Donnez-nous de l'ÉLAN pour une rencontre scénique entre des artistes françaises et des artistes autochtones de Montréal !

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Présentation détaillée du projet

A l'invitation du studio Elan d'Amérique, nous avons l’occasion de jeter un pont artistique à travers le temps et l’espace à la faveur d’une rencontre scénique entre trois artistes françaises et des artistes autochtones de Montréal, autour des enjeux écologiques et sociétaux majeurs qui s’imposent au monde occidental.  

 

Un coup de pouce financier est nécessaire pour concrétiser en temps et en heure cette rencontre entre des artistes soucieux de mettre en perspective les enjeux et traumatismes liés à l’héritage de la colonisation pour un engagement lucide vers l’avenir,  de défendre le patrimoine immatériel et culturel, et de tenter d’apporter une pierre au nécessaire réenchantement du monde et à la guérison d’une société malade d’elle-même.

 

3 artistes françaises de la compagnie doivent partir à Montréal du 21 novembre au 1er décembre 2016 à la rencontre d’artistes autochtones, pour la réalisation commune d’une performance : INCORPOEM

 

L’enjeu du spectacle est d’approfondir les questions liées à la colonisation et à la notion de territoire, autour de la figure de Jeanne Mance, co-fondatrice de la Ville de Montréal, originaire de Langres, petite ville de haute-marne. Dans un second temps, une artiste autochtone de Montréal est invitée à venir en résidence dans les environs de Langres en 2017.

 

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LE SPECTACLE 

Le dispositif du spectacle, fondé sur un principe d’improvisation, est le suivant : Catherine Redelsperger improvise une écriture poétique autour du personnage de Jeanne Mance et des thèmes qui lui sont, pour nous, liés ( (la peste - les remparts - la terre promise - les plantes - le coeur - Montréal / Langres - émigrer - le nouveau monde - dépasser la peur - l’engagement ….) Ce texte est lu et interprété par Anne-Laure Lemaire au fur et à mesure de son écriture et cette interprétation inspire Laurence de Sève qui chante et crée un univers sonore au synthétiseur. Le chant et la couleur sonore influencent alors en boucle l’écriture et le jeu. Le phénomène viral est amplifié par une vidéo de Lidwine Prolonge, qui joue sur différents rapports d’échelle entre les villes de Langres et Montréal. Les deux villes ont la particularité d’être protégées en étant entourées soit d’eau, soit de remparts. Qu’est-ce qu’on protège ? Qu’est ce qu’on partage ? Jusqu’où protection et soin sont-ils source de bien-être, et à partir de quand génèrent-ils coupure, séparation ? Les artistes invités entreront dans le dispositif et contribueront à le faire évoluer en créant un dialogue et en apportant le contrepoint nécessaire à cette histoire qui a beaucoup /souvent / toujours été racontée d’un point de vue unique…

Le dialogue artistique, en intégrant la façon de penser et de vivre de l’autre permet de désactiver la pensée monolithique : comment l’Histoire peut-elle se raconter de différents points de vue, et par là se ré-équilibrer ?  ….NE PAS CROIRE QU’ON EST AU CENTRE, NE PAS CROIRE QU’ON N’Y EST PAS...  

 

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CONTEXTE ARTISTIQUE : LE CYCLE MONASPHÈRE 

MONASPHÈRE est un roman de Catherine Redelsperger, et il est la matrice d’un projet scénique protéïforme dont le propos est de penser les contradictions et la complexité du monde dans lequel nous vivons, et que nous générons.

Le monde dépeint dans le roman est dans l’attente d’une catastrophe.Il se maintient en vie grâce à une série d’impostures, de croyances et d’habitudes : l’équilibre tient sur la peur, la vie des uns repose sur le sacrifice des autres, la sécurité passe par le repli sur soi, la nature est instrumentalisée, les comportements des femmes sont codés à l’inverse de ceux des hommes, le futur ne peut être autre chose que la répétition du passé... Tous les liens semblent devenus stériles ou toxiques.  

 

LES ATELIERS DE CRÉATIONS SCÉNIQUES

Le projet se déploie sur plusieurs années (2015-2018) et se saisit de sentences équivoques, qui impriment des directions au travail de recherche scénique :

#1 LE FUTUR DOIT ETRE DANGEREUX, première partie de l’exploration, menée en 2015 a réuni une vingtaine d’artistes pour un workshop de 10 jours, qui s’est achevé par une performance et a jeté les bases de l’univers et du vocabulaire scénique.

 

 

#2 NE PAS CROIRE QU’ON EST AU CENTRE / NE PAS CROIRE QU’ON N’Y EST PAS, deuxième partie, menée en 2016 est pensée comme une focale, un contrepoint ou un zoom sur un endroit précis du système où la figure de la soignante et le thème de l’imposture se rejoignent : c’est de l’extérieur qu’on attend le remède. Il s’agit d’interposer à cet endroit la responsabilité et la conscience, et une forme de ressaisissement. Elle se compose de 2 performances : Incorpoem (Jeanne Mance) et 58’33 avant.

#3 NOUS NE SOMMES PAS SÉPARÉS, troisième partie, menée en 2017-2018 sera un temps d’exploration du croisement des sphères qui composent notre univers : végétales / animales / humaines, et politiques / organiques / spirituelles. Cela prendra la forme de 3 performances : HorsSol, le Chant d’Ishtar et Le point est la circonférence.

Cette dernière performance réunira à nouveau physiquement et virtuellement une vingtaine d’artistes à l’issue de workshops de dix jours, menés simultanément dans trois endroits du monde (Montréal / Sao Paulo / Châteauvillain).

 

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LE LIEU QUI NOUS ACCUEILLE : LE STUDIO ELAN D'AMÉRIQUE / Montréal 

Le studio Élan d’Amérique est une co_création (2011) de quatre artistes Montréalaises :

Catherine Cédilot, Mélanie Verville, Lauren Degilio et Camille Renarhd. Il s'agit d'un espace transdisciplinaire dédié à la recherche, l’enseignement et la création en théâtre,danse et arts connexes.

Ce lieu d’expérimentation propose des ateliers, des présentations de travaux, des conférences, des projections et des événements spéciaux : concerts, soirées philosophie, soirées performance...

 

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LES ARTISTES 

 

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Anne-Laure Lemaire 

Anne-Laure Lemaire vit et travaille en Champagne-Ardenne. Elle conçoit des spectacles et des propositions scéniques qui s'appuient fortement sur le lien social et la collaboration avec des artistes de tous horizons.

Après des études en hypokâgne et en khâgne, Anne-Laure Lemaire entre au Conservatoire de Dijon, dans la classe d’art dramatique de Jacques Bellay et celle d’Ewa Lewinson. Elle obtient le premier prix à sa sortie en 2001.

Elle fonde la Compagnie Nie Wiem, qui s’installe en Haute-Marne en 2008, et signe les mises en scène de l’Ecole des Filles (2005), SCUM (2007), d’après Valérie Solanas, Le Sauvage (2008) de Catherine Redelsperger, Usine/Roman (2010), d’après Notre usine est un roman de Sylvain Rossignol, Louisa Miller (2012), d’après Schiller, La France surson 31, d'Eléonore Bovon (2014), Petite Louve Bleue, d'Eléonore Bovon (2014), Monasphère #1-le futur doit être dangereux, d’après l’univers d’un roman de Catherine

Redelsperger (2015).

Elle signe également des mises en scène pour d’autres compagnies, notamment pour l’opéra ou le théâtre musical (Compagnie Opéra en Appartement, Colorature, ensemble vocal Montéclair, compagnie L’Appel de la Sirène, compagnie des Z’oiseaux…)

Elle obtient en 2006 le Diplôme d'État d’enseignement du théâtre, et relie en permanence son travail de création à la transmission. En 2015, sa compagnie s’installe dans les locaux d’une usine désaffectées et fonde leprojet SIMONE-camp d’entrainement artistique.

 

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Laurence de Sève

Formée au répertoire classique et lyrique (Oswald Russell, Bruno Wyzuj, Michel Corboz, Emmanuel Krivine, Konrad von Abel), Laurence a tout d’abord suivi la voie habituelle de tout artiste sortant des Conservatoires Supérieurs.

Une appétence forte pour la recherche, la compréhension ou l’intégration d’autres manières de procéder ou de vivre le rapport au son, à l’énergie, au Ki comme à son propre corps l’ont poussée en parallèle vers le Théâtre Nô.

Et tout naturellement, les expériences se sont enchaînées.

Et imperceptiblement, telle une bruine sous le soleil, l’improvisation a trouvé sa place dans le planning des performances : du Pin Galant à Mérignac au Bozar-Bruxelles, seule en hommage aux oeuvres d’autres créateurs (peintre comme Uri Dotan, musicien comme Ornette Coleman, plasticien comme Sabine Zaalene, photographe comme Alison Hoornbeek ou Julia Joy) ou en partenariats dialogués avec John Ehlis, Bill

Ylitalo, Glenn Fittin, UAU group, Atissou Loko, Alexandre Jous, Yuko Hirota, ou Inessa Zaretsky. Ses concerts aux USA, au Moyen-Orient ou en Europe l’amènent à participer à la création de nouvelles oeuvres du répertoire comme pour Andy Tierstein, pour Regards Croisés ou pour Sakura.

Aucune volonté ni recette ; un engagement indéfectible et permanent envers le vivant, le respect de la partition ou l’écoute attentive des partenaires, la notion d’être au service et l’évolution personnelle.

 

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Catherine Redelsperger 

Catherine Redelsperger est écrivain, musicienne de jazz et consultante.

Nourrie de sciences humaines (troisième cycle de Théologie Protestante et Sciences de l’Éducation), Catherine Redelsperger a appuyé son sens de l’entreprise par un troisième cycle de gestion.

Son parcours a pour fil conducteur "Les évolutions ou les changements de monde" et "La dynamique de l’apprenance ».

Catherine accompagne entrepreneurs et artistes dans leurs projets d'élucidation des enjeux de leurs pratiques professionnelles.

Comme écrivain, elle est l’auteur de Daily, Texas, (2007), Hachette Littérature, Paysages du temps, micro-nouvelles sur des peintures de Thierry Diers, éditions Galerie Duboys (2013), Légendes, avec Pierre Bongiovanni, éditions Maison Laurentine (2014), Picking up the pieces, micro-nouvelles sur des peintures de Valérie Brunel (2014), Ne Pas, poésie, sur des tableaux de Francis Gury, édition des Filles Normales (2016), Du coeur aux poings, photographies de Natacha Sibellas de Farida El Hadrati, Championne de

boxe. éditions Des Filles Normales (2016).

Elle est également co-rédactrice de la revue OPOSSUM, revue de fouilles et de déminage. Elle partage sa vie entre Paris, l'Auvergne et les grandes steppes imaginaires.

 

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à financer :  

 

- le prix de 3 billets d’avion A/R Paris-Montréal - 1500 €

- la location d'appartement pendant 10 jours par air B&B - 900 €

- le prix d'un billet avion A/R et frais de séjour pour un(e) artiste autochtone à Langres - 700 €

= 3100 €

 

Et si nous récoltons plus, nous pourrons investir dans du matériel nécessaire aux autres spectacles du cycle Monasphère, comme une imprimante 3D et un mini vidéo-projecteur.

 

 

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nie wiem

La compagnie nie wiem structure son identité, au fil des années, autour des projets initiés par Anne-Laure Lemaire, un peu en marge des sentiers battus et des lieux consacrés à la diffusion de spectacles, préférant investir des espaces plus insolites. Cela se traduit par la conception de résidences qui s’appuient fortement sur le lien social et s’ancrent... Voir la suite

Derniers commentaires

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Franchement !
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Chère Catherine, Tous mes meilleurs voeux pour cette très belle aventure ! Avec beaucoup de succès et de plaisir, j'en suis sûr. Amitiés et bises. Jean-Pierre
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Et merci Isabelle !!!!