Un vol, 4 suspects. L'assistant maladroit et peu sur de lui d'un célèbre détective est forcé de résoudre l'enquête sans l'aide de son patron

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Présentation détaillée du projet

Le mot du scénariste

Armand Dequidt

 

 

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L'Ombre de l'Idole? C'est quoi exactement?

L'Ombre de l'Idole est un petit court-métrage policier humoristique. D'une durée maximum de 5 minutes, il raconte l'histoire d'Oliver Grown, l'assistant d'Edward Night, le plus célèbre détective que la terre ait jamais porté, véritable Sherlock Holmes des temps modernes, à qui aucun mystère et aucune affaire ne résiste!

 

Un soir, alors qu'Oliver assiste, au nom de son employeur, à l'inauguration d'une exposition présentant des objets archéologiques d'une valeur inestimable - dont la légendaire Idole de R'lyeh, une statuette mystérieuse - un vol a lieu dans le bureau du directeur. Immédiatement ce dernier demande l'aide d'Oliver, qui, après tout, est l'assistant personnel de Night!

 

Le gros problème, c'est que Oliver n'a jamais rien fait par lui-même, toujours épaulé et écrasé par son patron. Il a là l'occasion de prouver que lui aussi est un grand détective, et pas seulement un sidekick inutile!

 

Je vais tenter d'être bref : pourquoi soutenir ce projet ?

Et bien déjà parce qu'il est cool. Si, vraiment. Ce scénario a été travaillé encore et encore (avec amour bien entendu), et devrait donner, entre les mains de son magistral réalisateur, un petit court métrage qui, à défaut de mettre un terme à la faim dans le monde, devrait vous apporter à vous, spectateurs, un certain plaisir.

Et c'est pour ça que nous avons besoin de vous. Pour vous apporter du plaisir.

Si c'est pas une offre en or ça... Plus sérieusement, ce court-métrage est l'aboutissement d'un an de cours, de scripts à retravailler, d'études d'images ou de tout un tas de cours impliquant de nombreuses notions occultes que le commun des mortels ne peut évoquer sans frémir.

De plus, pour ma part, il s'agira de mon premier script adapté à l'écran. Il a donc une importance symbolique considérable, et ce serait dommage de devoir improviser avec deux fauteuils trouvés dans la rue et une pendule cassée, tout en nourrissant l'équipe de rats morts et en tournant avec un portable du millénaire dernier, faute de budget.

Bref, vous l'aurez compris: nous avons besoin de VOUS ! o/

 

Et d'ailleurs, pourquoi ce scénario ? ATTENTION ! SPOILERS ! La fin de l'intrigue est indiquée en dessous! ... Ok, vous étiez prévenus.

Grand amateur de romans policiers, j'avais envie, pour le court-métrage de fin d'année, d'essayer d'écrire un polar. Cependant, je voulais qu'il soit différent, et joue sur les codes du genre afin de mettre en place des situations humoristiques. De ce fait, j'ai choisi de prendre le classique duo d'enquêteurs (Holmes/Watson, le détective et son assistant) et de centrer l'histoire non pas sur le détective surdoué, mais sur son faire-valoir relativement inutile. L'idée était de voir comment cet assistant sans grandes capacités se débrouillerait devant une affaire largement trop complexe pour lui.

 

Ce court-métrage défend de nombreuses idées, mais la principale est la suivante : « Ce n'est pas forcément celui que tout le monde croit qui a raison ». De nombreux éléments du scripts touchent à la façon dont les gens réagissent en fonction des opinions qu'ils ont. Ainsi, si Oliver n'avait pas été l'assistant de Night, il aurait sûrement été traité comme un idiot excentrique, et ce malgré le fait qu'il ait d'instinct trouvé la bonne réponse. Les personnages de l'histoire sont tellement bloqués sur l'opinion qu'ils ont de Night qu'ils ne parviennent pas à se faire leur propre opinion sur Oliver.

Il y a également une autre idée majeure dans ce film : celle que ceux qui dominent les autres sont prêts à tout pour garder leur place. Night ne veut absolument pas qu'Oliver commence à se croire bon. Il le rabaisse délibérément, cherchant à briser son ego naissant afin qu'il reste un assistant docile à son service. L'arrogance du détective le pousse à mépriser totalement celui qu'il considère au mieux comme un serviteur, ignorant totalement le fait qu'Oliver est un être humain à part entière. Ne pouvant accepter qu'il ait trouvé une explication, il éprouve le besoin d'en trouver une autre, plus logique, quitte à agir dans la précipitation et à se tromper. L'important n'est pas de résoudre l'affaire, l'important est de démontrer à Oliver qu'il a tort.

 

Le mot du réal. 

Pierre Comas

Pierre

 

"Au commencement, il y a l’idée. 
Cette idée né de l'encéphale en fusion d'un scénariste passionné, montrant celui qui regarde, celui qui n’a rien d’exceptionnel et que l’on considère comme l’assistant assisté, l’homme dans l’ombre du génie forcé de se placer au centre des projecteurs. 

 

Voilà une nouvelle manière de parler de celui dont on ne parle pas. Mettre en avant les capacités enfouies dans chacun d’entre nous. Un moyen de créer une émotion, de faire rire, de s’interroger sur les relations, d’avoir de l’empathie pour un personnage se balançant entre caricature et humanité extrême.

La voie idéale pour s’inspirer de tout ce qui fait la force des histoires d’enquête tout en créant un univers décalé avec un personnage central à la fois drôle, touchant de par son côté humain empli de défauts se débattant pour se placer au niveau du génie perfectionniste. J’ai également vu l’occasion de mettre en doute l’idée du génie sans faille, de soulever son humanité (et donc ses défauts). Entre erreur et vanité, devenir l’exemple parfait ne serait donc qu’une affaire de sensations et d’attitudes, une idée habilement ancrée dans le regard de l’autre ?

Emprunter une route, se créer un nouveau chemin.

C’est un classique, un huis clos, une enquête, des suspects ayant tous une raison d’être coupables. Sherlock, Hercule Poirot, Colonel Moutarde, tant de personnalités ancrées dans la pensée commune. La réalisation de ce court métrage visera à s’éloigner de ce postulat classique. En reprenant les codes pour les réinterpréter différemment. Nous emmener autre part, vers un nouvel univers. 

La photographie. Elle illustrera un univers se rapprochant de la bande dessinée et de l’enquête, postée dans un monde contemporain. L’image fera la part belle aux ombres emplie de mystère, reflétant le caractère sombre de l’affaire tout en conservant un aspect assez chaleureux dans le traitement de l’image pour faire ressortir sa légèreté. Le réalisme n’est pas une recherche essentielle. L’idée est de créer un univers répondant aux codes et idées véhiculées par l’histoire.

 

La difficulté sera de trouver un juste équilibre entre la représentation de l’absurdité comique et de la psychologie des personnages. Il faudra osciller entre ses deux notions pour conserver un intérêt dépassant la farce sans rentrer dans une analyse psychologique paternaliste et moralisante. Souligner la notion d’injustice, ce rapport entre ce qui est vrai et ce que les gens croient, la valeur du préjugé, la première impression trop souvent suivie aveuglément.

 

Un mystère, une enquête. Un regard porté sur la psychologie des hommes. Ils se trahissent, se rabaissent, veulent conserver leur statut, se rejettent la faute, ils ont peur. Nous rions, postons le discours dans l’absurde, tout en soulignant ses notions. Loin la moralisation, loin de la recherche d'une émotion galvaudée, cette histoire ne vaut que par son aspect primaire : l'histoire d'hommes méchamment humains."

 

À quoi servira la collecte ?

1/ LA RÉGIE : nourrir les acteurs et techniciens pendant 3 jours 

150 euros 

 

2/ LA LOCATION DE MATÉRIEL :

Nous permettre de louer du matériel (Follow Focus HF pour les plans Steadicam, chariots et rails de travelling, moniteurs, objectifs, perche et mixette de qualité). 

400 euros

 

3/ LE MAQUILLAGE : parce qu'avec des lumières de 1200w dans la face, bizarrement, les acteurs transpirent (quelle incompétence). 

100 euros 

 

4/ LES OBJETS DU DÉCOR : pour que l'on y croit. 

80 euros 

 

TOTAL : 770 euros. 

 

500 euros nous aiderait déjà beaucoup. 

1000 euros pour un tournage fort bien galbé. 

 

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Libremesure

Hors norme, la Libre Mesure ne se découvre pas. Elle s'aperçoit, au détour d'une rime, d'une assonance ou d'une métaphore filée. Elle se ressent, suite à une émotion partagée, un regard particulier sur un événement, un ressenti qu'on a en commun. Car oui, toi, moi, la Libre Mesure, on est de la même veine car on a le même sang. C'est pour cela... Voir la suite