150 millions de femmes vivent avec "quelque chose en moins", une part de leur corps, de leur bien-être, de leur plaisir. Depuis plus de trente ans des milliers d'africains et d'africaines luttent au quotidien contre cette pratique appelée l'excision : ils sensibilisent, accueillent, écoutent, dénoncent. Le film "L'excision, une lutte au quotidien" témoigne de leur courage et de leur travail ...

Large_affiche_excision_kkbb_v02

The project

 

 

Avant toutes choses ... Qu'est-ce que l'excision (ou mutilations sexuelles féminines) ?

 

Les mutilations sont présentes dans 28 pays d'Afrique mais il ne faut pas oublier qu'elles sont aussi pratiquées dans d'autres régions du monde : en Malaisie, en Indonésie, au Pérou, ...

 

 

En ce qui concerne les pays avec lesquels nous travaillons, les données sont les suivantes : Burkina Faso 76,6%, Mali 85,2%, Kenya 32,2%, Niger 2,2%, Nigéria 19%, Ethiopie 74,3%. Flash Info sur la situation en France, 50 000 femmes excisées vivent sur le territoire (et oui!).

 

 

 

 

 

 

Il existe différentes formes de mutilations : 

 

1- Ablation du clitoris = clitoridectomie

 

2- Ablation du clitoris et des petites lèvres = excision (Kenya, Niger, Burkina Faso)

 

3- Ablation du clitoris, des petites lèvres, d'une partie des grandes lèvres et suture de celles-ci = infibulation ou excision pharaonique (Mali, Nigéria, Ethiopie)

 

Les conséquences de ces mutilations sont nombreuses : douleurs violentes, chocs, hémorragies, infections, tétanos, rétention d'urine, ulcération, kystes, stérilité,...

 

 

Les raisons invoquées varient en fonction des régions et des cultures : contrôler la sexualité des femmes, garantir leur chasteté, maintenir la tradition culturelle ou suivre les préceptes religieux, assurer l'hygiène, pourvoir à l'esthétique, favoriser la fécondité, ...

 

 

 

 

 

 

LE PROJET, NOTRE HISTOIRE :

 

Août 2007, je décide de prendre mon sac à dos et de découvrir le Kenya. Et qui dit découvrir ce pays dit aussi prendre conscience de la situation des femmes kenyanes. C'est ainsi que de fil en aiguille je fais la connaissance de militantes. Elles sont 30, regroupées au sein du "Messaria Widows Group", 30 veuves ayant refusées le remariage pour se consacrer à leurs activités de soutien aux malades du Sida et aux femmes victimes de violences, d'accueil d'orphelins, et surtout de lutte contre l'excision. 

 

Ce sont elles qui m'ont appris, l'existence de ce que l'on appelle les mutilations génitales féminines. Dans la région où nous étions à ce moment-là, plus de 80% des femmes sont concernées. J'étais sous le choc ! Alors j'ai décidé qu'un jour, quand les éléments seraient réunis, je monterais un projet pour soutenir ces femmes et faire honneur à leur courage. 

 

 

 

 

Janvier 2011, je fais la connaissance d'un collectif de vidéastes/photographes spécialisés dans la production de documentaires de solidarité internationale (RascaProd), et notamment de Martin et Etienne qui, à travers leur nombreux voyages en Afrique ont été confrontés à l'excision. Eux aussi avaient eu l'occasion d'échanger avec des femmes excisées, d'entendre leurs souffrances au Burkina Faso.

Et voilà, les éléments étaient réunis ! Nous nous lancions dans un projet de film destiné à mettre en valeur le travail des militants de la lutte contre les mutilations sexuelles en Afrique. 

 

 

 

 

 

L'objectif de ce reportage c'est de donner une plus grande visibilité à l'internationale à ces associations africaines qui se battent pour l'éradication de la pratique, permettant ainsi de développer leurs réseaux de partenaires. Nous voulons aussi favoriser l'émergence d'une voix du Sud en termes de lutte contre les mutilations et de lobbying. 

 

 

 

 

 

 

Ce film a aussi pour but de montrer comment les activités mises en œuvre s'adaptent en fonction de certains éléments du contexte : pourcentage de victimes au niveau national, croyances liées à la pratique, type de mutilations, âge des jeunes filles au moment de l'excision, rituels accompagnant l'acte, ... On pense ainsi permettre l'émergence de nouveaux projets qui soient plus respectueux des traditions, des croyances et des gens. En fait ce film c'est comme une boîte à idées!

 

 

 

 

 

Il sera diffuser aussi bien en Afrique qu'en France, auprès du grand public mais pas que. Nous ciblons en particulier les professionnels de la santé, les travailleurs sociaux et les acteurs de la solidarité internationale travaillant dans des pays "excisants". 

 

Et puis je souhaitais partager ce témoignage avec vous : celui de Mme Sire Diakite Fatoumata (au Mali) : "ma tête a été mise à prix, j'ai été victime de harcèlements, d'injures, ma famille pleurait et me demandait d'arrêter la lutte. J'ai dit je ne vais pas abandonner, parce que ma vie ne leur appartient pas". 

Quand on est témoin de ce genre d'engagement, comment ne pas avoir envie de le  raconter au monde entier ? 

 

 

 

 

 

L'état d'avancement du projet :

La première phase de tournage est terminée. Nous sommes passés au Mali, au Niger et au Burkina Faso. C'était en Janvier, Février et Mars 2012.

Les prochaines étapes? Kenya, Ethiopie, Nigéria en Octobre, Novembre. 

 

Les partenaires associatifs en Afrique : 

Au Niger : L'association CONIPRAT;

Au Burkina Faso : L'association "Voix des femmes";

Au Mali : L'association WILDAF

Au Kenya : L'association Messaria Widows Group (!!)

En Ethiopie : Le Comité Inter Africain de lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes

Au Nigéria : L'association WILDAF

 

Why fund it?

 

Et oui, venons-en au nerf de la guerre ... A quoi vont servir les piécettes ??? 

 

L'objectif c'est de récolter 3000 € (c'est déjà de la grosse piécette) ... 

 

Et bien grâce à vous ont va pouvoir :

 

* Editer le support DVD (200€)

 

* Et le diffuser : organisation de projections, envoie aux partenaires, ... (900 €)

 

* Monter une exposition photo (1500€)

 

* Faire la communication : affiches, flyers, ... (400€)

 

Et si vraiment Bill Gates est parmi nous et souhaite over-financer le projet et bien ça nous aidera pour : 

 

* Les billets d'avion (2200 €)

* Les visas (200 €)

* Les déplacements sur place (300 €)

* L'hébergement et la restauration (500€)

 

On compte sur vous ..... !!

Thumb__mg_6816
Nashipai

Emmanuelle R Née en l'an de grâce 1989, E est en master Action Humanitaire Internationale et ONG à Créteil. Son premier voyage au Kenya en 2007 a forgé son envie de contribuer à faire avancer le droit des femmes partout dans le monde et à renforcer sa volonté de s'investir dans le domaine de la solidarité internationale. Présidente depuis 2009 de... See more

Newest comments

Thumb_default
Excellent projet!!! Continuez le combat, ne lâchez rien!!!
Thumb_default
INDIGNEZ VOUS, LE MONDE EN A BESOIN!
Thumb_default
Une très bonne initiative! bon courage!