« Participez au financement du premier guide culinaire à l’échelon mondial portant sur l’igname ! »

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Présentation détaillée du projet

Crée en juillet 2014, l’Association pour la Promotion et la Transformation des Tubercules Inter-tropicaux (A.P.E.T.T.I.T) a décidé, au vu du constat alarmant réalisé sur le secteur agricole aussi bien en Nouvelle-Calédonie (d’où elle est originaire) qu’en Mélanésie, en Océanie, et que dans l’ensemble des collectivités et départements français d’outre-mer, de réaliser une série de livres utilitaires, en partie gastronomiques, en vue de promouvoir et soutenir le secteur agricole, ces acteurs ainsi que leurs productions face à l’importation.

 

A cet effet, un premier volume consacré à l’igname, légume-racine voisine de la pomme de terre, est actuellement en cours de finalisation.

 

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Le secteur agricole, pourtant qualifiée de vital au niveau mondial, voir même de stratégique notamment en matière de sécurité alimentaire ne cesse de décliner depuis plus de 40 ans sur l’ensemble de ces territoires.

 

 

En Nouvelle-Calédonie :

 

 

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Le récent développement industriel, associé à l’urbanisation ont amené à privilégier pour des questions de commodité l’importation plutôt que la consommation, la production et la transformation de produits alimentaires locaux notamment ceux dits traditionnels (issus des premiers peuplements).

 

Le développement de l’industrie du nickel et l’urbanisation autour des principaux pôles d’emploi ont absorbé une grande quantité de main d’œuvre agricole. Dans ce contexte et sous cette pression économique exercée sans précédent, le nombre d’exploitations de même que l’emploi agricole n’ont de cesse de s’effondrer.

 

 

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Sur les 10 dernières années (2002-2012) :

-          1879 exploitations ont disparu,

-          La population agricole familiale a diminué de 38%,

-          La surface agricole utilisée a diminué de 27%.

 

La population agricole familiale représentait 23% de la population totale de la Nouvelle-Calédonie en 1991, contre 5% en 2012. Entre ces deux dates, la population agricole familiale de la Nouvelle-Calédonie a été divisée par trois, passant de 40 311 à 13 200 personnes.

 

En 2008, le secteur « Agriculture, chasse, sylviculture, pêche, élevage » ne représentait plus que 1.5% du PIB calédonien contre 3.5% en France métropolitaine pour la même année.

 

Bien qu’entre 1993 et 2008, la valeur ajoutée du secteur a augmenté passant de 5.7 milliards de FCFP à 10.2 milliards FCFP, son développement est néanmoins qualifié de trompe l’œil, en comparaison de celui des importations de produits agricoles, chiffré en 2011 à environ 37 milliards, plaçant ainsi la Nouvelle-Calédonie sous dépendance alimentaire, à l’inverse de la France métropolitaine disposant pour ce secteur d’une balance commerciale excédentaire.

 

Des assises, tenues par la province Sud (équivalent département français), en octobre 2014, ont révélé le taux de couverture réel de l’agriculture calédonienne vis-à-vis des importations. Celui-ci n’étant seulement que de 15% en volume signifiant que 85% de l’alimentation des néo-calédoniens provient ainsi de l’extérieur du territoire.

 

L’agriculture première dites traditionnelle sur terres coutumières (régime foncier propre aux peuples premiers) n’échappant pas à ce constat où de nombreuses petites exploitations ont disparu.

 

Les exploitations agricoles n’y occupent plus qu’une superficie de 32 600 ha en 2012, contre 68 800 ha en 2002. Certaines régions connaissant une baisse de 60% des exploitations agricoles sur foncier coutumier. Certaines cultures premières ayant perdu en 10 ans jusqu’à 40% de terrain, comme c’est le cas pour les tubercules tropicaux.

 

Malgré une population agricole familiale encore importante, notamment aux Iles Loyauté (1 des 3 provinces que compte la Nouvelle-Calédonie), où elle représente près de 28% de la population, il n’en demeure pas moins :

-          qu’un chômeur sur 2 réside en terres coutumières,

-          que le taux de chômage avoisine les 30 à 40% dans les provinces Nord et Iles ainsi que dans certaines zones comme la Côte Est ou le Grand Nord, alors qu’il n’est officiellement que de 14% sur l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie,

-          que 25% de la population de la province des Iles Loyauté l’a déserté ces 10 dernières années,

et cela au détriment d’un développement économique, notamment rural, pourtant possible grâce à l’agriculture, vecteur par ailleurs, au sein de la civilisation kanak, de valeurs fondamentales (cf. la charte du peuple kanak proclamée le 26 avril 2014).

 

 

En Mélanésie (région dans laquelle se trouve la Nouvelle-Calédonie) :

 

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L'absence de politique de substitution aux importations induit une dépendance alimentaire croissante, ce qui en 1955 a très tôt inquiété les experts travaillant en milieu rural qui s'alarmaient du manque d'initiatives prises par les pouvoirs publics. Depuis, pratiquement rien n'a été fait et la situation constatée aujourd'hui résulte des effets conjugués du laisser faire et de l'agressivité des maisons de commerce en place entretenant une économie de comptoir.

 

Au Vanuatu, les enfants sont nourris au riz australien dès qu'ils vont à l'école et leur régime alimentaire changent rapidement. Certains font désormais la moue lorsqu'on leur sert des taros et des ignames. A ce rythme, les futures générations consommeront de moins en moins de produits locaux et les agriculteurs verront se réduire leurs marchés de proximité.

 

Dans le reste de l’Océanie, la majeure partie des pays demeure fortement dépendant vis-à-vis des importations. En effet, grands nombres de pays de la région Pacifique ne sont toujours pas autosuffisants en produits alimentaires de base, comme les îles Marshall par exemple qui selon la FAO importerait 90% de sa nourriture.

 

Les stratégies de développement adoptées depuis vingt ans, qui misaient essentiellement sur le développement de cultures de plantation destinées à l'exportation sont maintenant remises en cause dans la plupart des pays de la zone. C'est certainement au Vanuatu que l'échec de ces stratégies est le plus patent. Dans un pays où les conditions pédo-climatiques et les disponibilités en terres arables sont avantageuses, la dépendance alimentaire croissante, la faible rentabilité des cultures de plantation, et un exode rural grandissant attestent, vingt ans après l'indépendance, de cet échec.

 

La mise en place d'une politique de substitution aux importations agricoles et la transformation des produits locaux s'impose donc. Des alternatives visant la transformation et la valorisation des produits locaux devront rapidement être adoptées pour éviter de poursuivre une stratégie dont l'échec est évident à en juger par les statistiques enregistrées depuis vingt ans. Par ailleurs, certaines mesures protectionnistes auraient probablement, selon les experts, des retombées rapides sur le développement rural et sur le ralentissement de l'exode vers les villes.

 

 

En ce qui concerne le reste des collectivités et départements d’outre-mer français (La Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane, …) :

 

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Situés pour la majeure partie d’entre eux en zone tropicale, la situation du secteur agricole est identique : 78% de l’alimentation est importée. La production des petites exploitations agricoles locales est devenue marginale. En 2009-2010, un programme d’aide alimentaire pour les départements d’outre-mer a même été mis en œuvre par la métropole.

 

A ce titre, l’association souhaiterait par conséquent créer une dynamique visant à inverser cette tendance en relançant notamment la production locale par la consommation.

 

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L’objet de notre série d’ouvrage est donc de réveiller l’intérêt non seulement des consommateurs, mais également celui des agriculteurs, des transformateurs et des investisseurs, pour les cultures locales, en leur faisant connaitre les nombreux débouchés offerts par celles-ci tant au niveau agro-industriels que culinaires.

 

Chaque ouvrage, est composé selon une trame précise répartie en 4 chapitres :

 

-          le 1er chapitre présentant d’une façon générale le produit (origine, distribution géographique, nombre d’espèces, histoire, différentes appellations, …)

 

-          le 2e chapitre vise à promouvoir les potentialités qu’offrirait la transformation du produit au travers des différentes méthodes de transformation, types de produits, types de machines et procédés de fabrication, …

 

-     Un 3e chapitre vise à présenter le produit dans le contexte calédonien (production, saisonnalité, pratiques culturales, commercialisation, consommation, …)

 

-          le 4e et dernier chapitre vise à présenter le produit sous de nouvelles formes culinaires selon les différentes gastronomies : asiatique, européenne, amérindienne et africaine au travers de 365 recettes, vous permettant de le cuisiner tout au long de l’année si l’envie vous en dit !

 

Toutefois, afin de parvenir à notre objectif et à la mise en œuvre de ce projet, l’association a souhaité faire appel au financement participatif afin de faire face aux dernières charges afférentes au projet, à savoir celles liées à l’impression.

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

 

 

La collecte aura pour but de couvrir à hauteur de 50% les charges liées à l’impression.

 

A ce titre et au vu de la cotation faite par l’imprimeur la somme à collecter demandé auprès des kissbankers serait pour un tirage de 1 000 exemplaires de :

                                                                       5 000 euros.

 

L’igname en Nouvelle‐Calédonie arrivant à maturité en juin, l’association envisagerait donc la publication de son premier volume, à cette même date, pour l’année 2015, afin de correspondre aux premières récoltes de saison.

 

 

 

L’association s’engage à reverser 10% de cette somme au profit également d’autres projets de kissbankers.

 

Par ailleurs, en participant au financement de cet ouvrage, vous participez également au soutien :

 

-          des agriculteurs locaux ;

 

Les producteurs d’ignames dans le cadre de cet ouvrage.

 

-          des consommateurs de racines et tubercules ;

 

La présentation de l’igname sous de nouvelles formes gastronomiques profitera aussi bien aux consommateurs actuels qu’aux populations traditionnellement non consommatrices de ce tubercule, notamment européenne et urbaine.

 

-           du secteur de l’industrie agro-alimentaire ;

 

Les nombreux débouchés proposés par la transformation du tubercule seraient susceptibles d’intéresser certaines industries alimentaires, voir certains producteurs ou autres promoteurs privés à développer ce type d’activité en vue de réaliser des revenus supplémentaires qu’offrirait de nouveaux marchés.

 

-          du secteur de la restauration ;

 

Nombreux restaurants proposent d’ores et déjà des menus, soirées ou thématiques visant à promouvoir certaines produits locaux. La restauration collective et à domicile sont également 2 acteurs importants à intégrer dans le cadre de cette promotion.

 

-          ainsi que du secteur touristique.

 

Le développement de l’agriculture local allant de pair avec celui du tourisme rural ou écotourisme, vecteur important de promotion du patrimoine culturel local, notamment agricole.

 

 

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APETTIT

Crée en juillet 2014, afin de soutenir en premier lieu l’agriculture calédonienne, l’association A.P.E.T.T.I.T s’est très vite orientée vers une solution liant l’utile à l’agréable, à savoir la réalisation d’une série d’ouvrages, en partie technique et scientifique, mais également gastronomique, visant à la promotion des produits alimentaires locaux afin... Voir la suite