Soutenez la création théâtrale contemporaine. Un solo théâtral inspiré de la bande dessinée Crash-text de Ponchard et Squarzoni

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Présentation détaillée du projet

La compagnie théâtrale LA FACTION présente

Un spectacle de et avec Vanessa Liautey, accompagnée du regard d'Hélène Cathala (chorégraphe), Emmanuelle Debeuscher sur l'espace et la matière, Julien Bouffier à la vidéo, Jean-Christophe Sirven à l'univers musical et Christophe Mazet à la conception de la lumière.

 

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Tenter de raconter l'histoire tragique d'une femme qui vient de jeter son bébé par la fenêtre.

En faire du théâtre pour mieux comprendre, donner du sens pour mieux tolérer et prévenir.

 

Dans l’histoire du Théâtre, le personnage de Médée est un des personnages féminins les plus fascinants et troublants. On se demande, quand on est actrice, par quels méandres de la pensée devrons-nous passer pour l’incarner ? 

Alors quand aujourd’hui, les médias divulguent des faits analogues où des mères tuent leurs enfants, le même sentiment mêlé d’effroi, d’incompréhension et de fascination nous étreint, se pose la même question:

Comment le jouer ?

Comment jouer un acte que l’on ne comprend pas et qui nous effraie ?

« Ce scandale que restera toujours la mort d’un enfant. » (Georges Banu)

 

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Un espace blanc, limité, comme une petite pièce.    - Nous pourrions être dans une prison, une chambre d’hôpital…

Au sol de la glaise.          - Nous pourrions être dans un atelier d’artiste…

Une femme est allongée au sol.

Elle fabrique,

elle a fabriqué

Un corps d’enfant.

 

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En même temps qu’elle nous raconte sa vie de femme/mère, son enfant, son crime, elle tente de retrouver les sensations de son corps qui a muté, son corps meurtri et son corps assassin.

Elle est face à nous, comme posée là. Parfois la parole surgit.

Dans cet endroit clos, elle va se (re)construire, va pouvoir mettre des mots sur ses maux, sa maladie, ainsi reconnaître son crime, et ainsi, pouvoir commencer à exister vraiment. A prendre enfin possession de son corps.

 

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Sur le mur, un écran, des images : Rêves, cauchemars, hallucinations, projections mentales.

A l’intérieur du cadre s’insèrent des dizaines de petites images d’elle, prises en direct, (comme des pixels d’elle), sa bouche, ses mains, son œil, son ventre… La femme, « le monstre » est regardé dans sa prison, filmé comme un rat de laboratoire. Scruté dans son intimité. Pillé.

 

Le texte est clair et sans complaisance, il met le spectateur face à son propre jugement. Parce que malgré l’acte inacceptable et l’être inexcusable qu’on a en face de nous, la compréhension nous gagne et même parfois la culpabilité. Chacun a des degrés différents de croyance, d’indulgence, d’empathie… 

 

http://youtu.be/Isq25lwaCzw

 

 

Hélène Cathala est chorégraphe et danseuse, elle sera mon regard extérieur. Mon guide.Cela fait quelques années que je me laisse guider par elle dans un travail sur le corps (plusieurs spectacles avec J.Bouffier) et dans des ateliers de recherche (body-mind centering). C’est une nécessité dans mon travail d’actrice de continuer ce travail. Plus particulièrement dans celui-ci où le corps sera le témoin violent de cette histoire. Le corps prendra la place de la parole, car les mots ne peuvent surgir qu’une fois la maladie nommée et « acceptée »… ce corps souffrant, ce corps qui tient vaille que vaille, ce corps vivant.

 

 

LES REPRESENTATIONS SONT :

27 et 28 mars à la Chapelle Gély à Montpellier

18 et 19 avril au Théâtre des 13 vents pour le Festival HYBRIDES6 à Montpellier

(Paris en prévisions)

 

 

Le précédent spectacle de la compagnie était FORGET MARILYN

http://www.prestaclesprod.com/cielafaction/faction2/faction2.html

 

vous pourrez voir ce spectacle encore les 3,4 avril au théâtre de Lattes et le 11 avril à Graissessac

 

Article de presse de Forget Marilyn

 

https://myspace.com/forgetmarilyn

 

Critique de spectatrice : 

" L'enfant pleurait. Un travail qui mérite qu'on prenne le risque d'être secoué.  Vanessa Liautey interprète et met en scène - sous le regard acéré, terriblement précis, organique, de la chorégraphe Hélène Cathala - une femme ayant commis le plus atroce des crimes : celui d'infanticide.  Le spectacle est éprouvant, et en premier lieu parce que la comédienne y donne une vision puissante du marasme qui se joue dans la tête d'une mère dépassée, emportée par la violence d'avoir donné la vie sans y avoir été forcément préparée... Offerte aux spectateurs - et à la société qui l'a déjà jugée - sous un rectangle de lumière crue, elle se débat de toutes ses forces, portée par une bande sonore "intérieure" implacable. Au-delà du défi hautement relevé d'aborder un tel personnage, Vanessa Liautey suscite la parole des spectateurs après la représentation, en invitant un spécialiste à répondre à leurs questions (l'auteur du texte, un psychiatre...). Une libération collective intervient, entremêlant les interrogations formelles, personnelles, ou sociétales, soulevées par le spectacle. Les femmes parlent. Les hommes aussi. Personne ne veut briser cet instant qui se prolonge tard dans la soirée, ensorcelé par l'espace ouvert à l'expression, au partage, et finalement à la construction. À notre époque, c'est précieux..."

C.Andrès

 

Critique d'une bloggeuse :

Elle est face à nous, dans son antre. Elle est corps,  vide et torturée.  elle est contenant, grotte humide. Elle nous déverse ses tripes.

Une lumière de laboratoire l'encadre et sa clarté nous aveugle. Elle est objet expérimental sous les lampes des juges et des experts.

Vanessa Lyautey nous donne à voir ce soir, l'indicible. Une mère meurtrière.

Elle déploie ses bras comme une araignée monstrueuse, aussi imposante que celle de Louise Bourgeois.

Elle éructe son vécu, ses ressentis, son intime, assise sur un bidet. Elle  fait des efforts pour refouler mais  accouche de tout ce poids.

Elle se souvient. Nous aussi on se souvient. On retourne jusqu'à notre propre enfance. Dans les volutes de fumée de sa cigarette, nous nous laissons allés comme dans un fumoir d'Opium.

Nous allons divaguer et retrouver ce temps, où enfant on joue à la poupée, dans nos premières expériences maternelles. Le poupon de cire est parfois malmené suivant nos émotions, jouet exutoire.

 Adolescente, on regarde avec mépris et incompréhension ces bébés qui braillent et qui ont le visage tout fripé.  

A l'âge d'être femme se posent de nouvelles questions... Le désir est là, plus preignant. La femme tombe amoureuse; Le projet d'avoir un enfant pointe pour certaines. D'autres recherchent un statut de mère, voulu ou accidentel.

La pulsion de l'adolescente est encore  sous- jacente. On franchit le pas, d'être mère, parent. Mais cela va réveiller notre propre histoire et nous mettre dans un état de fragilité.

Vanessa l'exprime très bien: " La violence de la famille"... de rechercher quelle mère nous serons dans notre corps émergeant. dans notre conscience, inscrite dans une histoire familiale. 

Son corps exprime tous ces questionnements. Elle est à terre, repliée, agitée. Elle écarte ses cuisses. Ce n'est pas qu'un simple accouchement, c'est une nouvelle vie qui se déverse. La sienne, et  celle de la rencontre avec ce bloc d'argile.

Un bloc si lourd et si malléable, comme on pétrit un tout petit. Tout à coup, elle n'est  plus seule, mais aussi responsable d'un autre. Elle  ne sera plus jamais seul avec cet enfant qui emboite son pas constamment. Leur rencontre, leur cheminement déterminent la qualité de la relation qui se construit.

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Du bout de ses doigts, elle façonne l'argile et très rapidement elle nous révèle le corps d'un bébé. Mais elle a du mal à le porter. Ces bras sont tendus comme un prisonnier qui porte ses chaines et qui subit. Aucun mouvement enveloppant apparait. Elle ne peut pas donner... Il n'y a pas de lien. Sa main est pétrifiée dans son geste.

"On ne né pas mère, on le devient". A travers la mise au monde de ce bébé, c'est l'enterrement de la jeune fille et de sa liberté dont elle fait le deuil.

Vanessa, aux traits si  réguliers, se transforme. Son regard se fige. Son sourire s'éteint. Son corps s'alourdit. Sa beauté s'envole. Elle porte le poids de cet instinct qui la submerge. Mais pas celui attendu lors d'une naissance, l'instinct maternel. Vanessa dévoile l'instinct mortifère. Celui qui aveugle comme la lumière des néons. Quand on est incapable d'être clairvoyant et que la raison fait basculer. Comme  pour un acte suicidaire où personne dans l'entourage ne voit rien venir.

Et si l'individu  était devenu tellement passif, qu'il en devenait aveugle? La souffrance intérieure se banalise. Le stress est responsable de tout. Tout est de l'ordre d'un subit sociétal.

Le soutien paternel de l'homme apparait bien infime et transparent. Un rapport est évoqué, dans le cru des mots. Oui, les relations sexuelles changent après la maternité, car les chairs sont rammollies...Toutes les chairs sont complètement meurtries.

Les hôpitaux et les services d'accompagnement sont débordés. Les femmes restent 48h en maternité, par manque de lits disponibles. Les institutions essayent de décrypter les souffrances et d'intervenir avec leurs faibles moyens. Les personnels de crèches et des écoles sont les acteurs qui perpétuent cet accompagnement, mais eux aussi commencent à manquer de moyens faute de temps et de personnel. Pourtant ils portent à bout de bras de nombreuses situations sensibles  et sauvent des mères et leur enfant du gouffre. 

Les cent pas fébriles de la comédienne sur le plateau dépouillé, représente l'état de solitude de "la femme qui ne voulait pas être maman". La tension monte et elle reste désespérément seule.

Sa pulsion va la dévorer, si bien, qu'elle bascule et jète son bloc d'argile dans le vide, sans état d'âme, comme une vulgaire cigarette. Elle a consumé son rôle de mère qui lui est impossible.

Les images projetées tentent de nous ramener à la douceur du cours du fil de la vie. Les mots, les maux naviguent et circulent sur des ondes calmes ou tumultueuses. La vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille.

Tirée de la bande dessinée " Crash- Texte" de Gregory Ponchard et Philippe Squarzoni, nous touchons devant cette incarnation l'importance de la relation et le ravage de la solitude. Ces thèmes sont balayés dans notre quotidien.

Le titre "L'enfant pleurait" s'imbrique dans " La femme pleurait". 

Le Théâtre de La Chapelle nous invite à prolonger nos reflexions avec les artistes et nous arrivons à briser des silences, ouvrir des pistes

Ce soir, je regarde les volutes de fumée de ma cigarette, les messages sur mon téléphone. Quelques minutes plus tard, je vais tomber en vélo sur les rails du tramway. J'ai le sentiment de prolonger le spectacle. Je suis à terre.

Sylvie Lefrere

 

Journal L'Hérault du jour du 31/03/14

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La Gazette :

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Direct plus :

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L'Hérault du jour :

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à aider au financement des représentations qui auront lieu les 27 et 28 mars à La Chapelle Gély à Montpellier (34) France.

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vanes93

Ecole d’Art dramatique Claude Mathieu 1995 à 1998. Début du travail en 2000, avec la compagnie Adesso e sempre / Julien Bouffier : Hernani de Victor Hugo. Sous sa direction : La nuit je mens (2001), Le début de l’A de Pascal Rambert (2002), L’Echange de Paul Claudel (2003), Remember the Misfits (2004), Perlino Comment de Fabrice Melquiot (2005), Les... Voir la suite

Derniers commentaires

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Allez un dernier un coup de pouce pour aller au bout de ce beau projet!!!
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Allez le théâtre et les créateurs
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C'est pour ma participation au stage qui m'a appris plein de choses et pour déclencher d'autres élans...Courage et baisers