Le journal intime de quartier est un journal qui donne la voix aux femmes d’un quartier multiculturel de Bruxelles.

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Présentation détaillée du projet

Notre blog !

LesoirLe projet a reçu le prix du Soir dans le cadre d'Europe Refresh

 

Le Journal intime de quartier propose de donner la parole aux femmes à travers des articles rédigés par elles lors d’ateliers communs et créatifs sur des sujets de leur choix.  Les activités seront proposées dans un secteur à forte mixité culturelle et sociale, compris dans les communes Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Bruxelles. Ce projet débutera avec diverses habitantes en collaboration avec la Maison des Femmes de Schaerbeek et parallèlement avec des prostituées en collaboration avec l’ASBL Entre 2.

 

L’initiative est lancée par deux jeunes femmes, une urbaniste et une artiste. Leurs pratiques se rencontrent autour de préoccupations communes : la question de la femme et son rapport à l’espace public/privé, la réalité multiculturelle de Bruxelles, la recherche d’une participation active du public/des habitants et l’ancrage des projets au niveau local dans un souci de proximité. L’idée d’un journal de quartier est née comme moyen de travailler ces questions.

 

Elles proposeront des ateliers d’image, de collage, d’écriture pour déclencher et soutenir la parole des participantes. Un focus particulier sera porté sur le travail du langage et de l’expression. Les ateliers ont pour enjeux de favoriser l’échange et la confrontation de points de vue. Cette mixité se retrouvera dans la publication finale, notamment à travers une diversité de langues : les langues nationales, français et néerlandais, mais encore des langues étrangères comme l’espagnole, le bulgare, l’arabe, etc.

 

Chaque numéro marquant une étape, le journal s’inscrira dans un processus de réflexion et de réalisation ouvert et sans cesse évolutif, en entière possession des femmes qui le concevront. Chaque journal intime de quartier marquera ainsi une étape dans le cadre d’une réflexion commune sur le long terme. Afin de garantir cette ouverture idéologique et stylistique une charte sera mise en place. Elle laisse la place à tous types de positionnements, garantit le mouvement des idées et prévient les articles blessants/gratuits.

 

La première collaboration associative aura lieu avec l’ASBL Entre 2, qui apporte conseil, soutien et accompagnement aux personnes prostituées. La philosophie de l’association rencontre celle du journal dans sa manière de travailler sans ligne idéologique ou politique prédéfinie, agissant au cas par cas, en laissant coexister des vérités et en évitant une dynamique de victimisation. De plus cette association est déjà engagée dans la rencontre entre l’art et le social.

 

Les ateliers ouverts commenceront parallèlement en collaboration avec la Maison des Femmes de Schaerbeek. Ce lieu vivant de rencontre entre naturellement en résonance avec le projet. Il fait se rencontrer dans un espace des femmes de tous horizons sociaux et culturels mais ayant comme point commun d’habiter dans un même territoire. Cette collaboration permettra d’une part de toucher des femmes suivant déjà un cours dans le lieu, mais aussi de s’inscrire dans un lieu reconnu de confiance pour les femmes du quartier. De plus, la présence du journal permettra d’aller dans le sens des objectifs poursuivis par la Maison des Femmes en approfondissant les liens entre les différentes usagères et activités.      

 

   

 

LA CRÉATION DU JOURNAL

 

Le journal se construira au fil de plusieurs étapes. La durée totale de création d’un journal sera environ de 3 mois. Notre rôle en tant que porteur sera vraiment celui l’accompagnateur, nous ne participerons pas directement à la création du contenu ou à la mise en forme du journal.

 

1 Les ateliers : Moteurs pour la création des articles. Ils seront organisés en partenariat avec des associations locales ou ouverts aux habitants du quartier. Ces ateliers inviteront à s’exprimer avec des médiums très divers : photographie, collage, écriture fictionnelle, ballade retranscrite, etc.

 

2 L’assemblage du journal : le choix des articles et la mise en page seront assurés par le comité de rédaction, renouvelé pour chaque numéro.

 

3 La grande lecture : Lecture du journal avant sa parution. Lors de cet évènement tous les participantes des différents ateliers se rencontrent. Ce sera aussi l’occasion de débats, discussions, définition du prochain numéro…

 

4 La parution : Inaugurée par un goûter festif

 

 

Le journal est un vecteur d’échange autant dans le contenu diffusé que lors du processus de conception. Les ateliers sont essentiels à la confection du journal : ils doivent permettre aux participants de créer les articles. Les apports de notre part seront à la fois théoriques (références) et pratiques. Le contenu du journal sera toujours porté par un fil conducteur thématique en réponse à des observations communes.

Nous prévoyons 2 types d’ateliers : ceux organisés en collaboration avec des associations locales (avec leur public) et les ateliers ouverts à tous les habitants du périmètre.

 

Pour mener à bien les différentes étapes la communication sera essentielle est justifie une part du budget demandé.

 

 

DES RUBRIQUES CLASSIQUES, DES PROCÉDÉS EXPÉRIMENTAUX

 

Les rubriques seront celles présentes dans les journaux classiques : actualités, articles documentaires, histoires/fiction, astuces recettes, bons plans, jeux… Au travers de cela nous utiliserons différentes formes plus ou moins expérimentales pour guider les élans des participants. Le texte et l’image seront bien sûr deux éléments avec lesquels nous voulons jouer. Le graphisme et l’assemblage des articles seront aussi repensés/réinventés à chaque numéro avec le comité de rédaction, afin de permettre l’expérimentation.

Notre formation et nos pratiques artistiques alimenteront la recherche de proposions d’ateliers d’expression variés et alternatifs.

 

 

LES PARTICIPANTES-JOURNALISTES

 

L’ensemble de la population locale avec un accent mis sur la population féminine est invité à participer. Cela nous permet d’aborder certaines questions au plus profond, sans ajouter la gêne que la mixité peut parfois provoquer, et de garantir un milieu où les femmes se sentent libres/à l’aise d’aborder ces problématiques. Il ne s’agit pas de favoriser un climat féministe extrême ou d’exclure la participation d’un public masculin.

 

   

     

 

 LE QUARTIER

 

Suivant la logique interne du projet, qui consiste à utiliser le journal comme vecteur d’échanges multiples au niveau local, il nous a semblé important de définir un périmètre de départ. Il s’inscrit dans les communes de : Schaerbeek, St-Josse-Ten-Noode et Bruxelles.

 

   

 

La grande partie du périmètre que nous avons choisi constitue un espace particulièrement sensible avec une. Il comprend une diversité culturelle et socio-professionelle très large. Les revenus sont plutôt bas, le chômage élevé, surtout chez les jeunes. Le nombre de familles mono-parentales est élevé. Les femmes sont touchées de plein fouet par ces différentes caractéristiques : la solitude, les questions liées à l’éducation, la barrière de la langue… On peut encore noter la forte concentration d’une population féminine travaillant dans la prostitution.

 

Au Sud-Ouest, le quartier Beguinage-Dixmude (et Martyr) a des caractéristiques très différentes. C’est un quartier beaucoup moins dense avec une population plus aisée et moins familiale. Nous avons décidé de l’inclure dans le périmètre pour plusieurs raisons. Tout d’abord son inclusion permet de faire la liaison avec le centre de Bruxelles. Par ailleurs plusieurs projets urbains tentent de ramener une population moyenne dans les quartiers populaires du “croissant pauvre” de Bruxelles.

 

 

LA CHARTE

 

Notre rôle dans la construction du journal est celui de guide pour donner de l’élan et soutenir le processus. Improvisation, écoute, forme en évolution. C’est l’idée d’un management participatif toujours en mouvement. A ce sujet nous tenons à mettre en place une charte. Elle assure l’ouverture idéologique et stylistique. Contrairement à son usage de base, c’est une ligne de conduite pour ne pas avoir de ligne de conduite !

 

          *pas d’orientation idéologique déterminée

          *pas de groupe de décision ou de participants arrêté sur le long terme

          *pas de ligne graphique ou stylistique fixée

 

 

CE QUI NOUS MOTIVE

 

- Portée didactique : information, transmission d’outils, de pratiques, de connaissances ;

 

- Favoriser et décomplexer la prise de parole au sens propre comme au figuré, entre des populations plus silencieuses. Donner confiance ;

 

- Favoriser une multiplicité de formes d’échange en faisant découvrir différentes formes d‘expression (des plus classiques aux plus expérimentales) ;

 

- Développer la citoyenneté, la conscience du travail en groupe ;

 

- Développer la solidarité au niveau local, donner de nouvelles occasions de rencontre, créer du lien entre les habitants et acteurs du quartier, par exemples les lieux culturels (ex. les Halles de Schaerbeek) ;

 

- Renforcer le bien-être et la connaissance de son quartier ;

 

- Parler de sujets politiquement, socialement complexes (famille,religion, éducation).

 

 

PLANNING

 

Les plannings ci-dessous sont des projections qui indiquent les grandes lignes temporelles et la fréquence de parution. La succession des rendez-vous et étapes devra bien sûr s'adapter au contexte.

 

    

   

À quoi servira la collecte ?

 

L'argent récolté servira a financer la première année, avec la parution de deux numéros. Étant donné que le projet vise un travail en profondeur, il est important de pouvoir s'inscrire dès le départ dans une certaine durée vis à vis du public (donc plus qu'un seul numéro).

 

La coordination et l'animation des ateliers sera prise en charge bénévolement par les deux porteuses.

Si le budget demandé est par chance dépassé, l'argent servira à étoffer les ateliers et à engager le numéro suivant.

 

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Adèle et Mélanie

Adèle Jacot, née en Suisse - Vit à Bruxelles depuis 2009 - Licence en Art dans l'Espace urbain à la Cambre - Actuellement en master 2 en Aménagement, Urbanisme et Développement des territoires à Lille 1 - Stage de 5 mois au bureau “Etudes et Recherches Urbaines” - Travail artistique et préoccupations urbanistiques fortement orientés vers des questions... Voir la suite

Derniers commentaires

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belle initiative de solidarité !
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bravo bravo bravo. nous attendons de vos nouvelles
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Bonne chance,Mélanie pour ton projet.Famille Savatte.