L'aventure de 3 jeunes comédiens qui ont rêvé de monter un projet théâtre avec des personnes de qualités reconnues dans le milieu artistique. Leur équipe : le talentueux Pietro Pizzuti à la direction et la Lauréate du Prix Rossel 2011, Geneviève Damas, l'auteure de leur texte. A partir du 21/02, ils fouleront les planches à Bruxelles !

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Présentation détaillée du projet

Affiche Kiffeurs de rien

1. Synopsis :
Dans un internat. Cheveux Rouges rêve de monter un groupe de Air Guitare et de participer à un championnat. Elle va entrainer avec elle son meilleur ami, Vent dans la Tête. Tous les bahuts, le nouveau caïd, vient bouleverser leurs projets et rêves. Entre conflits et anecdotes, l’aventure débute!

2. Personnages :

Affiche Kiffeurs de rien - Vent dans la têteVent dans la tête :
C'est un véritable rayon de soleil, un doux rêveur qui se laisse vivre. Optimiste de nature, il se dit qu'il y a toujours une issue aux choses. Il fait toujours confiance à son instinct et à ses nombreux aspects animals. Cette animalité, on la ressent très fort dans son comportement et ses agissements. Il est simple, primaire, léger et naïf. L'internat est une seconde famille pour ce jeune de 16 ans inconstant et prit souvent de comportements étranges.


Affiche Kiffeurs de rien - Cheveux RougesCheveux Rouges :
Elle est l'élément constructif de l'intrigue. Elle est d'une bipolarité extraordinaire : tantôt féminine, tantot masculine, un coup tarzanne, un coup fébrile. D'une maturité bien supérieure aux autres adolescentes de son âge, elle mène et conduit sa barque pour qu'elle ne chavire jamais. Elle agit comme une mère avec Vent dans la tête en le surprotégeant. Il symbolise pour elle le positif, le renouveau, le rêve. Autosuffisante, elle est porteuse d'avenir pour toute une génération d'adolescents en manque de reconnaissance.

Affiche Kiffeurs de rien - Tous les bahutsTous les bahuts :
C'est sans aucun doute le plus imprévisible de la bande. Il agit comme un ver dans sa pomme. Lunatique, masqué, mystérieux et calculateur, il porte en lui un profond sentiment d'insatisfaction permanent, de manque, de frustration. Par certains aspects, en voulant cacher ses blessures, il devient pervers. Son allure nonchalante traduit tout le contraire de ce qu'il est réellement : dangereux. Il charme, attire, comme une menthe religieuse. Il suce l'énergie des autres pour la faire sienne. Il cherche à contrebalancer le négatif qui est en lui par du positif. La patience sera pour lui une arme redoutable. Vent dans la tête reconnait dans cette lenteur, dans l'assurance qu'il dégage, une protection, une enveloppe.


3. Extraits de la pièce :

Scène 1 : C’est nous qu’on est sélectionnés

Vent dans la tête : Ca s’est passé un vendredi pour Cheveux rouges et Moi. Le vendredi qu’on a su qu’on était retenus pour le concours. Trop sauvage. J’ai hurlé comme un tonneau qui flambe dans les couloirs du bahut. « C’est nous qu’on est sélectionnés, putain de bordel. C’est nous qu’on est sélectionnés, putain de bordel de merde ». Là, Monsieur Loiseau, il est sorti direct de la salle d’étude et y m’a dit : « Ce n’est pas comme cela qu’on s’exprime, Vent dans la tête ». Monsieur Loiseau, c’est notre prof de français, il parle comme un vieux livre que t’es perdu dedans. Je suis sûr que son intérieur, il est plein de poussière tant il sort d’un monde que tu le crois même pas. « Vous n’avez donc rien retenu de mon cours, Vent dans la tête ? ». Là, j’ai failli me tordre en deux que sa remarque était naze parce que si je pouvais retenir quelque chose, personne m’appellerait Vent dans la tête. Bref, voilà que Monsieur Loiseau me parle de conjugaison que moi je m’en fiche, je fixe le la petite verrue de dessous de son oeil et je le laisse causer. Puis il me fait copier deux cent fois (ça il aime Monsieur Loiseau, faire copier. Il dit « quand c’est rentré dans la main, c’est enregistré dans la mémoire, même si l’appareil est bon pour la décharge, n’est-ce pas, Vent dans la tête ? ») Et il me fait copier deux cent fois : « C’est nous qui sommes sélectionnés ». Mais moi, j’ai beau m’être fait coller, ça n’écrase pas ma joie, Cheveux Rouge et moi, c’est quand même nous qu’on est sélectionnés.


Scène 4 : J’ai la dalle !

Cheveux Rouges, Vent dans la tête et Tous les bahuts sont dans la file de la cantine

Vent dans la tête : Putain, la file !

Cheveux Rouges : On en a pour un quart d’heure au moins.

Vent dans la tête : C’est sûr que c’est la grosse Monique qui sert. Hé, arrête de pousser que je vais finir comme une crêpe !

Tous les bahuts : C’est pas moi, c’est ceux derrière.

Vent dans la tête : T’as la gueule qui me cherche.

Tous les bahuts : Drapeau blanc, mon pote. Je suis pas là pour les embrouilles.

Vent dans la tête : T’as intérêt.

Cheveux Rouges : Putain, j’ai la dalle !

Vent dans la tête : Tu sais ce qu’on mange ?

Cheveux Rouges : Aucune idée. C’est marqué là.

Vent dans la tête : J’arrive pas à lire. C’est trop petit.

Cheveux Rouges : Attends… Putain, moi non plus.

Tous les bahuts : C’est de la tête pressée. Je l’ai vu aux valves.

Cheveux Rouges : Mais c’est dégueu, la tête pressée.

Vent dans la tête : A gerber. Et le reste, c’est quoi ?

Tous les bahuts : Choux de Bruxelles et riz brun.

Cheveux Rouges : Tu déconnes ?

Tous les bahuts : J’ai une tête à déconner ?

Vent dans la tête : Moi j’arrête cette file de naze que je préfère crever de faim que manger la tête de quelqu’un. Et je peux pas blairer les choux de Bruxelles.

Tous les bahuts : Ca fait péter en plus.

Cheveux Rouges : Y veulent nous rendre malade.

Tous les bahuts : Y s’en branlent qu’on aime pas ou qu’on soit malade, on est juste bons à leur ramener du fric.

Vent dans la tête : T’exagères.

Tous les bahuts : Mon cul, oui, y prennent tout ce qui a de moins cher et de plus dégueu pour s’en foutre plein les poches.

Vent dans la tête : Quand même, y a des jours où c’est bon.

Tous les bahuts : Pas souvent.

Cheveux Rouges : Putain, j’ai faim.

Tous les bahuts : J’ai des trucs à bouffer dans mon casier, si tu veux, on partage. A Vent dans la tête J’en ai pour toi aussi. Vous venez ?

Cheveux Rouges : Qu’est-ce que tu prends en échange ?

Tous les bahuts : Rien.

Cheveux Rouges : Rien ?

Tous les bahuts : Rien.

© Geneviève Damas 2011

Kiffeurs de rien


4. La genèse de projet :


Notre projet est né dans un café alors que l’on buvait un verre en discutant, Thibault et moi (Damien). C’était en octobre 2010. Nous avons déjà eu l’occasion de jouer ensemble dans un spectacle en février passé mais nous aimerions créer quelque chose qui nous ressemble plus avec l’aide d’un écrivain qui coucherait sur papier un texte plein de sincérité.

On voulait permettre le questionnement. Susciter le débat. Qu’un large public s’y retrouve. Éclaircir certains tunnels.

Notre dynamisme et notre audace nous ont poussés à contacter Pietro Pizzuti, pointure de la scène artistique nationale. On s’est dit : pourquoi pas ? On nous en avait dit énormément de bien et qu’il y avait des chances pour que le projet l’intéresse. Quelle ne fut pas notre surprise quand il a accepté de nous diriger en tant que comédien et d’en assurer la mise en scène. C’est un formidable cadeau qu’il nous a fait ! On lui a alors parlé qu’on cherchait un encore un auteur pour écrire notre texte, ne souhaitant pas l’écrire nous-mêmes. Il nous a directement dirigés vers Geneviève Damas, une très bonne amie à lui avec qui il a déjà travaillé à de nombreuses reprises. Le projet l’a séduite et elle est rentrée dans l’équipe avec nous. Que demander de plus ?



5. Paroles de Pietro Pizzuti :

« Kiffeurs de rien » de Geneviève Damas ou de l’intérêt de devenir un adulte critique dans une société ultra formatée

1. Qu’est-ce qui se passe ? Qui est qui ? Pour quoi faire ?

Ça se passe aujourd’hui. Sacrément maintenant. Ils sont trois. Une fille : Cheveux rouges, seize ans. Et deux garçons : Vent dans la tête, seize ans et Tous les bahuts, dix-sept ans. Le ton est donné. Rien qu’à la lecture de leurs prénoms, on pressent une histoire forte en couleurs, diablement bien ficelée, en forme de comédie-coup de poing. On ne se trompe pas. Le dernier texte pour la scène de Geneviève Damas (Lauréate du Prix Rossel 2011) est jouissif. Cheveux rouge et Vent dans la tête préparent leur concours d’Air-guitare comme deux vrais fêlés qu’une vraie passion –surtout dans le chef de Cheveux rouges- fait gigoter comme deux asticots frais sortis de leurs œufs. Jusqu’au jour où le nouveau, Tous les bahuts, entre en piste. Ça va rigoler autrement, puis moins et petit à petit plus du tout. Le trio vacille et se brise pour toujours, le faible doux rêveur, au QI insuffisant se fait bouffer par le fort en gueule et en souffrance, la fille prend tout sur elle et manque d’en crever, le doute est semé comme un vers dans la pomme ou comme un chien étranglé dans un sac poubelle… Scène après scène, l’agressivité mine l’entente, l’amitié pourrit, la comédie vire au drame et juste avant le grand saut dans le vide -qui pourrait être irrémédiable- tout bascule à nouveau, en guise de salut. D’un rebondissement à l’autre, l’auteure nous essor le cœur, nous fait chavirer l’âme à force de coller à la destinée de ces trois gamins, poussés dans l’âge adulte par une rage de vivre hors norme qui trouve son aboutissement dans un final aussi cruel qu’heureux. Tout vrai. Tout beau.

2. Mettre en scène l’apprentissage du doute à la sortie de l’adolescence

Les questions que soulève « Kiffeurs de rien » au sujet de l’épanouissement humain de nos jeunes adultes sont cruciales et se posent plus que jamais dans nos sociétés matérialistes, ultra technologiques et gouvernées par les lois de la croissance et la courbe des marchés.

Quels sont les rêves de nos jeunes à l’aube du troisième millénaire ? Quelles sont les passions qui les animent et les mobilisent ? Quelle place notre « vivre ensemble » laisse à leur épanouissement et à la perspective de leur réalisation ? Quels principes régissent leur éducation en vue de l’apprentissage d’un esprit critique ? Quelles valeurs encourageant la prise de conscience et l’analyse des modes de fonctionnement de notre société leur sont transmises à la veille d’entamer le chemin qui mène à l’âge adulte ? Quels outils leur fournissons-nous pour assumer leur individualité dans le respect des libertés fondamentales ? Quels stimuli laissons-nous opérer sur eux autres que ceux qui les incitent à la surconsommation de produits formatant leur bien être et dictant leur comportement. Comment contrer le raz-de-marée de la pensée unifiante et susciter l’éclosion d’une vraie personnalité ? Comment les « armer pour la vie » et pour quels objectifs de paix et d’équité ?

Autant de sujets de réflexion dont il est urgent de débattre. Le théâtre auquel nous travaillons les appelle et les propose aux spectateurs soucieux de participer à la confrontation des points de vue et à la compréhension de la responsabilité commune.

Dans les grands mouvements de pensée et les flux décisionnels qui président à la sauvegarde de notre espèce, il est plus que jamais nécessaire de questionner les bases sur lesquelles repose la transmission aux jeunes des valeurs qui accomplissent l’humain et des instruments pour les poursuivre.
Aiguiser auprès des jeunes générations la conscience de leur responsabilité dans la construction d’une société humaine digne de ce nom est un exercice incontournable dans lequel nous sommes tous impliqués.

Nous le constatons chaque jour : « faire société » est moins une prédisposition chez l’homme qu’une pratique obligatoire à laquelle nous participons tous. Nous sommes convaincus que cette prise de conscience passe par la gestion du doute.

Gérer le doute fait grandir.

C’est grâce au doute que la science avance. C’est en apprenant à le gérer que le jeune adulte assume ses limites et trouve les voies de leur dépassement.

Nous aurions pu titrer notre note : comment apprendre à positiver le doute inhérent à la réalisation de nos rêves dans un monde qui dicte le rêve unique en bannissant toute forme de doute. Ou encore : comment accepter de grandir sans renoncer à ses passions dans le doute constant des moyens de les mettre en pratique. Car ce que la pièce de Geneviève Damas met en jeu est bien le processus d’émancipation par lequel ses héros –qui nous sont si familiers- apprennent « à faire avec » et à dépasser les pièges que la vie leur tend.

3. Du privilège d’honorer une commande et du privilège de commander un texte à la Lauréate du Prix Rossel

Lorsque Damien Locqueneux et Thibault Wathelet, m’ont demandé de les mettre en scène dans une histoire à écrire sur l’amitié et l’ambigüité des sentiments humains, je ne me doutais pas que je vivrais la formidable aventure collective que « Kiffeurs de rien » est devenue pour notre grand bonheur et -nous l’espérons- pour celui de nombreux spectateurs, élèves, professeurs, pédagogues et programmateurs. L’adolescence est un âge qui m’a toujours assiégé. Je l’ai passée comme tout un chacun dans une sorte de petit marasme comportementale plutôt comateux, au milieu duquel j’ai appris à nommer mes goûts et mes dégoûts. J’y ai fait la découverte de mon rapport aux autres, au sexe, à la mort et au chaos. Tout un programme… il s’en suit que les adolescents ont le formidable pouvoir de m’ôter le mien. C’est une expérience traumatisante. Je n’avais donc, face à la demande de nos deux initiateurs du projet, que très peu de raisons d’accepter. C’est pourquoi je l’ai fait. J’ai accepté, me disant que la seule façon de contourner l’obstacle était de le sauter. Je me suis jeté à l’eau avec eux. Ils m’ont, comme si de rien n’était, mis au défi de parachever l’apprentissage -sans cesse entrepris- d’une nage passionnante, à laquelle je ne cesse de m’adonner : la confiance dans l’autre et l’énergie vitale qui en découle. J’ai commencé par faire ricocher le privilège qui m’était échu, en adressant à mon tour la commande du texte de notre projet à la comédienne, auteure et metteure en scène Geneviève Damas. Geneviève est parmi les artistes les plus doués de nos scènes et le jury du Prix Rossel ne s’y est pas trompé qui l’a récompensée en la déclarant : Lauréate de l’année 2011. Geneviève a eu la brillante idée de demander de pouvoir écrire pour un personnage supplémentaire : une jeune femme. Quelle bonne idée que ce trio, puisqu’il nous a valu l’arrivée de Camille Schotte ! « Kiffeurs de rien » était enfin en écriture, lorsque nos porteurs de projet et de bonnes nouvelles nous annonçaient que Maroine Amimi avait rejoint le poste d’assistant, Jennifer Chabaudie celui de créatrice des costumes et Nicolas Verfaillie celui de créateurs des lumières. L’équipage au complet, le radeau pouvait à présent prendre le large. Il l’a pris. Le travail a été intense et vivifiant. Trouver la forme théâtrale adéquate pour laisser aux comédiens toute la latitude nécessaire pour être les passeurs de l’histoire a été éprenant. C’est avec ce même enthousiasme que le spectacle vient aujourd’hui à la rencontre de ses publics. Nous sommes confiants qu’il les trouvera, notamment auprès des responsables de structures, ainsi qu’auprès des professeurs et des élèves soucieux d’élaborer avec nous une réponse possible à notre questionnement, parce qu’il recèle une matière vivante unique : l’être humain en voie de perfectibilité.

© Pietro Pizzuti 2011


6. Quelques visuels des contreparties :

6.1. Premiers croquis de la bande-dessinée :

Affiche Kiffeurs de rien - BD

Affiche Kiffeurs de rien - BD

6.2. Les costumes :

Affiche Kiffeurs de rien - Costumes

Qui suis-je ?

L'équipe :

Thibault Wathelet - Comédien :
Son parcours a commencé par une comédie musicale. Une expérience nouvelle pleine de richesse qui commence en 2004 et qui allie l'humain, la découverte du théâtre, la découverte du plateau et d'un univers nouveau. Un univers plein de belles nouveautés mais surtout une confrontation avec un public. En sortant de l'école secondaire, il part sur Paris faire un stage au Cours Florent, où il est accepté en deuxième. Il prend la décision de rester et grâce à cela, il fait une rencontre artistique incroyable avec Eric Lefèvre, le premier à le faire travailler sur le milieu artistique.

C'est en temps qu'assistant à la mise en scène sur la comédie musicale, « Mana », qu'il commence son parcours professionnel. Il eu la chance de suivre Eric sur d'autres projets de pièce « Ela et Welson », des cours d'impro, des cours métrages.

En juillet 2010, il termine son premier spectacle en tant que comédien professionnel dans une pièce d'Eric Assous « chacun sa croix ». En septembre, il reprend ses études et tente l’examen du Conservatoire Royal de Bruxelles qu’il réussit.    

Parallèlement à ça, il continue à travailler dans des pièces, des courts métrage, ainsi qu'en tant que régisseur. Il a joué notamment dans « Dorian » une adaptation du « portrait de Dorian Gray » d'Oscar Wilde. Il tourne quelques cours métrage et joue aussi une pièce intitulé « Les acteurs sont fatigués ».


Damien Locqueneux - Comédien :
Comédien français né à Nice le 26 octobre 1989 et vivant actuellement à Bruxelles. Il est élève en deuxième année au Conservatoire Royal de Bruxelles en Théâtre et ceinture noire de Taekwondo. Il entre dès son arrivée au Collège Saint-Pierre Uccle où il étudiera jusqu'en juin 2010. Il y choisira l'option Arts d'Expression dès sa troisième année. Là, il y interprètera de nombreux rôles aussi différents les uns des autres.  Il se présentera aux castings pour les pièces du collège et aura la chance de pouvoir participer à quatre reprises. C’est le rôle de Mac-the-Knife dans "L'Opéra de Quat'Sous" en 2010 qui va définitivement le diriger vers la voie de la scène.

Il décide donc à la fin de ses humanités de tenter l’examen d’éntrer avec Thibault au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il y rentre en septembre 2010. C’est à partir de ce moment que va commencer pour lui sa véritable vie d’artiste avec une figuration dans une pub pour le café Jacobs avec Thierry de Coster.

Il enchainera ensuite avec ses premiers doublages dans différents studios en Belgique (Rec'n'Roll, Chinkel, Sonicville, Dubbing Brothers) et obtiendra le rôle principal dans une pub pour Proximus. Il aura sa première expérience professionnelle quelques mois après son entrée au Conservatoire dans "Dorian" à l'Escale du Nord, une création théâtrale qui va être reprise au Cuberdon Café-Théâtre du 23 au 27 mars et du 11 février au 6 mars dans L'ile aux esclaves" suivit de "Les préjugés vaincus" à la Flute Enchantée.

Suite à son examen de fin d'année sur Molière au Conservatoire, Vincent Dujardin, par l'intermédiaire de Michel Gervais, lui propose un rôle dans sa prochaine pièce pour la compagnie La Joie à l'Abbaye de Forest du 25 novembre au 3 décembre 2011 : "Cet Enfant" de Joël Pommerat. En avril 2012, il sera à l’affiche de “Une saison en Enfer”, mis en scène par Elsa Rollat au Festival Courant d’Air et aussi performeur à l’Opéra de Liège et la Monnaie à Bruxelles lors d’un concert du Conservatoire de Bruxelles orchestré par Philippe Gérard.


Camille Schotte - Comédienne :
Camille Schotte est une jeune comédienne née le 17 Juillet 1988 en France (Lille). Elle évolue dans le milieu du spectacle dès l'enfance grâce à son père musicien. D'abord orienté vers la danse elle suit dix ans de formation en danse classique aux "Ballets du Nord", et simultanément sera deux fois championne de France de Gymnastique Artistique. Elle intègre le lycée Louis Pasteur à Lille en 2003 où elle obtiendra un baccalauréat littéraire en Option théâtre. Elle décide alors de suivre des cours d'art dramatique au conservatoire de Dunkerques mais au bout d'une année arrête sa formation pour tenter le concours d'entrée du Conservatoire Royal de Bruxelles, qu'elle obtiendra en 2008.

Durant son parcours au sein de l'école elle participe au festival "Courant d'Air" où elle jouera "Telem" dans "Sentinelle"(P. Beyhet) le chef d'une armée d'enfant soldat, mis en scène par Maroine Amimi.

Dans un même temps monte une création avec Elsa Rollat à partir des textes de Antonin Artaud. En 2009 elle est engagée par Jacques Neefs pour intêrpréter le rôle de "Mona" dans SAMBRE (Adaptation de la bande déssiné de Bernard Yslaire) à Namur. La même année elle crée (avec la musicienne Johnny Jane) le groupe de musique éléctronique "Butch in Stockholm" où elle écrit les paroles et chante.

Camille décidera de mettre fin à sa formation au CRB en 2011 après trois ans en élève libre pour se consacrer à de nombreux projets. En 2011 elle est engagée pour le rôle d'Iris dans la pièce "Jalousie pour trois mails" mise en scène par Daniel Hanssens. Actuellement Camille prépare en outre sa première mise en scène pour le Festival courant d'Air, entamme une tournée européenne avec son groupe qui verra dans le courant de l'année sortir son premier album, et travaille sur un projet d'écriture théâtrale en collaboration avec L. Chartier. Elle alterne donc aujourd'hui entre la musique, la danse, la performance, le théâtre et l'écriture dramaturgique.


Pietro Pizzuti - Metteur en scène :
Comédien, metteur en scène, auteur, Pietro Pizzuti est né à Rome le 11 juillet 1958. Après une licence en sociologie à l’Université Catholique de Louvain, il poursuit ses études au Conservatoire Royal d’Art Dramatique de Bruxelles auprès de Claude Etienne et de Pierre Laroche et les complète par des stages avec Luca Ronconi, Georges Lavaudant et le Roy Hart Théâtre.

Au théâtre il travaille sous la direction de Bernard De Coster, Jean-Louis Barrault, Maurice Béjart, Marcel Delval, Simone Benmussa, Philippe Sireuil, Jules-Henri Marchant, José Besprosvany, Christine Delmotte, Ingrid von Wantoch Rekowski,… au service d’auteurs tels que René Kalisky, Valère Novarina, Jean-Marie Piemme, Paul Emond, Henry Bauchau, Philippe Minyana, Hubert Colas, Philippe Blasband, Serge Kribus, Michel-Marc Bouchard, Eugène Savitzkaya, Alessandro Baricco, Ascanio Celestini, Fausto Paravidino,…

Au cinéma il tourne pour Chantal Akerman, Marion Hänsel et les frères Dardenne. Il a reçu l’Eve du Théâtre en 1989, le prix Tenue de Ville en 1997 et le Prix du Théâtre en 2001, en 2004 et en 2006 couronnant le Meilleur auteur.

Après avoir été chargé de cours aux Conservatoires d’Art Dramatique de Bruxelles et de Mons, il a enseigné à l’Atelier de Graphisme de La Cambre. Professeur invité de l’Université Catholique de Louvain pour l'année académique 2005-2006, il a été conseiller artistique de la Maison du Spectacle – la Bellone et membre fondateur des Brigittines, Centre contemporain du mouvement et de la voix de la Ville de Bruxelles jusqu’en 2010 et joue un rôle important dans la valorisation de nouveaux dramaturges belges et dans la traduction et la création en français d’auteurs italiens tels que Ascanio Celestini, Fausto Paravidino, Giorgio Gaber, Stefano Massini, Antonio Tarantino...

Outre Les ailes de la nuit (Groupe Aven), il a écrit Leonardo ou le souci de l ‘éphémère (Cahiers du Rideau) récompensée par le prix André Praga, Alba Rosa primée par la SACD, N’être, La résistante (Lansman) prix de l’Union des Artistes SACD-Lansman 2003 et Prix du Théâtre 2006, L’hiver de la cigale, Le silence des mères (Lansman) Prix du théâtre 2006, Le sacrifice du martin-pêcheur, L’eau du loup, Placebo, Kif-Kif, L’initiatrice et Pop-Corn. Il vient de terminer B.U.I.T.E.N. Airlines.


Geneviève Damas - Auteure :
Après une licence en Droit à l’université de Louvain, Geneviève Damas suit une formation de comédienne à l’IAD-Théâtre puis elle se tourne vers différents métiers du théâtre. Comme comédienne, elle se perfectionne avec John Link à la Central School of Speech and Drama à Londres puis joue sous la direction de Valérie Cordy, Christian Crahay, Pascale Tison, Frédéric Haëtty, Laure Delcampe, Pietro Pizzuti, entre autres…

Comme assistante à la mise en scène elle travaille avec Jean-Claude Berutti, Philippe Sireuil, Pietro Pizzuti et Jacques Delcuvellerie ainsi qu’avec Joël Dragutin à Paris. Elle met en scène Le Retour au Désert de Bernard-Marie Koltès dans le cadre de la Quinzaine Théâtrale de l’ULB, participe à l’élaboration des Petits Poissons qui vont dans l’eau, de la compagnie des Zerkiens, mention du jury à Huy en 2002 et, met en scène Déclownestration de Francis Monty en mars, dans le cadre du festival Les Giboulées à L’L en 2003. Elle se tourne vers l’opéra avec la mise en scène de Didon et Enée au Blac dans le cadre du Printemps Xtra Large au Blac la même année.

Elle adapte pour le théâtre Le Livre des Nuits de Sylvie Germain. Elle écrit, met en scène et interprète La Clef des Sons, commande de Mons-Musiques pour l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie. Son texte pour jeune public La fée au cerf-volant est lu dans le cadre de la manifestation Vent du Nord au Théâtre des Doms en juillet 2002 ainsi qu’à Noël au Théâtre et bénéficie d’une bourse de la SACD. Il est créé dans la mise en scène de l’auteur et sélectionné au festival de Huy 2004. Molly à vélo, qu’elle a écrit en 2002 et publié chez Emile Lansman, a obtenu que le Prix du Théâtre- Meilleur Auteur 2004, ainsi que le coup de cœur des lycéens de Loire-Atlantique 2006. Molly au château (Lansman 2007) a obtenu une bourse de la SACD et est créé en 2007 au festival de Spa.

L’Epouvantable petite princesse (éditions Lansman 2007) est mis en scène par Atriane Buhbinder et sélectionné aux rencontres de Huy 2008. En 2008, Geneviève Damas écrit Voleurs d’eau une commande de l’asbl Douzerome pour des adolescents qui est créé au Centre Culturel Jacques Franck. STIB qu’elle a écrit en 2006 sera créé par Janine Godinas au Festival de Théâtre de Spa cet été et joué ensuite à l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et au Théâtre le Public à Bruxelles. Son texte Le pays sans anniversaire est lauréat du concours organisé par le Créa-Théâtre en 2009 à l’occasion de ses vingt ans d’existence. Cette année, elle a eu l’honneur d’être lauréate du prestigieux Prix Rossel 2011.


Et l'on compte aussi :
- Maroine Amimi : Assitant mise en scène
- Nicolas Verfaillie : Lumières et régie
- Jennifer Chabaudie : Scénographie, costumes et accessoires
- Valérie Nederlandt : Attachée presse (7 Avril Productions)
- Eric Lefèvre : Photographe (Eole Productions)
- Mathieu Bauwens : Photographe
- Gabriel Almaer : Caméraman (Making Off)
- Brice Van Durme : Graphiste (Programme, Flyer)
-
Bertrand Daine : Dessinateur BD

À quoi servira la collecte ?

S'entourer de professionnels reconnus et talentueux tels que Pietro Pizzuti (mise en scène), Geneviève Damas (auteure), Nicolas Verfaillie (éclairagiste et régisseur), Maroine Amimi (assitant mise en scène), Valerie Nederlandt (Attachée presse) et Jennifer Chabaudie (scénographe et costumière) a un coût.

Mais, la création d'un spectacle artistique engendre d'autres frais :

1. Promotion :
- Impression affiches : 185.13€ (250 A2)
- Impression flyers : 212.96€ (10 000 A6)
- Impression programmes : 54.55€ (250 A4)
- Hebergement site internet : 28.56€ (1 an OVH.com)

2. Diffusion :
- Affichage : 1815€ (Propaganda - 2 semaines / 100 cadres dans tout Bruxelles)
- Flyers : 750.95€ (100 lieux culturels)

3. Materiels & divers :
- Costumes : 150€
- Accessoires : 200€
- Catering : 80€
- Essence + ... : 60€


La saison 2011/2012 comptera une trentaine de représentations reparties dans deux théâtres et plusieurs écoles.

Kiffeurs de rien