Résidence artistique interculturelle, rendue possible par la venue de 6 artistes béninois en France, auprès d'artistes français

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Présentation détaillée du projet

En mécanique ondulatoire, on parle d'interférences lorsque deux ondes de même type se rencontrent et interagissent l'une avec l'autre

 

 

 

 

 

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Ce projet est celui d’une rencontre humaine génératrice d’interactions entre artistes, tous électrisés par leur passion. Chacun produit des ondes gorgées d’impulsions, qui se mêlent à celles des autres pour engendrer une vague de travail unique. Regroupés en résidence pendant un mois, ces artistes plasticiens feront naître un véritable champ magnétique de couleurs et d’inspirations. Le résultat, comme un courant lumineux organisé, sera exposé dans plusieurs galeries, révélant ainsi l’universalité du langage artistique. Car ces hommes et femmes, pourtant issus de continents différents, et de cultures fondamentalement éloignées, sauront montrer comme des ondes de création savent toujours si bien se retrouver et s’unir pour la production artistique.

 

 

“En art, point de frontière.” Victor Hugo

 

 

 

I- Les enjeux et objectifs

 

1)  Une ouverture sur le monde et une visibilité de l’art béninois à l’international

 

Le but l’association ELOWA - initiatrice du projet « Interférences » - est de promouvoir et de faire évoluer le milieu artistique au Bénin, pays où les artistes ne bénéficient d’aucune formation professionalisante. Dans ce cadre, elle a déjà mené plusieurs actions de formation (graffiti, vidéo, photographie, son), à Cotonou et Porto-Novo en faisant venir des professionnels de différents pays (Sénégal, France, Allemagne).

 

Mais ce qui importe surtout aux porteurs de cette structure, c’est d’apporter à ces artistes une ouverture sur le reste du monde, en faisant venir à eux le public et en leur permettant d’aller à la rencontre de celui-ci et d’autres artistes. L’association se focalise donc sur la mise en place d’ateliers-résidences et d’échanges avec des artistes étrangers, sur la coordination de Portes Ouvertes d’ateliers régulières pour ces plasticiens et sur l’organisation d’expositions à l’international. Le but est que ces artistes ne restent pas confinés à leurs propres pensées et inspirations, mais qu’ils prennent conscience des attentes et critiques du public. De plus, ELOWA souhaite qu’ils se laissent former et influencer par des artistes d’autres cultures, pour ouvrir leurs perspectives. Qu’ils se trouvent finalement bouleversés et contraints d’entamer de nouvelles recherches, de faire évoluer leur travail, en ayant conscience de ce qui les entoure et de ce qui se passe dans le monde de l’art à l’international.

 

Cela semble, en outre, indispensable pour qu’ils s’inscrivent dans le courant actuel de l’art contemporain et soient considérés comme de véritables artistes. En effet, l’art béninois est très peu représenté, même au sein du marché mondial de l’art contemporain africain. Les artistes béninois ont tendance à rester dans l’ombre, laissant croire qu’il n’y a pas (ou très peu) de plasticiens au Bénin. Il est important de pousser la génération actuelle à se faire connaître et à se creuser une place dans le milieu. Les générations futures franchiront ensuite ces portes ouvertes et la pratique artistique béninoise saura étendre sa reconnaissance dans le monde.

 

 

 

 

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Oeuvre de l'artiste béninois D. Zinkpè 

Taxi africain surchargé partant à la découverte de l’Occident

 

 

 

 

2)  Une formation

 

On part d’une réalité : les béninois n’ont accès à aucune formation artistique dans leur pays. Il est donc crucial de trouver des solutions pour qu’ils se forment aux techniques de base de la création plastique et apprennent à utiliser le matériel dont ils disposent de la bonne manière.

Aujourd’hui, des actions sont menées au Bénin par les artistes confirmés et les promoteurs culturels pour que les jeunes aient accès au minimum de formation. En effet, des artistes comme Dominique Zinkpè ouvrent leurs ateliers aux jeunes plasticiens motivés pour leur donner des conseils et les faire participer à leurs activités de création. Ainsi, ils peuvent observer, mettre en pratique, et s’inspirer du travail de certains de leurs aînés.

 

De plus, des structures comme ELOWA font venir ponctuellement au Bénin des professeurs agrégés de pays francophones, pour faire bénéficier les jeunes artistes de formations courtes dans des domaines specialisés.

Mais, au-delà de cela, le projet “Interférences” prône la nécessité pour ces plasticiens béninois d’aller à la rencontre de la formation. Il est crucial qu’ils côtoient des artistes formés aux Beaux-Arts, dans leurs conditions propres de travail, pour tenter de comprendre comment fonctionnent les choses dans un milieu où la pratique artistique est codifiée et suit une évolution plus ou moins standardisée. Il est important qu’ils discutent de leur passion avec des plasticiens diplômés, et se familiarisent avec le marché mondial de l’art, via les musées et les galeries spécialisés.

 

Aller à la rencontre d’un univers où la pratique artistisque est considérée comme un véritable métier leur permettra finalement de se former aux techniques auprès de leurs pairs, mais aussi de comprendre le système et les critères de vente. Car leur but est bien évidemment de vivre de leur art.

 

 

 

3)   Une réflexion et un échange

 

 

Lui-même artiste, Rafiy Okefolahan (président de l’association ELOWA) a installé, depuis septembre 2014, un nouvel atelier à Auxerre, dans le département de l’Yonne (région Bourgogne) en France. Il a pensé à renouveler un projet d'échange artistique franco-béninois, notamment avec les artistes de cette région. D’autres artistes indépendants les ont ensuite rejoints dans leurs valeurs et leurs envies de rencontre et de partage.

Tout comme en mai 2012, où, via ELOWA, 10 artistes béninois s’étaient rendus à Paris pour travailler avec les artistes du quartier de Belleville dans leurs ateliers, ils souhaitent initier ensemble un échange interculturel en faisant venir, dans l’Yonne, une dizaine d’artistes de Cotonou, Calavi et Porto-Novo.

 

 

 

 

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Artistes béninois et artistes parisiens (des ateliers de Belleville) travaillant ensemble sur une œuvre commune, durant la résidence « L’Un dans l’Autre », en mai 2012

 

 

 

Il s’agira de travailler ensemble, entre peintres, sculpteurs, vidéastes et photographes, dans un « libre-échange », autour de thèmes essentiels de la condition humaine (croyances, sexualité, transcendance…), pour tenter de trouver une vérité collective, un point de convergence des cultures et des identités intellectuelles.

 

 

"L'art, c'est le pressentiment de la vérité." Alexandre Blok

 

 

Plus que le simple échange artistique, qui sera déjà riche, il s’agira d’un échange de réflexions humaines, une rencontre des cultures. Une entrée en résonnance, en interaction. Des accords et des incompréhensions se liront dans des œuvres finales gorgées de dialogues, qu’elles soient individuelles ou réalisées à plusieurs mains.

A l’issue de cette résidence de travail, plusieurs expositions auront lieu, dans l’Yonne, à Lille, à Paris et au Bénin, pour célébrer l’universalité du langage artistique et l’évolution des mentalités et du travail plastique avec les rencontres.

Plusieurs galeries ont déjà été identifiées pour recevoir ces expositions, notamment le Fort Vert Galant à Lille, et la galerie Lazarew à Paris (voir la partie « l’organisation »).

 

Pour que le partage et l’impact voulus soient complets, le de voyage des béninois en France et le projet de résidence en France, devront s’accompagner d’un « retour ». Les artistes français participant à ce projet se rendront à leur tour au Bénin, pour une période qui sera définie ultérieurement, afin de découvrir le milieu artistique local et générer de nouvelles « interférences » créatives. Il est nécessaire que les artistes du Bénin montrent aux autres leur environnement pour que le partage soit véritablement mutuel et que l’échange se fasse à double sens.

 

 

 

 

II- Descriptif du projet

 

1)   Les artistes béninois

 

 

 

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Réunion d’artistes à l’atelier de Rafiy (Cotonou)

Au premier plan : Moufouli Bello (à gauche), Benjamin Degueunon (casqué)

Au second plan : Ishola Akpo

Au fond : Rafiy Okefolahan

 

 

 

 

 

Moufouli Bello, la douceur feinte

 

 

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Diplômée en administration du travail, Moufouli Bello s’est formée en arts plastiques au cours d’ateliers, pour s’exprimer et partager sa marginalité.

Elle est femme, avant d’être peintre. Difficile donc de défendre son travail dans le milieu artistique béninois, presqu’exclusivement masculin, et parfois sexiste. Mais malgré la douceur féminine qu’elle porte sur son visage, l’artiste sait s’imposer, elle a du franc parler et des convictions à communiquer.

Elle parle justement de la condition de la femme dans ses peintures, thème finalement peu exploré par les plasticiens de sa culture. Elle part du postulat que, dans son pays, ce sont les femmes elles-mêmes qui donnent leur valeur aux femmes.

Elle peint ainsi inlassablement des visages féminins, doux, attendrissants et innocents, comme le sien. Mais par les couleurs qui entourent ses visages, par les ombres qu’elle ajoute aux traits dessinés, elle cherche à montrer comme les apparences sont faibles et soumises à l’environnement. Elle cherche à apporter du contraste à ces visages, à faire ressortir des personnalités, une humanité.

Moufouli rappelle souvent que, dans les sociétés africaines, les femmes usent de multiples artifices esthétiques pour faire valoir leur rang social ou leur importance dans la société. Mais en regardant ses toiles, justement, on retrouve peu ces éléments (pagne, bijoux…) qui sont volontairement occultés du paysage : on voit d’abord les mimiques et le regard. Le choix de peindre ces figures en gros plans nous aide à passer outre les distinctions matérialistes. Et on s’attarde sur les expressions de la femme qu’on n’a pas l’habitude de tant regarder dans les yeux au Bénin. Sa vanité et son orgueil sont perceptibles, elle pourrait finalement avoir la force d’un homme…

 

 

 

 

 

Rafiy Okefolahan, l’intranquille

 

 

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Né à Porto-Novo en 1979, formé dans les ateliers de ses aînés au Bénin et à l’école nationale des arts de Dakar, Rafiy est un plasticien qui fait principalement de la peinture et des installations. Il est excédé par les dérives de son pays qu’il aime tant, par ailleurs. Intranquille, il crie dans ses toiles ses révoltes et ses craintes.

Rafiy commence à peindre ceux qu’il appelle “kamikazes urbains” en 2010. Il peint ces hommes comme il les voit sur les routes du Bénin : à moto, effrayants et surchargés de bidons d’essence, tout droit venus du Nigéria où ils ont récupéré clandestinement leurs cargaisons. Il peint leur quietude aberrante, née de trop d’habitude. Il se révolte de ce trafic meurtrier finalement causé par la corruption et les dérives économiques du gouvernement. Et dessine la peur du peuple devant toutes ces injustices et ces vies mises en jeu, comme suspendues le temps d’un trajet.

Il peint aussi des mendiants, thème tout aussi large, et tout autant lié à la corruption. Il rend hommage à ces victimes du système, ces êtres désoeuvrés, invisibles, pululant dans tous les quartiers de Cotonou. Lui, il les voit, s’en souvient et dessine leurs silhouettes meurtries, avachies le long des routes, ignorées.

Il veut montrer, retranscrire, recréer le malaise. Lui-même affolé, il coupe, recolle, déchire, brûle, rafistole ses toiles pour arriver à l’esthétique voulu. Il les use, les ronge comme l’inquiétude ronge la société. Il accumule, superpose les couleurs. En cache certaines derrière d’autres, telles les informations si bien occultées aux populations. Il infiltre dans ses tableaux des matières non conventionnelles, et « frelate » les produits habituels du peintre avec du marc de café ou des substances chimiques, mêlés à la peinture. Il corrompt le schéma classique de création. Bouleverse les techniques qu’il a apprises, pour montrer comme il est facile de détourner l’ordre établi. Il se sert ainsi de l’hypocrisie qui l’entoure, l’adopte, et elle devient son arme, son instrument de création.

 

 

 

 

 

Benjamin Deguenon, ou l’art de la récupération

 

 

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Originaire du Sud du Bénin, Benjamin Déguénon a grandi à Abomey. Ce lieu empreint d’histoire et riche en traditions nourrit son imaginaire. Mais, il vit et travaille à Cotonou, et son terroir de création est finalement son environnement : vieilles tôles, débris d’émaux colorés, fils en cuivre, ramassés dans la « jungle urbaine » puis percés, cousus, poncés, vernis et assemblés pour recréer autre chose.

Les toiles ainsi créées sont des fenêtres, des portes, pour parler du visible et de l’invisible. « Elles sont porteuses de mon univers culturel, expriment mon regard empreint de scènes de vie quotidiennes de mon continent, de mon pays. » Ces toiles, il les créent à partir d’objets récupérés et assemblés selon des géométries élaborées qui les mettent en valeur et les ramènent à la vie. “A travers l’artiste que je suis, se révèle l’homme impliqué dans le monde où il vit."

Puis il y a les “125”, qu’il sculpte en grandeur nature, voire même plus grands. Ces voleurs que l’on punit dans une sorte de vengeance collective en les brûlant vifs, pour à peine 125 francs volés.

“Enfant, j’en ai vu de ces corps : deux jeunes du voisinage. Je revois leurs parents rentrer avec leurs dépouilles calcinées pour les enterrer. Des images qui m’ont heurtées, images qui me bouleversent encore."

Marqué par l’histoire de ces hommes brûlés, il exorcise ces images qui le hantent en sculptant des formes humaines calcinées, structures composées des sachets noirs en plastique brûlés et fondus articulés, entortillés sur des torsades de fer de 6, mêlés de boîtes de conserve en métal.

Il a choisi ces supports pour leur endurance, et pour mettre à l’épreuve son endurance, parce qu'il lutte avec ces matières, elles lui résistent, il se forge à leur contact, elles le transforme autant qu'il les transforme, elles lui rendent les coups qu'il leur assène.

Il sue, il crie, mais il sait que la matière supportera le soleil, qu’elle ne craindra pas la pluie, qu’elle transmettra sa joie et sa souffrance, ses dires, en résistant à l’épreuve du temps.

 

 

 

 

 

 

Ishola Akpo, le chercheur

 

 

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Né en Côte d’Ivoire, Ishola Akpo a longtemps travaillé à partir d’images numériques retouchées, renouvellant le genre du collage et revendiquant leur artificialité formelle pour mieux affirmer la profondeur de leur discours. Volontairement construites, ces images renvoient pourtant à des réalités africaines profondes. Mélangeant ses thématiques, il en fait des métaphores plurielles qui permettent toujours une multitude de niveaux de lectures. En 2009, Ishola Akpo participe à une résidence artistique à Dakar (“Hospitalité / Inhospitalité”). Il est sélectionné deux années de suite pour participer au “Forum Transculturel d’art contemporain de Port-au-Prince”, en 2008 et 2011 en Haïti. En 2010, il reçoit le prix de la Fondation Heinrich Böll. Lauréat de la session “Freelens” du “Webdoc Festival de Photographie” de Toulouse en 2012 avec sa vidéo “Les redresseurs de Calavi”, il est encouragé à poursuivre ses recherches sur ce thème. La série de photos “Les redresseurs de Calavi” est alors finalement sélectionnée au 11ème “Aleppo International Photography Festival” en Syrie puis pour “Photo Off Paris” dans le cadre du Mois de la Photo 2012 en France. Elle a également été présentée au Bénin et au Sénégal lors des éditions de “Périféeriques # 1 et 2”. En 2013, Ishola Akpo est l’un des lauréats du “Visa pour la Création” de l’Institut français à Paris, et travaille pendant trois mois à la Cité Internationale de Paris, sur son projet “Pas de flash, s’il vous plaît”. En 2014, à la biennale de Dakar, il représentait à lui seul l’émergence de l’art de la photographie au Bénin. Aujourd’hui, il continue à jouer avec les images, et à mettre des personnages en scène, s’incluant souvent lui-même à ses photographies. Il veut parler avec son public de choses importantes. Plus encore qu’avec des écritures, il fait lire le visiteur, et pousse à la subjectivité. Car c’est en réfléchissant individuellement puis collectivement sur les choses que le monde répond aux plus grandes questions de l’humanité.

 

 

 

 

 

Artistes béninois finançant leur billet d'avion et prise en charge personnelle dans l’Yonne sur fonds propres :

 

 

- Romuald Mevo Guezo : sculpteur :

 

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Artiste autodidacte, Romuald s’est d’abord intéressé à la peinture et au portrait. Mais après plusieurs années de pratique, il se détourne de cette orientation et s’exerce à la sculpture, au départ sur bois, pour aboutir depuis quelques années à ce qu’il appelle “ecoplastic sculpture”. Il est l’inventeur de cette technique si personnelle qu’il qualifie de « conception artistique universelle ». Elle consiste à faire fondre des plastiques de récupération auxquels il ajoute divers matériaux recyclés dont lui seul a le secret, pour aboutir à des œuvres sculpturales singulières.

 

 

- Julien Vignikin : peintre et installationiste :

 

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D'origine béninoise et formé aux Beaux-Arts de Dijon, Julien VIGNIKIN identifie sa vie à son art dans une recherche perpétuelle où il interroge le mystère de l'art comme celui de la vie. Dans son travail, l'émotion est omniprésente. Julien sert ses références, ses courants d'influences et ses notions acquises en passant librement les portes qu'elles lui ouvrirent jadis.

 

 

 

 

 

2)  Les artistes français

 

 

 

Des artistes volontaires français, de toutes catégories accueilleront les artistes béninois en résidence dans leurs ateliers pendant 1 mois.

 

Plusieurs artistes indépendants et collectifs d'artistes ont été identifiés dans différentes régions de France pour accueillir à tour de rôle un ou plusieurs artistes béninois dans leurs ateliers :

 

          - Le collectif bordelais "Fenêtre sur Rue" (10 artistes plasticiens de différents domaines) 

 

          - L'artiste Aline Devrue, mosaïste, et son collectif à Rouen 

 

          - L'artiste Julien Sinzogan, peintre, en région parisienne

 

          - L'artiste William Quenum, vidéaste et dessinateur de bandes dessinées, à Amiens

 

Tout autre artiste ou groupe d'artiste français intéressé par l'échange pourra y participer, sur la base du volontariat, en accueillant dans son atelier un ou plusieurs béninois sur la période.

 

 

Un atelier loué à Auxerre en colocation par les artistes Julien VIGNIKIN et Rafiy OKEFOLAHAN sera un point central de la résidence. En effet, chaque artiste y passera pour travailler, et il s'agira d'un endroit de rencontres, dont les portes seront ouvertes au public, et aux artistes de la région souhaitant échanger ou encore y travailler avec les artistes béninois.

 

 

 

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Ce sont ces mêmes artistes français qui se rendront à leur tour au Bénin, pour compléter le projet de partage des cultures et des pratiques artistiques.

 

 

 

 

3)   L’organisation

 

 

Le projet se déroulera en quatre phases :

 

 

-       L’accueil et la présentation des ateliers (le 26 mai)

 

Le premier jour sera instructif et permettra une prise de repères pour les béninois venus de Cotonou, Porto-Novo et Calavi.  Une première présentation des artistes entre eux se fera à cette occasion, à Paris, puis les plasticiens béninois seront conduits en visite pour visiter les principaux ateliers où ils auront l’occasion de travailler le mois suivant.

 

 

-       La prise de contact et le choix des thèmes de travail (27-31 mai)

 

Après une première répartition des artistes dans les régions, les premiers jours seront consacrés à une meilleure connaissance des ateliers et à l’instauration d’un climat de confiance et de travail entre les artistes. Des réunions fréquentes seront organisées pour prendre contact et surtout réfléchir ensemble aux thèmes à aborder durant la résidence.

 

 

-       La phase de résidence et de création (du 1er au 25 juin)

 

Il s’agira d’un mois de travail intense en collectivité. Les artistes auront l’occasion de se déplacer dans les divers ateliers et de créer dans des cadres différents. Des rencontres fréquentes (virtuelles) auront lieu pour réunir tous les plasticiens, afin de rediscuter de l’avancée des oeuvres, des expériences individuelles, des impressions, de l’évolution des thèmes…

 

 

-       Les expositions

 

Les artistes proposeront d'abord en juillet 2015 un parcours de Portes Ouvertes dans les ateliers français où ils auront travaillé pour présenter toutes les oeuvres produites au cours de la résidence.

 

La galerie Lazarew, à Paris, consacrera également une période d’exposition pour la restitution du projet “Interférences”, au cours de l’été 2015.

 

Le Fort Vert Galant à Wambrechies (près de Lille), après avoir accueilli des artistes en résidence, accueillera à la rentrée la restitution de leur travail, sous la forme d'une grande exposition.

 

De plus, les artistes béninois se rapprochent actuellement de l’Institut Français de Cotonou, et espèrent pouvoir y présenter l’expérience qu’ils auront vécue.

 

D’autres pistes d’exposition sont en cours d’exploration.

 

 

 

III- La structure porteuse du projet : ELOWA

 

 

 

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Elowa est un mouvement artistique et culturel initié par Rafiy Okefolahan, artiste plasticien de Porto-Novo, en février 2008. Il a été initié afin de faire participer 5 artistes béninois à la biennale de l’art contemporain à Dakar au Sénégal.

Le succès de l’entreprise et la rencontre avec les autres membres fondateurs, leurs désir de mettre en valeur l’art contemporain a donné naissance à l’association Elowa, enregistrée sous le n° 2010/0236 – DEP - ATL - LITT - SG - SAG Assoc du 12 mai 2010. Elle s’est donné comme but de favoriser les rencontres, les échanges entre les artistes plasticiens, le public, et les opérateurs culturels pour stimuler la création artistique à travers l’organisation d’événements culturels, de résidences-ateliers et de formations courtes.

 

 

 

IV- Les partenaires financiers et soutiens associatifs

 

 

1)  La DFAC

 

 

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Le gouvernement béninois, via son Fond d’Aide à la Culture, offre aux artistes la possibilité de recevoir des aides financières pour la réalisation de projets artistiques. Il séléctionne ceux qui sont estimés solides et utiles au rayonnement culturel du pays.

 

Le projet “Interférences” fait partie des projets soutenus en 2015. Les fonds récoltés serviront à l’achat de matériel de création (peinture, outils, matériaux de sculpture…), de deux billets d’avion (A/R) et à la restauration des artistes sur place.

 

 

 

 

 

2)  L’institut Français du Bénin

 

 

 

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L’Institut Français du Bénin, centre d’accueil d’évènements culturels à Cotonou et structure de promotion des artistes, a décidé d’apporter son soutien au projet “Interférences” en offrant un billet d’avion.

 

 

 

 

 

 

3)  Association VRAIMENT

 

 

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L’association française VRAIMENT a pour objectif de “développer et promouvoir la culture en Afrique, et en faciliter l’accès”. Elle apporte son soutien au projet “Interférences” à plusieurs niveaux :

 

Organisation en amont : grâce à la position privilégiée de son siège à Paris, elle fait le lien entre les artistes de l’Yonne et du Bénin pour mieux préparer l’arrivée des artistes africains en France.

 

Accueil des béninois aux aéroports parisiens, logement à Paris la première nuit et réservation des billets de trains pour Auxerre

 

Prêt de matériel de captation audiovisuelle pour faciliter le travail photograhique et de création sonore éventuel, au cours de la résidence

 

Aide à l’organisation pendant la résidence et apport de personnel

 

 

 

4)  Association Arts et Scène en Nord de France

 

 

L’association “Arts en scène en Nord de France” apportera son soutien pour favoriser la visibilité du projet et des artistes, en effectuant un travail de communication et en faisant intervenir ses contacts du milieu médiatique.

 

De plus, le directeur de cette association étant propriétaire du “Fort Vert Galant”, à Wambrechies, il propose d’y réserver un créneau d’exposition pour accueillir la restitution de la résidence “Interférences”, comme déjà mentionné plus haut.

À quoi servira la collecte ?

Le budget total du projet total du projet comprend :

 

 

- le transport aller-retour en avion de quatre artistes béninois Cotonou-Paris (600€ par personne) et les frais de visa et assurance (400€ par personne) : 4 000 €

 

 

 

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- l'achat de matériel de création plastique (pinceaux, peinture, fer à béton, papier, toiles...) : 500€ par peintre (Rafiy Okefolahan, Moufouli Bello et Julien Vignikin) et 500€ par sculpteur (Benjamin Degueunon et Romuald Mevo Guezo) : 2 500 €

 

 

 

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- location de matériel de captation audiovisuelle (en complément de celui prêté par l'association VRAIMENT) : 200 €

 

 

 

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- le paiement des frais d'encadrement des toiles, de mise sous verre des dessins, d'entretien des sculptures, et de tout ce qui sera nécessaire pour assurer la scénographie des expositions (socles, clous, vis, chevilles...) : 1 500 €

 

 

 

- les dépenses de communication (impression et distribution des supports de communication et d'invitation aux portes ouvertes) : 500 €

 

 

- l'achat de billets de train Paris-Auxerre (2 allers-retours par artiste, en comptant le trajet nécessaire pour assister au vernissage de la galerie Lazarew) et Paris-Lille (1 aller-retour par artiste) pour Rafiy Okefolahan, Ishola Akpo, Moufouli Bello et Benjamin Degueunon : 600€ (150€ par personne)

 

 

 

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- le transport des oeuvres vers les différents lieux d'exposition (essence et péages) : 200 €

 

 

 

- la restauration pour les artistes béninois durant toute la durée du séjour (la cuisine sera faite chaque jour à l'atelier loué par Rafiy, à Auxerre) : 1 600 €

 

 

 

- la location d'un local pour entreposer oeuvres et matériel au long de la résidence et après : 900 € (300€ par mois, pendant 3 mois)

 

 

- imprévus (30% du budget) : 3 600 €

 

 

POUR UN BUDGET TOTAL DE 15 600 €

 

La collecte KISSKISSBANKBANK permettra donc, si elle est atteinte, de couvrir environ 10% du budget total. 

 

- La DFAC a offert 5 000 €

- L'institut français paye un billet d'avion d'une valeur de 600 €

- Chacun des quatre artistes participants mettra environ 1000 € dans le projet (fonds propres)

 

Soit un total collecté pour l'instant de 9 600€, pouvant aller à 11 100 € si la collecte fonctionnait !

 

Pour les 4 500 € restants, d'autres pistes de financements sont en cours d'exploration, ainsi que la liaison de partenariats avec des vendeurs de matériel de création plastique.

 

Mais, si le montant demandé pour cette  collecte KISSKISSBANKBANK venait à être dépassé, le surplus serait utilisé pour la réalisation du projet, en couvrant en partie ces 4 500 € (notamment pour l'achat de matériel de qualité).

 

 

 

 

 

 

MERCI !!

 

 

 

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Association ELOWA

Rafiy Okefolahan, artiste plasticien, a créé en 2008 l'association ELOWA, pour stimuler la création et l'expansion des arts visuels au Bénin, tout en favorisant les échanges entre artistes. En 2010, l'association lance le festival Waba, un parcours de portes ouvertes dans les ateliers d'artistes de Cotonou. Dans la foulée, un partenariat se noue avec... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci à ANDRÉ JOLLY (100€), à TIMOTHEE GRIMBLAT (100€) et à BRIGITTE HOUZARD (30€) pour leurs participations par chèques qui ont été ajoutées à la collecte par le KissBankers "Chapeau!". Et merci à vous tous !!!
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Bonne chance et beau voyage !