Aidez-nous à illustrer certaines des conséquences sociales des acquisitions de terres, et permettez à des étudiants d'être sensibilisés !

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The project

                                                   Contextualisation du projet :

 

 

La problématique des acquisitions foncières de grande échelle est de plus en plus présente dans le monde. Majoritairement l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine voient leurs terres fortement convoitées, et rachetées par des investisseurs. Ils peuvent être étrangers ou nationaux. Les motivations de ces appropriations par les investisseurs sont alors variées, allant de la quête de la sécurité alimentaire d’un pays en manque de terre, à la production d’agro-carburants en réponse à l’épuisement des ressources en pétrole, en passant par l’exploitation des ressources en matières premières d’un autre pays.

 

La croissance fulgurante de ce phénomène nous a alors questionnées, car de nombreuses critiques en sont faites, mais malgré tout, il continue largement à se propager dans le monde. Les investisseurs sont pourtant accusés de déloger des populations locales, les privant alors de leur terre et mettant en péril leur sécurité alimentaire, menaçant également des systèmes de production traditionnels et familiaux et les écosystèmes. Mais quels sont réellement leurs arguments ? Compte-tenu de l'occurence de ces problématiques en Indonésie, nous avons décidé de nous intéresser à l'île de Bornéo, où la déforestation est un problème croissant :

 

 

Borneo

 

 

 

 

 

 

Comment les investisseurs parviennent-ils officiellement à convaincre les politiques que leur installation sera favorable au développement du pays ? L’implantation des firmes est-elle si néfaste pour les populations qu’on le pense ? Autant de questions que nous nous posons et auxquelles nous nous sommes lancé le défi de répondre en allant sur le terrain, en vidéo !

 

 

Aujourd’hui, l’île de Bornéo attire la convoitise de ces investisseurs par sa richesse en charbon (elle en produit aujourd’hui 270 Mt[3], et l’Indonésie se trouve dans le top 5 des pays producteurs depuis 2010[4]). Dans un premier temps, une déforestation massive permet d’obtenir des revenus par la commercialisation du bois. Sous ces forêts, se trouve alors une nouvelle source de revenus : le charbon, exploité par l’implantation de mines. Mais le passage à une exploitation industrialisée du charbon a de nombreuses répercussions sociales, économiques et environnementales.[5]

 

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Notre projet “Jouons avec la terre ?”

 

Quoi ?

 

Idée : Les changements techniques, sociaux et culturels dus au développement des exploitations agricoles et minières de grande échelle : la parole aux investisseurs fonciers et aux populations locales de Bornéo.”

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Nous souhaitons réaliser un moyen métrage (30-40 minutes) sur les impacts socio-culturels de l’implantation de telles compagnies dans les campagnes indonésiennes. L’idée est de confronter les regards des différents acteurs impliqués dans ce phénomène de grande échelle. Nous allons tenter de rencontrer les gérants de ces compagnies, comprendre leurs motivations et mettre en évidence les apports socio-économiques engendrés par l’installation de leurs entreprises. Par ailleurs, nous avons décidé de vivre auprès des populations locales, afin de comprendre leurs attentes et leurs impressions sur les changements qu’elles subissent ou observent autour de l’utilisation des terres qui les entourent. Notre documentaire prendra donc une dimension anthropologique où nous aimerions découvrir et faire connaître à la fois les éventuels avantages ou intérêts que les populations locales attribuent à ces grandes acquisitions foncières et les contraintes et mécontentements qu’elles impliquent.

Notre souhait est d’aboutir à une vision plurielle de la situation telle qu’elle est vécue et interprétée par différentes catégories d’acteurs, des investisseurs aux populations locales. Un support média tel que la vidéo apporte selon nous une dimension de proximité, qui permet de combiner, croiser, différents points de vue de manière équitable (temps de parole après montage strictement calculés pour chaque acteur), nécessaire pour traiter ce sujet. En effet, nous voulons mettre un point d’honneur sur le fait que nous laisserons la parole à tous les acteurs. Soucieuses de partager ce que nous allons découvrir, d’analyser avec une certaine objectivité, mais aussi de faire de notre documentaire un outil pédagogique, nous allons co-construire, à notre retour un jeu de rôles mettant en évidence des schémas que nous avons rencontrés sur le terrain : quels arguments un investisseur va avancer à un paysan pour lui racheter ses terres, quelles réticences du paysan, etc. Le but est que notre documentaire et le jeu deviennent un outil pédagogique complet, interactif, et adapté aux étudiants travaillant sur les thématiques agricoles et forestières. »

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[1] http://www.courrierinternational.com/article/2010/03/04/borneo-defiguree-par-les-mines-a-ciel-ouvert

[2] http://planete-a-vendre.arte.tv/

[3] http://www.wk-transport-logistique.fr/outils/upload/note-de-synthese-isemar-150.pdf

[4] http://www.fondssouverains.com/article-classement-des-pays-producteurs-de-charbon-105234549.html

[5] http://www.paperblog.fr/2317468/les-penan-de-borneo-ils-luttent-contre-la-deforestation

 

 

 

                -des morceaux de charbon provenant de mines indonésiennes, à Bornéo-

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Succèderont à ces interviews des enquêtes sur le terrain visant à valider/réfuter les premiers arguments avancés au cours des entretiens. Nous rencontrerons alors des paysans, des politiques locaux, des salariés d'entreprises implantées dont nous recueillerons les témoignages. Nous souhaitons vraiment rendre compte de la manière dont ils vivent les changements qui ont été engendrés par les investisseurs sur leurs territoires. Nous ne souhaitons pas nous focaliser sur des données chiffrées (promesses de salaires, taux de chômage, etc.), mais plutôt nous pencher sur les perceptions et modes de vie des acteurs, en identifiant bien avec eux les changements vécus qui seraient directement liés à ces Grandes acquisitions foncières et à l'industrialisation de la fabrication de charbon de bois. Par exemple : renoncer à l’agriculture familiale peut paraître une bonne évolution aux yeux des investisseurs au regard d’avantages sociaux, mais les paysans se retrouvent-ils dans cette nouvelle conception du développement qui ne passerait plus par un appui à la production agricole directe mais par l'emploi industriel en milieu rural ?

 

Quand ?

 

Notre projet se déroule de juin 2012 à mars 2014.

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Le travail de terrain de notre projet se déroulera entre Juin et Aout 2013. L’aventure débutera à Paris Charles de Gaule, le 11 Juin où nous nous envolerons d’abord pour Jakarta, capitale indonésienne. C’est ici que nous rencontrerons Icu, 20 ans, qui sera notre interprète tout au long de cette aventure. Cette escale sera également l’occasion de rencontrer les contacts que nous avons sur place.

L’aventure ne commencera réellement qu’à partir du 17 juin 2013 où nous rejoindrons l’île de Bornéo en avion accompagnée d’Icu. Ces deux mois qui nous attendent s’annoncent riches en découvertes et en rencontres !

 

Nous consacrerons les premières semaines à prendre nos marques sur ce terrain qui nous est inconnu, prendre contacts avec les différents acteurs locaux : investisseurs, gérants des entreprises, agriculteurs, employés des entreprises, responsables municipaux locaux, habitants… Ces premières semaines nous permettront de mieux appréhender les enjeux qui pèsent au sein de ces communautés.

 

Ensuite, place au tournage ! Caméra en main, nous allons interviewer et recueillir les témoignages des investisseurs fonciers et des populations locales sur le développement de ces entreprises de grande échelle.

 

Le travail de terrain accompli, nous quitterons l’Indonésie le 22 août pour rejoindre la France. Un long travail de tri, de montage et de conception du jeu de Rôles nous attend alors, et nous pensons mettre le jeu en place en mars 2014.

 

Où ?

 

En Indonésie, nous serons surtout basées sur l’île de Bornéo, dans la partie indonésienne. Nous serons ensuite assez mobiles, sachant que nous irons interviewer les investisseurs qui accepteront de nous recevoir. Nos contacts actuels nous orientent plutôt vers la ville de Samarinda, aux alentours de Balikpapan. A notre retour, nous serons basées à Montpellier puisque nous retournerons en cours à SupAgro. C’est donc là que nous monterons le film et construirons le Jeu de Rôles avec Mme Pascale Moity-Maizi, anthropologue à l’Institut des Régions Chaudes à Montpellier avec qui nous travaillons.

 

Nous diffuserons le film à Montpellier et sommes en train de prendre contact avec les écoles nationales d'agronomie de Rennes, Paris et Toulouse pour l'y diffuser.

 

Pour qui ? :

 

Hors de Supagro, nous présenterons notre travail aux cinémas Utopia ainsi qu'à l’espace jeunes de Montpellier, dans le but de partager notre expérience avec des gens de tous horizons. Cette démarche sera également mise en place dans les cercles de conférences Culture-sciences à SupAgro (destinés au grand public), et lors de conférences aux Ecoles Nationales Supérieures Agronomique de Toulouse, de Paris, et de Rennes.

 

Why fund it?

 Etant étudiantes, nos ressources financières pour ce projet sont limitées !

 

Le voyage en lui-même représente déjà un montant d'environ 9 000 euros (billets, transport sur place, logement, interprète, etc.)

 

A notre retour, vont également élever le montant des dépenses :

- un stage avec un professionnel pour le montage du film,

- l'édition de DVD,

- l'impression de guides pour le jeu de Rôles 

- les déplacements pour les conférences dans les différentes écoles nationales supérieures d'agronomie en France (Rennes, Toulouse, Paris)

 

Pour plus de détails, voici notre budget prévisionnel !

 

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duchampalecran

Qui sommes-nous ? Nous sommes deux étudiantes âgées de 23 ans et nous venons d'achever notre 2eme année de préparation au diplôme d'ingénieur agronome de Montpellier SupAgro. Ninon (trésorière de l'association) a grandi dans la ville de Dijon, et Margot (présidente) dans les Hautes-Alpes, dans le petit village de Guillestre. Notre entourage... See more

Newest comments

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Bon courage pour votre projet !
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Allez les filles, « action »
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Votre démarche est très intéressante, on vous soutient et on attend votre retour avec impatience. Bon courage !