Aidez à l'aboutissement de ce film historique.

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Présentation détaillée du projet

Film coproduit par ARTE  / Toute l'Histoire / RTBF / LRT Lituanie

et soutenu par la Fondation belge pour le Judaïsme / la Fondation pour la mémoire de la Shoah / Le Centre National du Cinema et de l'image animée.

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La réalisatrice Diane Perelsztejn nous parle de ces livres.

 

La brigade des papiers raconte l’histoire d'un groupe de 40 juifs, poètes, écrivains et intellectuels qui durant l’occupation nazie de Vilna (Vilnius aujourd’hui) en Lituanie, ont risqué leur vie pour sauver de la destruction des collections des bibliothèques juives et autres de la ville, de Pologne, de Biélorussie et de Russie.

 

En 1939, Vilnius est la « Jérusalem de l’Est » épicentre de la culture ashkénaze avec plus de cents synagogues et de très nombreuses bibliothèques publiques ou privées. Elles recèlent les grands ouvrages de référence d’un millénaire de culture juive en Europe de l’Est, en yiddish, en hébreu, en russe, en polonais... Certains sont très rares et très anciens.

 

Le drame commence en juin 1941, avec l’occupation allemande qui va durer jusqu’en juillet 1944. Les nazis vont procéder à l’élimination physique des 60 000 juifs – la « Shoah de la gâchette » -  mais, en plus, ils vont vouloir détruire ces livres pour faire disparaître la culture, la mémoire juive. Tous les ouvrages de la région sont raflés, y compris ceux de culture slave que les nazis veulent aussi éliminer.

 

Incapables de lire la langue de l'Europe de l'Est, les nazis contraignent sous la menace une quarantaine d’intellectuels juifs à sélectionner les plus importants pour les envoyer à “l’Institut du parti nazi pour l’étude de la question juive”. Les autres seront détruits.

 

Ces intellectuels – qu’on a surnommé “La brigade des papiers” et qui seront pour la plupart assassinés – ne baissent pas les bras. Ils vont cacher des milliers de livres précieux au risque de leur vie. En Allemagne, en 1945, les Alliés retrouveront à Francfort les caisses des livres envoyées pour le soi-disant « Institut ». Ils seront centralisés au YIVO de New-York.

 

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Dès 1947, avec la montée de l’antisémitisme stalinien, les survivants craignent à nouveau pour leur vie et leurs trésors culturels. Ils fuient la Lituanie en emportant une partie des ouvrages avec eux.

 

Que sont devenus les livres ?  

 

A l'heure où d'autres dictatures idéologiques et brutales détruisent des oeuvres millénaires, ce film raconte l’histoire de ces résistants de “La brigade des papiers” et nous révèle la richesse de ces livres exceptionnels sauvés de la barbarie nazie. A New York, Paris, Tel Aviv et Vilnius les livres sauvés sont consultés, étudiés et passent désormais de mains en mains pour le plaisir de les découvrir ou de s'enrichir de cette culture immense.

 

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Willy Perelsztejn, coproducteur :

 

Avec Bernard Suchecky et Diane Perelsztejn, nous nous sommes rendus compte qu’un pan entier de l’histoire de la Shoah n’a guère été exploré, à savoir la destruction systématique, acharnée, obsessionnelle, par les nazis de toute trace de culture juive en Europe occupée.

 

La Brigade des papiers, est, à notre connaissance, le premier documentaire qui révèle l'ampleur de la volonté d’anéantissement de la culture juive par les nazis.

 

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Olivier Roncin, coproducteur du film explique pourquoi participer à ce projet.

 

Notre documentaire souligne la résistance déterminée des juifs pour survivre autant que pour préserver les supports culturels de leur identité.

 

Mais l'histoire de ce combat pour la culture ne s’arrête pas à la seconde guerre mondiale. Les brigadistes furent également confrontés à la logique totalitaire du pouvoir stalinien.

 

Le film se place au coeur du combat de l’homme pour la liberté de penser. Pour assurer leur domination, les totalitarismes ont besoin de faire disparaître les outils de la pensée libre et en tout premier lieu, les livres. L’actualité proche consacre la contemporanéité du projet. Des sauvetages récents viennent à l’esprit. On pense aux trésors du musée de Kaboul qui ont été cachés par les employés du musée avant l’arrivée des talibans ou aux destructions de Daesh dans la ville de Palmyre.

 

Olivier Roncin, coproducteur :

 

On sait combien la machine nazie voulait broyer les juifs jusqu'au dernier. L'histoire de la « brigade des papiers » nous révèle comment cette machine voulait, en plus, poursuivre jusqu'au bout son projet morbide : détruire le savoir, l'histoire, la recherche intellectuelle en éliminant sa mémoire, ses livres, sa culture.

 

Mais une fois encore, des hommes et des femmes se sont levés, associant courage et habileté, pour neutraliser l'action dévastatrice des nazis et sauvegarder l'essentiel.

 

La rencontre avec « Les films de la mémoire » et avec Diane Perelsztejn m'ont très vite convaincu que cette histoire exceptionnelle devait être apportée au crédit du terrible et tragique Grand livre de la Shoah.

 

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Diane  Perelsztejn, réalisatrice

 

Ce film procède d'un cheminement personnel, celui de mon identité juive et yiddish fragmentée. Il examine ma place dans la chaîne d’or, di goldènè keyt en yiddish, de la culture yiddish et juive –  raison d’être de l’action de résistance de la « brigade des papiers ».

 

Ma démarche de réalisation est dictée par la question : qu’aurais-je fait si j’avais été à la place des « brigadistes » sélectionnés par les nazis pour détruire leur propre culture ?

 

Je ne peux l’imaginer. Leur histoire défie l’imagination, et ils en étaient conscients. C’est pourquoi ils ont enterré, avec les trésors culturels qu’ils sauvaient, des chroniques clandestines, des notes, des photographies prises à la sauvette et des poèmes composés au ghetto : « Je ne sais si je survivrai ni si je reverrai ces lignes un jour. Mais si quelqu’un, quelque part, tombait sur elles, je voudrais lui dire mon dernier souhait : puisse un jour ces écrits d’un témoin direct parvenir au monde des vivants, afin qu’il sache » (Chronique clandestine d’Herman Kruk, responsable de « La brigade des papiers », extrait daté du 4 septembre 1941).

 

La narration qui accompagne ce film est à la première personne, cependant elle devrait s’effacer le plus souvent au profit des images seules, portant les émotions évoquées ici par ces chroniques et notes clandestines.

 

Face à l’authenticité des témoignages des « brigadistes », face à la diversité et à la justesse des émotions qu’ils y expriment avec beaucoup de retenue,  je leur cède la parole et je me mets tout simplement à leur écoute !

 

Je vais également à la découverte des trésors culturels - objets de culte, livres rares, manuscrits, objets précieux - qu’ils ont sauvés et nous les interrogerons. Peut-être peuvent-ils encore livrer à l’écran un surcroît d’informations sur eux-mêmes, sur leur histoire, sur leur sauvetage ?

 

J’ai mené cette enquête dans les lieux mêmes où sont conservées les collections rescapées, à New York, Paris, Tel Aviv et Vilnius. Avec Bernard Suchecky, nous avons redécouvert les livres sauvés de la destruction nazie...

 

Ce récit sera tissé sur un fonds d’archives photographiques, cinématographiques et d’images actuelles des lieux qui témoignent encore de leur histoire.

 

Bernard Suchecky

 

L’historien Bernard Suchecky m’accompagne dans l’enquête en questionnant tant les collections rescapées que les écrits des « brigadistes ». Il est doté d'une excellente présence à l'écran. Sa voix capte l’attention, il évolue avec aisance et affiche une douce sensibilité. Il incarne la survie du Yiddish … mais pour combien de temps.

 

Les Intervenants 

Alexander Tamir

Barbara Harshav

David Fishman

Emanuel Zingeris

Hadas Calderon

Itzik Gottesman

Julija Matulyte

Liliana Cordova

Rachel Ertel

Samuel Bak

Yonat Rotbein

 

Calendrier 

⦿ Tournage 

juin et juillet 2017 à New York, Jérusalem, Vilnius.

Parallèlement, recherche d’archives.

 

⦿ Montage

d’octobre à décembre

 

⦿ Postproduction (restauration sonore et visuelle des archives, traductions, effets spéciaux, sous-titrages, musiques)

du 3 janvier au 30 mars. 

 

⦿ Livraison avril

 

Diffuseurs et Soutiens 

 

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À quoi servira la collecte ?

Le tournage a eu lieu au printemps et à l'été 2017, grâce aux financements de nos partenaires. Cependant nous avons besoin de votre soutien pour :

- rechercher, restaurer et numériser des archives inédites (les archives photos et films sont dispersées, rares, souvent en mauvais état et jamais numérisées) : budget estimé 12 000 €

- permettre au film une vie en salle de cinéma : fabrication d'un DCP, de matériels de promotion et communication : 2. 000 €

La totalité des fonds sera attribué à Poischiche Films, co-producteur délégué France en charge des archives.  

Si la campagne dépasse son objectif, les fonds supplémentaires seront alloués aux remboursements des frais d'animation pour des projections scolaires  en France et en Belgique.

Merci de contribuer à la préservation de la mémoire de la Shoah et de rendre l'histoire de la brigade de papiers visible au plus grand nombre.

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Poischiche Films / Les Films de la Mémoire

Les Films de la Mémoire (asbl) est une association sans but lucratif créée en avril 1987. Son objectif vise à construire une mémoire par la mise en oeuvre, la production et la distribution sur tous supports audiovisuels de films, spécifiquement à caractère historique. Création et Mémoire en est la société filiale, créée notamment pour la production de... Voir la suite

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