"L'Art est un jeu" écrit Max Ernst. Un jeu qui réclame quelquefois quelque argent ! En l'occurrence pour financer ma prochaine Exposition Photo !

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Présentation détaillée du projet

Photographe non professionnel, inspiré par Marseille et la peinture surréaliste, j'ai réalisé en 2015 ma première expo : "Un sur-Réel Marseillais". Je prépare ma seconde : "L'étrange Marseille de Mister Rich" prévue du 30 Mai au 11 Juin 2016 au Studio/Galerie de la Plage, Marseille. (Voir mon site : http://richard-garro.e-monsite.com)

 

Genèse du projet /

 

Tout commence toujours par une femme.

 

C'est en adressant à l'une d'elles des images de la Mer dont elle était éloignée que j'ai commencé la photo. J'ai continué dans son jardin. Je photographiais les fleurs, les arbres fruitiers, les roubines, les nuages. Je m'essayais sans doute à capturer le bonheur. Mais le bonheur est futile. Je suis revenu à Marseille. «Anges frais débarqués à Marseille hier matin, on débarque toujours les amours passagères» écrivent Guillaume Apollinaire et Léo Ferré. (La Porte/Marseille)

 

Marseille, ses horizons et ses plages, ses édifices et ses grandes avenues, ses parcs, ses foules, ses coureurs, ses gamins.

 

Marchant, je rencontrai incidemment des flaques d'eau, puits de pluie et de lumière. «Si je désire une eau d'Europe c'est la flache (la flaque) noire et froide où, vers le crépuscule embaumé, un enfant accroupi plein de tristesse lâche un bateau frêle comme un papillon de Mai.» (Arthur Rimbaud, Le bateau ivre.) A défaut de bonheur, j'ai capturé leurs reflets aléatoires.

 

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Tout commence toujours par une femme. L'aléatoire des reflets me ramenait à la jeune femme d'Aix, j'avais vingt ans, qui me découvrit les désolations minérales d'Yves Tanguy, les hallucinations en désordre de Salvador Dali, les univers solitaires de Max Ernst, l'écriture automatique des poètes du Surréalisme, soit «la résolution en une réalité absolue des deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité.» (André Breton)

 

Je photographiais, je photographiais ..

 

.. j'attendais l'ondée, je revendiquais le soleil. Je photographiais, percevant ensuite ces personnages improbables, mal dessinés, qui me ressemblaient. Pierre Reverdy, dans «La saveur du réel» décrit l'un d'entre-eux : «Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace. Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l’air n’ont pu le retenir. Dans sa chute il comprit qu’il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l’avait fait tomber.»

 

J'avoue que je m'amusais.

 

A l'instar de Henri Michaux qui, dans son texte «Intervention», met du chameau à Honfleur, je mis des pierres au ciel, constatant avec plaisir que les lois de la gravité n'intervenaient plus. Et je mis le ciel et le passant sens dessus dessous car je sais, depuis Arthur Rimbaud, que le Monde "est un autre" par le dérèglement de tous les sens. J'ajoutais filtres et couleurs, et, comme Albert Ayler, dans son «Summertime», ou André Kertész, dans ses nus féminins, quelques distorsions ..

 

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"Transformer le monde"  ..

 

.. affirme Marx, "changer la vie" clame Rimbaud, "ces deux mots d'ordres ne font qu'un ! " conclut  Louis Aragon. Oui, je me prolonge en révolte, une révolte originelle, et, à ma façon, avec humilité, avec mes moyens, et avec beaucoup d'autres, je traque la Beauté, qu'elle soit esthétique ou sociale.

 

Mais encore cela :

 

Une nuit sous la lune, je photographierais cette autre lune, le ballon écorché de mon père, qui, quelque part, roule encore. Tout finit toujours par une enfance.

 

Mes expositions ?

 

Elles ne sont jamais que l'aboutissement d'une histoire personnelle et quelconque, une histoire de passions et d'absence, cette absence dont Pierre Reverdy nous dit qu'elle fait naître tous les poèmes.

 

Et ces photos ..

 

.. une tentative que je sais vaine d'arrêter le temps.

 

«De toute part le temps mon amour.

Nous n’irons pas au vent.

Je traque un instant les signes fragiles.

Je suis mortel à quatre mains.

Je sais, nous n’irons pas au vent.

J’ai plusieurs crépuscules.

Et quatre mains par hasard.

J’ai de la peine. Je fume.

Je charme les apparences qui, dans leur véhicule de mer, se croient feux follets.

Les mots me serrent.

J’ai tes yeux gris en fourrure et je sais.

Mais il est tôt.»

 

(Richard Garro)

À quoi servira la collecte ?

J'expose du 30 mai au 11 juin au Studio/Galerie de la Plage, Marseille, 50 photographies.

 

La collecte servira essentiellement au tirage des photos par laboratoire professionnel et à l'encadrement de celles-ci (format 60/80 cm :  tirage 29 euros, encadrement 25 euros /  format 40/60 cm : tirage 14 euros, encadrement 15 euros / format 30/40 cm : tirage 9 euros, encadrement 10 euros.) 

 

(Si la collecte devait dépasser la somme demandée elle serait utilisée à changer mon appareil photo. L'actuel, un compact canon sx700hs, est, en effet, en fin de vie ..)  

 

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Richard Garro

J'ai commencé par le foot dans les quartiers nord de Marseille où je suis né. La poésie ensuite .. Puis l'engagement syndical. Et la photographie désormais .. (Voir ma page facebook : https://www.facebook.com/richard.garro.3)

Derniers commentaires

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Félicitation pour ce très beau travail qui mérite d'être encouragé!! Les claudes
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Excellente initiative pour un projet d'une grande qualité qui aura certainement un vif succès! félicitation et bon courage!! Patricia B