«La belle époque » est notre premier long-métrage. Voilà le synopsis de notre film : Karl, un garçon de 17 ans sans mère et au père absent, passe le plus clair de son temps avec ses amis Pac et Sisquo. Pac est un passioné de rap obsédé par le sexe vivant chez son frère et sa belle-soeur. Sisquo est, quant à lui, un gros fumeur d’herbe passionné de dessin et logeant chez une mère alcoolique et dépressive. Le quotidien de ces trois personnages se résume à errer dans les rues, regarder les filles, boire, fumer, se battre s’il le faut tant que cela brise l’ennui. Ils sont inactifs et plus ou moins déscolarisés. Ils ont donc tous un lourd passé et présent familial. Ils ne rêvent que d’une chose : leur indépendance quand un jour ce rêve se concrétise.

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Présentation détaillée du projet

Images intégrées 1

 

 

Nature : Long-métrage

Réalisateur et co-scénariste : Albert Tudieshe

Durée : 90 minutes

Version du : 01-10-2012

N°SACD : 567876

 

 

La genèse du projet « La belle époque »

 

 

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu envie de réaliser des films. J’ai commencé par réaliser des clips vidéo pour différents artistes tels que Mac tyer, Niro, Fally Ipupa, Wayne…). J’ai également écrit et réalisé 16 épisodes pour une web-série (Martin) ainsi que deux courts-métrages : Le masque de Malukai tourné en Afrique, et La cour des grands tourné en Essonne. Fort de ces expériences, je suis prêt à relever l’objectif que je me suis fixé depuis longtemps : réaliser un long-métrage de fiction.

 

L’envie première était d’écrire un scénario tourné vers l’émotion. Je me suis d’abord égaré sur des sujets bien trop complexes en réalisation,  et finalement j’ai opté pour un sujet simple et authentique, un sujet que je maîtrise. Le compromis fait à la faisabilité ne l’était pas à la passion,  ni l’intérêt de l’histoire, j’ai donc suivi une voie. Celle de l’histoire vécue. Le film fait référence à une partie de ma jeunesse.

 

J’ai co-écrit le scenario avec un auteur : Adrien Félix. Nous avons bouclé le scénario après 8 mois d’écriture et autant de versions différentes. Je me suis entouré de proches collaborateurs avec qui je travaille depuis plusieurs années et ensemble nous avons commencé la préparation du film. »

 

Albert Tudieshe

 

Pitch

 

Notre véritable famille n’est pas toujours celle que l’on croit…

 

Synopsis

 

Karl, un garçon de 17 ans  sans mère et au père absent, passe le plus clair de son temps avec ses amis Pac et Sisquo.  Pac est un passioné de rap obsédé par le sexe vivant chez son frère et sa belle-soeur. Sisquo est, quant à lui, un gros fumeur d’herbe passionné de dessin et logeant chez une mère alcoolique et dépressive. 

 

Le quotidien de ces trois personnages se résume à errer dans les rues, regarder les filles, boire, fumer, se battre s’il le faut tant que cela brise l’ennui. Ils sont inactifs et plus ou moins déscolarisés. Ils ont donc tous un lourd passé et présent familial. Ils ne rêvent que d’une chose : leur indépendance.

 

Un jour, le père de Karl, qui doit partir pour un voyage d'affaire de longue durée, laisse l'appartement au jeune homme. Il lui confie également une énorme somme d'argent pour subvenir à ses besoins.  Leur rêve devient alors réalité. Les fêtes battent leur plein durant lesquelles l'alcool, la drogue, les filles s’enchaînent.

 

Sisquo y fait la rencontre de Sarah qui, contre toute attente, va retenir son attention et faire naître en lui un désir de relation exclusive. Sarah a cependant une réputation de nymphomane que Sisquo refuse d’admettre.

 

Pac et Karl profitent de cette période dorée au maximum avec tout ce qu’elle peut leur apporter. Au bout de l’excès, ils devront alors faire face à une dure réalité : tout a un prix , rien ne dure éternellement.

 

Note d’intention de l’auteur

 

Un lieu et une identité sont au centre de « La belle époque ». Le Bitch Squat, c'est plus qu'un nom provocateur donné par trois jeunes adultes. Le Bitch Squat est aussi représentatif d'une période de leurs vies,  celle qui va former les adultes qu'ils seront.

 

 En traversant les épreuves, ces jeunes vont apprendre ce qu'est la solidarité, l'entraide, le soutien. Mais aussi et surtout la signification de ce qu’est le lien familial. Tous les trois sont issus de foyers déstructurés. En effet, Karl est toujours livré à lui-même. Sisquo est élevé par une mère qui n'a pas voulu de lui. Pac est hébergé par son frère qui le considère comme un parasite quand il ne le soulage pas des deux sous qu’il a en poche.

 

Ils se rattachent donc à ce qu'ils ont : leur groupe. Ces trois jeunes sont issus d'une génération bercée par des rêves, influencée par la télévision et le cinéma. Sans repères et livrés à eux-mêmes, ils sont le produit parfait de leur époque, la fin des années 90. Tout comme aujourd’hui les séries, les clips, la publicité, la pornographie, la musique, les films américains et la télé-réalité caractérisaient la culture de masse de cette génération.  Cela a façonné la mysoginie inconsciente dont les personnages de ce récit font preuve et qui est malheureusement une réalité de notre temps.

 

C'est pour cela que dans la première partie, ils vont organiser des fêtes orgiaques d'après le seul modèle qu'ils ont (références : les clips de Snoop dog, American Pie, etc...). Dans cette partie, divers thèmes sont abordés (l'excès, l'ivresse, l'adolescence, la drogue...) comme dans la majorité des films traitant ce sujet, mais le film basculera rapidement dans une dimension plus dramatique.

 

Ils montrent une certaine distanciation avec les véritables relations humaines. Leurs relations avec les filles sont bien représentatives de leurs convictions à ce moment. Pas un moment, ils ne remettent en question leur considération pour le sexe féminin. La progression du récit s’attache, sans manichéisme,  à faire évoluer cela.

 

Ce film ne prétend pas être le reflet de son époque, mais montre d’un regard froid sa part de vérité. En effet, il y a dix ans comme de nos jours, une partie de la jeunesse, tous milieux sociaux confondus se perdait. Le récit s’attache à montrer comment, même certaines filles ont intégré les codes et la « morale » imposés par l’hyper-consommation de cette société patriarcale dont je ne me considère pas comme protégé moi-même. Le language qu’ils emploient a été très travaillé pour coller à cette réalité.

 

Autres consommables, les relations. Aucune relation n'a d'importance sauf si elle a un but précis. Tous les amis qu'ils ont disparaissent lorsqu'ils ont besoin d'aide. Dans cet univers individualiste, Karl, Pac et Sisquo vont apprendre qu'ils ont besoin les uns des autres pour pouvoir avancer et ne pas sombrer. Les conséquences de cette leçon lorsqu’elle n’est pas acceptée s’avèrent désastreuses. C’est ainsi que Karl et Sisquo passent, chacun à leur tour, par cette douloureuse expérience.

 

La seconde partie, va en effet traiter du revers de la médaille. Après le rêve, le réveil. Comment faire pour payer les factures, manger, travailler. C'est dans cette partie qu'est développé en arrière fond le contexte social actuel et les conséquences de la crise de notre temps. Livrés à eux-mêmes sans jamais y avoir été préparés, ils doivent arracher « avec les dents » cette indépendance tant idéalisée il y a peu. 

 

Une part d’intrigue, liée a une émotion née de l’attachement aux personnages y est intégré. La seconde partie est, en cela, plus proche d’une comédie dramatique.  La structure du scénario s’éloigne donc de ce que l’on nomme l’écriture classique et présente de ce fait deux films de genres différents, liés  par un basculement et dépendants l’un de l’autre.

 

« La belle époque » montre le faste et la misère, le rêve et la réalité. Il montre aussi qu'il ne faut pas abandonner, qu'il faut savoir compter sur les autres mais que pour cela il faut aussi leur donner des raisons de croire en nous.

 

Note d’intention du réalisateur

 

Le film se veut authentique, il sera donc réalisé de manière simple et épurée. Les contraintes de financement et la nature même de l’aventure m’ont conduit à des décisions qui ne dénaturent pas un récit écrit en conséquence.  

 

Le traitement de l’image se voudra très proche de la réalité, sans composition particulière. Il reprend, en cela, une partie des codes du dogma, ce qui est une particularité peu commune dans le genre du teen-movie. C’est également la part de comédie dramatique qui me pousse à faire ce choix. Afin de s'immerger dans la réalité de ces personnages les caméras épaule et la steady cam seront très utilisées.

 

L’utilisation d’une musique off éclectique et parfois an-empathique dans la première partie aura pour objectif de bousculer un peu l’horizon d’attente du spectateur et de le préparer au basculement vers la seconde partie. En effet, dans celle-ci, aucune musique off ne sera présente afin de coller à cette volonté d’immersion dramatique dans le réel.

 

La volonté de coller frontalement à la réalité dans un genre plutôt léger sera contre-balancé par un traitement non-justifié mais fin de la lumière. Certaines, peu perceptibles, accompagneront l’état d’esprit des personnages à des moments clés au moyen de couleurs caractéristiques parfois. Les extérieurs seront très froids à l’opposé des intérieurs, et notament du cocon, lieu de sécurité pour nos personnage qu’est le Bitch Squat. La lumière sera toujours, quoi qu’il en soit, construite pou donner du relief à l’image particulièrement par le traitement des ombres.

 

Dans un but esthétique et digeste pour le spectateur, qui nous en avons conscience pourra être jeune parfois, les scènes érotiques ou violentes seront abordées dans la suggestion. Bien que directes, elles ne montreront jamais directement l’acte, qu’il soit violent ou sexuel dans une volonté de toujours évidemment garder l’essence un peu crue du récit.

 

Les décors et les costumes s’attacheront à replonger le spectateur dans cette société de la fin des années 90/début 2000.  Cette époque, celle de mon adolescence,  sera fantasmée, revue volontairement avec le recul que procure le souvenir. Divers éléments tels que le contenu télé-visuel, les objets utilisés caractéristiques, les voitures, le franc… participeront à cette immersion

 

Le matériel se limitera au strict nécessaire :

une caméra cinéma : RED SCARLETT, avec tout l'équipement nécessaire à son fonctionnement : objectifs, moniteur de retour, mise au point (follow focus), pied caméra, etc.

 

un maximum de scènes seront tournées en lumière naturelle (les réflecteurs nous permettant quand même de conserver une marge de manœuvre largement suffisante sur l'image). Et pour certaines scènes où la lumière sera indispensable notre équipement comprend : des paires de joker-bug 800, 400, 200, ainsi que des paires de Fresnels 2K, 1K, 650W, 350 W et un kit LED en renfort pour certaines occasions.

 

Note d’intention du producteur

 

La belle époque, c’est la première aventure d’une société de production au désir de démarcation et qui n’ignore pas cependant les contraintes économique de cette activité. Ce film se fera donc quoi qu’il arrive car nous avons foi tant dans le fait qu’il trouve son public que dans l’utilité et la force de son message.

 

Manifestement animé d’une sérieuse motivation, de certitudes et de talent, Albert nous a tout de suite convaincu. L’équipe dynamique, compétente, motivée et consciente de l’enjeu que nous avons su réunir a terminé de nous faire croire en ce projet. En effet, nous avons pris le temps de s’assurer du serieux, du savoir-faire et de l’implication de nos techniciens et comédiens avant d’engager le projet plus avant.  Fort de cette conviction, carte blanche est donnée à cette équipe dans la mesure de nos modestes moyens.

 

            A travers la lecture de ce projet, il nous a semblé que la force de celui-ci résidait dans le ton juste employé par Albert et sa volonté de rendre vraissemblable une histoire qui ne le serait pas forcément dans la vie.  En cela, la fictionnalisation de sa propre histoire constituait le bon paradigme.

 

Les thèmes de la famille, de l’abandon, de la souffrance sociale qui l’ont mené à ce type d’adolescence nous semble une façon opportune et originale d’aborder le sujet. La chute brutale que les personnages vivront et ce basculement sans aucun ménagement pour le spectateur nous ont particulièrement enthousiasmé.

 

L’universalité de la fin et l’absence de jugement quant à la vie traversée par ces personnages a finit de nous séduire. En effet,  ceux-ci ne sont pas si différents que ce qu’ils étaient mais ont simplement subi ce que chacun vit, ils ont grandi. Cela, en gardant une part de leurs défauts, de leur conception des choses mais ils ont quand même vécu quelque chose d’extraordinaire qui les marquera. Cette fin ouverte laisse donc le soin au spectateur de juger cette histoire et ses personnages.

           

C’est pour toutes ces raisons, et donc pour l’identité forte que laissera ce film  à « Black room », que nous souhaitons mener cette œuvre à son terme.

Karl

 

 

Sisquo

 

Pac

 

 

À quoi servira la collecte ?

En produisant, ce premier long-métrage en indépendant, nous avons rassemblés un munimum d'argent pour tourner dans des conditions techniques satisfaisantes. "La belle époque" sera tourné avec une équipe professionnelle constituée d'une vingtaine de personnes, avec la caméra RED EPIC (caméra utilisé par grands nombres de professionnels du cinéma).

L'aventure du film se poursuivera avec la post-production, c'est une étape délicate et importante car durant celle-ci le film prend réèllement vie. C'est pour cette étape cruciale que nous vous sollicitons.

Donc les fonds collectées serviront à financer le montage, l'étalonnage et le mixage sons qui sont indispensables pour assurer le meilleur rendu final à notre film.

C'est votre aide qui nous permettra de disposer du budget indispensable pour la post-production du film.

Les 3000€ nous serviront pour :

- La post-production soit le montage et l'étalonnage = 1500€

- Montage son et mixage mastering = 1500€

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La Chambre Noire

TUDIESHE Albert domicilié à PARIS, j'ai par le passé réalisé plusieurs courts-métrages, clips-vidéos, une saison d'une web-série. CALMANT Jonathan domicilié à PARIS, j'ai auparavant participé et réalisé plusieurs clips-vidéos, publicités, conçus des décors et réalisé des animations et des effets spéciaux.