"Je suis la mère de la mère de mon enfant", un conte délirant sur la quête identitaire mêlant à la fois théâtre, musique, danse et vidéo

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Présentation détaillée du projet

« Il existe plusieurs sortes de naissance. Il y a les prématurés, ceux qui veulent sortir très, très tôt. Qui sont prêts à affronter leur vie sans se poser de question.  Il y a ceux qui sont à l’heure, jamais en retard, jamais trop tôt.  Et puis, ceux qui restent. Qui restent. Je me demande parfois si je n’y suis pas encore. »

 

C'est l'histoire d'une jeune femme sans nom. Sa maison est une piscine vide. Et surtout, elle est enceinte.

Accompagnée de sa conscience, elle engage un amant pour devenir le père de son futur enfant. Créer une famille. Un papa, une maman et peut-être même un chien !

Mais est-ce que tout ça l’apaisera réellement ? Et puis au fond, en a-t-elle vraiment envie, de ce chemin tout tracé ? 

 

Je suis la mère de la mère de mon enfant, un conte délirant sur la quête identitaire.

 

TEXTE/MISE EN SCENE : Alizée Honoré

AVEC Eve Louisa Oppo, Florence Roux, Frédéric Clou, Jean-François Rossion

ASSISTANAT A LA MISE EN SCENE : Ophélie Honoré

AIDE A LA CHOREGRAPHIE : Léonore Guy

MUSIQUE ET CREATION SONORE : Manuel Sampaio

COSTUMES : Emma Toussaint

SCENOGRAPHIE : Laurence Chin et Clémence Walle

CREATION LUMIERE : Juan Borrego 

PRODUCTION : Nighthawks productions asbl

DIFFUSION : Blast productions 

Avec le soutien du Centre culturel les Riches-Claires et avec l'aide de L'Espace MAGH et du Théâtre Royal des Galeries.

 

Le spectacle sera créé à Bruxelles entre janvier et avril 2015 et représenté au Centre Culturel des Riches-Claires du 23 avril au 9 mai 2015.

 

 

Note d'intention de l'auteure

 

Je suis la mère de la mère de mon enfant est une création qui a démarré suite à de nombreux questionnements sur les choix de vie que nous n'arrivons pas à faire. J'ai réalisé qu'à tout instant, chacun de nous revoit sa place et cherche quel est son rôle. Mais pourquoi avons-nous besoin de ce rôle ? Comment celui-ci évolue-t-il ? Et comment pouvons-nous déconstruire ceux que la société nous impose ? 

 

Je suis la mère de la mère de mon enfant pousse le spectateur à percevoir la complexité des personnages. En effet, cette création met en avant l'expression de l'individu comme échappatoire à la normativité. 

Il devient de plus en plus difficile de se définir car tous les rôles peuvent être redéfinis. Mais vers quoi ? 

 

Je suis la mère de la mère de mon enfant parle aussi de l'identité au travers des générations. Car c'est un nous qui construit notre identité. Pour se comprendre, il est souvent nécessaire d'accepter ses origines. Tout le monde est capable de comprendre la complexité d'une relation parent-enfant, pour avoir été l'un ou les deux. Culpabilité, sentiments partagés, devoirs de l'un envers l'autre, proximité ou détachement. 

 

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© Alizée Honoré

 

Être parent, fonder une famille, mais quelle famille ? Servir de repère à cet enfant, lui parler, l'aimer, l'entourer...ce qui fera de cet être un citoyen. Mais au fond, qui sera-t-il ? Comment être un guide pour cet enfant ? Dans cette société qui exige de nous le meilleur, comment élever cet enfant qui devra ensuite prendre le meilleur de nous-mêmes, sans jamais laisser paraître ses défauts que nous n'aurions pas remarquer ? Une aberration qui incite l'être humain à être dans un contrôle permanent de soi.

 

Porter au théâtre ce texte dans le contexte actuel fait sens car il est à l'écoute des peurs qui se retrouvent autour de nous, en chacun de nous. Cette création est enfin la possibilité de questionner ces rôles qui nous sont imposés par la société. Les personnages réinventent les rôles, les redéfinissent pour se sentir libres. Car le besoin de tout un chacun n'est-il pas justement ce besoin de liberté ? Être libre d'être enfin soi-même !"

 

 

L'auteure

 

Alizée Honoré est diplômée de l’Institut des Arts de Diffusion depuis 2010. Son parcours l’amène à suivre plusieurs formations liées au cinéma et aux arts du spectacle. Après avoir rendu un mémoire sur « La théâtralité au cinéma », elle travaille aujourd'hui comme cinéaste et comme metteuse en scène. Ces dernières années, elle a participé à de nombreuses performances et workshop, mêlant également cinéma et théâtre (Open Space sur l’écriture aux Halles de Schaerbeek, BookSprint à Berlin, Atelier Tchekhov, ...). Alizée s'intéresse surtout à l’art pluridisciplinaire et cherche à questionner et créer la place de l’imaginaire du spectateur dans ses projets. En parallèle, elle est à l’origine d’un collectif associatif NIGHTHAWKS au sein duquel elle travaille activement en tant que réalisatrice depuis 3 ans.

 

 

Le Décor

 

La piscine. Celle-ci est plus suggérée que véritablement représentée. L’espace rectangulaire enfermant le personnage de la jeune femme, représente le fond de la piscine. Il est formé grâce aux néons. Cet éclairage ajoute une touche bleue à l’espace, très simple et abstrait en même temps.

Le troisième mur, celui du fond de scène, accueillera les projections vidéos, tantôt des motifs abstraits, tantôt des effets aquatiques reformant ainsi le véritable troisième mur.

 

A certains moments, une toile en avant-scène enfermera la jeune femme dans sa piscine, la coupant du public. Cela marquera également les scènes qui sont telles des tableaux dans la pièce.

 

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© (A)pollonia (extraite d'(A)pollonia de Warlikowski)

 

Différents accessoires aquatiques viennent s’ajouter à cet univers. Une échelle, un tuyau d’arrosage, une baignoire, une canne à pêche, etc. Les costumes sont également liés à cet univers. Un costume de Maître Nageur, un masque, un tuba, un maillot de couleur chair, rappelant le corps nu dans l’eau.

 

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© Kim Leleux

 

Ces quelques éléments participent à la compréhension du lieu sans pour autant être trop présents. Au contraire, ils s’éloignent volontairement de la stricte réalité afin de permettre au spectateur de reconstruire mentalement le lieu. C’est avec l’ajout de la lumière (notamment les néons) et la bande son (dont le volume augmente progressivement) que le spectateur peut reconstituer mentalement la piscine.

 

 

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Étape de recherche - © Laurence Chin

 

 

Projections vidéo

 

Je suis la mère de la mère de mon enfant est un projet également visuel. La projection est présente régulièrement. Elle fait partie du décor mais elle est aussi le spectacle des souvenirs et du temps qui passe. Ainsi la projection autorise un retour imagé du passé. Des souvenirs aux histoires que l’on nous racontait enfants.

 

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© Dina Goldstein

 

Tout le long du spectacle, la vidéo intervient également pour marquer les coupures de l’évolution de la jeune femme, comme un chapitrage des évènements. Ces étapes visuelles rapportent l’évolution de la grossesse qui a lieu en direct sur la scène. Il est donc plus intéressant de les concevoir non pas comme une réalité déjà présente dans l’histoire mais bien comme les chapitres d’un conte.

 

Présenter ces passages filmés permet au spectateur d’avoir un nouveau regard sur l’action qui est proposée sur scène. Cela amplifie l’instant vécu par le personnage et lui donne une importance qui aurait pu être négligée.

 

La vidéo amène donc une seconde vision. Elle est le soutien, l’amplification, l’imagerie et le passé de l’histoire. Notre quotidien est rempli de ces images et celles-ci nous traversent à tout instant, parfois sans prévenir. Elles participent à notre vision globale. Dès lors, il était évident de parcourir la mise en scène de ce projet au travers de la projection visuelle. Cela permet de cette façon de mettre plus en avant encore l’intériorité imagée de la jeune femme.

 

 

Musique et Création sonore

 

Le décor est lié au son. L’univers de la piscine nous permet d’explorer des sonorités très intéressantes. Sous l’eau, empli d’échos, des sons dispersés, des sons effacés…

 

En parallèle, le thème de l’enfance est présent. Le souvenir. Et quand on entend les souvenirs, ce sont des voix, des chansons, une comptine que nous chantait l’un de nos parents.

 

À quoi servira la collecte ?

Cette programmation au Centre Culturel Les Riches Claires est une formidable occasion  pour notre jeune équipe. Malgré leur accueil chaleureux, nous ne bénéficions d'aucun soutien soutien financier et travaillons sur fonds propres. Nous espérons pousser davantage la qualité du spectacle grâce à cette collecte Kiss Kiss Bank Bank afin de mettre toutes les chances de notre côté pour être programmés lors de saisons culturelles futures. 

 

C'est pourquoi, nous avons besoin de votre pour compléter les postes budgétaires suivants:

 

Le décor, costumes et accessoires: 1250 euros

Les vidéos  du spectacle : 500 euros

Musique : 250 euro

Frais kiss kiss bank bank : 160euros

 

Ce spectacle, c'est l'aventure de notre équipe de jeunes professionnels, qui a le désir de partager avec vous une écriture qui la touche.  Si nous dépassons notre objectif, nous investirons dans la rémunération de l'équipe technique et de l'équipe de diffusion qui ont accepté de nous accompagner gratuitement pour ce premier lancement.

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Nighthawks

NIGHTHAWKS est une asbl qui travaille l'image (vidéo, photo, animation...) en collaboration avec d'autres formes artistiques, passant par le théâtre, la danse ou encore la musique.

Derniers commentaires

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Un trsè grand merci, grâce à votre confiance, nous avons atteint l'objectif de la collecte. Au plaisir de vous voir au centre culturel les Riches-Claires. L'avant-première aura lieu le 22 avril à 19h. Le spectacle se joue du 23 avril au 9 mai.
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Merci jean-Pierre, Roxane, Eric, Nicole! On se voit aux Riches-Claires!
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très impatient de découvrir la création d'Alizée à un moment où il est difficile de se lancer. Heureux de soutenir le projet.