Un film documentaire pour contribuer à une culture de la bienveillance

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Présentation détaillée du projet

Un film documentaire pour contribuer à une culture de la bienveillance

 

Après de nombreuses années de pratique en Europe, Jean-Berchmans Nahimana a mis au point sa propre méthode de guérison des traumatismes psychologiques. Basé en Belgique, il retourne aujourd'hui dans l'Afrique des Grands Lacs, sa région natale, pour y enseigner et oeuvrer à la paix à l'aide de son outil.

 

Notre projet est de réaliser un film sur cette aventure, celle d'un homme qui croit en d'autres façons de communiquer, de vivre ensemble et d'envisager notre existence.

 

Ca vous parle ? Lisez donc la suite !

 

L’histoire de Jean

Jean a connu l’horreur des exactions commises dans son pays dans les années 1990, qu’il a documentées en tant que journaliste pendant 10 ans à la Radio Télévision Nationale du Burundi. Il fut profondément marqué par la violence qui faisait alors partie du quotidien, où des personnes à qui il serrait la main un jour étaient assassinées le lendemain.

N’ayant de cesse de donner un sens à ces événements, il fera une rencontre marquante lors de sa venue en Belgique pour ses études doctorales : celle de la Communication Non Violente (CNV) et de son concepteur, le psychologue Marshall Rosenberg.

 

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Jean et Marshall B. Rosenberg en Suisse en 2006

 

Il se rend compte rapidement que cette méthode est une véritable philosophie de vie qui a le pouvoir de transformer nos existences à chaque instant en prenant soin de soi, des autres et de la qualité de la relation qui s'établit. Convaincu de la puissance de cette méthode, il va devenir lui-même formateur.

 

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Jean anime une journée de CNV à Assesse (Belgique) dans le cadre de la Journée Mondiale de la Femme (2008)

 

Dans la foulée, Jean va cheminer aux côtés de Daniel Maurin, l’inventeur de la « Guérison des Blessures Intérieures » (GBI). Cette méthode thérapeutique repose sur la reconnaissance puis la guérison des blessures intérieures : les blessures psychiques profondes qui, faute de pouvoir s’exprimer, se sont inscrites en nous et nous empêchent de vivre pleinement.

 

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Jean en compagnie de Daniel Maurin à Bruxelles en 2003

 

Depuis une quinzaine d’années, Jean combine ces méthodes ainsi que d'autres outils d’une manière à la fois très personnelle et efficace pour soutenir les personnes dans leur cheminement personnel et/ou thérapeutique. Guéri de ses traumatismes passés, il est devenu un formateur et thérapeute apprécié.

 

Voilà bien un destin hors du commun, exactement le genre de personnage qu'il nous faut pour un film. Mais ce n'est pas tout : l'homme a un projet à sa mesure, alors ouvrez bien grandes vos oreilles (ou plutôt vos yeux) !

 

Le rêve de Jean : un projet novateur

Son travail au quotidien (consultations individuelles, modules de formations variés, conférences et colloques, médiations...) lui apporte un apaisement personnel mais aussi des clés de compréhension des raisons profondes des conflits dont il a été le témoin.

Parallèlement à son travail thérapeutique en Belgique, Jean garde des contacts dans la région des Grands Lacs. Il y retourne souvent avec le rêve d'un projet novateur, convaincu qu'il peut contribuer à une paix durable.

 

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En avril 2012, Jean rencontre des enfants-soldats recueillis par l'asbl BVS à Bukavu (R.D. du Congo)

 

La paix, Jean considère qu'on ne peut la construire véritablement qu’à partir de la paix intérieure de chacun, victime et bourreau. Cette paix intime reste à refaire individuellement car à ses yeux une paix issue de l’extérieur – généralement imposée par les armes ou des accords de paix – restera toujours imparfaite si la personne n’a pu exprimer et guérir ses blessures psychiques profondes.

Alors, récemment, Jean a commencé à développer un programme de formations-pilotes au Burundi et au Rwanda.

 

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Jean anime un atelier de formation en empathie-GBI destiné aux reporters du journal IWACU à Bujumbura (Burundi) en 2014

 

Jean partage et applique sa méthode en trois parties : l’expression libre et l’écoute empathique sont suivies du repérage des blessures intérieures chez l'individu et enfin la guérison proprement dite par la déprogrammation du mal être et la reprogrammation d'un nouvel état dans les mémoires cellulaires. A Kigali et à Butare, au Rwanda, Jean construit depuis 2014 son programme à destination tant de personnes traumatisées par le génocide des tutsi que de responsables d’organisations et d'associations actives dans ce pan de la reconstruction du pays.

 

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A Butare (Rwanda) en mai 2013, un échange eut lieu entre un rescapé du génocide et le bourreau de sa famille dans l'écoute de chacun; une épreuve mais aussi un moment fort pour permettre à la victime d'aller au-delà de sa souffrance et de terminer son deuil; une expérience réussie menée par AMI à laquelle Jean a assisté

 

Au Rwanda, Jean propose un programme pour former des thérapeutes rwandais qui pourront – sur base de son protocole de guérison – poursuivre le travail de guérison auprès de leurs compatriotes en détresse psychologique depuis tant d'années.

Un destin hors du commun, un projet novateur... voilà qui mérite bien un film ! Venons-en donc à ce qui nous/vous concerne directement.

 

Pourquoi faire un film sur Jean et son travail en Afrique ?

Il y a plusieurs bonnes raisons !

Tout d’abord, pour le côtoyer depuis plusieurs années, nous sommes convaincus par la qualité de son travail, qui permet d’ancrer en profondeur la guérison de blessures intérieures et de traumatismes graves. D’une qualité de présence exceptionnelle, Jean pratique l’empathie de façon remarquable : elle seule suffit à apporter un premier soulagement à la personne en souffrance. Son protocole de guérison amène des résultats durables et une véritable « paix intérieure », celle qui aide à vivre en paix avec son passé et les aléas de la vie.

 

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En mars 2015, Jean anime une semaine de marche et de pratique de la GBI dans le désert de Ouarzazate (Maroc), un cadre idéal pour visiter et nettoyer notre "for intérieur"

 

Ensuite, en documentant son travail « en live » ainsi que son parcours, nous voulons faciliter la diffusion du programme de formation de Jean. Nous voulons montrer son efficacité et sa justesse, sa profonde humanité aussi, et partager cet espoir bien réel que d’anciens ennemis puissent un jour à nouveau vivre en paix.

Enfin, et il s’agit d'une motivation essentielle de notre projet, nous sommes persuadés qu’il est urgent de mettre en lumière d’autres manières de communiquer, de vivre ensemble et d'envisager notre existence. Au-delà des spécificités rwandaises, qu’elles soient culturelles – notamment la difficulté d’exprimer ses émotions – ou historiques, nous pensons que l’approche des relations interpersonnelles que Jean développe peut parler à chacun d’entre nous.

 

Ne sommes-nous pas tous à la recherche d’harmonie et d’épanouissement dans nos relations avec nos proches et notre entourage ? Ne souhaitons-nous pas tous évoluer dans une société où chacun peut trouver sa place, se sentir reconnu et exister en lien avec les autres ? Et enfin, ne sommes-nous pas tous à la recherche d’un sens profond à donner aux événements et au déroulement de la vie – de notre vie personnelle et unique, mais aussi de la Vie avec un grand V, dont le souffle anime chaque être ?

Filmer l’action de Jean au Rwanda, c’est s’approcher d'autres réponses possibles, en contemplant sur les lieux mêmes de terribles souffrances humaines passées la réconciliation qui s’opère, la joie de vivre qui s’exprime, la vie qui jaillit à nouveau.

 

Bon, c'est bien beau tout ça, nous direz-vous, mais concrètement... qu'est-ce que vous proposez ?

 

Un film sur l’action de Jean au Rwanda

Notre intention est de profiter du prochain séjour de Jean au Rwanda, où il donnera deux modules de formations grâce au soutien de deux associations de terrain.

 

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A Kigali, Jean donnera le premier module de sa formation en partenariat avec l’association belge Flo & Domi, créée en 2015 par Florence Caulier et Dominique Celis. Cette association se veut un lieu de débat, d'échanges de points de vue et d'expériences avec comme objet principal la lutte contre le racisme et le négationnisme à travers la sensibilisation à l'histoire et à la mémoire du génocide des Tutsi au Rwanda et des autres génocides du XXe siècle. A travers des activités diverses (voyage d'études, séminaire, conférence, ateliers, manifestations culturelles, ...), l’association promeut l'émancipation collective et citoyenne.

 

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A Butare, Jean retrouvera un groupe auquel il a déjà donné un premier module de formation en 2014 avec la participation de l’Association Modeste et Innocent (AMI). Jean y continuera le travail entamé avec cette association créée en 2000 et fortement impliquée dans la résolution des conflits et dans le processus de réconciliation au Rwanda. AMI cherche à rassembler auteurs et rescapés du génocide pour oeuvrer à une réconciliation vraie et franche. Pour cela, l'association met en place différents programmes : promotion de la culture de la paix, de la gestion des conflits et de la réconciliation, sensibilisation à la citoyenneté responsable, guérison des traumatismes psychiques, éducation à la paix.

 

 

Vidéo amateur d'une formation animée par Jean pour les membres fondateurs et différents intervenants de AMI en 2014 à Butare (Rwanda); un homme y évoque ce qu'il a vécu en avril 1994:"....Je dirai..... que je n'ai su quoi faire!...Dans notre fuite, ma soeur est tombée dans la rivière qui était pleine. Elle a été emportée jusqu'à un tournant où la rivière l'a rejetée à  la bordure.... Elle était gravement blessée au front .... je l'ai portée au dos........"

 

Sur place, nous filmerons les formations, les échanges, le déroulement du processus de guérison et les entretiens privés. En outre, nous nous attarderons sur deux types d'intervenants : les participants et les organisateurs. Les uns et les autres évoqueront leur parcours, les motivations qui les ont amenés soit à participer à la formation soit à l'organiser, et enfin leur vie au quotidien, qui sera l'occasion de montrer le contexte dans lequel s'insère le programme. Enfin, un entretien de Jean précisera son cheminement personnel.

 

Au final, nous voulons réaliser un film profondément humain, qui évoque tout autant l'espoir et la joie que la souffrance et la douleur car nous avons foi en l'homme. Surtout, comme Jean, nous croyons que paix sociale et paix intérieure ne font qu'une et que de cette (ré-)union naîtra une société plus humaine et heureuse.

Pour que le film soit à la hauteur de nos ambitions, nous avons bien entendu choisi l'équipe idéale... La voici !

 

L’équipe du film

A la barre du navire, David, le réalisateur. Ne filme pas l'empathie qui veut, pour cela il faut avoir l'expérience du grand large... et de bonnes cartes ! Ecrivain, photographe et cinéaste, il est l'auteur du documentaire « L'hôte et l'invité » consacré à l'acupuncture humanitaire. Fortement impliqué dans diverses démarches de développement personnel depuis une dizaine d'années, son credo tient en deux phrases :  « J'essaie d'être en empathie avec les gens. De cette manière, mes films parlent de ce qui nous relie aux autres et au monde qui nous entoure, de ce qui donne du sens à notre vie. »  C'est donc l'homme de la situation !

 

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Sur le pont, derrière la caméra, Biggi. Cameraman à la BRF (télévision belge germanophone), il est le co-auteur avec Alice Smeets du documentaire « AIDependence » qui dénonce au travers de l'exemple de Haïti les effets pervers de l'aide humanitaire. Ce qu'il aime ? « Je raconte des histoires avec des images esthétiques. Pas pour faire de « belles images » mais pour parler de la vie des gens avec profondeur. Parce que si la réalité est parfois très dure, la beauté d'une image invite à aller au-delà des apparences .»  Ca tombe bien, c'est exactement ce que nous voulons ! Pas de misérabilisme dans notre film : nous montrerons la réalité de l'Afrique, oui, mais en regardant plus loin, bien au-delà des apparences.

 

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A ses côtés, un deuxième cameraman dont nous tairons le nom parce que... ce sera la surprise du film. On vous dira juste qu'il est bien placé pour filmer des Africains... Et pour le reste, il faudra attendre la sortie du film.

Pourquoi deux cameramen ? Parce que mêler deux manières donc deux types d'images différentes pour les formations et pour les à-côtés (belles images, micro-reportages) produira deux ambiances bien distinctes. Dans les formations de Jean, on vit des choses intimes et fortes grâce au climat de confiance que l'on y trouve. C'est un peu comme une parenthèse dans la vie quotidienne... nous voulons traduire ça en images en recourant à deux personnes qui filmeront chacun à leur manière une dimension différente de l'existence...

 

Pour leur prêter main forte, un dernier marin, et pas d'eau douce celui-là : Stéphane. Homme de théâtre pendant plus de 20 ans, il a choisi de changer de langage et de se consacrer à des projets audiovisuels (documentaires et websérie) dans lesquels il intervient comme musicien, sound designer et preneur de son. Il développe également ses propres projets en websérie en tant que showrunner.

 

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Pour nous, le son direct et la musique d'un film ne font qu'un : où s'arrête le son, où commence la musique ? Stéphane connaît bien ce genre de fondu-enchaîné pour l'avoir pratiqué à de nombreuses reprises. Par ailleurs, sensible à la démarche de l'art-thérapie, il intervient depuis peu en milieu hospitalier où il anime un atelier de théâtre avec des patients malades chroniques. « A ce titre, je me retrouve parfaitement dans la démarche artistique de David, son désir de convoquer une polyphonie de regards entre l'art et la thérapie, entre différentes cultures, différentes manières de filmer, différentes textures visuels et sonores. »

 

La musique ? Là encore nous imaginons un mélange Europe-Afrique : notre expert collectera des sons de là-bas, de la musique aussi, et fondera le tout dans son environnement sonore...

Et vogue la galère... avec pareille équipe le navire ne peut qu'arriver à bon port !

Enfin, si vous nous soutenez... évidemment !

À quoi servira la collecte ?

Le financement

 

Pourquoi recourir à un financement participatif ? Ici encore, ce choix est guidé par plusieurs raisons, qui dépassent les considérations budgétaires. Nous constatons en effet que non seulement les aides publiques sont de moins en moins importantes face à une production toujours plus abondante, mais qu'en outre elles sont assorties de conditions toujours plus nombreuses, contraignantes, restrictives et subjectives.

Nous ne nous reconnaissons pas dans un tel fonctionnement. D'abord parce que nous voulons plus de fantaisie, qu'un film soit une fête et reste un plaisir de bout en bout. Comme Paul Meyer, notre maître en cinéma, nous voulons faire un film qui exprime la jubilation d'un groupe porté par un souffle commun. Ensuite parce que nous voulons plus d'autonomie, pour nous exprimer avec indépendance et spontanéité. Enfin parce que nous voulons plus de connexion directe avec le monde et les gens, pour que notre projet soit sincère, respectueux et qu'il en découle une forme d'échange. Nous ne voulons pas imposer nos idées, nous voulons qu'un nombre significatif de femmes, d'hommes et d'enfants adhèrent à notre projet et en valident la philosophie !

 

Quelle est-elle ? Nous plaidons pour un cinéma libre, un cinéma du réel qui explore de nouvelles terres de l'humain et en rende compte de manière personnelle et universelle, dans l'élan et la spontanéité. En particulier, nous revendiquons un cinéma qui puisse parler à tout un chacun et rassembler, plutôt que de dénoncer, en mettant en lumière la part bienveillante de l'être humain. De cette manière, nous voulons nourrir les liens qui unissent les gens d'un bout à l'autre de la planète, contribuer à une meilleure connaissance de soi et des autres, et au final produire un film qui donne du sens à nos actes et à notre vie.

 

 

Le budget

Nous avons décidé de lancer un premier appel uniquement pour le tournage, pour des raisons pratiques et financières mais aussi pour vous associer plus étroitement à la gestation du film. Nous partirons huit jours, ce qui nous laissera cinq jours sur place environ pour le tournage du film.

 

Les frais que nous devons financer pour permettre à cette joyeuse équipe de partir et d'effectuer le tournage sont les suivants :

 

Les tickets d'avion - 5000 euros

Le logement - 900 euros

Les repas - 700 euros

Les déplacements sur place - 735 euros

Le matériel spécifique à ce projet – 520 euros

Les salaires - 4400 euros

Les frais divers et les imprévus (c'est important en Afrique) - 800 euros

Frais administratifs KissKissbankbank (8%) - 1044 euros

 

Nous arrivons à un total de 14099 euros.

 

Nous avons calculé tous les frais au prix juste pour rester dans un petit budget car nous pensons que ce n'est pas la somme engagée qui fait un bon film mais bien son message, sa profondeur, son humanité.

C'est à la fois peu, au regard du prix moyen des productions actuelles, et beaucoup puisqu'il repose entièrement sur vos épaules. Alors... vous cliquez ci-joint sur la somme de votre choix ?

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La troisième voie

"La troisième voie", association sans but lucratif, a pour objectif de mettre en évidence et de promouvoir des vies, des actes et des réalisations appelant à un changement de la société occidentale. Ces aspirations – qui ont en commun de ramener l'humain au centre des préoccupations – ont la particularité de s'écarter des normes pour s'élever vers un... Voir la suite

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Je suis convaincue que la paix dans le monde commence en soi-même et je suis très heureuse de contribuer à votre projet qui va complètement dans ce sens.
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J'accompagne de mes voeux les plus sincères de réussite ce magnifique projet. Il va contribuer à la Paix dans le monde et il en a bien besoin