NOUVELLE CRÉATION THÉÂTRALE. Texte inédit du jeune auteur Anthony Binet. Mise en scène par Laura Mariani.

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Présentation détaillée du projet

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« Qui sait ce qui se passe à l’intérieur ?

Personne.

Personne ne peux savoir, et personne ne peux rien dire.

La vérité, la voilà ; personne ne sait. »

 

(…)

 

« Dans cette boite, il ne se passe rien.

La vérité c’est qu’elle est pleine de vide cette boite.

Tellement pleine que parfois le vide se met à bouillir,

Alors on voit des déferlantes de rien en jaillir… »

 

- Extrait du texte d’Anthony Binet -

 

 

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Dans un univers cynique et décalé, La Grande Entreprise met en jeu avec humour noir les rapports de pouvoir et le conditionnement d’un individu au sein d’une microsociété. Victor Zodorowski est d’abord l’archétype de l’homme qui refuse de s’assujettir à une autorité, à une règle dont il ne comprend pas le sens. Ayant plié sous la force de persuasion et l’argumentaire d’Oscar Mandar, il se retrouve prisonnier de la grande tour de verre et se fait aspirer par un système qui, même s’il se présente comme salvateur, est une boucle incessante de compétitions hiérarchiques, visant à accroître la rentabilité des produits, des services et des hommes.

 

Après avoir perdu son nom, Zodorowski rebaptisé 312, se retrouve engagé dans cette grande entreprise où l’uniformité semble assurer la pérennité de l’ensemble. Mais le surmenage gagne l’esprit des employés qui, peu à peu, tombent des fenêtres comme des pantins. Ceux qui se jettent du haut de la grande tour de verre ne finissent pas en charpie pour autant. Récupérés vivants par les filets qui entourent l’immense bâtiment, les perdants sont rapatriés dans les méandres de la tour avant de tomber dans les sous-sols/usines de La Grande Entreprise. Aucune perte n’a jamais été envisagée et les moins ambitieux de ses employés serviront de matière première dans l’élaboration du produit phare de sa société Viandigel : la viande surgelée.

 

 

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NOTE D'INTENTION DE L'AUTEUR

 

La Grande Entreprise est une pièce qui questionne notre époque sur son avenir, ses promesses, sur la capacité qu’a l’adulte à annihiler la candeur de l’enfance et sur le rôle de l’inconscient dans le comportement humain. L'écriture, toujours en cours, cherche donc à interroger la manière dont l’individu trouve sa place dans l’humanité, dans le monde qui l’entoure et la façon dont il peut transformer ce monde.

 

Bercé par le surréalisme, la psychanalyse et la sociologie, ma volonté avec cette pièce est de traiter du monde d’aujourd’hui à travers le prisme de l’insolite, en produisant une sorte d’effet miroir déformant. Les personnages, les situations et les faits sont basés sur le réel, et on pourrait presque les qualifier de « normaux » dans la mesure où ils sont issus de la réalité, mais poussés jusqu’à l’abstraction, ils révéleront l’absurdité de la condition que l’homme s’impose à lui-même. Par ailleurs, influencé par l’univers du roman graphique, du comics et de la BD, j’envisage l’écriture de La Grande Entreprise comme un scénario feuilleton où la multitude des lieux et des personnages constitue une palette suffisamment riche et varié pour concevoir une fiction où les cadres de l’action et les relations parlent autant que les mots. C’est donc vers une farce absurde teintée de noirceur que se dirige mon écriture, mais profondément confiant dans l’humain, je ne me résignerai pas à verser dans le fatalisme pour autant.

 

 

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NOTE D'INTENTION DE LA METTEUSE EN SCÈNE

 

Après avoir monté Brecht, Courteline et Melquiot qui, chacun à leur manière et à leur époque, traitent de la charge que représente la famille et la société sur l’individu et son comportement ; je décide aujourd’hui de mettre au plateau un jeune auteur qui questionne notre époque actuelle, et son rapport à celle-ci en tant qu’individu. C’est précisément ce qui me touche : l’individu face aux devoirs, face aux règles imposées par un système organisé et hiérarchisé, le rapport que celui-ci entretient au groupe. L’attirance de l’individu vers l’uniformité, les effets de masse et la difficulté d’être différent dans un monde où tous vont dans le même sens.

 

Il m’était nécessaire de défendre et de porter à la scène une écriture nouvelle, dont la fabrication même se tisse avec la mise en scène et la recherche scénographique. Le projet de La Grande Entreprise est global : Anthony Binet et moi-même avons la volonté que l’écriture, la mise en scène et la scénographie se construisent et évoluent ensemble durant le travail de recherche. Le texte se fait moteur d’improvisations avec les comédiens et à partir de celles-ci se construit une écriture scénique. Cette façon de travailler nous permet de creuser une dramaturgie cohérente, un fil rouge qui reliera chacun des outils de la scène, et donnera corps à une forme organique, nourrie d’une matière commune à l’équipe de création.

 

Inspirée par l’univers de Kafka, Ionesco ou encore  Fritz Lang et Terry Gilliam, je travaille sur un univers cynique et décalé. L’action s’appuie sur la réalité des méthodes de management et des rapports humains dans les systèmes hiérarchisés mais la mise en scène s’attache à faire évoluer ces situations concrètes vers l’insolite et le surréalisme. Je travaille avec l’idée de recréer une logique dans l’absurde, en poussant à l’extrême les différentes formes de règles imposées par la méritocratie de notre société.

 

 

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A PROPOS DE LA PIÈCE

 

La Grande Entreprise, c’est le cauchemar d’un enfant, Victor Zodorowski, devenu adulte qui voit son aspiration à la liberté mise à mal par la réalité qui l’entoure. Il comprend que pour ne pas céder sur son émerveillement, il devra affirmer sa singularité. Il s’efforcera de quitter l’état d’Être « parlé », défini par la société et le langage, pour trouver celui d’Être « parlant », qui fait parler les mots, en questionnant sa place / la place de l’individu dans l’humanité.

 

Le titre de la pièce évoque donc d’une part l’idée d’entreprendre sa vie, c’est-à-dire s’accomplir en tant qu’être humain à travers le long parcours qu’est l’existence, et d’autre part, les « grandes entreprises », symboles de pouvoir et de réussite.

 

Poussé par un inconnu à rentrer dans une simple boite en bois, Victor refuse. Mais face à l’insistance, à l’argumentaire et la provocation de son Interlocuteur, il finit par céder. Il débarque alors à l’intérieur d’un lieu abstrait, dénommé La Grande Entreprise.  Perçant une verticale démesurée au beau milieu d’une petite ville provinciale, c’est une tour de 96 étages en hauteur et 96 étages en sous-sols dont il ne sait pas vraiment, dans un premier temps, ce qu’elle produit.

 

 

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PROJET ARTISTIQUE DE LA COMPAGNIE

 

Constamment en recherche d'un langage scénique, nous pensons qu'à travers le théâtre il est encore possible de repenser les systèmes, modifier les normes, transgresser les règles, dépasser les limites, faire coexister les inverses. Pour cela, nous avons besoin de nous nourrir d'autres arts, sans se contraindre au seul texte dramatique. Nous voulons remettre en question constamment le plateau, ses codes, ses règles et ses enjeux.

Notre démarche artistique est avant tout de maintenir en éveil le sens critique du spectateur, lui donner à voir et à entendre un point de vue qui le mettra en questionnement sur lui-même et le monde dans lequel il vit, et ce à travers un art qui utilise les images, les sons, les mots, les sentiments. Livrés au spectateur, ces éléments constituent un tout qui tentera de (ré)éveiller son imaginaire, sa conscience citoyenne, sa sensibilité et son opinion. Notre volonté est aussi de susciter la curiosité de celles et ceux qui ne vont pas au théâtre, d'amener le spectacle vivant dans le quotidien et de provoquer l'échange entre l'équipe de création et les spectateurs. Nous voulons proposer une alternative à la consommation culturelle dite de masse en redonnant sa place au spectateur.

Dans notre travail, nous souhaitons utiliser les différentes rencontres artistiques que nous avons faites : les arts visuels, le cirque, la danse ou encore le street-art pour parvenir à trouver le lieu de la transgression, là où l'imagination peut se libérer.

 

Laura Mariani et Anthony Binet

 

 

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ANTHONY BINET . Codirection artistique - Auteur - Comédien

 

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Il commence son apprentissage du théâtre au sein de l’atelier de la Compagnie Les Embruns, Théâtre en partance(50) dirigée par Valérie Aubert et Samir Siad. Il poursuit sa formation en Normandie jusqu’en 2006 où il suivra plusieurs stages en scénographie sous la direction de Philippe Marrioge ainsi qu’en création lumière avec Charlie Van Damme et François Eric Valentin. Il intègre ensuite l’école de l’acteur Côté Cour à Paris où il suit les cours de théâtre et de cinéma de Jean-Baptiste Berthon, Christine Soldevila et Olindo Cavadini.

En 2008, il crée La Compagnie La Pièce Montée en tant que codirecteur artistique, comédien et auteur avec d’anciens élèves de l’Ecole Côté Cour. Au sein de sa compagnie, il est interprète et metteur en scène dans La Noce chez les petits bourgeois de Brecht, interprète et dramaturge sur Le règlement, c’est le règlement adapté de Georges Courteline, interprète dans Albatros de Fabrice Melquiot et auteur et interprète de La Grande Entreprise.

Hors de la Compagnie La Pièce Montée, il a également mis en scène en 2010 En Sursis de Sylvain Porcher et Sébastien Chosson. Il a été l’assistant à la mise en scène et scénographe de son ancien professeur Olindo Cavadini sur la pièce de Philippe Blasband Une Liaison pornographique en 2011. En 2014, il sera interprète sur Le Grand Voyage adapté de Jorge Semprun, mis en scène par Pascal Reverte. En avril 2013, il travaille en tant que comédien avec Philippe Adrien et les élèves du Master Pro Mise en scène et dramaturgie de l’Université de Nanterre. Il poursuit cette formation en juin 2013 avec un stage d’interprétation dirigé par Philippe Adrien et Dominique Boissel au Théâtre de la Tempête, Cartoucherie.

 

 

LAURA MARIANI . Codirection artistique - Metteuse en scène

 

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Elle commence le théâtre avec les stages dirigés par le metteur en scène Christophe Lemaître au Théâtre de la Comète, scène nationale de Châlons-en-Champagne. Elle intègre en parallèle l'Ecole de cirque de Pogny (51) dirigée par Daniel Vatan, ex-professeur du Centre National des Arts du Cirque, où elle suit une formation pendant 8 ans. De 2007 à 2010, elle suit les cours de théâtre de l'Ecole de l’Acteur Côté Cour à Paris sous la direction de Jean-Baptiste Berthon.

Diplômée d’une licence d’Etudes Théâtrales (Université Paris 3), d’un Master professionnel Métiers des Arts et de la Culture (Université Paris 1), elle fait partie en 2013 de la promotion du Master 2 professionnel Mise en Scène et Dramaturgie de l’Université Paris 10 de Nanterre. Dans le cadre de cette formation, elle fait un stage d’observation de mise en scène auprès de David Bobée sur This is the end, création pour la 23ème promotion du CNAC (51). Elle a travaillé également auprès des metteurs en scènes David Lescot, Georges Lavaudant et notamment Philippe Adrien au Théâtre de la Tempête avec qui elle sera en stage d’assistante à la mise en scène sur sa prochaine création L’Ecole des femmes de Molière.

Au sein de la Compagnie La Pièce Montée, Laura Mariani met en scène La Noce chez les petits bourgeois de Brecht en 2010, créée à l’Aktéon Théâtre (Paris 11), Le règlement, c’est le règlement adapté de Courteline en 2011 créé à la Cave à Théâtre (92) et Albatros de Fabrice Melquiot en 2012 créé à la MJC Théâtre de Colombes (92).

 

 

VINCENT REMOISSENET . Administrateur - Comédien

 

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Après avoir exercé différents métiers dans l'animation, le commerce et la gestion de projet, Vincent Remoissenet commence une formation de comédien en 2006, au sein de l'école Côté Cour à Paris.

Par la suite, en 2010, il intègre le Studio Pygmalion pendant dix mois sur un atelier d'interprétation destiné aux comédiens professionnels. Plus tard, il participera aux 15ème Rencontres Internationales de Théâtre de l'ARIA en 2012, sous la direction de Robin Renucci.

Il contribue au développement de la Compagnie La Pièce Montée, depuis sa création en 2008, en tant qu'administrateur et comédien. Avec cette compagnie, il est interprète dans La Noce chez les petits bourgeois de Brecht, Le Règlement, c'est le règlement ! adapaté de l'œuvre de Courteline, Une demande en mariage et L'ours de Tchekhov et La Grande Entreprise d'Anthony Binet.

Pour d'autres compagnies, il joue dans Ma vie comme un brouillon d'Irène Morales, Liliom de Ferenc Molnar, Le ravissement d'Adèle de Rémi De Vos, Je veux de l'amour et du hazard, Molieratus et Racine par la racine de Serge Bourhis et Cuisine et dépendances de Jaoui et Bacri.

Côté caméra, il multiplie ses expériences sur les plateaux de tournage, écrit et réalise depuis 2007.

 

 

SYLVAIN PORCHER . Comédien

 

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Il intègre l’école de l’acteur Côté Cour en 2005. Il y suivra une formation de 4 ans. Au terme de son cursus, il entame avec Sébastien Chosson l’écriture de la pièce En Sursis, qui sera créée en 2010 à La Folie théâtre, dans une mise en scène d’Anthony Binet. Il a également réalisé les vidéo-projections de la pièce Un pour la route d’Harold Pinter, mise en scène par Benoit Badin et représentée à l’Aktéon Théâtre de mars à avril 2011. En 2012, il joue dans Anatole Feld d’Hervé Blutch au Théâtre de Morangis mis en scène par Benoît Badin, Cie des lapins dans la calandre.

 

 

CLÉMENCE LABOUREAU Comédienne

 

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Après diverses formations (Lettres Modernes, Littératures Anglophones, Art Dramatique et Chant Jazz) dans diverses universités (Paris-III, Paris-VII, Paris-IV) et divers conservatoires (St-Maur, Paris et Val Maubuée), Clémence poursuit son apprentissage du théâtre en tant que comédienne et collaboratrice à la mise en scène. Elle choisit de travailler sur des projets portés par des écritures fortes ( Brecht, Claudel, Shakespeare, Plyia, Botho Strauss, Fosse...), fait régulièrement des lectures publiques au sein des Lectures du lundi et multiplie les expériences d'assistanat à la mise en scène auprès de différents metteurs en scène (Philippe Adrien, Jacques Vincey , Clément Poirée). Elle est membre permanent de deux compagnies qui lui sont chères, La Charmante Compagnie avec Marie-Christine Mazzola, et La bande de Niaismans avec Léonce Henri Nlend, rejoint d'autres projets et d'autres compagnies au gré des rencontres et des envies et ,quand elle le peut, voyage vers l'étranger.

 

 

RÉSIDENCES

 

Une première résidence a été réalisée en juin et a donné lieu à une représentation devant un public de professionnels au Théâtre Bernard-Marie Koltès de Nanterre, dans le cadre des travaux de fin d'étude du Master Pro de Mise en scène Dramaturgie de l'Université Paris-Ouest.

 

La création se poursuit avec une résidence à Confluences (Paris XX), dans le cadre du Festival Péril Jeune. Cette étape permettra de continuer le travail de recherche et d'expérimentation afin d'aboutir à une maquette de 30 minutes.

 

VOUS ETES CONVIES LE VENDREDI 22 ET LE SAMEDI 23 NOVEMBRE 2013 A 20H00 OU 21H30 !

 

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Si vous souhaitez aider le projet de jeunes artistes émergents et prouver qu’il est encore possible et nécessaire de créer dans le contexte actuel, un grand merci par avance pour vos dons !

 

Votre soutien permettra à la Compagnie La Pièce Montée de construire le spectacle La Grande Entreprise dans son intégralité.

À quoi servira la collecte ?

A financer une partie des frais engagés lors de la création de La Grande Entreprise, notamment :

 

- Construction des décors (Matériaux - Fabrication).

- Costumes - Accessoires (Achats - Confection).

- Composition et enregistrement musical.

- Location des lieux de résidences (Recherche - Scénographie - Répétitions).

 

Bien évidemment, les frais engagés par la création seront supérieurs à la somme demandée.

Donc, si le montant est dépassé, nous serons ravis !! Cela nous permettra de financer :

 

- Communication (Affiches - Flyers - Production…)

- Frais de régie-défraiement (Transports - Nourriture - Hébergement)

- Captation et montage vidéo.

 

UN GRAND MERCI POUR VOTRE INTÉRÊT ET VOTRE SOUTIEN !

 

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EN BONUS : UN EXTRAIT DE LA PIÈCE

 

« Mandar : Je vais vous dire un secret M. Sipoux : C’est la volonté qui crée les opportunités. Vous avez soif, et vous avez envie de finir, à vous tout seul, cette merveilleuse bouteille de Pommard ; cependant vous ne vous resservez pas. Pourquoi ? Mais parce que vous êtes à ma table, et que par conséquent, vous n’osez pas. Vous n’auriez qu’à vous avancer un peu pour vous en saisir et vider son contenu dans votre verre, afin de pouvoir vous délecter encore une fois de ce fabuleux alliage viande rouge - bourgogne. Mais est-ce que ce plaisir vaut vraiment la peine de risquer mon indignation et de changer l’opinion que je porte sur vous ? Vous n’en savez rien, mais vous choisissez de ne pas tenter le coup.

 

Il mange.

 

C’est une question de Volonté Sipoux. N’oubliez pas, la volonté crée les opportunités. Vous avez le potentiel pour remplacer Bourdieu, seulement Bourdieu fait du très bon travail, donc elle ne sera pas licenciée et le poste ne sera pas à pourvoir. Cependant La Grande Entreprise soutiendra toujours ses agents les plus entreprenants. (bas) M’est avis qu’une opportunité patiente sur la corniche… Vous avez bien bouffé Berthier, vous saurez bien pousser Bourdieu.

 

Mandar reprend une bouchée.

 

Sipoux : Au sujet de M. Berthier…

 

Mandar : Vous l’avez poussé, je vous ai vu faire. Mais il ne s’agit pas de ça. Vous parliez des arômes sucrées de la viande rouge saisi au gril tout à l’heure, ne trouvez-vous pas que M. Berthier dégage comme un parfum de myrtille ?

On n’entend que la mastication de Mandar.

Sipoux reste impassible, ses couverts en mains. On entend des bourrasques de vent battre le haut de la tour, et le ciel s’assombri. Sipoux s’essuie la bouche, pose sa serviette, recule son siège et se dirige vers la baie vitrée. Il ouvre une porte fenêtre et sors sur la corniche. Il passe et fait ressortir Bourdieu de l’endroit où elle s’était cachée. Sipoux l’agrippe et la pousse dans le vide. Il la regarde tomber tandis que Mandar finit son entrecôte. »

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Compagnie La Pièce Montée

Notre recherche artistique s’inscrit autour des notions de seuil, de passage et de transformation : Le passage de l’enfant à l’adulte, du rêve au réel, de l’inconscient au conscient, du monstre à l’être normé. Comment l’être se désagrège-t-il à travers le temps ? Nous nous intéressons à cette métamorphose constante de l’être, à ses transmutations... Voir la suite

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