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Présentation détaillée du projet

HISTOIRE DU ROMAN

 

Après plusieurs années en Suisse pour soigner son épilepsie et une forme d’idiotie, le prince Mychkine retourne dans son pays pour y rencontrer la bonne société russe. Bien qu’officiellement guéri, le jeune prince se comporte de manière singulière : il est profondément humble, doux et il fait confiance à tout le monde. Il a la particularité de toujours voir le bon coté des gens qu’il rencontre.

Visionnaire, sincère et spontané, fondamentalement bon, le prince Mychkine sera accepté par cette société cupide et hypocrite comme un être à part. Offrant une nouvelle manière de voir le monde, celui que l’on nomme l’Idiot déclenchera chez tous ceux qu’il rencontrera de nouvelles interrogations, révélant les caractères passionnels d’une société décadente.

 

 

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                           Le Prince Mychkine - Photo : Philippe Sébert -

 

 

 

GENESE DU PROJET

 

Un Work in progress pour une nouvelle traduction et l’écriture d’une partition pour la scène.

A mes côtés pour la traduction, Sergueï Vladimirov, homme de théâtre, collaborateur d’Anatoli Vassiliev en France et pour l’adaptation, Pauline Thimonnier, jeune dramaturge du TNS.

 

Une 1ère étape de travail en juin-juillet 2011

Au château de La Roche Courbon - festival Sites en Scène - Conseil Général de Charente Maritime

 

Une première esquisse avec A la recherche de l’Idiot, partition pour 8 acteurs a été proposée et réalisée à grandes foulées, par lâcher prises, sur nos premières sensations.

En plein processus de recherche, les présentations ont évolué au fil des soirées en se nourrissant des échanges avec le public, dans une relation semblable à l’hôte et à l’invité.

 

2ème étape de travail

Lecture d’Un Idiot, partition pour 10 acteurs au Théâtre du Petit Hébertot à Paris le 30 janvier 2012

 

3ème étape de travail

IDIOT, partition pour 6 acteurs au cœur des contradictions et des ambitions de la société déclinante de Dostoïevski, écrite en quatre mouvements comme les quatre parties du roman pour les quatre saisons : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne. Chaque mouvement agit avec une grande rapidité d’action qui a l’allure de catastrophe, dans le sens d’un mouvement tourbillonnant.

Cette adaptation donne à entendre une parole qui rassemble, qui donne le goût de l’autre. La chair des mots que nous avons choisie à plusieurs cœurs et plusieurs mains est humaniste.

L’écriture polyphonique de Dostoïevski nous a donné la matière vivante de cette partition puisée aux sources mêmes des dialogues du roman.

Une écriture proche du cinéma qui avance « par sauts », en traduisant tour à tour enthousiasme et fatalité. Une partition en accélération comme une pensée poétique qui traduit l’hébétude irrévocable dans laquelle tombe le Prince Mychkine. Une écriture résolument contemporaine qui dévoile les mécanismes de la folie et interroge notre état d’être au monde.

 

 

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Rogojine et Mychkine - Photo : Philippe Sébert -

 

 

 

LE CALENDRIER DE CREATION

 

Résidence de création à La Fabrique du Vélodrome et au Théâtre universitaire à La Rochelle puis à la Scène Nationale d'Angoulême - Avant-Première le mercredi 2 octobre 2013 à Angoulême -

 

Théâtre Belle Ville à Paris - Générale Presse Mardi 15 octobre -

Représentations du 16 octobre au 1er décembre 2013 à 21h - relâche du 28 octobre au 4 novembre -  

 

En Région, Janvier 2014 - Représentations au Théâtre Gallia à Saintes - au Palais des Congrès de Royan - au Théâtre Universitaire - Maison de l’Etudiant à La Rochelle - Tournée en 2014/2015

 

 

IDIOT aujourd’hui, pourquoi ?

 

IDIOT propose une traversée aux tréfonds de l’âme humaine, dans la tempête hallucinée de la vie. C’est le procès d’un auteur à son siècle où Dostoïevski pose les questions essentielles avec une simplicité implacable en passant du plan moral à l’interrogation métaphysique par le détour d’une quête de soi et de l’autre. Avec L’Idiot, Dostoïevski nous mène au-delà des apparences pour découvrir l’inadaptation des êtres au monde. Ce qui était vrai en son temps, l’est encore aujourd’hui.

« IDIOT adapté du roman L’Idiot de Dostoïevski clôt la trilogie d’ « Une méditation sur le mal ou la figure du monstre » que j’ai amorcée en 2008 avec la création de Britannicus de Racine et prolongée avec Barbe bleue dans un texte inédit de Christian Caro créé en juillet 2009. Dans Britannicus la matrice du pouvoir c’est la Famille, dans Barbe Bleue c’est l’Amour et ses déchirements avec l’homme-animal, l’homme-blessé, dans Idiot c’est la Maladie.

le Prince Mychkine est monstrueux parce qu’il ne sait pas, il EST tout simplement. Sans passé, sans avenir, Mychkine est un être désincarné qui n’a d’existence que dans l’instant des rencontres qu’il vit au moment où elles se présentent à lui. Comme un être à part, il offre et propose un nouveau regard, une nouvelle façon de voir le monde. En révélant la nature profonde, les souffrances des êtres qu’il rencontre, il fait tomber les masques, piétine avec son cœur l’égo de chacun. C’est absolument monstrueux et magnifiquement généreux.

Au delà de cette trilogie, IDIOT, c’est l’histoire d’un homme qui veut sauver l’humanité à en perdre la raison et c’est magnifiquement tragique ! » L.Andreini

 

 

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Aglaïa et Mychkine - Photo : Philippe Sébert -

 

 

Comme des loups dans la steppe, assoiffés de liberté, au centre de notre adaptation siège le quatuor Mychkine-Rogojine-Aglaïa-Nastassia qui incarne la cruauté de la fin d’un monde, d’une société épuisée qui cherche désespérément de nouveaux repères.

IDIOT interroge ce passage, la transition que nous vivons d’un monde à l’autre, qui nous donne le vertige par peur de ne pas être à la hauteur.

La question fondamentale au centre de l'œuvre de Dostoïevski, et reprise comme titre par Giorgio Agamben, c’est “Qu’est-ce que le contemporain ? ” Être contemporain, c’est “fixer le regard sur son temps pour en percevoir non les lumières, mais l’obscurité.” C’est donc “savoir voir cette obscurité, et être en mesure d’écrire en trempant la plume dans les ténèbres du présent. C’est celui qui perçoit l’obscurité de son temps comme une affaire qui le regarde et n’a de cesse de l’interpeller, quelque chose qui, plus que toute lumière, est directement et singulièrement tourné vers lui. Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient de son temps.”

Notre Idiot propose UN ETAT D’ETRE AU MONDE. La chute de Mychkine et la destruction de sa raison par sa maladie sont à l’image de la chute de notre monde. Une mutation de civilisation, que l’on nomme « crise » pour limiter et contenir la peur, est en marche depuis plusieurs décennies et il devient vital de changer profondément les fondements de notre société pour essayer de préserver et réinventer l’humain et son humanité.

 

IDIOT est un appel urgent à respirer ensemble !

 

 

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Rogojine et Nastassia - Photo : Philippe Sébert - 

 

 

 

L’AUTEUR

Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821-1881) naît à Moscou. Très jeune, il connaît des traumatismes insurmontables : il voit sa mère souffrir dans la résignation et son père tué violemment. Il lit beaucoup : Balzac, Hoffmann, Schiller, Victor Hugo, Shakespeare, Racine, Goethe. A 23 ans, il publie son premier ouvrage loué par la critique, Les Pauvres gens, Bielinski s'écrie : « Un nouveau Gogol nous est né ! »

Bien qu’issu d’une classe privilégiée, il éprouve une grande attirance pour le peuple opprimé. Il se rapproche du cercle socialiste de Pétrachevski en 1847. Mais Dostoïevski est impliqué dans une conspiration contre le tsar. Il est arrêté et condamné à mort. Sa peine est commuée en exil. Quatre ans en Sibérie, « seulement » quatre ans grâce au tsar Alexandre III qui amnistie les condamnés politiques.

Lorsqu’il écrit L’Idiot en 1868, il a 47 ans. Dostoïevski a déjà vécu beaucoup d’épreuves : condamnation à mort, le pistolet sur la tempe, déportation en Sibérie, crises d’épilepsie, deuil d’un enfant, pertes au jeu.

Son œuvre tourmentée, hantée par la recherche de l'authenticité, est à la fois un tableau réaliste du monde et une somme universelle et prophétique de l'âme humaine. Tant dans sa vie que dans son travail d'écriture, Dostoïevski a été aux prises avec une profonde inquiétude métaphysique, et habité par une foi ardente dans le Christ et le peuple russe. Sa carrière n'a cessé d'osciller entre exaltation et désillusion, et ce n'est que très tardivement qu'il a été reconnu.

Quand il meurt, en janvier 1881, à Saint-Pétersbourg, toute la population assiste à ses obsèques.

 

 

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Nastassia et Rogojine - Photo : Philippe Sébert -

 

 

 

LE THEATRE AMAZONE - COMPAGNIE LAURENCE ANDREINI

 

De Labiche à Lawrence Durrell, de Victor Hugo à Christian Caro, de Fedor Dostoïevski à Tennessee Williams, de Racine à Michel Vinaver, de Marivaux à Margareta Garpe, Amour et Pouvoir ont traversé les créations du Théâtre Amazone.

Aujourd’hui, avec la trilogie - Une méditation sur le mal ou la figure du monstre - (Britannicus  2008, Barbe Bleue 2009, IDIOT 2011-2013) et le diptyque En Plein Cœur (Pièces Montées 2010, Chambres d’Amour 2012-2015), l’exercice du pouvoir, les labyrinthes de l’âme et les passions souterraines sont plus que jamais au cœur du travail de Laurence Andreini.

« Fouiller l’intime dans l’écriture classique et l’écriture contemporaine, frotter les langues et les langages à travers les siècles pour que de nouveaux champs d’investigations se libèrent et me permettent d’explorer le corps et la chair des mots avec l’acteur au travail … Creuser, caresser, choquer, embrasser le verbe pour construire tel un palimpseste, une grammaire de l’espace et un théâtre organique, généreux et populaire.

Placer mon regard sur les territoires de l’intime et du particulier pour rejoindre l’Histoire, convoquer le Public à entrer dans « nos chambres », dans de petits coins choisis tout exprès pour écouter et entendre les maux de l’âme et les secrets de personnages aux destinées si proches des nôtres, rencontrer toujours les jeunes acteurs d’aujourd’hui, transmettre aux spectateurs de demain - lycéens et étudiants - mon amour de la langue et ma passion de la scène. Voilà ce qui me porte à faire du théâtre, ici et maintenant. » L.A

Après un parcours de Cayenne à La Rochelle, avec une escale à Paris en 1990, le temps d’y nouer quelques amitiés fortes chez Pierre Debauche à l’Ecole Internationale de mise en scène, Laurence Andreini fonde sa compagnie le Théâtre Amazone en 1993 à Paris et arrive en Charente Maritime en 1994. Aujourd’hui, elle est artiste-associée à La Fabrique du Vélodrome, un lieu de résidences de création de la ville de La Rochelle qu’elle a fondé en 1998.

Laurence Andreini a mis en scène plus de 27 textes classiques et contemporains dont plusieurs inédits en France. Artiste-pédagogue, militante des plateaux reconnue par ses pairs en Région Poitou-Charentes, l’art de la mise en scène est pour elle un art de la transmission.

« Cette femme artiste est une découvreuse et une passeuse » écrit Eric Chauveau dans Sud Ouest en 2006.

Parallèlement à la Création, notamment Sappho de Lawrence Durrell (première en France), A Julia de Margareta Garpe (première en France), Le Prince Travesti de Marivaux, Propriété Condamnée de Tennessee Williams, La Belle et la Bête d’après Madame Jeanne Leprince de Beaumont, Not about Nightingales de T.Williams (première en France) et plus près de nous Marie Tudor de Victor Hugo, Britannicus de Racine, Barbe Bleue de Christian Caro et Pièces Montées - le jour de la Noce et les Brumes du lendemain - La Compagnie privilégie son travail de transmission en direction des publics universitaires et scolaires pour lesquels, L.Andreini dirige des masters class et des ateliers de pratique théâtrale.

« Ardente disciple de Tespis, le premier acteur grec dont on ait connaissance, dionysiaque assumée, Laurence Andreini a une ascendance italienne ; elle a grandi auprès de chaleureux banquets arrosés de vin. Cette femme de Théâtre défend un théâtre viscéral, qui cherche la vérité et la poésie et qui exige un don de soi énorme de la part de l’interprète. Sa direction d’acteurs est impressionnante d’humanité et de puissance », écrit Ana Clàudia Cavalcante  dans A Tarde, journal national brésilien, lors de ses résidences à l’Alliance Française de Salvador do Bahia en 2004 et 2005.

 

 

L’EQUIPE AUTOUR DE LAURENCE ANDREINI - METTEUR EN SCENE

Sergueï VLADIMIROV - Traducteur

Laurence ANDREINI - Pauline THIMONNIER - Sergueï VLADIMIROV - Adaptateurs

Gabrielle PIWNIK - Collaboratrice artistique

Charlotte VILLERMET - Scénographe et Créatrice des costumes

Jean-Paul DEWYNTER - Constructeur du décor

Michaël SCHALLER - Créateur Son

Boris Van Overt Veldt - Régisseur Son

Jean-Pascal PRACHT - Créateur Lumière

Thomas Laigle et Fanny Perreau - Régisseurs Lumière

Laurent SEMELIER - Régisseur Général  

 

 

LES COMEDIENS

Valentine ALAQUI - Aglaïa Epantchine

Eric BERGEONNEAU - Rogojine Parfione

Clémentine BERNARD - Nastassia Philippovna

Romain COTTARD - Le Prince Mychkine

Philippe MAYMAT - Le Général Epantchine et Le Général Ivolguine

Et un comédien du Jeune Théâtre National – Gania

 

 

 

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À quoi servira la collecte ?

Cette collecte contribuera à la production du spectacle, notamment autour des pôles suivants :

Costumes : 2500 Euros. Accessoires décor : 700 Euros. Maquillage : 300 Euros.

 

Au delà de 3500 euros, vos dons nous aideront à financer la construction du décor pour la scénographie de Charlotte Villermet dont le coût s’élève à 15 000 euros.

 

L’équipe du Théâtre Amazone et Laurence Andreini vous remercient de votre soutien !

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Théâtre Amazone

Le voyage comme un fleuve dessine le chemin de vie de mes créations avec ses rapides, ses chocs, ses crues et ses tempêtes mais aussi ses amours, ses beautés, ses fulgurances et ses lumières. Depuis la naissance de la compagnie en 1993, les trajets, les transits, les échanges, les passages, les espaces-frontières, les territoires, sont autant d’étapes,... Voir la suite

Derniers commentaires

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j'espère que ça va marcher. bisous
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Tu pourras mener ton projet à terme! Je t'embrasse T
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La suite d'une belle aventure commencée à La Roche Courbon. Ce serait trop dommage qu'elle s'arrête en chemin !!