KINDERLEKH (Retour à Izieu) est un film documentaire: Blanzy, petite ville de Bourgogne. Pour sa pièce de théâtre, une classe de CM1 se plonge dans l’histoire des enfants d’Izieu, 44 enfants du même âge raflés et déportés en 1944. Ces élèves de neuf ans découvrent l’horreur de la Shoah sans être traumatisés, car pour eux cela reste un jeu. Une belle leçon de transmission de mémoire. Aidez-nous à financer la postproduction du film!

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Présentation détaillée du projet

"Kinderlekh" signifie "petits enfants" en yiddish. C'est ainsi que les enfants d'Izieu étaient surnommés par Sabine Zlatin, directrice de la colonie.

 

 

                          POST PRODUCTION du Film documentaire:

                                       KINDERLEKH (Retour à Izieu)

 

 

Grâce à notre première collecte sur KissKissBankBank, le tournage est terminé. Plus de 100 heures de rushes!

 

Nous avons bouclé l'étape la plus importante de la réalisation et trouvé un diffuseur. Il s'agit de France 3 qui projettera le film d'ici quelques semaines.

 

Mais d'ici là, il nous reste le travail de post-production à accomplir. Le montage a commencé, et la route (étalonnage, mixage etc...) est encore longue. Nous avons besoin d'argent pour arriver au bout. 

 

NOUS AVONS ENCORE BESOIN DE VOUS !

 

 

 

 

 

 

 

                                                                     EQUIPE

LA RÉAL

 

 

Nom: Audrey Gordon

Âge: 24 ans

Métier: journaliste (France 3)

Débuts: Service international de Libération (correspondante à New York en 2008 pour les élections américaines)

Diplômes: licence d'histoire et master de l'Ecole de journalisme de Sciences Po Paris

Voyages/reportages: Chine, Etats-Unis, Israël, Italie, Maroc, Mexique, Roumanie,...

Aspirations: journaliste et réalisatrice de documentaires

Signes distinctifs: chignon en pagaille et sac de sport

 

                                 

LE CHEF OP'

 

www.benjaminhoffman.fr

Ben Hoffman, 26 ans, est photographe et journaliste. Convaincu par les vertus du crowdfunding il a déjà eu recours à Kkbb avec son projet Beta Israël les derniers Juifs d'Ethiopie. Passé dans des rédactions aussi éclectiques que sympathiques, il prend petit à petit le virage de l'indépendance et s'associe aux projets qui le touchent. C'est le cas de Kinderlekh pour lequel il a orchestré la réalisation des images.

Signes distinctifs: jamais rasé mais bigarré .

 

 

L'INGÉ SON

 

 

Ben Silvestre a 22 ans, il est ingénieur du son et étudiant en cinéma à Paris. 

Il aime la peinture impressioniste, le chèvre chaud et les sons seuls dans les champs.

http://fr.ulule.com/chut/

 

 

                                

                                     Note d'intention réalisateur

 

Quand je suis entrée dans la classe, seule, pour la première fois, les répétitions avaient commencé depuis plusieurs mois. (Je venais effectuer des repérages pour mon feuilleton France 3 Bourgogne). « Voilà madame France 3, a dit le maître, vous avez cinq minutes pour lui poser des questions. » Un petit à l’œil bleu rieur a levé la main : « Vous voulez un autographe ? » Les autres ont ri en chœur. Puis un autre derrière lui, tout ébouriffé, a demandé : « Est-ce qu’on pourra toucher un petit salaire ? » Et dans la foulée, son voisin : « et vous, vous gagnez des millions ? » J’ai ri. Ces gamins n’étaient pas traumatisés. Malgré leur pièce de théâtre sur la colonie d’Izieu - 44 enfants raflés et déportés.

 

Avec l’équipe de France 3, nous avons commencé les tournages pour le feuilleton. En une heure, je connaissais tous les prénoms de la classe. Nous avons suivi les répétitions, les cours d’histoire, et puis j’ai interviewé les élèves. A chaque fois, un long entretien, assise par terre seule avec l’enfant dans la cour. Je les ai fait parler de la pièce, des répétitions, de l’histoire de France. Chacun y allait de son analyse.

 

Noa m’a parlé du « maréchal Pépin ». Samuel, les sourcils froncés, m’a expliqué qu’il avait « carrément sauté en l’air » en apprenant que Pétain avait collaboré avec les Allemands. « C’est vraiment pas cool, il a failli nous faire perdre ! »

 

J’ai demandé aux enfants ce qu’ils avaient ressenti en découvrant l’histoire des enfants d’Izieu. Ils ne semblaient pas avoir trop peur. Mais ils trouvaient cela « injuste », « triste », « inégal ». Avec Lisa, haute comme trois pommes et qui respire l’intelligence,  j’ai eu une discussion d’adultes sur l’importance du devoir de mémoire.

 

 

Ces enfants m’ont bluffée. Tous. Par leur sensibilité, leur intelligence, leur naturel, leur spontanéité. Mais aussi leur humour. Ils méritent ce film, j’en suis persuadée. Car il faut prendre le temps de les voir étudier l’histoire, évoluer dans leur rôle au fil des répétitions, plonger dans les mémoires de leur famille et finalement découvrir la maison d’Izieu.

 

Je souhaite réfléchir aux moyens de transmettre à des enfants le souvenir d’évènements historiques douloureux  (le drame des enfants d’Izieu est emblématique des horreurs de la seconde guerre mondiale) et de respecter ainsi le travail de mémoire, avec la distance raisonnable, mais en permettant d'élargir leur réflexion sur le monde.

 

Dans ce film, je veux donc répondre à UNE question :

 

Comment réussit-on à transmettre à des enfants une Histoire terrible impliquant des enfants de leur âge, sans les traumatiser ?

 

Une des réponses, c’est le théâtre, le jeu. Ils permettent une mise à distance, et une légèreté essentielles. Le metteur en scène et l’instituteur sont clairs : les enfants sont des comédiens. Ils JOUENT les enfants d’Izieu.

 

« Dès qu’il s’agit d’aborder les choses graves, j’ai pris le parti de leur faire dire de façon poétique, explique Yvette, metteur en scène, rien n’est dit par les enfants de façon réaliste par rapport à la déportation, au fait qu’ils vont mourir… Ca, ce n’est pas eux du tout qui le disent, c’est évoqué. On ne peut pas faire endosser à des enfants un drame pareil...»

 

Les enfants jouent et à travers cette pièce ils comprennent (pour la plupart) l’histoire terrible de ces enfants juifs. Ils deviennent ainsi, bien que tous à priori éloignés de cette histoire, des "transmetteurs de mémoire".

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Grâce à KissKiss, nous avons financé tout le tournage.

Aujourd'hui il manque de l'argent pour finir le film, pour la post-production.

Notre coproducteur paie le salaire de la monteuse: 4000 euros.

 

La collecte servira donc à payer:

- Une salle d'étalonnage et un étalonneur pendant 4 jours: 1200 euros

- Une salle de mixage et un mixeur pendant une semaine: 1500 euros

- Matériel informatique: 1000 euros

- Frais divers 300 euros

 

 

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Audrey Gordon

Journaliste et réalisatrice de documentaires

Derniers commentaires

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Je t'encourage Audrey
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bonne chance
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allez...courage... on y est presque...