Mon premier film documentaire, un voyage extraordinaire dans les Corées du Nord et du Sud !

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Présentation détaillée du projet

Bonjour à toutes et à tous !

 

Je suis heureux de vous accueillir sur Kisskissbankbank à propos de mon  film documentaire Korea.

 

Mais avant de vous raconter mon aventure, voici le teaser du film !

 

 

Voici donc mon histoire, celle d'une passion née par hasard, au gré d'un étrange voyage.

 

L’ennemi, en voyage, ce sont les clichés; je suis parti sans rien savoir – je suis rentré sans rien comprendre. Ce film montre cette incompréhension. J’ai rencontré bien des gens, mais c’est à ma propre recherche que, sans le savoir, je suis peu à peu parti. Cet ailleurs, c’était moi. De Mokpo à Gangneung, de Sokcho à Busan, de Taegu à Pohang, seul avec ma caméra amateur, je marche, j’observe, je m’égare. Il faut savoir se perdre si l’on veut se (re)trouver. Pêcheurs, geeks, prostituées, professeurs d’économie, champions de taekwondo, réfugiés nord-coréens évadés de la République Populaire Démocratique de Corée, enfants prodiges, femmes éplorées, hommes d’affaires, simples passants, homosexuels bannis, vétérans de guerre, écrivains, étudiants confrontés à l’épidémie des suicides, mannequins, orphelins, enfants adoptés retrouvant devant ma caméra leur mère biologique après trente ans de silence et d’interrogations : tous témoignent pour moi ; tous témoignent de moi...

 

Et pour vous, dès maintenant et en exclusivité, voici les premières minutes du film :

 

 

Ce film est le film d’une seule Corée, mais d’une seule Corée au pluriel. 

 

La Corée du Sud : Derrière ses mimiques démocratiques, est d’abord le pays de consommation frénétique : c’est par le marché qu’on se veut, qu’on se croit libre. Adam Smith semble avoir précédé Danton. Cette liberté n’est-elle pas un leurre, là où Samsung représente à elle seule 25 % du PIB ? La Corée du Nord fait allégeance à Kim Il Sung, et à sa descendance. La Corée du Sud fait allégeance à Samsung et à sa descendance.

La Corée du Sud est un lieu où le présent n’existe pas : elle est tiraillée, sans cesse, entre un passé millénariste et un futur du 22ème siècle. Pays où l’on commémore sans relâche, où l’on fabrique à toute vitesse des lieux de mémoire là où tout fut détruit, enfoui, enseveli. Tout est faux dans les monuments à visiter (des vestiges, des temples du 15ème siècle fabriqués en 1980) – nous assistons à une perpétuelle « disneylandisation » du passé. Ce qui compte, ce n’est pas l’exactitude, mais la vérité. La Corée du Sud est un parc d’attraction national, parfois nationaliste, qui se crée en temps réel à la seule destination des Coréens. Ce sont les Coréens qui visitent la Corée. La visitant, ils la refondent, l’inventent à neuf, la légitiment.

         

La Corée du Nordest un pays où l’avenir n’existe pas : perpétuel présent, enlisé dans un passé vieilli, inamovible. Pays où l’on ne se projette pas; pays où la teneur du présent en avenir est faible. Pays, non pas situé hors du temps, mais dans un temps qui ne bouge plus, qui ne bougera plus. Pays statique. Là encore, les clichés engluent la pensée : il s’agit d’éprouver le réel; de se déplacer dans le décor. De dire pourquoi ce pays stalinien est peut-être pire qu’un pays stalinien mais n’est en rien stalinien. De dire, simplement, que des existences s’y déroulent, vaille que vaille, et qu’il est impossible de les confondre avec le régime qui les enferme dans cette absurde et immobile géographie. De montrer, encore, l’amour des Coréens du Nord pour les Coréens du Sud – un amour qui n’est guère réciproque.

 

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Ce film relève du documentaire, sans doute, mais plus encore du journal intime. Il est filmé comme j’écris. Il est tragique et drôle, toujours inattendu: la réalité fut mon seul scénariste; la mise en scène fut quant à elle le fruit de tous les hasards. Je suis parti là-bas démoli à cause d’une femme, je suis revenu réparé grâce à une autre. Les deux sont coréennes; la Corée m’a écartelé, scindé, puis unifié. En attendant la réunification de Séoul et de Pyongyang, de Hanguk et de Choson, c’est moi qui me suis réunifié, c’est moi qui me suis réuni. J’avais la Corée en tête, je l’ai désormais, sinon dans le sang, du moins dans la peau. Je suis excessif. Cet excès, la Corée a su l’accueillir, le digérer, l’accompagner.

 

Mon film est le fruit de cette rencontre entre une folie personnelle et deux folies nationales qui elles-mêmes n’en font qu’une.

 

Quant à comprendre le sens caché de cette aventure, j’attends la fin du montage pour qu’elle se dévoile – me surprenne, me saisisse, et le spectateur avec ...

 

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Il est temps pour moi de donner la parole au producteur de ce film Guillaume Rappeneau, qui m'accompagne depuis plusieurs mois, et encore une fois de vous remercier de faire partie de ce voyage et de cette aventure !

 

KOREA par le Producteur Guillaume Rappeneau

 

Début 2013, je produisais un documentaire pour Canal Plus Cinéma, dont le titre était « Ecrire ou filmer ? » et dont l’objet était de comprendre pourquoi les écrivains français désiraient à ce point être aussi des cinéastes. Dans l’enchainement des intervenants du documentaire surgissait la parole de Yann Moix dont le principal exercice fut de considérer que ses expériences de cinéma n’en étaient pas, que ses films n’en étaient pas, et que si c’était à refaire, la réponse serait « surement pas ». Bref, un magnifique exercice d’auto-flagellation.

 

Assis avec le réalisateur dans la salle de montage, j’observais ce numéro un peu surpris mais raconté avec tellement d’humour, d’autodérision, et même de panache que je finis par éclater de rire. Mais quelques instants plus tard, subrepticement un plan d’illustration montrait Yann Moix, chez lui, devant une table de montage et un écran. Etonné, je me tourne vers le réalisateur lui demandant ce que Yann « bricole » : « Il essaye de monter ses images de voyages en Corée », me répond-il.  En quittant le studio, je l’appelais : « Allo Yann ? Qu’est-ce que c’est que ce truc en Corée ? ». Il me répondit : « Guillaume, voyons-nous vite, il faut que je te raconte, c’est dément… ».  

 

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Quelques jours plus tard, Yann me raconta ses voyages, c’était un flot ininterrompu de paroles, d’anecdotes, mais aussi de réflexions brillantes. Mais c'étaient aussi et surtout des heures d'images étonnantes, parfois stupéfiantes, des rencontres et des interviews remarquables de personnages singuliers du Nord et du Sud... se déroulait sous mes yeux une matière exceptionnelle pour faire un film hors du commun dans les mains d'un artiste tel que Yann Moix. Il me dit qu’il voulait faire ce documentaire, que c'était absolument vital. Mais pour qui et comment ?

 

J'ai beaucoup d'admiration pour Yann: il est parti seul et à ses propres frais, muni de sa petite caméra, sillonner toutes les villes et villages de Corée, d’abord du Sud, puis du Nord ! Il est devenu le spectateur extatique d’un pays incompréhensible, mystérieux, atteint de ce qui nous semble être une schizophrénie par sa séparation politique entre le Nord et le Sud et qui, sous sa caméra, se révèle être surtout une séparation, de chair, de sang et de larmes.

 

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Mais une séparation qui n’est pas aussi radicale qu’on pourrait le croire, car ces deux peuples ne font qu’un. Comme souvent avec Yann, la vie personnelle s’en est mêlée et ce qui devait être une observation, est devenue une introspection. En filmant la Corée, Yann s’est filmé lui-même, emporté pas ses états d’âmes, ses pensées. Convaincu par ce que j’avais vu et par ses propos, le sort en était scellé et je lui dis que je produirai ce film, que nous irions jusqu’au bout.

 

Et parce que cette œuvre allait être atypique, il était inutile d’espérer la diffuser à la télévision de manière classique, mais de la sortir d'abord au Cinéma.

 

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Enfin, et pour conclure, voici l'interview de notre talentueuse monteuse, Delphine Dufriche, qui collabore au film depuis le début et apporte tout son savoir-faire du haut de ses 20 ans de métier !

 

À quoi servira la collecte ?

Pour cela nous avons besoin de ces 20.000 premiers Euros pour finir le montage

 

Grâce à ce montage, nous pourrons commencer à rencontrer les distributeurs. Certains ont été intéressés par le projet, mais tous nous ont demandé de terminer le film avant de s'engager.

 

Mais si cette somme est dépassée, ce que nous espérons,  alors nous pourrons aller plus loin et terminer le film définitivement : étalonnage, graphisme, musique, mixage, master et copies…. Nous pourrons alors voir ces distributeurs avec une oeuvre terminée, donc plus forte, plus belle et nous l'espérons plus impressionnante. Et sans attendre ces distributeurs, nous irons présenter le film dans des Festivals !

 

Investir dans notre projet, c’est donc participer à une œuvre singulière et puissante d’un auteur brillant et original, c’est avoir le bonheur de voir un public partager un moment ensemble devant un film qui ne ressemblera à aucun autre film !

 

 

20 000 € pour le montage

 

Avec plus de 80 heures d'images, un long travail d'écriture et de choix d'images a été effectué par Yann et la monteuse Delphine Dufriche. Le producteur Guillaume Rappeneau a jusqu'à présent financé plus de 5 mois de dérushage, d’écriture et de pré-montage. La somme de 20.000 € souhaitée maintenant a pour objectif donc de finir les 3 mois de montage nécessaires à cette œuvre.

 

 

 20.000 € + ( 5 000 € pour les droits artistiques ! )

 

Si nous atteignons les premiers 20.000 €, ce sera une grande victoire ! Mais l'aventure n'est pas finie pour autant. Le montage fini, il faut payer des droits artistiques, dont essentiellement la musique. Indispensable pour accompagner l’histoire du film et créer des émotions. Ce palier supplémentaire nous permettra de payer les droits des musiques choisies par Yann.  

 

 

 25.000 € + ( 6.000 € pour l'étalonnage ! )

 

Nous pouvons faire ce qu'on appelle l'étalonnage dans un vrai studio professionnel. L'étalonnage a pour objectif d'harmoniser les couleurs, la luminosité des images afin que le film soit le plus beau et le plus éclatant sur un grand écran. Nous avons besoin d'une grosse semaine avec les meilleurs professionnels.  

 

 

31.000 € + ( 7.000 € pour un beau générique et de beaux sous-titres ! )

 

Un beau film, de belles images. C'est bien. Mais un beau générique, du graphisme et surtout des sous-titres, cela est tout aussi indispensable. Sous-titres d'autant plus importants que nous devons payer un spécialiste en traduction et adaptation franco-coréenne pour le Cinéma. Et c'est un talent rare et cher !    

 

 

38.000 € + ( 14.000 € pour les bruitages, le montage son, la voix de Yann et enfin le mixage final !)

 

Si nous arrivons à franchir toutes ces étapes, afin de faire le film parfait, il nous faut passer par la case du bruitage, du montage son, et enfin du mixage et de l'enregistrement du commentaire de Yann Moix. Yann a tourné seul, avec des caméras différentes en fonction de ses voyages et avec de simples micros. Les sons sont disparates, et il convient donc de les harmoniser, de refaire parfois certains d'entre eux, de bruiter des séquences afin que le son soit parfait et digne d'une salle de Cinéma ! La somme est importante, mais pour bien faire les choses, il nous faut au moins deux semaines.  

 

 

52.000 € + ( 3.000 €  pour le Digital Cinema Package (DCP) ! )

 

Après toutes ces étapes précédentes, le film est fini dans sa version ultime. Il s'agit maintenant de fabriquer des copies et surtout le Digital Cinema Package (DCP) et permettre d'être projeté dans toutes les salles de cinéma et les festivals dans une version 2K.  

 

Mais soyons fous et ambitieux !

 

Atteindre 70 000 €  pour faire la version internationale et accompagner le film dans les Festivals !

 

Avec cette somme, nous passerons encore plus de temps au montage, à l’étalonnage, au mixage pour un film encore meilleur. Mais surtout nous pourrons faire participer le film dans des Festivals prestigieux en France et à l’étranger et l’accompagner. Pour cela nous devrons faire aussi une version de langue anglaise avec sous-titres en anglais et le commentaire de Yann Moix qu’il faudra traduire et faire dire par une voix anglaise.

 

 

Nous avons besoin de vous parce que...

 

En France, il est très difficile d’obtenir l’investissement des chaînes de télévisions ou de leur filiale de cinéma lorsque 90% du film et déjà tourné comme c'est notre cas. Ils préfèrent s’investir sur du « papier », quand le film n'est qu'au stade de l'écriture. Les subventions comme celle du CNC, de la Procirep ou les aides régionales, elles aussi, n’aident pas les films déjà tournés, ou alors parfois des aides à la postproduction technique, mais cette fois ci sur la base d’un film totalement monté, et ce sans garantie aucune d’obtenir quoique ce soit.

 

Yann a financé seul la totalité du tournage, il travaille sur le film depuis maintenant plus de deux ans, sans avoir jamais touché quoique ce soit. En tant que producteur, j’ai rencontré de très nombreux partenaires potentiels dont principalement les distributeurs français de Cinéma. Certains sont vivemment intéressés par le film, mais leur engagement ne pourrait être définitif que si nous terminons le film ! Le serpent se mord la queue ! Seule la chaine Ciné +, du groupe Canal Plus, a décidé de nous suivre en préachetant pour 40.000 € des diffusions sur leur antenne après la sortie en salles, mais cette somme ne sera versée que lorsque nous leur livrerons la copie finale, et sous réserve que le film sorte bien au cinéma.

 

Enfin, le distributeur international WT Films souhaite assurer les ventes à l'étranger. Si nous arrivons au bout de notre aventure, nous sommes certains que le film aura une vie, et sans doute une carrière.

 

En tant que producteur, j’ai donc financé seul un premier montage avec une monteuse de documentaires professionnelle, Delphine Dufriche et le soutien technique et humain de la société de production La Compagnie des Taxi-Brousse. Ce travail intense a duré 5 mois et nous avons aujourd'hui 1h40 de film. Mais malheureusement, il nous est impossible de continuer dans ces conditions sans se mettre en difficulté financière. 

 

Pour faire un film qui soit digne des salles obscures, il faut des moyens humains et techniques plus importants. Nous avons donc besoin de vous de manière vitale : déjà pour terminer ce montage, il nous reste 3 mois de travail.

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Le réalisateur Yann Moix et le producteur Guillaume Rappeneau

Mon nom est Yann Moix. Je suis écrivain et réalisateur, comme Sacha Guitry, Marguerite Duras, Marcel Pagnol et Alain Robbe-Grillet. Je suis né en 1968 et en Province. Malgré les apparences, tous mes romans et tous mes films ne parlent que d’une seule chose : comment être soi, rien que soi. Tant il est vrai que, sur cette terre, rien n’est plus... Voir la suite

Derniers commentaires

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Chers amis, merci à vous tous d'avoir si généreusement participé à cette collecte, l'aventure continue néanmoins et nous vous tiendrons informés de son évolution. Ce film existera. Amitié Yann
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Bravo pour votre projet et bon courage ! Je vais suivre tout cela de près. :)
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Bravo pour votre initiative et votre projet. En tant qu'amoureuse et passionnée de la Corée depuis 5 ans je ne peux que vous soutenir ! Très bonne continuation et bon courage, aja aja fighting comme disent les Coréens ;) !