Jeux Olympiques d'hiver, Sarajevo 1984. Trente ans et une guerre plus tard les mémoires restent intactes. Comment a-t-on pu en arriver là ?

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Présentation détaillée du projet

Pour la première fois de l’Histoire, des Jeux Olympiques d’hiver vont avoir lieux en Yougoslavie. Sarajevo, alors capitale de la République de Bosnie l'emporte contre toutes attentes sur ses deux concurrentes: La ville japonaise de Sapporo et la suédoise Göteborg. C’est une réussite presque inattendue, l’ambiance est festive et le peuple est fier. Un skieur slovène, Jure Francko, deviendra un héros national après l’obtention de la seule et unique médaille yougoslave en prenant la deuxième place du slalom géant. À cet instant personne ne voit se profiler la terrible guerre civile qui éclatera huit ans plus tard malgré l’ambiance de guerre froide dans laquelle le monde est plongé.

 

 

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Aujourd’hui, jonchés sur les montagnes de Jahorina qui entourent Sarajevo, les sites olympiques sont abandonnés, minés, détruits par l’horreur de la guerre. Le musée olympique, symbole fort, fut bombardé dès le premier jour de l’invasion serbe à Sarajevo. La piste de bobsleigh en guise de tranchée, les sites olympiques ont eux aussi été le terrain de combats très violents.

 

 

Cet évènement aura sans aucun doutes était le plus grand moment de fierté du peuple yougoslave avant la chute.  

 

Sarajevo l’effondrée. Mémoires d’un peuple.

 

 

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Note du réalisateur

 

Le dispositif de ce documentaire est simple, c’est un rapport historique construit dans un ordre chronologique autour des Jeux olympiques de Sarajevo sur une période allant des années 1980 à aujourd’hui. Sa durée en sera de 52 minutes ce qui correspond au format télévisé classique. Il sera jonché de rencontres, de témoignages et d’interviews de personnalités plus ou moins impliqués dans la mémoire de ces Jeux.

 

 

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Des sites rachetés et destinés à être détruits

 

La raison première qui m’a poussé à écrire et travailler sur ce documentaire est l’annonce, en décembre dernier, du rachat de ses sites olympiques par une chaine de complexes hôteliers. Cela prévoit donc la destruction des installations sportives pour y implanter des logements de vacances. Mais c’est avant tout une partie du patrimoine bosniaque qui sera détruit. La décision étant prise et ne pouvant rien faire pour contrer ça voilà pourquoi j’ai décidé d’en faire un film qui lui, restera.

 

Le choix de financer ce documentaire hors des systèmes classiques est principalement une question de temps bien qu’il y ait aussi une part de liberté. En effet, les sites sont amenés à être détruit très prochainement, c’est pourquoi j’aimerai commencer le tournage fin septembre, début octobre au plus tard. L'intéret es aussi de pouvoir garder une part de liberté et de ne pas être influencé par tel ou tel financeur publique afin de faire le documentaire le plus proche de la réalité possible.

 

 

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Une approche esthétique forte

 

Tout comme dans mes précédents court-métrages de fiction une part forte du film sera basée sur l’esthétique, je ne veux en aucun cas qu’il soit filmé à la manière d’un reportage télévisé. Les mouvements de caméra seront travaillés à la façon d’un film de cinéma et nous essayerons de filmer les couleurs et les décors de la meilleure des façons mais aussi de travailler la lumière lors des entretiens avec les intervenants. Aussi, j’essayerai de capturer au mieux des traces du passé qui pourraient être restées intactes durant toutes ces années tels que des objets retrouvés sur les sites, dans la ville ou dans le musée olympique, des gravures, des graffitis ou tout autres traces historiques.

 

Je souhaite aller sur les lieux pour créer un récit dicté par les citoyens bosniaque et conserver une trace filmée avec, comme je l’ai dit précédemment, une certaine approche esthétique et un oeil neuf sur les lieux d’un évènement qui fut l’un des plus marquant qu’une génération ait vécu. Destiné à la mémoire de tous et du peuple de l’ex-yougoslavie en général, ce documentaire se veut apolitique, c’est un simple récit historique et un constat de ces évènements qui auront marqué l’Histoire. 

 

Le documentaire sera jonché d’entretiens avec des citoyens yougoslaves qui nous livrerons leurs impressions sur le passé et le devenir de ses sites olympiques. Parmi eux il y aura aussi quelques personnalités importantes pour l’histoire du sport dans  le pays. 

 

Je conçois le documentaire comme un espace total de liberté qui doit davantage croire en la rencontre qu’aux idées préconçues. C’est pourquoi, malgré les repérages et les recherches que j’ai pu effectuer je ne pars avec aucune hypothèses à valider mais avec des espoirs.

 

 

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Le porteur du projet 

 

QUENTIN JUST

 

Après des études de cinéma à 3IS en région parisienne et la réalisation de plusieurs court-métrages diffusés en festival, Quentin Just décide de se lancer dans la réalisation de son premier long-métrage documentaire. Passionné de sport et amoureux des Blakans, c'est après un court passage à Bihàc en Bosnie-Herzégovine que l'envie d'y tourner prend forme. Trois ans plus tard, en décembre 2013 à l'approche des Jeux Olympiques de Sotchi il découvre un article sur ces sites olympiques et se lance immédiatement dans la préparation et l'écriture de ce qui est aujourd'hui devenu "L'EFFONDRÉE".

 

Crédit photo : Dado Ruvic

 

 

À quoi servira la collecte ?

Ces sites olympiques sont destinés à être détruits dans les mois à venir et le processus de financement classique d'un film ne peut pas être suivi car les démarches mettent parfois plusieurs années avant d'aboutir à un financement. C'est pourquoi nous faisons appel à vous, malgré le soutien de plusieurs partenaires privés et de la Cinéphilaste Productions il nous reste encore une somme minimum à atteindre pour que le projet puisse voir le jour.  Cette somme servira à couvrir :

 

- Les frais de transport pour l'équipe et le matériel technique

- La location d'un véhicule sur place + essence pour 10 jours de tournage

- Les contreparties, pour vous ainsi que les frais du site KKBB sur lequel vous êtes

 

Evidemment, si la somme récoltées dépasse nos espérances cela permettra au film de se faire dans les meilleures conditions possibles et d'assurer une post-production digne de ce nom, la recherche de financement et sponsors est en cours pour cette partie mais c'est assez compliqué pour l'instant.

 

Enfin, si vous avez n'importe quelle piste à nous suggérer pour réduire ces frais nous sommes évidemment ouvert à toutes propositions (ou presque). Par exemple, si ton papa travail chez Air France et (ou Ryanair) et qu'il peut nous avoir de grosses promotions ou que toi même tu t'occupes du service communication de ta boite n'hésite pas à nous en parler.   

 

Tous les autres frais tels que l'hébergement, l'emploi d'une traductrice sur place, la location du matériel, l'achat de consommables et autres frais divers sont pris en charge par la Cinéphilaste Productions et nos différents partenaires. 

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Cinéphilaste Productions

Créée en 2013, Cinéphilaste Productions est une société destinée à la production et distribution de court métrages et documentaires en passant par le film institutionnel et tout autres types de support vidéo.

Derniers commentaires

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Bon courage à vous tous! La Compagnie Les Entichés vous envoie tout son soutien pour ce beau projet!
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Bon courage pour le tournage Quentin (et toute l'équipe !). En souvenir de nos années aux mercredis sportifs, à l'alval, au capo et à limoges athlé !
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Bon courage !