Aidez-nous à réaliser ce film-dispositif sur l'empathie ! Des autres nous parlent de leur autre et nous sommes à leurs côtés (ou pas ?)

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Présentation détaillée du projet

L'autre de l'autre, un projet artistique de Fred Périé et Franck Gourdien

 

L'autre de l'autre est, d'une part, un film de 80 minutes sur l'empathie. Celui-ci montre une douzaine de témoins qui parlent d'une histoire personnelle. Chacune de ces histoires est une épreuve de l'autre qui a fait événement dans la vie du témoin.

 

Lors du tournage, la personne qui parle est filmée sur fond vert, assise dans un fauteuil de cinéma, car ce film est aussi un dispositif numérique, précisément destiné à la salle de cinéma.

 

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Lors de la projection, les spectateurs, eux-mêmes filmés, se voient en miroir à l'écran, mais avec le témoin à leurs côtés, comme si celui-ci était également présent dans la salle.

 

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Pourquoi ce projet ?

 

Ce projet est d'abord une invitation à réfléchir sur la question de l'empathie. Cette notion est aujourd'hui employée assez couramment, bien qu'elle recouvre des questions en fait assez complexes et des disciplines variées, des neurosciences à l'éthologie. Il est communément admis qu'elle repose en premier lieu sur un mécanisme non conscient par lequel l'expression corporelle d'un individu dans un état émotionnel donné déclenche de façon automatique ce même état émotionnel chez l'observateur. Ainsi, il y a au départ un phénomène incontrôlé, mais auquel l'empathie ne peut en aucun cas se réduire. En effet coexistent  en nous, ce qui s'inscrit ainsi inconsciemment de l'autre et la conscience de soi qui résiste tant bien que mal.

 

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Cette question nous intéresse parce que l'humanité semble aujourd'hui imprégnée de l'idée qu'il nous faudrait un médium (image, machine) pour penser à l'autre. Malgré le sentiment de toute puissance que le numérique confère à beaucoup, l'individu souffre souvent de solitude et exprime l'absence d'identité collective. Or l'empathie est, selon nous, ce qui donne forme à la fois à la personne et au groupe, les deux ne pouvant absolument pas être considérés séparément.

 

Nous abordons le thème au travers de récits collectés auprès de personnes d'origines et d'âges variés selon plusieurs points vue :

- soit c'est l'histoire de la relation du témoin avec une personne dans une situation émotionnelle particulière ;

- ou c'est le témoin lui-même qui est passé par une épreuve et qui raconte l'histoire d'une personne qui l'a accompagné à ce moment-là ;

- ou encore l'histoire d'une personne de sa connaissance, elle même en relation empathique avec un autre être.

 

Une douzaine de témoignages seront recueillis correspondant à ces situations.

 

Le scénario

 

Un film documentaire s'écrit au montage, mais nous avons déjà l'idée d'un début et d'une fin.

 

L'autre de l'autre commence par un carton « votre image n'est pas ailleurs ». Puis apparaît la salle avec ses spectateurs en quasi direct. Au bout d'un moment, un personnage entre et vient s’asseoir au premier rang visible à l'écran. Il est immobile un moment, semblant attendre le moment propice, puis il commence à parler. Il nous parle de l'autre que nous pressentons en nous. Le montage enchaîne les témoignages en incrustation dans la salle. Certaines histoires évoquent la culture, la dimension sociale ou la solitude, d'autres l'amitié, l'enfance, le contact avec la mort ou le rapport à l'animal. Le montage par sa progression et la multiplicité des histoires montre ce qu'est pour nous l'empathie, c'est-à-dire ce qui relie la conscience de soi à ce qui s'inscrit en nous de l'autre malgré nous.

 

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Le montage introduit des séquences qui sortent le public du contexte de la salle et portent un éclairage singulier sur le témoin et sur la thématique. Parmi elles il y aura des mises en scène imaginaires et de l'animation 3D.

 

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La musique intervient en contrepoint de l'image en évitant dramatisation et effets mélo.

 

A la fin le public est laissé seul avec son image et ses traces laissées sur l'écran. Ce dernier tableau est une invitation à l'échange et à la discussion. C'est seulement lorsqu'il l'estime nécessaire que l'opérateur en cabine lance le générique de fin.

 

Qui sommes-nous ?

 

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Nous sommes deux vidéastes Franck Gourdien (à gauche sur la photo) et Fred Périé. Nous nous connaissons depuis 8 ans et discutons souvent passionnément, souvent dans des cuisines, de questions en rapport avec l'image. C'est lors d'une de ces discussions qu'est née l'idée de faire une forme longue qui parle de l'altérité et qui reprenne l'idée des spectateurs se voyant en direct à l'écran du cinéma.

 

- Après des études scientifiques Fred Périé commence par analyser et coder numériquement les comportements mécaniques des matériaux, notamment les phénomènes d'instabilité. En 2004, il abandonne la question de la forme matérielle pour celle de la relation et s'engage professionnellement dans une recherche visuelle en privilégiant deux médiums : des interventions éphémères dans le paysage et des installations vidéos.

 

https://vimeo.com/111785942

 

En 2012, il investit la salle de cinéma, le lieu où pour lui, au travers de l'image se tissent des liens silencieux aux autres. D'abord en réinterprétant des installations plus anciennes comme "Est-ce ici ?" puis en 2014 avec une nouvelle version de Néguentropie.

 

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- Parallèlement au documentaire, Franck Gourdien réalise des courts et moyens métrages vidéo qui se rattachent au cinéma d'art et essai. La plupart de ses films font l'objet d'une création sonore de musiciens avec lesquels il collabore régulièrement. A de rares exceptions, chaque texte est écrit pour le film, porté en voix-off ou vidéo-texte ; et il n'est pas stricto sensu un commentaire mais participe à la poétique de l'essai – faire attention au sentiment des choses c'est être en poésie. Son travail ne se divise pas en textes et films, il s'en multiplie. L'improvisation contrôlée, qui se résumerait à ne pas écrire l'ensemble du scénario au préalable, induit à ne pas boucler le film dans un canevas mais à rechercher sa forme à venir.

 

 

La musique

 

Percussionniste,Seijiro Murayama vit aujourd'hui au Japon mais a longtemps travaillé en France dans le domaine de la musique improvisée.  Son travail est focalisé, en particulier, sur la collaboration entre la musique et d'autres activités artistiques : danse (Catherine Diverrès), vidéo (Olivier Gallon), peintures (François Bidault), photos (Purpose.fr), litt&rature, philosophie (Jean-Luc Nancy, Ray Brassier), performance (Diego Chamy) etc. Cela ne l'empêche pas d'avoir de nombreux projets purement sonores (avec Jean-Luc Guionnet, Pascale Criton, Eric Cordier, Eric La Casa, Axel Dörner, Tim Blechmann, Seymour Wright, Toshimaru Nakamura, Toshiya Tsunoda). Pour lui, l'improvisation est son souci artistique majeur même si, en public, il n'exerce pas toujours cette pratique. Son approche est basée sur l'attention à l'espace et au lieu, à l'énergie du public et notamment à la qualité du silence à des niveaux différents (physique, social, ontologique). Il est en train d'approfondir des réflexions sur la question de l'idiomatique et le non-idiomatique - "Idioms and Idiots" (avec Jean-Luc Guionnet, Mattin, Ray Brassier 2009). Depuis 2010, il est le curateur du festival " Personal and Collective" à Ljubljana, en Slovénie.

 

 

La séquence 3D

 

De sa double formation philosophique et artistique, Sandrine Deumier construit une œuvre poétique protéiforme axée sur la question du fonctionnement performatif de la poésie au travers des outils numériques. Utilisant la matière du mot comme image et l’image comme vecteur du mot, elle développe un travail à la jonction du medium vidéo et de la poésie sonore en les considérant comme des dispositifs sensibles pour exprimer une forme de matière inconsciente du soi. Processus d’écriture et matière mobile de l’image fonctionnent alors dans un reflux de significations sous-jacentes qui renvoient au vacillement du réel et à ses transferts de réalité via des structures de pensées inconscientes. Son travail se compose essentiellement de textes poétiques, de vidéopoèmes, d’installations multimédia et de performances poétiques audiovisuelles en collaboration avec des compositeurs.

 

respiro productions

 

Jeune société créée en 2014 par Amélie Quéret, respiro productions souhaite découvrir et accompagner des réalisateurs pour leur permettre de produire leurs films dans les meilleures conditions possibles. Il est important pour nous de travailler sur des films narratifs, humainement et socialement engagés. Garder une exigence artistique sans perdre de vue une certaine accessibilité au public. En février 2015, Amélie Quéret a été choisie par Film en Bretagne comme productrice pour l'ESTRAN 6.

 

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Le Pixel Blanc

 

Le Pixel Blanc est une agence intégralement dédiée à l'art numérique, reliant les artistes, les œuvres et les publics. Elle a pour objectif sa diffusion auprès du public le plus large, en France et dans le monde. Elle a été créée en 2014 par Philippe Honigman, Hugo Verlinde et Ksenija Skacan.

 

Afin de remplir cette mission, nous nous employons à professionnaliser la promotion des artistes et à faciliter la commercialisation de leurs œuvres. Nous développons également une activité de production afin de susciter et de répondre aux grands projets culturels de demain.

 

Lien : Le Pixel Blanc, agence d'art numérique   Horizontal-soustitre-1451588143

 

À quoi servira la collecte ?

Nous avons déjà mis en place un studio de tournage, enregistré quelques témoignages et testé la faisabilité du dispositif numérique. Il nous faut maintenant finaliser la production : monter ces séquences, y inclure des plans supplémentaires donnant un aperçu différent des témoins ; composer, enregistrer la musique ; créer la séquence animation ; développer et coder le logiciel de gestion des séquences d'incrustation ; réaliser la post-production du film et acheter le matériel du dispositif (caméra numérique, ordinateurs et périphériques).

 

Nous faisons une demande de subvention au CNC pour un budget total de près de 40.000 €, la collecte permettra d'initier les premières étapes à venir de la production.

 

Nous avons besoin de vous pour financer :

 

- Déplacements pour tournage et montage : 600 € (Bretagne-Paris en ligne directe !)

- Montage film : 1.300 €

- Création musique : 1.200 €

- Création animation 3D : 1.500 €

- Développement logiciel : 1.200 €

 

A cela s'ajoute le coût de réalisation/fabrication des contreparties (200 €) et la commission KissKissBankBank.

 

Si votre générosité dépassait nos espérances, nous utiliserions cet argent pour faire travailler un chargé de production à la recherche de distributeurs et de lieux de diffusion, ainsi qu'à l'inscription du film-dispositif dans les festivals.

 

Nous solliciterons le financement auprès du CNC Dicréam en janvier 2016 pour la production de l'oeuvre finale dont le coût global est estimé à 40.000 €. Votre contribution servira aussi d'apport pour solliciter la subvention.

 

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Le Pixel Blanc

L'autre de l'autre est un projet de Fred Périé et Franck Gourdien. Il est produit par Respiro Productions et Le Pixel Blanc.

Derniers commentaires

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De la part de Seb, et pour encourager ce beau projet :)
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J'ai fait un versement de 100€ pour mon projet, mais c'est de la part de Alain et Cécile Piéderrière qui ne veulent pas donner l'identité de leur carte bancaire sur Internet. Je les en remercie très chaleureusement. Fred
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J'ai hâte de découvrir cette oeuvre qui soulève le grave avec une legerté caractéristique de l'humilité de son/ses créateurs. Hâte !