Produire une huile artisanale de qualité et rénover un moulin du XVIIème siècle, nous y croyions. Et vous? Vous nous aidez?

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Présentation détaillée du projet

Si vous n'avez que 30 secondes:

 

 

Construit en 1620 le moulin du Stwerdu fut pendant 250 ans un moulin à huile. Laissé à l’abandon à l'aube du XXème siècle, il doit sa survie à quelques amoureux des vieilles pierres. Aujourd’hui, soucieux de préserver et de mettre en valeur notre patrimoine local, nous souhaitons y réimplanter une véritable huilerie artisanale, produisant une huile de colza, de première pression à froid, sans extraction chimique et à base de produits locaux ! Les bénéfices engendrés par cette activité n'iront pas vers des actionnaires. Ils permettront pour partie de subvenir aux besoins financiers d’une famille et pour le reste seront réinvestis dans la préservation du patrimoine historique local.

 Mais pour pouvoir démarrer ce projet nous devons encore trouver … 4900 euros. A vous de jouer!

 

 

Si vous avez un peu plus de temps:

 

 

Nous sommes en 1620 sur les bords de la Mehaigne. Alors que les brumes se dissipent à peine, quelques villageois s’activent sous la direction du Comte Herman de Bourgogne, le petit fils de Philippe le Bon.  Il est vrai que le travail ne manque pas, le moulin qu’ils construisent doit être terminé avant la prochaine période de carême. Bientôt, navette (l'ancêtre du colza), lin, pavot, noix et cameline devraient se tordre sous les grandes meules calcaires. Se tordre dites-vous ?  Oui, c’est d’ailleurs pour cette raison que l’on appellera ce bâtiment le Tordoir ou encore, en Wallon, « le Stwerdu »  ...

 

 

 

Mardi 19 juillet 1900, c'est terminé, la concurrence avec l'huile d'olive est trop rude. Aujourd’hui les deux grosses meules en calcaires ne tourneront pas. C’est le début d’une longue période de silence pour le moulin, il s’endort pour plusieurs décennies. En hiver le bâtiment hébergera quelques vaches et cochons. La roue dormante, grand cercle de pierre bleue sur laquelle les meules tournaient, disparaît sous une épaisse couche de fumier et de terre. Le mécanisme intérieur a été arraché par quelques ferrailleurs. Au fil du temps les vannes ont cédées. En 1960 les derniers vestiges de la roue à aube ont disparu suite à une crue plus violente que les autres.

 

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En 1975. un couple d’historiens rachète le moulin et par le fait même le sauve in extremis de la destruction. C’est que les larges poutres en chêne et les lourdes pierres du bief suscitent la convoitise de quelques entrepreneurs avides de matériaux. Le bâtiment sera progressivement nettoyé. Des tonnes de terre et de paille seront évacuées. Deux grosses meules sont retrouvées au sol, redressées et adossées au mur intérieur du moulin, elles ressemblent en tous points à celles de 1620. La toiture est refaite sommairement, on va à l’essentiel, et enfin les cheminées sont consolidées. En 1983 le moulin du Stwerdu et la prairie qui l’entoure sont classés.

 

En 2014, le moulin du Stwerdu connaîtra-t-il une nouvelle naissance ?

 

 

 

Une huile 100% artisanale

 

Soucieux de préserver et de mettre en valeur ce dernier témoin de notre patrimoine local, nous nous heurtons à la réalité ... pour entretenir un bâtiment historique il faut des moyens. Deux solutions s'offrent à nous, essayer d'obtenir des subsides, courir d'une administration à l'autre et attendre la réaction d'un(e) ministre. Ou alors, développer une activité économique dont une partie du bénéfice pourrait-être réinvesti dans ces vieilles pierres.

La décision est prise nous optons pour la deuxième solution. Le moulin sortira de sa léthargie et produira à nouveau de l’huile. Certes il n’est pas possible dans l’immédiat d’y faire tourner la mécanique d’antan, une presse moderne devra être utilisée. Mais le moulin du XVIIème siècle n’a pas perdu ses atouts, grâce à la rivière  la température intérieur est fraîche et l'étroitesse des fenêtres permet une pénombre favorable à la décantation et la conservation de l'huile. 

 

Le circuit-court et la qualité du produit une priorité!

 

Mais quelle huile choisir? Circuit court et produit de haute qualité alimentaire sont les lignes directrices de notre projet. Pour les respecter  c’est naturellement vers l’huile de colza que nous nous dirigerons. Le colza est l’oléagineux le plus présent dans la région et la trituration de ses graines permet d’obtenir une huile de haute qualité alimentaire, avec un apport en oméga 3 élevé. Pauvre en mauvaises graisses cette huile est conseillée tant pour les nourrissons que pour les adultes.

Inutile de faire de longues distances pour nous fournir en matière première. Un négociant voisin sera notre fournisseur, il collecte le colza produit dans les fermes environnantes.  Les bouteilles et les étiquettes proviennent d'une société toute proche, c'est plus cher que les produits chinois mais ici aussi nous voulons rester cohérent avec notre philosophie de travail. Et comme une grosse partie de la production sera vendue sur le marché local en terme de bilan carbone, c'est tout bénéfice pour l'environnement!

La presse sera achetée sur fonds propres tandis qu'un local est aménagé en respect avec les normes d'hygiène de l'AFSCA. L'étude de marché indique un intérêt important des consommateur pour une huile "propre", non traité chimiquement. Le projet prend forme ...

 

Et ensuite …

 

Les bénéfices espérés doivent servir d’une part à subvenir aux besoins financiers d’une famille mais également à restaurer le moulin. Par exemple:

 

- Une nouvelle toiture doit être placée, coût estimé 25.000 euros.

- Les murs du bief menacent de s’écrouler et doivent être consolidés, comme l'accès est difficile et que chaque bloc fait plus de 100 kg impossible de faire le travail seul, la facture grimpe à 27.600 euros de plus.

- Le déversoir doit être reconstitué, ici le travail sera plus facile, quelques jours les pieds dans l'eau et le problème devrait être résolu.

- Un nouveau système de vannerie et une nouvelle roue doivent être placés, dont coût ... 50.000 euros.

- ...

 

Tout ceci se fera sur plusieurs années en fonction des bénéfices de la vente d'huile mais aussi grâce au mécénat de compétence. A ce propos, si certains parmi vous ont des propositions d'aides autres que KKBB, elles sont les bienvenues, contactez nous via la page FB.

 

 

À quoi servira la collecte ?

A ce jour nous avons trouvé les moyens financiers pour aménager les locaux, acheter la presse à huile, les bouteilles, bouchons et étiquettes mais nous avons encore besoin de 4900 euros qui nous serviront à:

- acheter 2 cuves inox de 300 litres (1200 euros)

- et un système de filtration pour éliminer les particules résiduelles présentes dans l’huile extraite (3700 euros).  

 

Et si nous dépassons la collecte

 

Atteindre la somme espérée serait déjà un superbe cadeau mais si votre soutien nous apporte plus nous pourrons acheter une remorque double essieux d’occasion, nécessaire pour le transport des graines (actuellement nous envisageons d'emprunter ce matériel à l’un ou à l’autre), un évier mobile et/ou de créer le site internet qui nous permettra d’obtenir plus de visibilité !

 

 

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Laurent Van Asselt

Docteur en Sciences Agronomiques, licencié en environnement, j'ai eu l'occasion de travailler comme chercheur à l'Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique, expert auprès de grandes sociétés pharmaceutiques, de fonder et diriger à Bruxelles l'asbl Habitat-Santé (prévention des problèmes de santé liés au logement) et d'administrer différentes... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bien belle initiative. Bon courage pour la suite.
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Avec le soutien de Thomas, Val, Mike, Salahdine, Anne-Claire, François , Denis, Marie-Christine, Fanny et Flo. On se réjouit de visiter le moulin et de déguster des pizzas en bord de Mehaigne! Bonne continuation :)
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Merveilleuse initiative. Bonne chance pour la suite. Tenez nous au courant. Famille fiems tomsen