Itinerances... participez au financement de ce rail-docu qui vous emmènera loin des sentiers battus, à la découverte du japon d'aujourd'hui.

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Présentation détaillée du projet

L’idée de ce documentaire  est née de la rencontre entre un dessinateur de mangas, Koichi Iguchi, un réalisateur, José Ainouz, et un pays, le Japon.

Comment sortir des poncifs et montrer le Japon et les Japonais  tels qu’ils sont ?  Le chemin, nous l’avons peut-être trouvé : ce sera un « rail-movie » dans lequel Koichi, un jeune Japonais, cherche sa voie en traversant le Japon, tout en dessinant un manga. Le train est pour lui tout à la fois un ancrage et l’espoir d’une évasion. Le réalisateur, lui, essaiera de comprendre ce monde, le Japon.

 

 Notre projet est de faire participer le public. de lui montrer la magie du cinéma de la conception à la projection, de débattre avec lui tout au long du processus … 

 Je pense que c’est à nous, réalisateur et public, de créer ensemble les contenus qui nous intéressent ! 

 

Une soirée happening sera organisé lors de sa projection mêlant mangas, musique, dégustation de spécialités culinaires et débats dans un lieu à la hauteur de l'événement. Y seront convié tous ceux qui auront participé à son financement et aux débats autour du film.

 

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Le projet

 

 

 

Lorsqu’on vit au Japon, quelle que soit la région, on s'aperçoit très vite de l'importance que revêt le train pour la population. La gare est à bien des égards ce qu'est la mairie ou l’église pour un Français. C’est le point de repère à partir duquel on se déplace.

 

On en apprend plus dans un wagon que dans un essai sur la société japonaise.  Le train permet de découvrir comment vivent les Japonais. La relation très particulière que les Japonais entretiennent avec le train s'explique par la place que celui-ci a tenue dans la modernisation du pays depuis le milieu du XIXe siècle. Il y a un attachement presque sensoriel des Japonais au train. Il est un ancrage et une ouverture pour les Japonais. Ancrage par sa fiabilité ; ouverture, par l’espoir de rêves d’évasion qu’il procure. 

 

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Le train est solide et sa technologie leur paraît, à juste titre, à toute épreuve. Malgré l'intensité du séisme du 11 mars 2011 (9 sur l’échelle de Richter ), aucun des trains à grande vitesse qui circulaient à ce moment-là 

 

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n'a déraillé. Pas moins de dix rames roulaient à pleine vitesse entre Fukushima et Shin Aomori. 

Il n’y a pas meilleur poste d’observation du Japon qu’une banquette de train. On y prend le pouls de toute la société. 

 

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L'Idée

 

L'intention filmique est de montrer une perception sensible du Japon. Le train sera le médiateur qui nous permettra de comprendre ce monde. 

La littérature, les mangas, le cinéma, la musique seront mis à contribution pour construire une image kaléidoscopique du Japon. Le train comme métaphore du monde japonais …

Nous suivrons dans ce périple de plus de 3000 km, de l’île de Kyushu au Sud à celle d’Hokkaido au Nord, Koichi Iguchi, qui est rentré au Japon après 5 ans d’études graphiques en France. 

 

 

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Son sens du contact, son intelligence et sa sensibilité nous permettront de porter un regard sensible sur la société dans laquelle il vit. Il sera, avec le train, un fil conducteur de notre film. C’est un artiste. Il dessine des mangas. Il a un regard critique et en même temps il est profondément ancré dans le monde et les valeurs japonaises. Nous allons le suivre dans la traversée de tout le Japon. Il nous parlera de la perception de son pays avec une pointe de distance, et en même temps des espoirs et des déceptions qui accompagnent son retour au pays. Tout au long du film, il dessinera un manga sur un personnage qui parcourt le Japon en train en quête de son identité. L’histoire dans l’histoire. Le film dans le manga et le manga dans le film.

 

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Le documentaire 

 

Notre repérage de 4 semaines en train, en octobre 2015, nous a ouvert les yeux sur la cécité occidentale concernant la lecture du monde japonais. De par sa diversité, son organisation économique et sociale, son intériorité, la lecture de ce monde n'est pas aisée. On peut facilement surfer sur l'écume des poncifs : politesse, respect des autres, forte intériorisation … La compréhension du Japon suppose une lecture aux antipodes de l'entendement et des critères de la perception occidentale.

Quel meilleur angle que le train pour rendre compte de la réalité de ce monde !

A partir d'archives de la société JR (Japan Railways) nous montrerons rapidement  la mise en place des premiers trains au Japon jusqu'au Shinkansen. Images, séquences photos, interviews … illustreront cette épopée. Et c’est au coeur des trains que nous placerons notre caméra, à mi-distance entre les gens et Koichi.

Nous mêlerons dans ce film - en off - quelques extraits de textes japonais évoquant les trains avec nostalgie (par ex. Pays de neige de Kawabata), des extraits de films (ex. Voyage à Tokyo de Ozu) et aussi des extraits de poèmes …

 

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Idées de séquences

 

Je suis constamment bousculé par les réalités perçues. Je pars avec des intentions et une éthique, mais le réel me surprend toujours, me malmène. Des hypothèses non envisagées apparaissent. J’ai toujours pensé que le documentaire prenait toute sa force au montage et que les intentions explicites du documentariste devaient être formulées au départ.  C’est par le choix des cadrages et des plans, de la construction d’ensemble que l’éthique du documentariste s’exprime. Respecter les paroles des acteurs, ne pas omettre des plans. Voir et restituer l’essence des moments filmés,  être honnête … 

 

1- Koichi

 Nous avons rencontré koichi Iguchi à Tokyo lors de notre premier voyage au Japon. Nous nous baladions dans le quartier effervescent de Shibuya lorsqu’un jeune homme à l’allure un peu timide mais animé d’un intense désir de communication nous a abordés : « Oh, vous êtes français … je fais moi-même des études de Français a Caen … » et la conversation ne s’est plus jamais interrompue entre nous depuis. Nous l’avons revu régulièrement à Paris pendant 5 ans.

 

Notre échange a toujours été basé sur la réciprocité. Nous lui parlions de la France et lui du Japon. Grâce à lui, nous avons mieux compris ce monde si différent du nôtre. Pourtant de vastes zones d’ombre persistent …

 

Depuis son retour récent au Japon,  il cherche un équilibre entre la liberté qu’il avait en France et les valeurs japonaises qui sont l’essence de sa vie.  Certes, ces dernières sont plus contraignantes mais sans elles, son identité n’a plus de sens. Importance de la famille, culte des ancêtres, importance de la nature, intériorisation des règles collectives, discrétion, pudeur, tempérance …

En France, la collectivité avait moins d’importance, il pouvait exprimer son individualisme sans contraintes. Comment concilier ses versant japonais et français ? 

C’est à partir de la parole libre de Koichi que l’on va essayer de comprendre ce monde. 

 

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2- Montrer la diversité des régions par la diversité des trains

Le train sera notre ancrage et notre décor.  Nous prendrons le Shinkansen qui relie les trois grandes îles : Honshu, Kyushu et, en mars 2016, Hokkaido, mais aussi une multitude de petits trains régionaux, tous plus pittoresques les uns que les autres (couleurs, formes, services ...)

Le shinkansen, train à grande vitesse, est la fierté de la technologie japonaise. Outre ses 300 km/h, son aménagement intérieur est luxueux et spacieux, jusqu'aux toilettes qui sont un véritable concentré de technologie : siège chauffant, panneau de contrôle, etc …

Il y a un grand respect pour les voyageurs : ponctualité, confort et propreté. 

Les petits trains régionaux ont un côté désuet. Anciens mais très bien entretenus, Ils ressemblent à des jouets d’enfants. Nous montrerons la beauté et la diversité des régions. 

 

3- BENTOS

La diversité de la nourriture japonaise se reflète dans celle des « Ekibens », petits coffrets repas (bentos) vendus dans les gares. Chaque région, chaque gare a ses spécialités. On se presse pour acheter le meilleur bento que l’on savourera ensuite, quasi religieusement, dans le train, à l’heure du déjeuner ou du dîner, emplissant le wagon d’odeurs affriolantes !

 

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4-  PONCTUALITÉ

La complexité du réseau et le nombre élevé des rames obligent à une synchronisation basée sur une rigoureuse ponctualité. Entre Tokyo et Osaka, j’ai compté un train toutes les 5 minutes ! Impossible de ne pas respecter l’horaire. Aucune difficulté pour les correspondances.

 

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Aucune difficulté pour arriver à l'heure. On montrera les départs et arrivées « chronométrés », les chefs de gare, chefs d’orchestre zélés de ce formidable ballet ferroviaire et leur bible: l’indicateur des chemins de fer.

 

 

5-FORTE HOMOGENEITE DE LA POPULATION

Elle s'explique par son histoire, une agriculture collective, un Japon longtemps fermé au monde (jusqu'à l'ère Meiji) et une immigration très faible. ll y a très peu d'étrangers dans les trains, à part nous. Les visages sont japonais.

 

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En même temps, la natalité très faible est un danger pour l’avenir du pays. Comment remédier à ce problème sans compromettre l’unité du pays ? Pour aborder cette question, on pourra faire appel à des discussions dans les trains … Une famille dans un train, gros plan du bébé, du père, de la mère, puis discussion sur la natalité , réactions face à ce problème, mais toujours d’un point de vue sensible.

 

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6- RELIGION SHINTOÏSTE et BOUDDHISTE

La plupart des Japonais pratiquent plusieurs religions dans leur vie. Ils s'identifient au bouddhisme et au shintoïsme, sous la forme d'un syncrétisme ancien appelé shinbutsu shūgō, littéralement « syncrétisme shinto-bouddhiste. Une même personne peut aller prier au sanctuaire shinto au Nouvel An et avant son

 

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examen d'entrée à l'école pour implorer son  succès, puis participer à des funérailles dans un temple bouddhiste.  Les rites funéraires, d'origine bouddhiste et shintoïste, consistent en une crémation du corps, puis une mise en terre des cendres recueillies dans une urne dans la tombe familiale. Nous prendrons un train de montagne pour aller vers un sanctuaire isolé où l'on perçoit l’importance de la nature, des ancêtres, du bouddhisme … Nous assisterons au rite de la crémation. 

 

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7- les jeunes en quête d’identité : entre excentricité et sérieux

Excentrique ? Le mot paraît déplacé, voire incongru, à propos d'un Japon qui passe pour conformiste, formaliste, étouffant l'individu sous le poids d'un consensus. Le besoin d’affirmer son individualité se niche dans les plis de la société admise. A Shibuya ou dans les grandes gares, on rencontre des groupes de jeunes qui se démarquent par leurs vêtements ou leurs déguisements : cosplayers, gothic lolitas, kogals,  ganguros …

 

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Au Japon, la mode se crée à chaque minute et fait son show dans les grandes villes où tout est permis. Les jeunes Japonais y affluent, assoiffés d'idées originales et de nouveautés, pour se façonner un look hors du commun.

 

9 - La lutte contre les séismes

Les derniers tremblements de terre et tsunamis ont montré l’importance et la fragilité du Japon face à son milieu naturel. Cette lutte pour les Japonais est un combat de tout instant. Nous irons à Fukushima à la rencontre d’une dame qui a subi le tsunami de 2011  et perdu toute sa famille…Comment vit-elle cette situation ? Comment perçoit-elle la précarité du milieu naturel ? 

 

 

Ce film est une réflexion sensible sur le Japon actuel. Notre ambition est de vous faire  vivre et  ressentir La sensibilité, les croyances mais aussi les dures réalités du quotidien…

 

 

 

Toutes les photos de ce dossier ont été prises par Evelyne et Jose Ainouz  lors du repérage d’octobre 2015.

 

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À quoi servira la collecte ?

 

 

 

Elle servira à financer le tournage, le montage du film et sa post-production.  

 

Tous les déplacements de l'équipe, les repas et l'hébergement seront pris en charge par notre association, Les documentaristes Indépendants,  et le réalisateur.  Le réalisateur-opérateur et la preneuse de son feront ce film bénévolement. 

 

Il n'y aura pas de location de matériel, il appartient à l'association. 

 

Nous désirons que la collecte corresponde à des étapes tangibles de la réalisation du film et à l'organisation de la soirée happening à laquelle vous serez invités :

 

- Montage du film 

 

- Post-production

 

- Réalisation d'un DVD 

 

- Réalisation d'un DCP (projection en salle) 

 

- Impression du manga

 

- la Location de la salle pour la projection, la collation japonaise,  les musiciens...

 

 

 

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José Ainouz

Qui suis-je ? Je suis documentariste. J'ai enseigné pendant de nombreuses années l'histoire et le cinéma au Lycée Jean Monnet de Franconville en région parisienne. J’ai fait des études d’histoire et de sciences politiques à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales où j’ai passé un doctorat en relations internationales en 1981. J’ai effectué... Voir la suite

Derniers commentaires

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Votre projet est passionnant. J'espère vivement que, avec Kisskissbankbank ou plus tard autrement, vous parviendrez à le réaliser.
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Excelente idée de projet ! J'ai hâte de voir le documentaire !
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Je suis tombée par hasard sur votre projet. L'idée est prometteuse : un regard différent sur le Japon à travers la fenêtre du conducteur de train ? Ce point de vue me fascine. J'y adhère totalement. Amoureuse du Japon, corrigeant petit à petit toutes mes idées préconçues sur les Japonais, ce Japon vu du train me fascine. C'est à la fois le voyage, la découverte et les paysages,bref le Japon touristique mais aussi les tranches de vie, les petites gares, les trajets quotidiens des collégiens, des grands-mères, des actifs qui profitent du trajet pour dormir bercés par les annonces monocordes et répétitives. Le regard du mangaka qui a vécu en France est certainement une précieuse clé pour mieux tenter de comprendre les différences de culture, de comportement et le poids que la société japonaise toute entière fait peser sur les individus. J'ai hâte d'assister à la projection. D'ici là je vous souhaite le meilleur pour la réalisation, le montage et la finalisation du film. Sophie