORTS

 DE PROJECTION (Blu-ray, DCP)            5 000 €

 

             

 

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Zeugma films et Christine Seghezzi

Zeugma films produit depuis 1996 des documentaires pour le cinéma et la télévision avec la même exigence : offrir de l'inattendu, de l'exceptionnel, de l'ambitieux. Des films dont le spectateur sent que ça a été vital pour l'auteur-réalisateur de le mener à bien, que c'est une aventure où son âme même est mise en jeu. Des films qui laissent le... Voir la suite

Derniers commentaires

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Congratulations to my beautiful and talented niece, Christine Seghezzi (married to my nephew Pablo Katz), for the courage to undertake such a challenging task. With our love, Marge and Kito ./.
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Hallo Christine, dein Mut und den Einsatz zum Wohle aller ist bewundernswert. Ich wünsche dir und der Crew besten Erfolg! Herzliche Grüsse Alex
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Bravo Christine !! J'ai travaillé avec toi à Sèvres et j'en garde un souvenir très positif Nous avons aussi vu ton dernier film que nous avions beaucoup aimé Je souhaite de tout coeur que ce nouveau projet puisse se réaliser J'en parle beaucoup autour de moi depuis que je suis rentrée. Bises et que la collecte avance ....