C'est la nuit et le petit Pierrot, escorté de son vieux chien noir, rejoint en douce ses trois amis. Direction l'océan.

Large_la-douzaine-kkbb-banni_re

Présentation détaillée du projet

Au coeur de l'été dans une nuit noire, quatre enfants d’une petite dizaine d’années se retrouvent sur le chemin des douaniers, direction le parc ostréicole le plus proche, celui en contrebas. C’est une expédition de plus dans leur sac et Smog, le gros chien couleur nuit, encadre la marche. Il fait noir, ils n’ont pas peur et ils ont raison. 

 

 

Torches-clean

(c) Fanny Monier

 

 

Au-delà du paysage côtier se construit tout au long du film un paysage sonore parallèle, étrange et grave. Une partition alternant des sons d’ambiance enregistrés en prise directe, des sons synthétiques travaillés en studio et des sons hybrides, juste milieux entre le réel, mon imaginaire et celui du concepteur sonore. Ce paysage-là évolue à mesure que nous le parcourons. Ses textures s’enrichissent, se transforment et ses niveaux parfois doivent s’affaisser pour que notre oreille ne s’habitue pas, pour que toujours elle reste attentive à ce qui se déroule. Cette exigence de l'écoute est renforcée par une image largement sous exposée bien que chargée de sensations.

 

C’est une aventure, une expédition; l’exploration d’un territoire connu par les enfants chez qui cette nuit fait naître un profond désir de faire le vide. Faire comme s'ils étaient libres, comme s'ils découvraient tout juste ce chemin pourtant maintes et maintes fois parcouru, à chaque été renouvelé. « Faire comme si ». Comme si le sang dévalant leurs tempes pouvait s’entendre depuis l’extérieur, comme si le bruit de l’océan dépassait tous les autres et pouvait nous remplir, comme si la respiration de la petite fille se mêlait à la respiration des garçons qui se mêlaient elles-mêmes à celle de Smog, le chien. Pour cette douzaine d'huîtres, ils affronteront la nuit et feront comme si.

 

Groupe-clean

(c) Fanny Monier

 

 

                                                  Notre équipe 

 

 

 

Marine Riou, auteur et réalisatrice

 

Formée entre Paris 1 et l'Université de Montréal, Marine Riou est une jeune réalisatrice travaillant à la frontière entre la fiction et l'expérimental. Par ailleurs présélectionneuse pour des festivals, La Douzaine est le premier film qu'elle réalise en dehors de l'Université. 

 

 

 

Jessica Lee Gagné, chef opératrice

 

Jeune chef opératrice basée à Montréal, d'origine québécoise, Jessica Lee Gagné s'est fait remarquer ces deux dernières années par une entrée fulgurante et très sensible dans le long métrage (Sarah préfère la course de Chloé Robichaud, Que ta joie demeure de Denis Côté, N.O.I.R. de Yves Christian Fournier), tout en continuant de servir le court métrage avec beaucoup d'exigence.

 

http://vimeo.com/jessicaleegagne

 

 

 

Sylvain Chauveau, compositeur

 

Musicien basé à Bruxelles, Sylvain Chauveau compose pour les éléments autant que pour les instruments. Obligé à rien, il poursuit l'essentiel et le profondément sensible et de la musique expérimentale il s'est imprégné de ce sens de la quête, de l'écart et de la déconstruction. Il compose également pour le cinéma et notamment pour les films de Sébastien Betbeder. 

 

http://sylvainchauveau.bandcamp.com

 

 

 

Baptiste Marie, chef opérateur son

 

Diplômé de l'école Louis Lumière, Baptiste Marie est un jeune designer sonore basé à Paris dont l'expérience dans l'audiovisuel s'enrichit d'une pratique de la performance sonore et de la création radiophonique. Au sein du collectif ContreBande, on le retrouve également comme preneur de son pour le cinéma ou la vidéo. Son travail est guidé par une recherche de l'intime et s'attache à donner vie à un univers par une utilisation musicale et sensorielle de la matière sonore.

 

Fille-clean

 

(c) Fanny Monier

 

 

                                                 Autour du film

 

 

 

Fanny Monier, illustratrice

 

Diplômée de l'école Estienne, Fanny Monier est une jeune illustratrice basée à Bruxelles. Très inspirée par le cinéma et la littérature, sa technique brouille les évidences et amène les regards qui s'y portent à creuser dans les différentes peaux de chacune de ses pièces, depuis l'arbre-papier jusqu'à l'arbre-forêt.

 

http://cargocollective.com/fannymonier

 

 

 

Esther Le Roy, graphiste/typographe

 

Diplômée de l'E.R.G. en design éditorial, Esther Le Roy est une jeune graphiste/typographe passionnée par la lettre, basée à Bruxelles. De sa pensée et sa pratique émane le désir de créer des espaces où le mot et l'image puissent se regarder, se valoriser et échanger. 

 

http://www.estherleroy.be

 

À quoi servira la collecte ?

Les fonds collectés couvriront l'essentiel des frais de tournage, prévu à la toute fin de l'été, dans un petit village du Golfe du Morbihan.

Le coût total du film avoisinera les 25 000€, post-production incluse. 

La priorité est évidemment de tourner et donc de pouvoir lancer la production le plus tôt possible.

 

Les trois jours de tournage en quelques dépenses clé : 

 

Les salaires : 4000€

 

L'hébergement : 1050€

 

La location du matériel : 3400€

 

Le transport : 1000€

 

Les frais de régie : 2250€

 

 

Visage-clean

(c) Fanny Monier

 

 

Les contreparties que nous avons mises en jeu sont le fruit d'une collaboration avec des artistes particulièrement talentueux dont le regard et la sensibilité offriront, je le crois, un bel écho au film. 

Et quant à vous qui allez permettre, chacun à votre manière, de faire exister La Douzaine, nous ferons en sorte de vous offrir le film le plus exigeant, le plus sensible et le plus généreux qu'il nous sera donné de fabriquer. 

 

Thumb_la-douzaine-kkbb-profil
la douzaine

La Douzaine est un court métrage de fiction.