Bamako, Mali, en retrait du conflit, nous suivons l'aventure de BKO Quintet - 4 maliens et un français - préparant une tournée européenne

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The project

     Résumé :

 

 

Pendant que l'actualité est enflammée au Nord du Mali et que les troupes françaises ont annoncé leur retrait; il y a une musique, celle de BKO Quintet, qui résonne Rue 20 porte 386 de Médina Coura, quartier populaire de Bamako. Cette année, le groupe ne répétera pas au Centre Culturel Français dans les quartiers chics de la ville. Leur résidence a été annulée. Officiellement, le centre est fermé pour travaux de sécurisation. Mais les nombreux militaires positionnés en étoiles dans la ville remettent en question cette réalité. Ce sera dans la cour d’Ibrahima Sarr, maître percussionniste très respecté, que les cinq musiciens – quatre maliens et un français-, se réuniront en vue de préparer une tournée européenne en 2013.

En totale immersion avec le groupe pendant cet intervalle, au fil des rencontres et des visites de la ville, perturbée par les danses de soldats, nous vivrons une aventure humaine du Mali jusqu’en France avec l’émotion des premiers concerts, où chacun aura alors une idée de son destin.

 

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                                    Crédit photos : Guillaume Dussably

 

 

    Qui sommes-nous ?

 

Nous sommes une équipe de passionnés et de professionnels de l'audiovisuel 

 

Réalisation : Cris Ubermann

Idée origiginale : Aymeric Krol

Co-auteur et productrice : Cindy Martinod

Production : Ouvrez l'Oeil

 

Nous avons été conquis par l'idée d'Aymeric Krol (qui est aussi musicien du groupe) de réaliser un documentaire en suivant son groupe Bko Quintet au Mali d'abord pour les dernières répétitions, et en France pour les 1ers concerts de leur tournée européenne. D'une part, ayant déjà réalisés un documentaire sur la musique traditionnelle en France, nous connaissions déjà toute la richesse d'une problématique liée à ce sujet (en général) et l'importance, notre devoir, de l'immortaliser. Mais c'est en découvrant l'originalité du concept Bko Quintet (qui est de rassembler des cultures qui ne se mélangent pas dans la même tradition du pays) mais surtout les personnalités des membres du groupe, que nous sommes passés de l'envie à la concrètisation. Chacun des musiciens a un parcours et une façon  unique de voir la vie : c'est ce que nous souhaitons mettre en lumière car seul un film peut montrer cela. Ce n'est pas en écoutant un cd qu'on comprend cela. Car en apparence, rien ne nous laisse penser que leur union semblait improbable : milieu social et niveau de vie différents, traditions différentes, expériences professionnelles différentes...

Rien ne devait les rassembler à part un amour pour la musique, traversant les frontières et les traditions. C'est pourquoi, les suivre et raconter leur histoire - avec un focus dans le quotidien de chaque membre, contrebalancé par l'unité du groupe -, c'est un peu comme filmer un bout d'universalité.

 

Après s'être investis dans l'écriture de ce documentaire, notre projet est de donner vie à cette aventure humaine, que ce soit la nôtre -équipe de production- et celle du groupe BKO QUINTET. 

 

Nous filmerons en Canon, parfois équipé d'une steady cam ce qui donnera une certaine fluidité dans nos déplacements et permettra de jouer sur des effets d'accélérations.

 

Nous souhaitons présenter un projet de qualité aux diffuseurs et au grand public.

 

 

 

    Trailer :

 

Interview d'Aymeric Krol

(Archives images Bamako : Raphaël Mastromarino et Vincent Bigallet)

 

 

 

                                                

 

     Synopsis :

 

C’est une histoire de musique, certes, mais c’est avant tout une aventure humaine ayant pour décor un pays sous le feu des projecteurs et des balles. L’histoire se passe à Bamako, en retrait des conflits. Et c’est avec cette distance que nous prenons le recul nécessaire pour percevoir l’actualité à travers une immersion de quatre semaines dans le quotidien des dernières répétitions du groupe.

 

Mais balayons vite nos clichés documentaires car notre guide est expérimenté et nous avons affaire à cinq personnalités différentes ! Cela fait dix ans qu’Aymeric Krol voyage au Mali. Il parle le Bambara, se déplace en mobylette et sait qu’il est considéré ici comme une faiblesse d’accorder le bénéfice du doute. Son maître Ibrahima Sarr, quand à lui, est très respecté et est le seul maître de djembe malien à avoir construit un étage à sa maison avec ses revenus de musicien. Il est également rodé aux scènes internationales pour avoir parcouru le monde pendant dix ans aux côtés de Oumou Sangaré, comme Kandjafa (Abdoulaye Koné) troisième membre du groupe et virtuose du DjeliNgoni (guitare 5 cordes au son cristallin) qui a accompagné Tiken Jah Fakoly en tournée. Nfaly, lui, n'a jamais voyagé en Europe. Représentant de la caste des chasseurs bambara que l'on appelle Donso, il joue du luth à six cordes appelé Donsongoni. Quand à l’univers de Fassara Sacko notre cinquième membre, chanteur et griot, il est partagé entre d’un côté les cérémonies religieuses, et de l’autre, les nuits bamakoises dans les « maquis » (bars) où l’alcool coule à flot !       

 

                        Bko

 

 

     Intention :

                                       

L’originalité du projet musical BKO QUINTET est de réunir les styles musicaux traditionnels qui ne sont habituellement pas mélangés, pour produire une musique issue de l’arrangement de cette diversité culturelle et du mélange des instruments. Par exemple, en pays mandingue le chant des griots prend sa source dans les cérémonies où il s’accompagne de différents instruments comme la kora, le balafon, le djelingoni… Il raconte les grandes épopées et leurs héros, rend hommage aux défunts et transmet les conseils sages. Plus au sud, dans le Wassolon, il se fait chant des chasseurs accompagné par un luth : le donsongoni. A cela, il faut ajouter l’influence occidentale. L’objectif est de pouvoir rentrer dans un créneau de musique africaine en proposant une musique différente de ce qu’on entend partout, qui garde l’essence du traditionnel, mais en évitant d’amener une musique qui fait « du bien aux oreilles ».

 

 

 

         

Il y a là un vrai propos artistique : l’idée de réunir des mondes traditionnels qui ne se confrontent pas dans la même tradition du pays. Un chasseur (joueur de Donso) ne joue pas avec un griot. Ce sont deux mondes qui vivent dans la même société mais ont deux fonctions distinctes et deux manières de vivre leur art. Aussi un Donso peut jouer dans la rue pour récolter les pièces des passants. Le griot, lui, sera invité d’honneur dans une cérémonie de mariage et sera généreusement récompensé de sa présence. Pour illustrer clairement le propos artistique, BKO Quintet, c’est un peu comme si on réunissait le violoniste classique, un chanteur lyrique avec le batteur de Def Leppard et le bassiste des Rollingstone ! Mais cela, personne ne le voit car nous n’avons pas les références ici pour comprendre. C’est pourquoi, expliciter ce propos artistique dans un documentaire est important pour ouvrir sur d’autres questionnements relatifs à la fonctionnalité de la musique.

Alors qu’en Europe, la musique est ancrée dans le divertissement, au Mali, la musique traditionnelle est très codifiée et très fonctionnelle. Il y a des standards c'est-à-dire des phrasés qui sont toujours joués sur les mêmes mouvements, des fonctions et des rangs différents.

 

Aymeric

 

Aymeric Krol est révélateur de cette conscience : « En tant que musicien, je me suis souvent posé la question : quelle est ma fonction au sein de la société, à quoi je sers ? Ici, en France, quand je monte sur scène, j’ai l’impression de me servir « moi » parce qu’on est sous les feux des projecteurs, de servir la musique, mon univers musical, ou de servir l’artiste que j’accompagne. Bien sûr je suis dans une idée de faire plaisir au public. Au Mali, j’ai le sentiment de cette fonction, j’ai l’impression de servir une société quelque part. » Ce sont ces deux mondes que nous souhaitons observer en suivant le groupe BKO Quintet. A travers les répétitions à Bamako, nous avons l’opportunité de mieux comprendre l’essence de la musique traditionnelle malienne et sa fonction au sein de la société. Les membres du groupe, leurs points de vue et leurs interactions, nous apporterons cet éclairage sur les différentes fonctions qu’ils représentent à travers leurs instruments, leurs témoignages. Mais c’est en France au cours des premiers concerts que chacun va avoir une idée de son avenir. C’est pourquoi une captation en France semble inévitable pour évoquer les émotions auxquelles vont être confrontées chaque musicien.

 

                          

 

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Why fund it?

La répartition du budget collecté se fera ainsi :

 

- Frais liés au tournage au Mali

- Rétribution des auteurs, réalisateur, monteur

- 280€ à Kisskiss Bank Bank

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Ouvrez l’Oeil est une société de production indépendante basée à Lyon. Ouvrez l'Oeil développe une ligne éditoriale de documentaires destinés à la télévision axés sur des problématiques actuelles telles que : la lutte contre les préjugés, la préservation des mémoires (patrimoniale, culturelle), la reconnaissance, l'actualité des cultures et des... See more

Newest comments

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Bonne chance pour ce beau projet que j'espère voir bientôt sur les écrans !!