Étudiants en Arts du Spectacle ou aux Beaux-Art, nous sommes pour l'instant 6 autour de ce projet. L'objectif que nous nous donnons : porter à la présentation notre projet. La création "achevée" du dindon cuit est prévue fin mai 2013 à Marseille. Les grandes lignes développées dans la pièce : les apparences comme couverture sociale, masque de sociabilisation. Les conventions familiales qui, indéniablement, s'effritent. L'émancipation et/ou l'exclusion. Au travail du plateau: l'emprunt d'artifices, comme moteur à jouer. l'espace (clos), l'accumulation d'objet, contraignant, par manque d'espace à sortir de la partie.

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The project

 

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          Très court manifeste contre certaines pensées dominantes

 

 

°  Doit-on ne rien comprendre à l’Art, pour que celui-ci soit «contemporain» ?

Si tel est le cas, alors nous ferons de l’Art in-contemporain.

 

° Doit-on faire le deuil de l’Art qui s’adresserait à tous ?

Si tel est le cas, alors nous nous habillerons en couleur pour oser croire le contraire.

 

° «Se reposer ou être libre ?»

 

C’est Cornélius Castoriadis qui pose la question.

Nous lui répondrons alors que nous monterons le Vercors sur les mains pour créer la   liberté,fût-ce dans notre imaginaire.

 

            La Femme qui s'est mariée avec un Dindon, de Gunilla Boëthius

 

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              Le Texte

 

       La pièce, huis-clos familial, met en jeu et à mal des réalités sociales et culturelles par la voie de la métamorphose . Qu’ils soient humains, animaux, à demi-humains ou à demi-animaux, chacun des personnages semblent s’être construit une identité faite d’artifices, malgré eux, afin d’exister ensemble.

 

    Maman et Papa ferment les yeux sur les différences de leurs enfants pour en faire des adultes «normaux» au moment où les questions d’avenir au sortir du foyer familial gouvernent l’éducation.

 

    Alors, lorsque l’on désire faire d’un fils transformé en lièvre, « un enfant normal», marier une fille laide et grosse à un homme «comme il faut», on fait «comme si de rien n’était», on sourit, on se tait, on maquille ou on regarde ailleurs, pour cacher et se cacher ce qu’on ne veut pas voir.

 

           Partie de poker.

 

      Chacun ses cartes en main.On regarde l’Autre. On couvre ses cartes.

On préserve ses atouts et on cache ses faiblesses.

On tente surtout de ne pas se laisser découvrir. On bluff ou on joue franc jeu. On se dévoile ouvertement ou on s’esquive pour mieux revenir dans la partie.

 

      Chacun sa stratégie, puisque c’est quitte ou double. Tu quittes la partie. Ou tu doubles l’Autre. Lorsque l’on dévoile ses cartes sur le tapis, le chaos sort du silence. Et on finit par redistribuer les cartes jusqu’à ce que celui qui gagne soit le plus doué des tricheurs ou le meilleur des masqués.

 

 

               L'auteure.

 

    Gunilla Boëthius, auteure contemporaine suédoise encore non publié en France, s'engage dans une lutte, qu'elle nomme elle-même comme "l'oppression de la normalité".

 

Découverte en décembre 2010 lors d'un comité de découvertes de jeunes auteurs contemporains suédois,

nous avons passé l'année dernière à retravaillée la langue par rapport à la version originale suédoise

Au regard de cette rencontre singulière, et pour l’attention particulière que nous portons à la manière dont l’auteure pointe de manière décalée des conventions sociales cloisonnant une normalité absolue, nous avons à coeur de mettre en jeu ces différentes figures familiales au plateau.

 

         L'équipe

 

Comédiens:

 

Maman : Clara Gai

Papa: David Soriano

La Fille, Joa: Isabelle Lorenzi

Le Fils, Harald: Johana Giacardi

Monsieur Robert Dindon : Hervé Paugam

 

Mise en scène, direction d'acteurs: Anaïs Plasse.

 

 

Engagés autour de ce projet, comédiens et metteur en scène forment le minimum vital à l'existence de cet imaginaire à transoser au jeu du plateau.

 

Ce projet est pour nous l'occasion de nous mettre à l'épreuve de la création, comme premeir exercice nous jetant en plein dans les modes de réalités que cela engagent:

 

organisation du temps des répétitions

demandes de salles,

dossier de création,

nécéssité ou non de fonder une association,

demandes de subvention...

 

 

Après avoir cernés les grandes lignes de travail au plateau l'année dernière,

l'urgence du temps qui file face au désire de création nous pousse à rechausser nos godillaux ou talons hauts cette année pour poursuivre notre acheminement vers le Vercors.

 

Seulement, les besoins face aux réalités de création se font de plus en plus ressenitr, et un petit coup de pouce nous seraient nécessaires...

Why fund it?

Alors venons-en au fait et demandons de l'aide !

 

Pourquoi une collecte ?

 

 

Jusqu'à présent le recyclage et la débrouille nous ont plutôt bien aidés. Merci à eux !

Chacun fouille dans ses fripes pour tester quelques costumes, on se trinbale des sacs entiers d'objets pour sastifaire ses lombaires...on cours entre Aix-Université et Marseille-Salle associative pour nous retrouver ect. Nous sommes début janvier et les prochaines répétitions débutent mi-janvier. Jusqu'ici, nous pensons tenir avec nos compères "Recyclage" et "Débrouille."

 

Mais chaque chose a son temps et nos amis s'essouflent pour la seconde période de reprise prévue en février.

 

Notre imaginaire grandit, et nos besoins aussi.

 

Le budget que nous tentons donc de réunir ici nous permettrait d'améliorer quelques costumes, d'envisager d'autres accessoires (comme trouver enfin une corne de brume digne de se nom pour que Papa impose son autorité), stabiliser en clous et vises les décors, couvrir quelques déplacements, penser aux premières diffusions, défrayer en partie les lieux qui nous accueillent et qui eux aussi, ont parfois besoin d'un coup de peinture....

 

Ce budget, fixé à 850 euros, nous permettraient en somme, de débuter à être un peu plus confortablement débrouillards, bien que le confort espéré ne nous semble pas un luxe, en attendant d'autres demandes de financements possibles auprès des services du Crous et de la FSDIE de Marseille.

 

D'ici les prochaines commissions d'appels à projet qui se tiennent en mars,

 

nous sommes dans le besoins d'être aidés pour couvrir les faux-petits frais qu'engagent nos répétitions.

 

Une présentation d'étape de travail est prévue mi-mars au Théâtre Carpe Diem à Marseille. Vous êtes donc, dès à présent, invités à ce premier jalon en attendant l'ultime fin mai.

 

 

Détails du budget

 

Décors: 150 e

 

Accessoires: 100 e

 

Costumes: 150 e

 

Diffusions: 100 e

 

Déplacements : 150 e

 

Défrayement, soutien salle : 200 e

 

 

Merci d'avance à ceux qui nous connaissent,-de près, de loin, ou même pas du tout- et souhaitent nous soutenir à la poursuite de cette création.

 

 

 

Nous comptons sur l'union possible des bonnes âmes (ça existe, oui, oui, même avec une crise!)

 

Nous nous donnons 45 jours pour atteindre notre pari premier budget (à partir de TOP CHRONO maintenant). Cette échéance correspond aux reprises des répétitions qui auront lieu courant février 2013. (et aux besoins de renflouer quelques caisses après la dinde de Noël)

 

Notre pari non atteint, vous vous verrez rembourser l'intégralité de votre bonne âme. Merci encore et soyons toujours rêveurs !

 

Merci aussi aux amis d'ici et de plus loin, aux familles, aux papas, aux mamans, aux frères et aux soeurs.

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Ana03

Etudiante en "Mise en scène et Écritures scéniques à l'Université d'Aix-Marseille, ce projet est pour moi l'occasion d'expérimenter en pratique l'exercice de la mise en scène et de la création. Attirée par le théâtre de mouvement, le geste et le rapport aux objets, je tend à m'orienter dans ces lignes de création pour ce projet et ceux à... See more

Newest comments

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Merci Jean-Pierre ! a très bientôt oui. Je t'appelle rapidement rapidement pour te donner des nouvelles justement. Bises, Anaïs
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Coucou Anaïs ! Les Dupondt et moi-même t'adressons toutes nos "ficelles de caleçon" pour ce beau projet ! Tiens-moi au courant. À bientôt, j'espère. J-Pierre Salomone
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Merci grand-mère !