La Disgrâce est un long-métrage indépendant, singulier, audacieux, pourvu d'une réelle ambition artistique et qui entend bien s'inscrire dans une vraie logique de contre-culture.

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The project

SYNOPSIS

24 heures durant lesquelles six individus -un violeur, une prostituée, un sex-addict, une chômeuse, un mari frustré et une femme de ménage- vont s'entrechoquer par un étrange hasard et se retrouver reliés par une bouteille de lait caillée qui formera une msytérieuse ronde perverse.

 

 

NOTE DU RÉALISATEUR

La Disgrâce est un drame sociétal à caractère pornographique. Une oeuvre au fort tempérament qui prend à bras-le-corps et regarde droit dans les yeux sans faillir la sexualité tout en utilisant avec intégrité les codes et le langage du cinéma d'auteur. Ici, pas de discours prétexte ou intellectualisant les relations sexuelles filmées sans aucune censure. La Disgrâce est un long-métrage qui s'assume totalement avec une vraie force de propos et une vision hautement artistique. En cela, La Disgrâce tient à se démarquer de l'univers standardisé de la pornographie tel qu'on le connaît afin de s'imposer comme une oeuvre -dite d'auteur- mais loin aussi des clichés que le "porno chic" nous a déjà servi avec prétention. Seul, à mon sens et à ma connaissance, Larry Clark avec son Ken Park s'est rapproché de cela avec une certaine réussite. A l'inverse, le récent Q de Laurent Bouhnik étant le parfait contre-exemple. La Disgrâce tient donc, à ce titre, à combler cet énorme vide artistique déserté par des réalisateurs visiblement trop frileux ou en manque d'ambition, de caractère ou d'idée. Alors au regard de ce paysage audiovisuel morne et sans audace dans ce registre précis, mon envie et ma motivation sont de m'atteler à enfin exploser littéralement les frontières entre les genres et de les déboulonnés de leurs codes narratifs.

 

 

L'objet de La Disgrâce est avant tout une oeuvre sociétal qui pose un regard partial et clinique sur le monde contemporain, et plus précisément, sur une petite frange d'individus qui le composent. Ils s'agit de stéréotypes sociaux à travers qui le film va tenter de faire refléter les maux et le désoeuvrement sexuel d'une société qui se déshumanise toujours de plus en plus ; la marchandisation de l'âme, du corps et des sentiments étant devenu le moteur principal qui régit les rapports entre les Hommes.

 

 

Sur la plan artistique, La Disgrâce tire ses influences du cinéma Est-européen, notamment du côté de l'Allemagne (nouvelle vague allemande), l'Autriche (Haneke, Ulrich Seidl), dans le traitement froid et clinique de la mise en scène. Les plans étant étirés au maximum, le but à travers ce choix formel est d'instaurer une ambiance et un climat oppressant continu. Les scènes sexuelles ne dérogeant pas à ce traitement, celles-ci seront donc filmées de manière frontale, crue, et dans la durée.

Sur le plan technique, La Disgrâce est un film en couleur tourné en numérique. Sa durée est estimée à environ 1H15. Le début du tournage devrait commencer début novembre 2012 et durer 1 mois et demi. Actuellement, la casting est en cours.

 

 

Why fund it?

La collecte doit servir :

 

- aux dédommagements des acteurs et actrices

- aux costumes

- aux frais de régie

- à la location de certains lieux de tournage

 

FAQ Questions about the project

+ Pourquoi je prend l'initiative de réaliser un long-métrage de façon indépendante ?

Je ne sais plus qui à dit «Si tu veux faire des films plus tard, fais des films tout de suite». Bien que cette phrase ne soit pas de moi, elle illustre parfaitement les raisons pour lesquelles j'ai décidé aujourd'hui de me lancer seul dans la réalisation d'un long-métrage.
Les motivations principales de ce projet étant d'ordre purement artistique et de proposer une oeuvre singulière et non-consensuelle, pourquoi dans ce cas-là attendre éternellement un financement des boites de productions qui ne prennent plus aucun risque artistique (surtout sur un premier film) ou des subventions d'organismes tels que le CNC qui ne viendront de toutes façons jamais ? Car comme nombreux le savent déjà, dès qu'un projet de cinéma revêt un minimum d'ambition artistique ou fait preuve d'une certaine audace ou conceptualité, il n'y a plus personne pour ouvrir son porte-monnaie. Même pour de sommes modiques ! Et ce n'est pas sur la télévision, friande uniquement de productions téléfilmiques qu'elle adore servir aux (télé)spectateurs afin d'assurer ainsi du temps de cerveau disponible pour Coca ou l'UMPS, qu'il faut compter pour plus de soutien. Alors que faire dans cette piètre configuration économique et idéologique totalement tronquée qui régit aujourd'hui le monde de l'audiovisuel ? Attendre en suppliant à genoux sans ne jamais rien obtenir en retour ? Hormis dédain ou incompréhension. Ou alors se décider à prendre sérieusement les choses en main comme un artisan modeste qui aime par-dessus tout son art ? En ce qui me concerne, j'ai fait mon choix. J'ai une caméra numérique, quelques idées, un peu de lucidité... et surtout beaucoup d'envie. Que demander donc de plus ? Si, une chose. Juste quelques centaines d'euros pour me permettre de mener à bien ce combat en auto-production qui je j'espère s'imposera dans les années à venir, pour la fraîcheur et la vivacité du cinéma français, comme une alternative crédible à un système dont les seules préoccupations sont depuis longtemps devenues bien plus pécuniaires qu'artistiques.

+ Quelle est la ligne de conduite à suivre pour mener à bien la réalisation d'un long-métrage en auto-production ?

L'un des secrets pour réaliser un long-métrage en auto-production est d'écrire en scénario en tenant compte des moyens que l'on possède déjà et non en fonction des moyens que l'on espère obtenir.