Participez à cette épopée ! Le héros existe t-il encore? Un mythe revisité. Une création théâtrale, plastique et chorégraphique.

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Présentation détaillée du projet

Dans un espace ravagé, où l'on devine les ruines d'une civilisation perdue, autour de deux arbres miséreux, un homme seul apparaît. Il est le dernier d'une longue lignée d'aèdes, Il est le dernier des poètes qui par son chant fait revivre les héros... Aujourd'hui, Il hésite... dans ce paysage sans vie,  est-il besoin de se souvenir ? De prononcer les mots des braves? Peu à peu, le rituel se met en place et quand son récit résonne, son apparence s'estompe... Les deux arbres alors prennent vie, se sont Hélène et Chryséis entremêlées qui entonnent leur douleur. La douleur d'avoir été l'enjeu de tant d'effusion de sang.  Puis naîtront des pores de la terre les autres protagonistes de l'Iliade, de cette l'effroyable et fascinante guerre de Troie !

 

Quand ? Où ? Qui ?

 

Imaginons une époque « Après Chaos » qu’il soit mythique ou historique en tout cas la datation resterait confuse pendant laquelle le héros guerrier ressurgit, rappelé. Il est comme détruit puis figé dans lequel les traces humaines se suggèrent. Dans un espace-cimetière, où les morts peuvent être convoqués. Un espace avec un décor évolutif pour nous faire traverser les différents moments racontés (Le palais de Priam, la tente d’Achille, la machine à fabriquer les héros,…)

Ils sont : Achille le Héros qui va mourir jeune et glorieux, Ulysse le guerrier intelligent qui ne va pas mourir mais souffrir dans sa maturité (l’Odyssée), Hélène et Chryséis les enjeux (ou prétextes) guerriers, les ennemis valeureux : Hector, Priam, Sarpédon,… le traitre ( ?) ou l’homme responsable de tous les maux : Pâris. Le Scamandre, le fleuve ou la nature qui veut reprendre ses droits et l’Aède, Démodochos qui réveille le mythe...

 

Les pistes scéniques

 

La thématique et les mots clefs donnent, aux autres membres de l’équipe, les éléments «de contraintes» donc d’inspiration. Bien sûr chaque étape a donné lieu à des moments de raccords, de retours en arrière, voire de suppressions dans les passages d’expérimentation. Mais la réflexion scénographique préalable permet de conserver le cap de l’unité.

 

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La composition musicale et sonore :

 

Primordiale dans ce montage elle devra appuyer, rythmer (voire prendre place au même titre que l’incarnation)  les atmosphères d’abord  de silence,  puis de chaos, de rituels, de combats,  de murmures,  de cacophonie et revenir au silence.

L’impression musicale est résolument « primitive » et supportera des mouvements chorégraphiés proches du Butho

Exemple d’indications offertes dans différents tableaux

Tableau 1 : Brouhaha apocalyptique Vent puis peu à peu silence/ Retour du vent par à-coups/Chant des héros par des Sirènes -Chant langue imaginaire- Murmures Echos des paroles de l’aède : « je me souviens »  Eau/sang (visuel) bruit et  liaison avec le vent

Tableau 3 : MUSIQUE 1 : Rythme lent puis en suspend - Cris d’agneaux  -L’eau et bruits métalliques - En doublage : Langage ancien – Liquide  - Duel et  Fin MUSIQUE 1

 

La plastique (costumes, matières, décors, vidéo et lumières)  

   

Volumes géométriques de différentes tailles (caissons en forme d'escalier), qui tour à tour servent d’ensembles architecturaux (ruines, escaliers, murailles, tribunes…), de supports à la vidéo,  ...

Utilisation de l’image, de la vidéo, soit enregistrée, soit en direct avec une table lumineuse ou juste une caméra. Quelques exemples :

_   Animations des volumes par des vidéos enregistrées comme par ex des visages, donnant vie à des ruines, des rochers et dialoguant avec les danseurs, comédiens.

_   Visuel en direct « ombro-cinéma », à partir de la table lumineuse, sur le corps des interprètes.

_   Vidéo en direct dans l’esprit des « poupées en carton », toujours en interaction sur le corps.

_   Travail vidéo en direct avec la caméra.

Utilisation de la matière :

_    Glaise, qui recouvre le corps des interprètes, de l’état de mort à l’état de vivant…sortant du chaos et de l’oubli

_    Peinture, le corps peint devient matière, instrument, crée une toile, une trace mémoire visuelle du héros…reste le souvenir

 

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                                                                  Les inspirations......

 

La direction des interprètes

 

L’usage des compétences chorégraphiques, théâtrales (voire lyriques) sera porté :

Sur des incarnations très engagées et vulnérables car revivant leur mort violente.

Elles doivent traduire le combat entre la trace humaine (« véritable ») et l’image du héros (préfabriquée). Cet esprit sensible (incarné par l’aède) ressuscite, pendant un bref instant mais à l’infini, réveille les destinées, pour témoigner.

Par un texte en bribes, à savoir morcelé et répétitif, comme si les incarnations tentaient de se souvenir.

Par le développement d’une musicalité dans la diction rappelant  celle de l’aède…

Par le chant, force du rituel

 

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Quelques mots des porteurs du projet : Marc Lallement et Marie Nigoul    

     

Mes premières lectures de l’Iliade et de l’Odyssée d’Homère m'ont surpris à plus d'un point. D'abord elles ne correspondaient pas à l'image simpliste (souvent cinématographique) entrevue dans ma jeunesse. Elles offraient particulièrement une projection d'une violence inouïe digne de reportages sur les guerres qu'on laisse entrevoir parfois avec un avertissement aux publics sensibles.  Une écoute attentive de sa rythmique répétitive et parfois lassante faisait suggérer une interprétation orale et une mémo-technique de l'Aède. Enfin le sentiment de se retrouver face à l’archétype de la propagande s'intensifiait; l'éloge de l'ennemi troyen battu soulignait la bravoure géniale du guerrier achéen! Ou comment effacer une banale razzia meurtrière et lucrative par une mission de justice et d'honneur. Ces pistes m'ont donné envie d'explorer ce questionnement : Pourquoi avons-nous besoin du héros ? Pourquoi sommes-nous subjugués par l'acte héroïque ? Pourquoi acceptons-nous l'immoral si on le dit héroïque ? Pourquoi est-ce toujours d'actualité ? Sans vouloir reprendre toute l’œuvre d’Homère, il me semble intéressant de faire ressusciter ces héros envoûtants et les faire confrontés à notre actualité, de les faire réapparaître  intenses mais morcelés dans le texte et  la matière....

Marc Lallement

 

L’Iliade chante la beauté de la guerre, du héros, de l’acte héroïque. A travers le héros on touche à l’immortalité, au dépassement d’une existence humaine. Le héros nous interroge sur l’être et le sens de la vie. Il est au cœur de la construction de notre identité individuelle et collective. Le héros procède d’une rêverie fondamentale de l’humanité, arrachement à la banalité de la vie. Je trouve qu’explorer ce sujet, en partant de l’Iliade permet une recherche visuelle intéressante. Parler de la beauté à travers le chaos, de ces héros morts mais vivants dans notre mémoire collective et nos rêveries en travaillant sur le corps des interprètes et sur les volumes du décor, animer l’inanimé ou inversement. Pouvoir jouer sur la matière avec l’utilisation de la terre comme terre nourricière ou comme matière qui transforme un état informe en une œuvre d’art, de la peinture qui permet de jouer sur les corps, nous laissant des traces de ces rêveries, de l’eau qui donne la vie mais aussi la mort… 

Marie Nigoul

 

L’équipe        

Interprètes : (Comédien/ Danseur/ Chanteur/ Plasticien) : Marie Gutierrez - Karine Hardy - Marie Nigoul - Frédéric  Garcès - Marc Lallement - Julien Le Cuziat -

Mise en scène : Marc Lallement

Scénographe plastique, Créateur Maquette, Vidéaste, Photographe : Marie Nigoul

Scénographe (Décors) - Edouard Grysole

Chorégraphe : Tatiana Taneva

Compositeur et créateur lmumière : Francis Ferrié

Costumière : Caroline Laroche 

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La Compagnie : L’illustre Corsaire

 

Depuis qu’il écume les scènes, Marc Lallement réarme une nouvelle expédition.

En créant en 2004 cette nouvelle compagnie, il entend, maître à son bord, fureter, piller et partager de nouveaux trésors de sens… Il tend, le plus souvent à travers des textes classiques, conservant ainsi un récit linéaire, à jeter une passerelle avec les recherches de formes plus morcelées et débridées contemporaines. Le double défi est d'offrir donc des clefs par le texte familier à la forme actuelle parfois hermétique, et d'ouvrir toujours des espaces de questionnement sur notre existence.

A chaque expédition, un nouvel équipage – les Hautes-Pyrénées, quoiqu’on dise, ne manque pas de vieux loups expérimentés…- aussi, s’offre-t-il des latitudes toujours nouvelles !

Cette nouvelle expédition va t’elle l’assouvir ?

Cette compagnie a vu le jour avec « le Mariage Forcé » qui fut créé au PARI en 2005 à Tarbes. Ce spectacle, toujours en cours a, à son actif, plus de cent représentations de Tours à Avignon et évidemment traversant le grand Sud-Ouest. Elle a produit depuis « La cigale et le lion » montage d'après les fables de J.de la Fontaine et « l'île au trésor » d'après L. Stevenson. Elle est émane et est supportée par le groupe Les ARtistes en Formation.

 

L’Illustre Corsaire et AR.FO

Le Mat

1, Impasse Dieudonné Costes

65000 TARBES

Tél/Fax : 05 62 93 12 38

Illustre.corsaire@yahoo.fr

 

Le Lieu de Résidence : Le PARI à Tarbes

 

En plein centre-ville, Le PARI est destiné aux spectacles vivants; il accueille les artistes, leur offrant un lieu où s'expriment toutes les disciplines de la création (danse, musique, théâtre, …). La mise à disposition de ce lieu et l'accompagnement tant technique que promotionnel représentent, pour les compagnies, locales, de la région Midi Pyrénées et également autres!, un soutien considérable dans leur travail. Les artistes, y séjournant pendant plusieurs semaines, cherchent, répètent, et livrent au public les premiers fruits de leur travail...

Le PARI remplit son devoir d’émergence: en restant à l’écoute des jeunes créateurs; il permet ainsi d'accompagner les premiers pas professionnels d’un nouvel auteur, d’un groupe particulièrement novateur. Ce lieu, ouvert au public, est devenu un véritable partenaire des créateurs. Il crée les conditions aux premiers regards, aux premières écoutes d’un public acteur. Chaque étape de travail, dans le cadre de la résidence, se construit également à travers les répétitions publiques et les rencontres-débats et donne l'occasion d'expositions, de lectures, de conférences, d’ateliers… pour éclairer sous différents angles le questionnement de l'artiste.

Depuis 2004,  avec près de soixantaine de résidences,  le PARI est devenu une véritable fabrique artistique! La ville de Tarbes peut être fière de participer à sa mission  "d'irrigation culturelle" du sud-ouest de la région Midi-Pyrénées.

 

Les Partenaires

Mairie de Tarbes, Conseil Général de Hautes Pyrénées, Conseil régional Midi-Pyrénées; Pyrénées Gascogne Association, SPEDIDAM,…

 

À quoi servira la collecte ?

Le budget prévisionnel est estimé à 80 000€

 

Soit :

 

Dépenses :

Equipe :                             44 000€               (répétitions sur 21 jours, 6 représentations)

Matériel/Matériaux :           19 000€               (décor, costumes, accessoires, glaise...)

Intendance :                      12 000€               (administratif, hébergement,…)

Matériel Promotionnel :       5 000€                (frais de com, captation vidéo...)

 

Nous cherchons 5000€  pour les matériaux d’essais, les premiers éléments de décors, accessoires et  les costumes

3000 euros pour la construction du décor

1000 euros pour la création des costumes (6 interprètes sur le plateau)

500 euros pour les matériaux fongibles (glaise, boue en quantité et à remplacer chaque soir)

500 euros pour accessoires

 

 

 

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Illustre corsaire

Depuis qu’il écume les scènes, Marc Lallement réarme une nouvelle expédition. En créant en 2004 cette nouvelle compagnie, il entend, maître à son bord, fureter, piller et partager de nouveaux trésors de sens… Il tend, le plus souvent à travers des textes classiques, conservant ainsi un récit linéaire, à jeter une passerelle avec les recherches de formes... Voir la suite

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Il faut donner combien pour être citer dans les remerciements avant Gégé ?