Librement inspiré d’un conte de Cholem Aleïchem, « Le Tailleur Ensorcelé », « L’Homme et la Chèvre » est une imagerie dramatique et musicale par tableaux qui viendra raconter une parabole d’un homme et d’une bête, pris dans le chaos d’évènements fantasmagoriques.

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The project

Avec ce projet de création, la compagnie Argranol continue la réflexion sur le thème récurrent dans tous ses spectacles - L'HOMME. 

L'Homme et son mal de vivre, l'Homme à la poursuite de la chymère du bonheur, l'Homme face à ce monde, souvent trop grand pour lui et qu'il veut comprendre...

Alors nous avons imaginé une histoire drôle, un peu mélancolique, très instructive, mais surtout invraisemblable, en dialogues, couplets, danses et pantomimes.

 

 

 

« L’Horrible Histoire d’un tailleur Ensorcelé et la Chèvre Satanique »

Il était une fois à Zlodeevke,

Le tailleur de prénom Shimon-Elié,

Qui a bu et mangé l’impure nourriture

Et osa rêver d’une vie meilleure.

 

Refrain :

Vie meilleure, vie meilleure, vie meilleure, vie meilleure.

Il rêvait d’une vie meilleure.

 

Ses horribles pensées évoquaient Satan,

Qui lui est apparu dans la peau d’une chèvre

Une vilaine créature, un démon, un lutin,

Ebranlait l’âme pure du tailleur.

 

Refrain :

Un démon, un démon, un démon, un démon.

Ebranlait l’âme pure du tailleur.

 

Nous allons accomplir la tâche des justes.

Chasser le sortilège, purifier son âme.

Le ramener à nouveau vers une source lumineuse.

Faire tomber les écailles du pêcher.

 

Refrain :

Faire tomber, faire tomber, faire tomber, faire tomber.

Faire tomber les écailles du pêcher.

 

Mais d'abord, qui est Cholem Aleichem ?

Cholem Aleïchem (Chalom Rabinovitch de son vrai nom) est né en Ukraine en 1859 et mort à New-York en 1916, où il a émigré dix ans auparavant.

L’un des fondateurs de la littérature Yiddish moderne, il choisit l’antique salut juif comme nom d’écrivain. Les mots Cholem Aleïchem signifient « Paix sur vous ». Et c’est ce message de paix, de tolérance et d’espérance qu’il portera à travers toute son oeuvre. Avec un lyrisme aussi touchant que débridé, il nous présente une épopée burlesque de l’humanité des petites gens ballotés entre le désespoir né de soucis quotidiens et des hypothétiques lendemains chantants. Tout comme le peintre Marc Chagall, Cholem Aleïchem a su transporter dans ses contes et récits le drame souriant, fantastique et grave à la fois, qui couvre de ses broderies bizarres l’entre-deux rêves dans lequel s’imbriquent hommes, bêtes et choses.  

 

Une page d'histoire qui se tourne ?

En Russie sous l’Empire des Tsars. Les juifs, sujets à peine tolérés, sont poussés à vivre dans des « zones de résidence » au fin fond du vaste pays, sans avoir le droit de quitter le territoire. Toute une humanité de petites gens semble être engloutie dans le néant de l’Histoire, enfermée dans des bourgades surpeuplées, et asphyxiée par la misère et la souffrance.  

 

L"Homme et la Chèvre ou le Tailleur Ensorcelé ? Ou bien... Le Tailleur Ensorcelé ou l'Homme et la Chèvre ? Enfin bref...   

Shimon – Elié est tailleur-rapiéceur à Zlodéevké, une petite bourgade habitée par des juifs, perdue et oubliée quelque part dans le monde. Miséreux au dernier degré, il y a longtemps qu’il s’est résigné à son sort et vit selon l’exemple « plus tu es pauvre, plus tu dois être joyeux ». N’étant pas aussi inspirée que son époux par cette maxime talmudique, la femme du tailleur rêve d’une nourriture bien réelle pour sa nombreuse famille, autre que les Saintes Ecritures. Elle n’a qu’une idée en tête : acheter une chèvre. Le grand jour est enfin arrivé ! Chargé de quelques économies dans ses poches et des instructions strictes de son épouse, l’innocent tailleur prend la route vers le village voisin pour acheter une bête laitière et enfin réaliser le rêve de sa femme d’avoir une vie meilleure. Mais le destin en décide autrement. L’homme et la bête sont liés l’un à l’autre sans le vouloir, et sont la cause d’évènements inexplicables voire fantasmagoriques avec des conséquences dramatiques. Les deux villages sont prêts à entamer une guerre, le tailleur deviendra fou et la chèvre… s’envolera au ciel.

 

Distribution

Texte de l’adaptation, mise en scène, scénographie : Olga Chakhparonova

 

D’origine russe, Olga suit la formation d’actrice dramatique et du cinéma à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Moscou (GITIS) en 1980 - 1984. Elle débute sa carrière au théâtre Jeune Public, à Moscou où, tout en étant comédienne, elle acquiert également ses premières expériences dans la mise en scène. Depuis 1999, elle travaille en France. Elle a monté entre autres : « L’attrape coeur » d’après l’oeuvre de J. D. Salinger, « Cirque Chardam » de D. Harms, « Baraque de Foire » de A. Blok, « Rhapsody in Blue », une pantomime inspirée de la musique de Gershwin, « Sik Sik, le Maître de Magie » de Eduardo de Filippo, « Quand la Pluie Tombe, les Grillons Chantent » d'après Andersen, Wilde, Perrault. 

 

Musique originale : Gérard Maimone

 

Connu pour ses collaborations avec le metteur en scène GEORGES LAVAUDANT, successivement directeur de la Maison de la Culture de Grenoble, du TNP de Lyon, du Théâtre de l'Europe (Paris-0déon)…, pour qui il signa de nombreuses musiques de scène, Gérard Maimone a débuté sa carrière dans les années 70 avec le groupe de jazz-rock SPHEROE. Dans les années 1980, il poursuit avec l'aventure de L'ANGEL / MAIMONE ENTREPRISE, en collaboration avec le chanteur Olivier Angèle, qui enchaîna concerts / spectacles, disques (Island Records), vidéo-clips et films jusqu'à acquérir le statut de groupe "culte" de la scène rock française. Compagnon de vie et d'art du metteur en scène FRANÇOISE MAIMONE, il a aussi croisé 1es chemins de théâtre de Gilles Chavassieux, Raoul Ruiz, Robert Gironès, Charlie Brozzoni, Gildas Bourdet, Ariel Garcia Valdès, Marc Betton, Philippe Clément, Valentin Traversi, Grégoire Ingold, Lisa Wurmser..., ou ceux des chorégraphes Michel Hallet, Stan Wisniewski, Jean-François Duroure, Annick Charlot, Marie-Françoise Garcia, Marie Zighéra..., environnant leurs créations de mille et une chansons inconnues, de mille et un refrains insidieux, comme autant de petites âmes, éternelles ritournelles de spectacles évanescents, mémoires de millions d'images évanouies.

 

Création théâtre d’Ombres : Clément Pérétjatko

 

Formé à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette et titulaire du Master professionnel «Stratégie des Echanges Culturels Internationaux» de l’IEP de Lyon, Clément Peretjatko est un artiste complet, toujours en recherche de nouvelles formes d’expression dans l’art extraordinaire de la marionnette. Riche d’un parcours international, il a récemment introduit le théâtre d’ombres au Théâtre National du Kosovo au travers de sa mise en scène des «Arnaqueurs» d’Ilirjan Bezhani (Prix Tibor Sekelj lors du Festival International de la Marionnette de Zagreb en 2010). Soucieux de transmettre son art, il a dirigé des ateliers au Sri Lanka, Cameroun, Kosovo, Québec et en France (Université de Rennes2) et mène aujourd’hui une réflexion sur l’utilisation de la marionnette par des comédiens.

 

Les comédiens et leurs personnages :

Claudio Collangelo / Conteur d’histoires – l’homme de la route, il parcourt cette terre en s’arrêtant de temps à autre pour partager le quotidien des petites gens.

 

D’origine italienne, Claudio suit une formation de comédien d’abord à Florence avec O. Marini, puis à la Scuola di Teatro di Bologna dirigée par A. Galante Garrone. Chercheur, perfectionniste, à l’esprit nomade, Claudio Colangelo parcourt le monde pour enrichir sa vision théâtrale. l’Opéra de Pékin, le Théâtre Kyogen au Japon, l’expression Karnatique en Inde, toutes ces rencontres singulières le mènent vers une réflexion sur les techniques du jeu basé sur l’engagement corporel associé au texte et à la musique.

 

Baptiste Relat / Shimon-Elié – le tailleur, miséreux au dernier degré, il est plutôt satisfait de son destin.

 

Baptiste se forme tout d’abord au Conservatoire Régional de Tours puis il intègre en 2006 l’Ecole Nationale de la Comédie de St Etienne. Il joue sous la direction de Jean-Claude Berutti, François Rancillac, Yves Bombay et Jean Paul Delore. On l'a vu dans « Ventre de Papier » m e s Samir Benakila, « J’ai pas Sommeil » m e s Emilie Capliez -Théâtre La Querelle, « Je Hais les Voyages et les Explorateurs » m e s Maïanne Barthès - Cie United Megaphone, aux côtés de Linda Chaïb et Denis Lavant dans « Le roi s’amuse » de Victor Hugo, mis en scène par François Rancillac.

 

Caroline Michel / Tzipé-Beilé-Reisé – son épouse, femme de caractère c’est elle qui porte la culote dans le ménage.

 

 

Après une formation de comédienne au conservatoire de Montpellier puis à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Paris (ESAD), Caroline travaille au Théâtre Studio d’Alfortville sous la direction de Christian Benedetti. Elle travaille également avec les metteurs en scène comme Serge Sàndor (« A la tombée de la nuit » de J. Disla), Eimuntas Nekrosius (Nina dans « La mouette » de A. Tchekhov), Stefano Fogher (« Le condor » de J. Jouanneau), Roberto Paci Dàlo (« Italia anno zero » au Théâtre National de Strasbourg et « Qual’è la parola » au théâtre Scandicci de Florence) Arnaud Chéron (« Encore plus demain »).

 

Michel Laforest / Haïm-Honé – le maître d’école, l’homme d’esprit, entre nous il a l’aire d’un fieffé imbécile.

 

Comédien expérimenté, Michel a développé son expérience et son savoir à travers des univers et des esthétiques artistiques différents. L’école d’acteurs russe et l’opéra japonais, la biomécanique et l’art du cirque, la Commedia dell’Arte et la pantomime, donnent une solide base professionnelle à ce comédien profond et charismatique. Isabelle Sadoyan et Ariane Mnouchkine, Philippe Avron et Daniel Mesguich, Nicolaï Karpov et Natalia Zvereva lui transmettent les secrets du métier.

 

Aurélie Lepoutre / Témé-Guitl – son épouse, ce petit bout de femme possède un véritable talent pour les affaires.

 

Elève à l’Académie Internationale des Arts du Spectacle à Paris, Aurélie a déjà interprèté « Erendira » d’après G.G. Marquez, dans la mise en scène de Sarkis Tcheumlekdjian. On l’a vue aussi dans « le Cirque Chardam » de D. Harms, dans la mise en scène de Olga Chakhparonova, ou dans « Les enfants du Paradis » dans la mise en scène de Eléna Serra. Dans la compagnie ARGRANOL, elle joue dans « Deux Soeurs » de A. Vassiliev, « La Demande en Mariage » de A. Tchekhov et « Sik-Sik le maître de magie » de E. de Filippo.

 

Thomas Fitterer / La Chèvre – animal domestique, elle sera pourtant au coeur de cette histoire.

 

Formé à l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Techniques du Théâtre) en 2006/2009, l’école qu’il intègre après avoir suivi des études théâtrales à l’université Paris III, puis au conservatoire d’art dramatique de Paris, Thomas ne cesse de s’instruire en tant que comédien et pratique pendant trois ans l’expression corporelle à l’école Marceau. On l’a vu jouer entre autres dans « Cymbeline » (W. Shakespeare) mis en scène par Bernard Sobel, « Médée » (Sénèque) mis en scène par Audrey Tarpinian, « La Fable du fils substitué » (L. Pirandello) mis en scène par Nada Strancar. On le retrouve aussi dans « L’Hamblette », pièce de Giovanni Testori, mise en scène par Giampaolo Gotti.

 

Les premières représentations auront lieu les 26, 27, 28 et 29 mars 2012 à la MJC de Vaulx-en-Velin.

Why fund it?

Mettre en place la production d’un spectacle, c’est trouver des financements. Le théâtre est un art,  donc le spectacle est un produit éphémère qui n’a pas de prix. Et pourtant, il y a un coût financier bien réel qui se calcule avec les salaires des personnes qui travaillent sur la création, les frais du décor et des costumes, les frais des affiches, des tracts, des dossiers, il y a aussi le transport et j’en passe.

Les arts, dont les produits sont immatériels, peuvent exister uniquement grâce au mécénat, et les dons des particuliers ont toujours été une part importante et respectable.

Nous avons décidé de faire appel à vous ; à ceux qui pensent que notre projet peut mériter votre attention, à ceux qui aimeraient le voir réalisé un jour, car nous avons besoin d’une somme d’argent pour boucler le budget de scénographie et de fabrication du décor.

La somme qui nous manque pour compléter ce budget s’élève à 2360 €. Le budget total est estimé à 4000 €.

 

Sur cette partie de la création – la scénographie, notre compagnie est sponsorisée par certaines structures qui nous offrent gracieusement le matériel nécessaire :

- La maison de commerce « Gulliver & cie » - Russie nous offre le tissu spécialisé pour l’écran d’ombres. Equivalent prix : 800 €.

- L’entreprise « Deboisec » - 07430 Saint-Cyr nous offre le bois pour fabriquer les éléments du décor. Equivalent prix : 250 €.

- L’ébénisterie Jacques Kostia – 69008 Lyon met à notre disposition son atelier pour la fabrication du décor. Equivalent prix : location 4 jours 200 €.

 

Il y a aussi des bénévoles qui nous offrent leur générosité et la main d’œuvre pour aider à fabriquer le décor :

- Les élèves de l’école La Mache, section agencement – 69008 Lyon travailleront bénévolement sur la fabrication du décor. Estimation coût de main d’œuvre : 400 €.

L’argent que nous espérons collecter grâce à votre générosité va servir pour financer la partie réservée au théâtre d’ombres : fabrication des marionnettes et leur matériel, transformateurs spécialisés pour les sources lumineuses, frais de transport, matériel manquant pour l’écran d’ombre. 

 

 

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argranol.theatre

La compagnie ARGRANOL a été fondée à Lyon en 2009 par Olga Chakhparonova, comédienne, metteur en scène, enseignante d’art dramatique. Dotée d’un parcours singulier, lié à deux cultures, russe et française, elle réunit des artistes et techniciens du spectacle autour d'une réflexion sur un théâtre au-delà de toutes différences, qu’elles soient... See more