Le webdocumentaire « KANAVAL 2011 » va suivre le quotidien de cinq habitants de Port au Prince qui attendent avec impatience le retour des trois jours gras du carnaval 2011. Vous serez immergés, en direct, dans la réalité haïtienne, à la rencontre d’un pays qui veut retrouver la joie de vivre ensemble, car ici « le carnaval ne se négocie pas ! ».

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Présentation détaillée du projet

Depuis le séisme qui a frappé Haïti en janvier 2010, les télévisions du monde entier n’ont de cesse de montrer le chaos, le pays à terre et le désespoir des Haïtiens.

Le webdocumentaire « Kanaval 2011 » veut croire en l’avenir du pays au travers d’un événement fondateur de la culture populaire haïtienne : le Carnaval.

Au-delà d’une simple fête, le carnaval est devenu l’exutoire de tout un peuple, la soupape permettant d’accepter et d’évacuer la pression du quotidien.

Mon intention est justement de montrer cette facette inattendue d’un pays qui, malgré une grande pauvreté et les coups du sort, trouve dans le Carnaval un moyen d’exorciser les maux de tous les jours. La culture haïtienne a un rôle déterminant à jouer dans la reconstruction du pays.

Pendant vingt jours, du 21 février 2011 jusqu'au 8 mars 2011, dernier jours gras, je vous propose de suivre tous les jours sur notre site, le quotidien de cinq artistes de Port-au-Prince. Ils ont survécu au tremblement de terre et ils attendent avec impatience le retour des Trois Jours Gras du Kanaval.

En naviguant sur notre site internet, vous serez immergés dans la réalité haïtienne, à la rencontre d’une société qui veut retrouver, malgré une situation économique, politique et sociale très instable, la joie du carnaval, la joie de vivre ensemble, car ici, « le carnaval ne se négocie pas ! ».


Dans une démarche de rencontre, d’échange et de soutien aux journalistes haïtiens, l’équipe de production et de rédaction, sur Port au Prince, sera majoritairement constituée d’Haïtiens. La diversité de regards, entre ceux du dedans, l'équipe haïtienne, et ceux de l’extérieur, l'équipe française, ne pourra qu’enrichir le récit et améliorer la justesse de notre propos.


Les fonds collectés permettront de prendre en charge la totalité des salaires de tout le staff haïtien. Il comprend le directeur de production et son assistant, 2 assistants de réalisation, 2 preneurs de son, 2 monteurs vidéo, 4 traducteurs pour les versions françaises, anglaises, espagnoles et portugaises ainsi que 5 journalistes, 1 photographe et 2 chauffeurs.


En rendant cette démarche possible vous permettrez à des professionnels haïtiens d'exporter leur travail et montrer au monde ce qu'ils valent. Merci à tous !!!


Ce projet sera diffusé par Libération.fr, MiamiHerald.com et Lesoir.be.

Qui suis-je ?

D’origine française et portugaise, j'ai grandi entre Lisbonne, Bruxelles et Toulouse où j'ai fait des études de géographie. Je réside actuellement à Paris où je produit et réalise mes projets documentaires à partir de ma structure Tuttle Films.

Mon envie de raconter le réel s'est faite sur le tard, après diverses expériences de bénévolat dans des festivals de cinéma. Parti pour travailler dans le coopération internationale, j'ai trouvé dans la réalisation de documentaires la liberté et l'indépendance que je recherchais.

Je conçois le documentaire comme un outil qui permet d'informer les consciences et qui fait de nous de meilleurs citoyens. Dans la « La voie d'un peuple », réalisé en 2007 et diffusé par Aljazeera, je conte le parcours d'Evo Morales, et des siens, avant sont élection à la présidence de la Bolivie. Dans « Les yeux dans la banlieue », trois filles et cinq garçons, joueuses et joueurs de football, nous ouvrent les portes de leur ville de banlieue, Athis-Mons.

Je vous invite d'ailleurs à visiter ce webdocumentaire, diffusé par libération.fr en juillet 2010, sur lesyeuxdanslabanlieue.fr.

Lors d'une mission de bénévolat en Haiti en 2008, pour la télévision locale Télémax, j’ai découvert avec stupéfaction l’impressionnante célébration des trois jours gras de Port au Prince. L'énergie et les moyens importants investis dans cette fête populaire allaient à l’encontre de l’image que je me faisais de ce pays. Je souhaite depuis, faire découvrir ce carnaval et montrer toute la richesse de cette culture créole unique. J'espère que grâce à votre soutien nous réussirons à montrer au monde que, Haïti est capable de produire de très belles choses.