Pourquoi écrire un opéra sur "Fin de partie" de Samuel Beckett à 90 ans ? L'héritage artistique dans la famille Kurtág.

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Présentation détaillée du projet

L’HÉRITAGE ARTISTIQUE CHEZ LES KURTÁG

 

 

 

UN FILM DE MARYLINE CHARRIER ET JUDIT KURTÁG

 

György Kurtág, 90 ans, un des plus grands compositeurs en activité, a commencé à écrire son opéra sur Fin de partie de Samuel Beckett en 2010. L’opéra sera mis en scène par Pierre Audi et joué en novembre 2018 à la Scala de Milan, puis dans différentes capitales d’Europe. Le film invite aussi Márta Kurtág, sa femme pianiste, leur fils, György Kurtág jr., compositeur-chercheur, et les images de Judit Kurtág qui filme sa famille depuis toujours. Il explore les méandres de la création et la dimension intime d’un héritage artistique.

 

Notre film est un film patrimonial, inédit, car le compositeur nous fait entièrement confiance et nous livre avec générosité toute sa démarche, révélant les étapes de recherche, de doutes, les trouvailles, le rapport au temps, à la création.

 

Nous allons raconter l’origine du choix de Fin de partie, les références musicales, poétiques et littéraires du compositeur et toute sa complicité avec l’œuvre de Samuel Beckett. Nous montrerons les échanges avec le metteur en scène Pierre Audi et le répétiteur Arnaud Arbet, la complicité avec Alexander Pereira, commanditaire de l’opéra et directeur de la Scala de Milan, ami des Kurtág depuis 30 ans, le travail avec les chanteurs : Hilary Summers (Nell), Frode Olsen (Hamm), Leigh Melrose (Clov), Leonardo Cortellazzi  (Nagg).

 

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György Kurtág dirige ses interprètes Janvier 2017.

 

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Arnaud Arbet, répétiteur de l’opéra avec Frode Olsen dans le rôle de Hamm.

 

 

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Hillary Summers au Budapest Music Center, pour les 90 ans du compositeur.

 

 

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Leigh Melrose en répétition à Budapest. Janvier 2017.

 

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             Alexander Pereira, Màrta et György Kurtág, Edward Beckett 2016.

 

Nous voulons aussi montrer quelles sont les passerelles artistiques qui relient les 3 générations d’artistes et comment, dialoguant par leur création, se révèlent les influences réciproques.

 

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György, Márta et Judit Kurtág.

Parfois il y a des erreurs de langage, György Kurtág parle de la foi et dit "le foie"

 

 

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                      György Kurtág fils et père.

 

 

En participant au financement de ce documentaire, les donateurs choisissent de défendre une certaine exigence culturelle qui déserte les grands médias.

Nous souhaitons faire une version française, hongroise et anglaise du film car les trois langues se mélangent. Nous avons besoin d'un long temps de montage, nous voulons éditer des DVD, organiser des projections dans des salles de cinéma, médiathèques, écoles, en France et en Europe.

 

 

Depuis ses premières vidéos il y a 20 ans, Judit filme sa famille, grand-père, grand- mère, et père. Elle qui n’est pas musicienne a toujours cherché à faire de la musique pour les yeux. D’après son père,  ils ont « une perception commune, elle dans le regard, lui dans l’écoute ».

 

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Judit filmant.

 

 

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Vidéo de Judit Kurtág,  Pourquoi Beckett ?

 

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György Kurtág au travail, "et parfois rien ne vient"

 

 

Márta Kurtág, pianiste, est la collaboratrice de son mari depuis 70 ans. C’est aussi la gardienne du temple, Elle est essentielle dans la composition des œuvres du compositeur.

C’est elle qui a suggéré à son mari d’adapter cette pièce. Elle l’accompagne pas à pas depuis leur rencontre à l’Académie Franz Liszt à Budapest en 1946.

Ce pari prend un sens particulier aujourd’hui  :  premier opéra et dernière œuvre ?

Qu’importe ! Se saisissant du tragi-comique de Fin de partie, disant que cela les renvoie à leur condition, (Seront-ils bientôt mis à la poubelle comme les deux parents dans la pièce ?)  György Kurtág revient à ses premières amours, l’œuvre de Beckett.

 

 

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Vidéo de Judit Kurtág.

 

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C’est Márta Kurtág, qui a proposé à son mari d’écrire cet opéra.

 

Le film s’ouvrira sur les recherches et compositions électroacoustiques de György  Kurtág  fils,  qui est aussi un homme de musique. Compositeur, improvisateur, créateur d’instruments multi-médias. Il donnera à voir des extraits de ses concerts d’improvisation via sa collaboration dans les trois formations qui l’amènent de Budapest à New York régulièrement.

 

 

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        György Kurtág jouant du Handsonic.

 

 

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György Kurtág fils avec le groupe ONE (Orchestre électro acoustique) pour La nuit Blanche 2016 au Musée de l’homme

 

 

La question de la transmission est au cœur de ses préoccupations.  Avec sa fille, ils ont co-réalisé ensemble plusieurs de vidéos, combinant et manipulant leurs matériaux, la musique guidant l’image et réciproquement.

 

En 1999, György Kurtág père et fils ont composé ensemble une pièce : Zwiegespräch, (Dialogue) qui leur a enfin permis de se comprendre et de se rapprocher. Ils continuent à y travailler ensemble et il ne reste pas une seule note identique dans la partition depuis sa création, leur dialogue ne cessant d’évoluer. Elle est jouée régulièrement dans sa nouvelle version.

 

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Les réalisatrices

 

Amies depuis 20 ans, Judit Kurtág, vidéaste, et Maryline Charrier, productrice et réalisatrice, se sont rencontrées grâce au compositeur. Depuis, elles n’ont jamais cessé d’échanger, de partager leurs idées, d’apprécier leurs travaux. De cette complicité est né le projet de réaliser un film sur le processus de création, leur « passion commune  », avec ce sentiment d’urgence et d’inédit qui n’a cessé de se confirmer au fur et à mesure de l’avancée du film.

 

Peu après la première note écrite sur la partition en 2010, Judit a posé une petite caméra sur la tête de son grand-père, pour qu’il soit filmé seul en train de composer, enregistrant ainsi le rapport au temps de la création...le geste précis.

Depuis, nous n’avons cessé de le filmer, Judit en vidéaste, avec ses petites caméras qu’elle utilise à la manière d’un instrument, et Maryline, avec une équipe de professionnels dans un dispositif plus classique de documentaire.

 

Elles ont décidé de raconter cette histoire d’héritage en écrivant un film à 4 mains, mêlant les images documentaires aux images de Judit, de licence plus poétique.

 

 

Judit Kurtág

 

Pendant les première années de ma vie, j'ai vécu avec mes parents et grands parents, la musique fusant, ricochant partout sur les murs de l'appartement de ces quatre musiciens.

Mes parents étaient alors étudiants au conservatoire, je restais avec mes grands parents chaque jour lorsqu'ils répétaient au piano.

Ils me distrayaient, me faisaient rire pour que je ne m'ennuie pas, disent-ils. Ils déployaient leurs jeux, accentuaient leurs gestes, m'offrant un véritable spectacle.

Mon père, György Kurtág  fils, est aussi un homme de musique. Compositeur, improvisateur, créateur d’instruments multi-médias. Afin de garder des traces de ses concerts, il m'a offert une caméra à l’âge de 15 ans, me demandant de le filmer.

Depuis mes premières vidéos il y a 20 ans, je filme donc ma famille :  grand-père, grand- mère, et père.

Peu à peu, j'ai établi, au fil de mon travail de vidéaste, des « correspondances » avec leurs compositions musicales et leurs démarches.

Pour moi ce projet est également un hommage à mon grand-père et à la création de Fin de partie

 

 

Maryline Charrier

 

J’ai rencontré György Kurtág, en 1994, en produisant mon premier documentaire qui était un portrait du compositeur. Il m’a réconcilié avec la musique que j’ai dû abandonner trop tôt. Nous avons établi une relation affective forte qui s’est confirmée au fil de ces 20 dernières années, s’enrichissant des liens avec toute la famille Kurtág.

 

Un de mes premiers emplois d’étudiante a été de distribuer les vidéos d’un groupe de vidéastes (Grand Canal), aussi quand j’ai rencontré Judit, j’ai tout de suite été séduite par son travail  et je n’ai cessé de l’encourager.

 

Ce film est un hommage à mon amitié pour György et Judit, à leur talent, à leur façon profonde et généreuse d’ouvrir l’imaginaire  grâce à  leur poésie, leur humour, leur sincérité, leur quête incessante de beauté et de vérité.

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Nous pensions faire un film d’une durée de 52 minutes mais étant donné la matière très riche que nous avons obtenue lors des tournages, il nous semble nécessaire que le film soit plus long, entre 65 et 70 minutes. 

 

Pour cela nous allons avoir besoin d’un temps de montage image supplémentaire. De même, la durée du mixage et de l’étalonnage devra être rallongée pour obtenir un film qui soit exploitable en salle de cinéma.

 

Nous souhaitons éditer des DVD : une version standard et une version prémium contenant des bonus à partir de rushes inédits.

 

Enfin, grâce à votre soutien, nous pourrons organiser trois avant-premières à Paris, Bordeaux et Budapest

 

BUDGET SUPPLEMENTAIRE A FINANCER

- 1 semaine de montage : 3 500 euros

- 3 jours de mixage et étalonnage : 1 500 euros

-  Edition de deux versions de DVD : 1800 euros

-  3 projections en avant première : 1200 euros

   TOTAL : 8000 EUROS

 

SI LA COLLECTE DÉPASSE LE MONTANT CI-DESSUS

- Sous-titrage en anglais et hongrois permettant une diffusion plus large du film.

- Projections dans les réseaux culturels et éducatifs.

 

CALENDRIER

- Le tournage du film est terminé

- Le montage est en cours et sera fini avril

- Le mixage son et l'étalonnage seront terminés fin juin

- Le film avec le générique contenant tous vos noms sera termine mi juillet

- Avant première et DVD en septembre

 

C'est la société SENSO FILMS producteur du film qui collectera les dons et contrôlera l'attribution des sommes versées.

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SENSO FILMS

Depuis sa création en 1998, SENSO FILMS a produit une quarantaine de films documentaires sur des thématiques sociales, artistiques et historiques, toujours avec l’ambition et la volonté de privilégier une démarche d’auteur. En 2008, avec le même souci d’exigence et de curiosité pour toutes les formes d’écritures cinématographiques, Senso Films produit... Voir la suite

Derniers commentaires

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I have seen the preview of the film, and it is incredibly rich and powerful. All three Kurtag are really great in their respective domains. Congratulations to all the team.
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Je soutiens la création sous toutes ses formes. Elle nous interpelle et permet de nous évader de notre quotidien.
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Bon courage!!!