Venez soutenir ce reportage photo, désireux de mettre en lumière la réalité sur le plus grand peuple au monde sans État, le Kurdistan oublié

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Présentation détaillée du projet

   Mon projet est né du souhait d’être le témoin d’un fait d’actualité : L’exode forcé depuis plusieurs semaines de quelques 200 000 Kurdes de Syrie vers la Turquie pour échapper à l'offensive de l'Etat Islamique (EI) à Kobané et dans le nord de la Syrie.

 

En effet les djihadistes de Daech ont continué à gagner du terrain dans la 3eme ville kurde, située à la frontière syro turque. Malgré une résistance acharnée des forces kurdes pour préserver cette ville du  chaos, l’EI continue sa progression…..

 

Au fil de ma préparation pour ce reportage, j’ai approfondi par la lecture une connaissance intellectuelle du peuple kurde : ses origines, son histoire, ses drames, ses frustrations et ses souffrances.

Un peuple sacrifié par l’Histoire et partagé entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran dont ni les fausses promesses ni les répressions sanglantes n'ont entamé le désir d'indépendance.

 

 

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C'est sur le terrain que je souhaite désormais m'engager. 

 

Grâce à votre soutien, j'irai à la rencontre des acteurs d’un drame qui nous bouleverse et nous interpelle par les témoignages recueillis et les visages photographiés.                                 

Ce voyage s'inscrit dans un projet professionnel. Il me permettra, dans un contexte bien différent du quotidien de notre vieille Europe, de travailler sur un thème qui me touche et qui répond à une actualité vibrante.

Aller vers l’inconnu, poser au travers de l’objectif un regard neuf, éloigné de tout voyeurisme et différent des images télévisuelles est la vraie mission d’un photographe. Je mettrai ainsi mes images au service  d’hommes, de femmes et d’enfants sans voix.

 

 

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My project was born from the immense desire to be a witness of incredible human strength and perseverance in the face of one of the most tragic events of modern-day: the massive forced exodus of over 200,000 Syrian Kurds. Fleeing the attacks of the Islamic State (ISIS) in Kobané and northern Syria, scores of courageous Kurdish people have migrated to Turkey. Their powerful stories must be told.

Despite a brave resistance led by the Kurdish forces to protect their cities from chaos, Daech (ISIS) continues to grow, gaining ground in yet another municipality located near the Syrian Turkish border.

To prepare for my project, I delved deeper into the stories of the Kurdish people: their origins, their history, their tragedies, their frustrations and their sufferings. Despite being ignored by the history books and disconnected throughout Turkey, Syria, Iraq and Iran, they have not resigned their desire for independence- neither false promises nor bloody repressions prove capable to put out their fire.

With your support, I will go to Turkey to meet those directly affected by a drama that we may soon see asks us all to question and challenge ourselves.

My journey is part of a professional project, but foremost, the result of a desperate longing to give the Kurdish people an outlet to tell their stories, to voice their truths- through photographs.

 

I want to explore the unknown, capture a fresh look through the lens of my camera. These won't be your typical images broadcast by mainstream media. I will put my pictures in the service of the men, women and children who are voiceless.

 

 

 

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Pour mon premier séjour, je me rendrai au sud-est turc dans les régions de Diyarbakir, Sanliurfa et Gazientep, d’où je gagnerai les camps de réfugiés à la frontière syrienne. Puis j’irai, au-delà du drame des réfugiés de Kobané, poursuivre ma recherche sur l’identité kurde en découvrant le quotidien de cette minorité sans droit.

 

 

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Mon deuxième séjour se fera à la rencontre des autres identités kurdes : celle d’Iran. Dans le prolongement de l'Acte I, la deuxième partie de mon projet me permettra d'adopter un autre angle d'étude, différent de celui adopté lors de ma rencontre avec les kurdes vivant en Turquie. L'objectif sera de partager le quotidien de la communauté kurde iranienne et de montrer en quoi cette dernière a sa propre identité. 

 

Plusieurs expositions seront proposées en Lorraine et dans le Rhône.

 

 

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À quoi servira la collecte ?

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            Pour que je puisse réaliser le 1er acte de mon reportage, je dois réunir au minimum 3300 euros.  Depuis le début du projet, j’ai investi 2000 euros essentiellement en équipement photo. (Objectif canon 70-200mn, sac photo Lowepro, appareil photo argentique, assurance).

Le montant de  la collecte  établi à minima à 1300 euros sera reparti de la manière suivante :

 

-8% de cette somme soit 104 euros  reversé à Kisskissbankbank

 

-280 euros pour le vol A/R Paris – Dyarbakir (Turquie)

 

-400 euros pour la rémunération du « fixeur » guide/interprète

 

-240 euros pour l’hébergement pour 12 jours

 

-276 euros pour compléter le matériel photo (flash, pellicules argentique, cartes mémoire)

 

Si la somme collectée vient à être supérieure (ce que j’espère infiniment) cela me permettra de mener à bien les différentes phases de ce projet ambitieux. En effet, j’entreprends ce périple en solitaire et  ne bénéficie d’aucune logistique d’un organisme quelconque.

 

Premièrement cela me permettra de  pouvoir rester plus longtemps sur place et de travailler techniquement dans les meilleures conditions

● Je pourrai faire face dès mon retour aux frais supplémentaires engendrés  par  la réalisation  d’une  première exposition   (tirages de photos d’art, impression numérique, etc.)

● Je pourrai  envisager  la préparation de mon 2ème voyage dès le mois de janvier 2015  (voir acte II)

 

 

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Notes de lecture : Quelques lignes sur l’histoire du XX ème siècle

 

Les Kurdes représentent aujourd’hui le plus grand peuple au monde sans État. Ils doivent sans doute à leurs montagnes d'avoir pu préserver leur identité, leur culture et leur langue. Ils seraient aujourd'hui environ 17 millions en Turquie (ils représentent presque 25% de la population), 7 millions en Iran et 4 millions en Irak. Des communautés moins importantes sont également établies en Syrie et dans l'ex-URSS. 

Les premiers textes qui leur ont été consacrés ont été écrits par des historiens arabes et persans. L'Europe, elle, les découvre au XIXe siècle, à travers les comptes rendus des premières expéditions scientifiques ou missionnaires. La plupart des auteurs témoignent de la fierté d'un peuple qui souffre de sa dépendance à l'égard du pacha de Bagdad. Ils soulignent également l'importance de l'esprit de famille et du clan. Au lendemain de la Première Guerre mondiale et du démembrement de l'Empire ottoman, les Alliés envisagent de créer un Kurdistan indépendant. Le traité de Sèvres, signé le 10 août 1920, préconise

« L’autonomie locale pour les régions où domine l'élément kurde ». Mais, après la victoire de Mustafa Kemal en Turquie, les Alliés reviennent sur leur décision. Le traité de Lausanne, signé en 1923, consacre la domination sur le Kurdistan de la Turquie, de l'Iran, de la Grande-Bretagne (pour l'Irak) et de la France (pour la Syrie). 

Pendant l'entre-deux-guerres, des révoltes éclatent, surtout en Turquie et au Kurdistan irakien. Après la Seconde Guerre mondiale, les Kurdes font brièvement l'expérience de l'autonomie avec la république de Mahabad, proclamée en Iran au tout début de l'année 1946, avec l'appui de l'URSS. Mais l'armée iranienne met fin à cette expérience en décembre de la même année. 

C'est en Irak que va se concentrer, pendant les vingt années qui suivent, l'essentiel de l'activisme kurde. Au début des années 60, Mustafa Barzani y prend la tête d'un mouvement insurrectionnel de grande envergure. En 1970, des négociations sur le statut du Kurdistan irakien s'ouvrent avec le pouvoir central de Bagdad. Mais elles achoppent sur la délimitation de la région kurde - les Kurdes veulent la ville pétrolière de Mossoul, ce que Bagdad refuse - et, en 1974, le gouvernement irakien promulgue unilatéralement sa loi d'autonomie, aussitôt rejetée par les mouvements kurdes. La résistance des Kurdes d'Irak s'effondre un an plus tard, à la suite des accords irano irakiens d'Alger, dans lesquels les deux pays s'engagent, notamment, à cesser de soutenir leurs opposants mutuels. Elle reprendra à partir de 1980, avec la guerre irano irakienne. 

En Iran, la guérilla kurde tente de profiter de la chute du chah pour prendre le contrôle de la région. Mais le projet de Constitution retenu par Téhéran écarte le principe d'une autonomie pour les minorités ethniques et l'armée islamique écrase dans le sang - plus de 18 000 morts entre 1980 et 1984 - la rébellion. 

En Turquie, où, devenu "région militaire", le Kurdistan était resté fermé à tout étranger jusqu'en 1965, l'état de siège est à nouveau instauré en 1978. En 1984, le Premier ministre turc de l'époque, Turgut Özal, annonce que son gouvernement a conclu un accord avec l'Irak pour une "action coordonnée" contre les rebelles kurdes. La fin de la guerre irano irakienne se traduit par un durcissement de la répression tant en Irak qu'en Iran. Le 22 mars 1988, l'aviation irakienne bombarde à l'arme chimique des villages du Kurdistan dans la région de Halabja, faisant 5 000 morts et autant de blessés. En 1991, à la fin de la guerre du Golfe, les Kurdes d'Irak parviennent à prendre le contrôle d'une importante partie du Kurdistan. Mais le mouvement de rébellion est suivi d'une brutale reconquête par l'armée irakienne, qui jette des centaines de milliers de réfugiés sur les routes. 

Les Occidentaux décident alors de créer au Kurdistan irakien une "zone de sécurité", placée sous leur contrôle. Les luttes entre factions kurdes n'ont cependant jamais permis d'y mettre en place un véritable régime d'autonomie.

 

 

 

 
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Constant Gauthier-Alévêque

Je vis à Paris pour un temps, après avoir séjourné à New York, Londres et Sao Paulo. Après avoir pris des chemins de traverse m’essayant au montage filmographique et au journalisme, la photographie et le documentaire me sont désormais une évidence et une nécessité. Partagez cette expérience avec moi : sur Twitter et sur Facebook

Derniers commentaires

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Je crois que ce projet te ressemblera, vrai et plein d'humanité; il te portera très loin..... il reste encore 24h ! M.
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Beau projet qui j'en suis sur ira au bout ! Amicalement , Fabien.
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Bon courage à toi ...Hélène