Cube blanc, compagnie non subventionnée, défendra sa création en Avignon et grâce aux dons pourra bâtir une structure théâtrale durable.

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The project

 

 

Avant toute chose je tiens à dire que ceci est une création, nous ne pouvons donc fournir pour le moment aucun visuel du spectacle à notre grand regret. Mais patience...

 

Bonne nouvelle! Nous faisons parti des 5 compagnies sélectionnées par le CNT (centre national du théâtre) pour l'accompagnement juridique sur la période du Festival d'Avignon 2013. 

 

Ne relachons pas nos efforts il s'agit d'une aide juridique et non financière. 

 

 

Résumé

 

Deux comédiens vont présenter au public une répétition de leur pièce de théâtre sur le Festival d’Avignon, mais très vite, emportés par leur énergie, ces deux passionnés vont se laisser embarquer dans des digressions sur les grands bouleversements qui ont fait naître le théâtre moderne. D’André Antoine à Jean Vilar, De l’Utopie au Festival d’Avignon, c’est un vrai soulèvement des planches qui s’est opéré dès la fin du XIXème siècle et nos deux protagonistes ne pourront s’empêcher de faire revivre le passé.

 

 

Genèse

 

J’ai commencé à écrire « Jean ! » en février 2012, dans l’idée de présenter ce travail au Festival d’Avignon. Je voulais raconter en Avignon cette aventure passionnante entreprise par Jean Vilar.

 

En faisant mes recherches, je me suis rendu compte que cette année 2012 serait consacrée au centenaire de la naissance de Jean Vilar et que des dizaines de manifestations seraient organisées en son honneur. Mon travail n’étant pas terminé, ce fut difficile de trouver une place, mais j’ai finalement pu présenter la dernière semaine du Festival, une partie de trente minutes à La maison de la parole dont Odille Gaillanne, la directrice, nous a généreusement prêté la salle. Je remercie aussi le comédien Michaël Gonnet de m’avoir accompagné dans cette présentation.

 

En rentrant, je me suis replongé dans l’Histoire du Festival et par engouement, dans l’histoire de Vilar puis de Gémier, puis de Jouvet, puis de Copeau…jusqu’à André Antoine. Le schéma apparaissait, une révolution et une utopie surgissaient, des hommes de théâtre se battaient pour donner au théâtre ce souffle nouveau et Vilar en serait le dernier interprète avec son monument.

 

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Développement

 

L’histoire du théâtre est passionnante, comme toutes les histoires, et il ne s’agit pas dans cette œuvre, d’établir une chronologie de sa pratique, mais de connaître mieux nos ascendants directs. La manière dont nous abordons l’art dramatique aujourd’hui résulte clairement d’un changement radical dès le début du XXème siècle.

 

Il est très difficile de résumer ces bouleversements et ces idéologies, il faut faire des choix et il ne s’agit pas d’assommer le public ou de faire une leçon, mais en étudiant cette époque, c’était indéniablement une révolution qui se façonnait. Nous passions d’un Art dramatique pictural, déclamé, figé, sans plus aucune intention de création, évoluant toujours dans les mêmes sphères artistiques et sociales, à un art dramatique réaliste, des scénographies réinventées, un répertoire sans cesse renouvelé, un jeu désinhibé et un public plus large.

 

Le public est le sujet le plus considérable de la politique théâtrale de cette époque. Le théâtre devient une étude directe des comportements de l’homme en société. S’intéresser à l’homme, c’est s’intéresser au monde. Le théâtre nous permet d’en apprendre beaucoup sur nos attitudes, nos comportements. C’est à chaque fois une leçon ou une prise de conscience et c’est un facteur primordial dans l’apprentissage du mieux vivre pour soi et ensemble. Ainsi s’il veut avoir ce rôle d’enseignant, il doit aller ailleurs et notamment à la rencontre du public. Le divertissement est primordial dans le théâtre et on ne doit surtout pas le négliger, mais c’est lorsqu’il devient pensé et construit qu’il prend ses lettres de noblesse. C’est lorsqu’un art offre toute sa grandeur qu’il suscite des inspirations et des vocations. Il fait naître une autre génération qui n’oubliera pas de nous rappeler qui nous sommes et notre place dans le monde avec les autres.

 

Ainsi c’est pour le public et avec le public que le théâtre existe. Nous faisons du théâtre parce que nous jouons sur une scène, dans un lieu précis et que nous sommes regardés. Les planches doivent se soulever et taper à la porte de chaque citoyen, qu’il soit riche ou pauvre. Fini l’auto-complaisance, maintenant le théâtre offre ce qu’il a de mieux et de plus significatif et c’est à tout le monde qu’il revient. Il n’est plus cet art poussiéreux qui ne satisfaisait qu’une élite.

 

Voilà l’idée qui animait ces hommes et ces femmes de théâtre et telle sera la direction que prendra l’Art dramatique, survivant de toutes les guerres.

 

Ce fut un travail passionnant, sous lequel je fus apprenti et je continue d’évoluer grâce à lui.

 

 

Construction dramaturgique et intentions scèniques

 

« Jean ! Ou Le soulèvement des planches » est la quatrième pièce de la compagnie et avec elle je voulais raconter cette histoire passionnante de la révolution théâtrale du XXème siècle et du Festival d’Avignon, mais sans assommer le public avec une sorte de cours magistral. Il fallait donc créer des images et du mouvement.

 

Tout se passe de nos jours, mais ces deux comédiens enflammés par l’histoire du théâtre, venant pour présenter une répétition de leur pièce à un public, vont partir dans des digressions qui leur feront faire des va-et-vient entre aujourd’hui et hier, jusqu’à faire revivre les personnages et l’époque. La pièce est traversée par des archives sonores et visuelles recadrant, dans l’emportement des comédiens, cette période théâtrale avec son contexte historique, ce qui permettra aux deux personnages d’être en immersion directe avec ce qu’ils racontent. Nous entendrons des déclarations de guerres, l’annonce de la construction de la tour Eiffel, du Jazz…

 

Ils se prendront pour Antoine, Copeau ou Vilar, et se mettront eux aussi à rêver. À rêver peut-être d’une autre révolution.

 

Le dialogue est accompagné de touches burlesques. Il est primordial, dans ce cas-là, d’apporter de la légèreté à travers le dialogue. Voilà pourquoi ils ne se prendront jamais au sérieux, et qu’ils garderont tout au long de la pièce ce côté intelligible et entier.

 

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Fragments

 

« Tant qu’il y a de la vie, il y a du théâtre ! »

 

1 : Oui, il faut savoir que les réflexions sur le théâtre, nous ont toujours animées.

2 : Exactement. On s’est toujours retrouvé face à des problématiques, qui persistent depuis des années, d’ailleurs. À savoir, en priorité hein, je pense que tu seras d’accord avec moi là-dessus, comment rendre notre projet théâtral, le plus rentable possible, le plus accessible, le plus pensé etc… et ça bon… ça ne date pas d’hier. Nous essayons d’y réfléchir de manière la plus méticuleuse et la plus professionnelle qu’il soit. Se lancer dans un projet théâtral aujourd’hui n’est pas chose facile, très loin de là et il est préférable pour nous comédiens, d’envisager le moins de risques possible.

1 : D’ailleurs, excuse-moi…

2 : Je t’en prie.

1 : Je pense que c’est bien de s’arrêter là-dessus un instant quand même, parce que tu évoques des points importants et on ne peut pas se contenter de survoler ce sujet. Le théâtre tel qu’il est aujourd’hui, a une histoire mouvementée et passionnante, et nous sommes issus des actions entreprises fin XIXème, par des hommes et des femmes de théâtre remarquables.

2 : On a dit qu’on ne les embêterait pas avec ça.

1 : Non, non, mais pas longtemps. Par exemple dans un premier temps, je reviendrai plus tard sur le côté financier, un des problèmes à l’époque, était de savoir comment rénover le théâtre dans son ensemble. Comment le dépêtrer du microcosme Parisien et de la bourgeoisie, pour s’ouvrir à toute la France, et rendre le théâtre accessible à tous.

2 : La scène théâtrale devait se renouveler aussi. Quand on dit « scène » on parle du traitement artistique. De la formation des comédiens, de la scénographie, de l’agencement des théâtres, enfin tout ce qui résistait à une idée du théâtre qui n’avait plus lieux d’être. Il ne s’agissait plus de laisser le théâtre dans un état d’auto satisfaction, mais de le repenser intégralement.

 

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Études

 

Pour l’écriture de « Jean ! Ou le soulèvement des planches » je me suis documenté à la BNF Richelieu, l’INA, ainsi qu'à la Maison Jean Vilar. Voici la liste des œuvres qui m’ont nourri :

 

-       André Antoine : Mes souvenirs

-       André Antoine : Le théâtre

-       André Antoine : Le théâtre libre

-       Francis Pruner : Les luttes d’Antoine

-       Denis Gontard : La décentralisation théâtrale 1895-1952

-       Jacques Copeau : Les registres du vieux colombier

-       Jacques Copeau : Appels

-       Jacques Copeau : Anthologie inachevée à l’usage des jeunes générations

-       Clément Borgal : Jacques Copeau

-       Paul-Louis Mignon : Jacques Copeau

-       Adolphe Simon : Gaston Baty

-      Richard C.Beacham, Marco de Michelis, Martin Dreier, Gernot Giertz, Jacques Gubler, Jörg Zutter: Adolphe Appia ou le renouveau de l’esthétique théâtrale

-       Charles Dullin : Ce sont les dieux qu’il nous faut

-       Monique Surel-Tupin : Charles Dullin

-       Nathalie Coutelet : Firmin Gémier- Le démocrate du théâtre

-       Catherine Faivre-Zellner : Firmin Gémier- Héraut du théâtre populaire

-       Denis Rolland : Louis Jouvet

-       Jacqueline Jomaron : Pitoëff metteur en scène

-       Paul Puaux : Avignon en Festival

-       Emmanuelle Loyer, Antoine de Baecque : Histoire du Festival d’Avignon

-       Jean Vilar : Mémento

-       Jean Vilar : Le théâtre service public

-       Jean Vilar : De la tradition théâtrale

-       Alfred Simon : Jean Vilar

-       Robert Abirached : Le théâtre du XXème siècle

 

Avec aussi les archives vidéo, audio, radio de l’INA, et les documents de presse et photographiques de la maison Jean Vilar.

     

Biographies

 

 

Paolo Handel Auteur,  metteur en scène, comédien

 

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Paolo commence le théâtre en 2006 au Cours Florent. Il y sera formé jusqu’en 2009 par Melissa Broutin, Xavier Florent et Benoît Guibert. Il enchaîne les rôles au théâtre en interprétant Le Gitan, dans Femme à facette, de Anne-Hélène Guttière Requene, Mis en scène par Anne-Hèlène Guttière Requenne (2009), Oreste dans La petite Electre de Edward Bond, mis en scène par Nina Negri (2009), B dans Fragement de théâtre 2 de Beckett, mis en scène par Vincent Patouillet (2009), Louka dans l’ours de Tchekhov, mis en scène par Chazli Kaïk (2009), Peter dans Selection une de ses créations, mise en scène par Amélie Rousseaux (2010), Kyle dans Because the night une de ses créations, mise en scène par Pierre-Etienne Royer (2012), Khirine, Nikita et Tolkatchev dans le jubilé, le chant du cygne et le tragédien malgré lui de Tchekhov (2012), mis en scène par Vincent Patouillet, plusieurs personnages dans Jean ! une de ses créations (2012), Lanoix de Veau dans Chat en poche de Feydeau (2012), mise en scène par Pauline Delamare. Il met en scène une de ses créations Histoire sans histoire (2010), ainsi que George Dandin de Molière (2010).

L’année 2011 sera consacrée au 7ème art, il tournera dans une vingtaine de courts-métrages.

Autodidacte de vocation, Il a écrit quatre pièces de théâtre, toutes jouées, et se découvre ainsi une complémentarité dans la pratique de son métier de comédien. Il s’investit aussi dans la photo pour son plaisir ainsi que dans la musique (trompette, guitare, batterie). En 2010, il crée sa compagnie Cube blanc à travers laquelle il s’offre une indépendance artistique et la possibilité de collaborer avec d’autres compagnies, d’autres créateurs.

Début 2013, il joue avec Aymeric Pol Outrage au public de Peter Handke, mis en scène par Agnès Braunschweig.

 

 

Aymeric Pol Metteur en scène, comédien

 

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Aymeric commence le Théâtre en intégrant la troupe du Théâtre des Loges avec laquelle il joue La Savetière prodigieuse de Garcia-Lorca, Andromaque de Racine et Les Fourberies de Scapin de Molière, sous la direction de Michel Mourtérot. Il se forme parallèlement aux cours Florent (Xavier Florent et Laurent Montel) où il est nominé, à l’issue de sa dernière année de formation, au prix Olga Horstig. En quête de rencontres et de pratiques artistiques variées, il travaille par la suite avec plusieurs compagnies en France et à l’étranger, alternant des représentations sur les places de villages, comme dans de plus grand Festivals.

Les metteurs en scène Philippe Adrien et Jean Yves Lazennec le poussent à développer sa propre identité artistique en allant se confronter à des auteurs contemporains tels que Henry Bauchau et Martin Crimp.

En 2009, il fonde alors avec le comédien Erwan Fouquet la Compagnie Buena Serra qui produit l’année de sa création Le Disciple d’Avron, et co-produit avec la Cie du Poison-Lune On ne sait pas adaptation théâtrale du roman l’Enfant Bleu de Henry Bauchau. Aymeric y interprète Orion un jeune psychotique. Deux spectacles toujours en tournées. Début 2012, il met en scène et joue dans la pièce pour adolescents La Constellation du Chien de Pascal Chevarie.

Ses dernières années, Aymeric a notamment travaillé avec la Compagnie Michel Béatrix à Lyon pour laquelle il a joué Jacques Hury dans L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel, Dom Juan dans Dom Juan de Molière, et Claire dans Les Bonnes de Jean Genet.

Il intervient régulièrement en milieu scolaire sous forme de spectacles (Le Buveur de Livres -Barroco Théâtre), de lectures (Institut Français de Oujda au Maroc), ou bien d’animations de stages.

Début 2013, il joue avec Paolo Handel dans Outrage au Public de Peter Handke, mis en scène par Agnès Braunschweig.

 

 

Pour nous contacter et nous poser plein de questions:

cubeblanccompagnie@gmail.com

06 88 70 53 05

Why fund it?

 

AVEC VOUS, NOUS POUVONS SOULEVER LES PLANCHES…

 

Présenter notre dernière création « Jean ! Ou le soulèvement des planches » au Festival OFF d’Avignon 2013 est notre objectif prioritaire.

 

Mais…

Une compagnie théâtrale est une entreprise et pour faire fonctionner une entreprise il faut des fonds.

 

Aujourd'hui nous sommes dans un système politique et culturel qui laisse très peu d'opportunités aux petites compagnies sans ressources. Faire une demande de subvention auprès de l'Etat demande très souvent de remplir les caractéristiques d'une entreprise en plein fonctionnement. Comment pourrions nous être une structure génératrice d'emploi si nous n'avons pas un sou? Il n'y a que les fonds personnels. Nous n'en avons pas assez.

 

Pour présenter un travail de qualité il faut des artistes, des designers, des diffuseurs, des administrateurs... et nous voulons déclencher dès à présent la dynamique d'une entreprise viable et pérenne. 

 

Nous faisons la promesse qu'avec ce fond de départ, nous ferons notre maximum pour devenir une compagnie dont le seul et unique but sera de rendre en tant que service, ce qui revient au public c'est à dire toutes les lois naturelles qui constituent cet Art. 

 

Grâce à vos dons, nous pourrons soulever les planches!

 

 

 

 

À QUOI SERVIRONT VOS FONDS ?

 

- Salaires (avec charges) Artistes interprètes, Auteur, Designer, chargée de communication, administrateur : 9000 euros.

- locations salles de répétitions : 500 euros.

- éléments de communication ( flyers, dossiers de presse, affiches, site web) : 500 euros.

- éléments scèniques (Dècor, accéssoires, costumes) : 100 euros.

- Parution dans le catalogue du off : 300 euros.

- hébergement : 1600 euros.

 

Total : 12 000 euros

 

 

Un Gigantesque merci à tout ceux qui croient en ce projet.

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Cube blanc

Si nous avons choisi le théâtre, ce n’est pas uniquement par conviction artistique ou personnelle, mais aussi par engagement envers notre génération, notre temps. La compagnie Cube blanc crée et met en scène depuis trois ans des textes inédits, dans lesquels nous abordons les sujets qui nous intéressent et nous touchent. La motivation de notre... See more

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Un grand merci à Dominique, Marlène, Suzanne et Michèle.
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Nous tenons à remercier les personnes suivantes pour leur dons: Denise. Manu. Françoise. Juliette. Gabrielle. Joseph. Jean-Claude. Jules. François. Fadilah et les Mariannes de la diversité.
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Beau projet ! Bonne création à vous !