Soutenez l'opération chirurgicale d'Iris, qui va enfin pouvoir vivre normalement après 3 ans de lutte pour continuer à exister !

Large_iris-1444330801-1444330812

Présentation détaillée du projet

Bonjour à tous,  

 

Je m'appelle Patrick Sorrel,

 

Je suis enseignant en philosophie sur la région grenobloise...

 

Img_20110102_195216-1444336611

 

et je partage mon temps libre entre mes "enfants-humains" (mais ils sont un peu loin, à 600 km de Grenoble) et mes "enfants-animaux" : Païko, mon vaillant cheval (13 ans de bons et loyaux services, coups de culs en balade assurés!), Iris la brave et Apache le toutou... courageux mais pas téméraire.

 

Dsc08878-1444336692

 

Nous avons récupéré Iris en 2014 : une petite ponette de 10 ans qui était passée de (mauvaises) mains en mains depuis des années, suite à une blessure ouverte à l'antérieur droit que personne n'a jugé utile de soigner. A l'origine, d'après les infos que nous avons pu récupérer, elle était dans un club équestre (papiers hollandais), qui s'en est débarrassé quand elle a commencé à faire des abcès à répétition au sabot avant droit. Elle a fini par atterrir chez une famille qui l'a laissé choir dans un petit pré sans la nourrir pendant plus d'un an, avec un pied gros comme une patate. Quand nous avons récupéré la ponette, en l'achetant à son propriétaire qui ne voulait pas s'en débarrasser sans y gagner quelque chose, elle était très maigre et apathique, mais n'avait visiblement pas envie de mourir.

 

Nous voici donc avec Iris (fraîchement nommée ainsi par nos soins), une adorable petite ponette qui n'a pas eu dans la vie toute la chance que d'autres auraient pu avoir. Mais elle a enfin pu goûter à de la vraie nourriture (herbe à volonté!), et a vite su s'habituer au pré, à l'abri et à son compagnon de tous les jours : mon cheval Païko, 13 années de domination sur ses pairs, mâles et femelles, mais au fond un grand sensible!

 

Img_20150906_171650-1444335586

 

Les deux compères se sont tout de suite bien entendus; Iris ne s'en laisse pas imposer! Et après quelques semaines de convalescence à raison de bon foin et de compléments alimentaires, elle commence déjà à prendre sa place et ne se laisse plus impressionner par les grands airs de Païko!

 

Malheureusement, au niveau du diagnostic médical, c'est une toute autre affaire...

 

Nous avons essayé de la soigner pendant une année, faisant venir successivement les 3 meilleurs vétérinaires de la région (et pas les moins chers), pour essayer à la fois d'enrayer l'infection osseuse (le sabot baignait dans son jus depuis pas mal de temps) et de trouver la cause des abcès.

 

Le diagnostic du premier vétérinaire n'était pas bon : les radios montraient que sa troisième phalange est rongée par une infection, sans qu'il n'y ait de déplacement comme suite à une fourbure. Mais le vétérinaire avait détecté une calcification au niveau du boulet, responsable d'après lui des abcès à répétition : il fallait opérer, mais cela lui semblait trop coûteux et difficile à mettre en place (pourtant nous avions déjà la nette impression de largement contribuer au confort de vie des vétérinaires : 250€ de facture juste pour la première visite...).

 

Sorrel_patrick-_iris-_-_cr_from_28-08-2014_s1_i0-1444334992

 

Alors il nous a dit qu'au mieux il lui restait une espérance de vie de 3 ans, si nous ne voulions pas l'euthanasier d'ici là, pour qu'elle ne souffre pas trop. Nous sommes donc restés dans le flou. Aucune envie d'euthanasier un être vivant qui présente une telle envie de vivre, et ceci juste à cause d'un sabot qui est infecté!

 

Si Iris avait été un être humain, en une semaine elle était hospitalisée, opérée et pouvait à nouveau marcher sur ses deux jambes! Mais c'est une ponette, les choses sont différentes. Les vétérinaires hésitent à opérer, ils n'ont pas l'habitude, ils n'ont pas le matériel, etc. Il faut donc... attendre.

 

Nous avons tout de même réussi à limiter l'infection en la soignant régulièrement, et en mettant en place une technique de luciliathérapie "sauvage" (c'est-à-dire des petits asticots de la lucilia sericata, la fameuse mouche vert bouteille dont les petits ne mangent que les tissus nécrosés et non vivants, diffusant aussi une substance qui aide à la cicatrisation), en attendant de trouver un vétérinaire qui veuille bien l'opérer.

 

Horsefly-1444335461

 

Opération fort délicate mais passionnante, pour un entomologiste en herbe : fabriquer un piège efficace, capturer les mouches, les sélectionner soigneusement, d'après les caractéristiques et croquis trouvés sur internet... Attendre la ponte, relâcher les mouches, introduire les petits vers dans la plaie, les enlever 4 jours après, ayant doublé de volume... et recommencer.

 

On voit bien qu'Iris est nettement soulagée, elle cicatrise à vitesse grand V, elle ose même galoper un jour (ce qu'elle ne refera plus ensuite). Nous avons l'impression d'être efficaces, même si les vétos "traditionnels" à qui nous en parlons nous disent, au mieux, ne pas avoir assez de données sur le sujet pour se prononcer ; et  au pire, trouver cela inutile et nuisible (risque de sur-infection... alors qu'Iris a résisté à la septicémie toutes ces années!)

 

Malheureusement, nous nous rendons compte au bout d'un moment qu'à chaque reconstitution de la paroi du sabot, un nouvel abcès perce par en dessous et fait tout éclater : il faut vraiment résoudre ce problème, que nous jugeons alors comme étant cette foutue calcification décrite par le vétérinaire. Et toujours pas de nouvelles d'une possibilité d'opération.

 

Or parmi les vétérinaires appelés régulièrement, l'un deux nous dit que nous avons bien fait avec les mouches, qu'il connait cette technique et qu'elle est très efficace, mais que l'on peut faire encore mieux, en pratiquant ce qu'il appelle un "abcès de fixation", pratique destinée à renforcer ses défenses immunitaires et enrayer la série des abcès au pied. En gros il s'agit de créer un autre abcès, un peu plus loin, pour détourner les toxines présentes dans l'abcès du sabot et permettre à la cicatrisation de se faire plus rapidement. Il a même l'air de dire que cela pourrait permettre de guérir ce petit bout d'os détaché, en le faisant sortir comme un corps étranger. Par contre pour lui non plus une opération ne semblerait pas judicieuse : irréaliste et inefficace.

 

Après moultes réflexions et renseignements, nous avons accepté son intervention, et attendu les résultats (un énorme abcès sous le poitrail, en plus de ses abcès au pied...) Mais après une amélioration spectaculaire de la corne du sabot, ça a fini par céder à nouveau du dedans, provoquant cette fois ci une fenêtre ouverte sur l'intérieur du sabot : un abcès avait repercé. La photo ci-jointe est assez parlante. Et encore une facture de près de 300€... Mais le pire n'est pas là : la souffrance d'Iris devient insupportable, à tel point que nous nous demandons s'il ne faut pas en finir. Ou au moins l'amputer et lui permettre à nouveau de vivre en marchant sur trois pattes, et sans souffrir. Nous faisons donc le tour des vétos pour savoir si quelqu'un pourrait faire cela...

 

Img_20150914_160146-1444335123

 

Nous avons donc appelé en deséspoir de cause un 3ème véto, conseillé par une amie, qui après visite nous a dit qu'il pouvait s'agir d'un kératome (1ère nouvelle!) qui faisait pression sous le sabot et entraînait les abcès à répétition. En gros le kératome est une espèce de tumeur sous cutanée qui apparemment peut arriver assez régulièrement (et sans cause connue) chez le cheval sans être trop dramatique. Mais là c'est dans le sabot et donc cela fait pression de l'intérieur, faisant exploser le sabot à chaque fois qu'il se referme.

 

Le problème est que le pied d'Iris était dans un tel état qu'il ne pouvait se prononcer sur le diagnostic. Il constata aussi avec étonnement que la ponette, malgré la durée de la blessure ouverte, n'avait jamais eu de septicémie, marchait tant bien que mal sur 3 pattes, et semblait vouloir vivre coûte que coûte, s'alimentant normalement et hennissant à chaque fois que nous venions la voir.

 

Encore 250€ de facture, mais un nouvel espoir qui naît :

 

Ce dernier véto nous a aussi conseillé d'appeler un spécialiste, le docteur Michael Schramme à l'école vétérinaire "VetAgroSup" de Lyon, pour savoir si lui voudrait bien l'opérer.

 

Michael_schramme_chirurgie-1444385842

 

http://www.vetagro-sup.fr/clinique-veterinaire/pole-equin/lequipe/

 

Après un bon mois de galères (coups de fils, mails sans réponse, re-coups de fil, "c'est un monsieur très occupé, qui fait plein de conférences un peu partout", etc.) nous avons obtenu un rdv pour l'amener jusqu'à l'opération, ne sachant pas s'ils pourraient sauver son sabot ou devraient l'amputer (de toute manière, étant habituée à marcher sur 3 pattes depuis presque 3 ans, elle supporterait sans problème une éventuelle prothèse).

 

C'est le 28 Octobre à 10h !!!!!!

 

Avec une première estimation entre 5000 et 8000 euros, sachant que le devis ne pourrait être établi que lors de la visite. Donc le jour de l'hospitalisation, puisque les vétérinaires de la clinique de Lyon ne se déplacent pas jusqu'à Grenoble.

 

Mais nous savons maintenant qu'une opération est au moins envisageable! Il est certain que le montant peut paraître exorbitant, mais Iris va devoir subir une première visite, des radios, une anesthésie générale, l'opération en elle-même, les soins postérieurs nécessitant une hospitalisation plus ou moins longue...

A cela il faut rajouter, si elle doit être amputée, la fabrication d'une prothèse : mais pour cela nous connaissons une amie qui travaille dans la sellerie et a toujours plein d'idées pour bricoler un quasi sabot avec des fixations et des lanières qui puissent se mettre le long du jaret. On lui fait toute confiance!

Pour certaines personnes, une amputation peut paraître être une aberration, voire une pratique barbare, mais Iris vit déjà sur 3 pattes, donc même avec un bout de patte en moins et une prothèse à la place, la grosse différence serait qu'elle ne souffrirait plus, et c'est ça qui changerait sa vie...

 

D'ailleurs moi aussi je bricole un peu : j'ai déjà confectionné un "mini-van" pour l'amener jusqu'à Lyon sans qu'elle soit trimbalée d'un bout à l'autre du van : bien maintenue sur les côtés, soutenue par en-dessous, et avec une vitre juste en face de la tête pour admirer le paysage.

 

Il ne reste donc qu'à attendre... Et à espérer.

 

 

À quoi servira la collecte ?

Iris veut vivre, c'est évident. Il suffit de la regarder dans les yeux pour le savoir. Elle a une volonté et une force incroyable (elle parvient même à intimider Païko qui est très dominant, pour préserver son espace de vie et sa nourriture...). Elle a bon appétit, surtout quand il s'agit de granulés ;) et elle a toujours résisté aux multiples infections qui auraient pu la terrasser, vu l'ampleur de sa blessure.

 

Mais voilà, Iris, en attendant, souffre; et il est très difficile de la voir, pied droit ouvert, venir nous voir quand nous lui apportons sa ration qutotidienne d'aliments complémentaires pour l'aider à tenir le coup en attendant l'opération.

 

Nous allons faire notre maximum de notre côté pour payer l'opération et l'hospitalisation qui s'en suivra, mais nous n'avons malgré tout pas beaucoup de moyens, et dans le milieu du cheval, tout est très cher. Les frais vétérinaires en 1er lieu, donc nous avons pensé que nous arriverions peut être à récolter un peu d'argent de la part de personnes qui voudraient aider Iris à rester en vie...

 

Il est clair que nous ne pouvons pas sauver tous les chevaux et poneys qui en auraient besoin ; il est clair aussi qu'avec une telle somme on pourrait en sauver beaucoup de l'abattoir. Mais nous ne raisonnons pas comme cela. Nous avons recueilli cette ponette, dans l'espoir de lui offrir une meilleure vie, et nous voulons aller jusqu'au bout de ce que nous avons entrepris : la sauver, elle.

 

Par respect pour elle.

 

Parce qu'elle est brave, vraiment.

 

Parce qu'on l'aime.

 

Img_20150904_182827-1444335708

 

Et pour qu'elle puisse un jour à nouveau gambader dans son magnifique pré!

Thumb_img_20110102_195216-1444331749
pat_sorrel

Je suis enseignant en philosophie. Trois adorables (enfin, presque tout le temps) enfants : Eléa (10 ans), Killian (8 ans) et Yannis (4 ans et demi) ... Et trois adorables animaux! Païko (13 ans), Iris (10 ans) et Apache (10 ans) : un vrai enfant-chien ;) Je passe aussi un certain temps sous l'eau, à courir (si on peut dire) après un palet qui glisse... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Hey Patrick, cela fait un moment que l'on ne sait vu mais la famille m'a fait partager ton projet. Donc petite pensee a ta famille et a Iris depuis l'autre cote de l'atlantique! J'espere que cela aboutira! Bon courage et a bientot. Ploq.
Thumb_default
"C'est le moment d'encourager le créateur" : soit fort mon patou, c'est bien ce que tu fais :p biz, rominou
Thumb_default
On met virtuellement la main à la pâte pour sauver cette patte. Bises à vous tous et on croise les doigts, Eva, Nico et Charlotte