Certains conceptualisent des utopies... d'autres les expérimentent : Où en sont ils "là-haut" ?

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Présentation détaillée du projet

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Beaucoup ont tenté des expériences communautaires dans les années 70 mais peu d'entre elles ont perduré dans le temps. Ce documentaire propose d'aller à la rencontre d'une des rares communauté qui a résisté jusqu'aujourd'hui. 

Entre réussite et désillusion, où en sont-ils de leur long chemin vers l'utopie ?

 

 

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Virée au cœur d’une communauté libertaire et anarchiste dont les fondateurs ont décidé de faire table rase des concepts de notre société dite «libérale », en expérimentant une utopie écologique basée sur la conscience de notre milieu et d’un principe de base : « Nul ne peut décider pour autrui sans son consentement ».

 

Adeptes d’un mode de vie atypique – ils refusent EDF depuis les années 70, s’organisent sans argent ou très peu et pratiquent l’auto production de leurs moyens de subsistance -, ils représentent avant tout une réelle proposition de « ré-organisation des liens sociaux » et de notre rapport au monde.

 

Aujourd’hui, alors qu’il ne reste plus que quatre membres dans la communauté et que l’activité est ralentie, je m’interroge : « Et maintenant ? » C’est un état des lieux que je propose de réaliser à travers ce film, un retour réflexif sur un projet en perpétuelle évolution depuis quarante ans. 

 

Mais la communauté est avant tout un ensemble d'individus distincts. Le film mettra en lumière une certaine désillusion des plus âgés face au regard encore plein d'espoir de la jeune Maya. Il nous mènera également à la rencontre de ceux qui sont partis et qui gardent un sentiment partagé de leur passage là-haut. 

 

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Parce que cette communauté vit en total isolement dans les Alpes de Haute-Provence, à 1000 mètres d'altitude sur le versant nord de la montagne de Lure et à une vingtaine de kilomètres de la ville de Sisteron.

Le site de plus de 300 hectares n'est accessible que par une longue et périlleuse piste forestière de huit kilomètres.

 

 

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Aujourd’hui encore, le paysage demeure époustouflant d’autant plus que l’impact de la communauté sur l’environnement est resté très limité. Quelques maisons en pierre ou en bois, la bergerie, la scierie, les ateliers mécaniques, de soudure ainsi que des carcasses de voiture éparpillés sur le terrain et une quantité incroyable de machines rouillés sont les vestiges d'un temps passé où la communauté était plus active.

 

 

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"Là-haut" est alors devenu le nom de ce projet de documentaire porté par Chloé Mazoyer, jeune réalisatrice qui entame la réalisation de ce premier film à la suite de son Master "Métiers du film documentaire" (Université Aix-Marseille). 

Le tournage s'effectuera sur plusieurs semaines en Juillet et Aout 2016 et l'équipe du film a comme objectif de finir le montage avant la fin du mois de Septembre. 

 

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Cette communauté explore l’utopie du philosophe inuit Aper Sonn (il ne nuit à personne) qui désigne un moyen de vivre sans nuire, aux autres, à la planète et aux générations futures. La philosophie d’Aper Sonn est fondamentalement écologique  car elle est fondée sur le lieu en tant que milieu, avec lequel nous sommes tous en interaction. Depuis 1974, la Nef des Fous étudie et expérimente les conditions sociologiques, politiques, économiques et technologiques qu’il faudrait réunir pour que ce monde utopique ne soit pas impossible.

 

 

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Leur but est donc bien plus fort que celui des communautés dites « hippies » qui se sont crées après les évènements de 68 et qui n’ont d’ailleurs pour la plupart pas subsistées jusqu’à aujourd’hui.  

Ils ont un réel désir de faire table rase de toutes les ambiguïtés de notre société pour tout reconstruire. Il leur paraît important de montrer qu'un autre mode de vie est possible, en particulier en refusant d'exercer une profession spécialisée et salariée. Il s'agit pour le groupe de sortir du système monétaire, de montrer que l'argent ne répond pas à un besoin mais au contraire crée ces besoins. Ils vivent d’autoproduction, de récupération et d’une subvention de la Politique Agricole Commune de 100 euros par personne/mois.

 

 

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Face à un certain sentiment d'impuissance et d'incompréhension au sein de notre société, je me questionne sur les alternatives de notre système : « pourquoi ne pas réinventer le réel, faire reculer les frontières de l’inconnu et explorer le réservoir des possibles organisations sociétales jusqu’à se laisser étonner par l’abondance de la matière ? » (Jean-Pierre Denis, L’Atlas des Utopies, 2014)

 

Le film est un moteur réflexif pour eux comme pour moi.

En cela, il ne se limite pas à la captation du quotidien de cette communauté et la mise en valeur d’un mode de vie. Quelque chose se crée en même temps que le film se réalise, il redonne une impulsion à des questionnements plus profonds alors que ceux-ci se limitaient aux aspects pratiques depuis que le groupe (dont la moyenne d’âge est assez élevée) ne compte plus que quatre personnes. La relation avec la caméra leur donnera la possibilité de transmettre leur expérience, tout en se posant de réelles questions sur la valeur et la continuité de leur action. Ils n’ont certainement pas perdu leur capacité à rêver collectivement et à « s’imaginer autrement » mais ils ont tout à fait conscience que l’avenir n’est pas celui qu’ils auraient espéré. Leur enthousiasme et leur désir de changer le monde était fort dans les années 70 mais il s’essouffle progressivement et inévitablement, faisant apparaître certains questionnements : Comment se considérer encore comme une communauté malgré un nombre de membres, et donc d’actions plus que restreintes ?

 

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Que ressort-il aujourd’hui de la difficulté de stabiliser ce projet d'exploration de cette utopie ?  Pourquoi tant de personnes ne se sont investies qu'un temps au sein de la communauté avant d'en repartir ?

 

L'ascétisme qu'induit ce mode de vie ne nuirait-il pas finalement à l'épanouissement personnel de chacun ? 

 

 

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Maya et Martin sont les personnages principaux de ce film. Une certaine relation de transmission s’est installée entre eux ; en un sens, cela donne l’impression que Martin cède progressivement sa place à Maya en lui transmettant le flambeau de son idéal.

 

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Martin dit Diogène, 73 ans

En référence au philosophe grec Diogène le Cynique, qui vivant par choix dans le dénuement le plus total, maîtrisait l’art de l’invective afin de dénoncer les conventions sociales et les idées préconstruites des grands hommes, tout en préconisant une vie simple.

 

Martin est un vieil homme aux lunettes rondes et à la barbe imposante dont émane un sourire narquois. 

C'est l’un des pionniers charismatiques de la communauté, un homme empli de connaissances et un bon orateur. Aujourd’hui, il apparaît à l’image comme un homme inquiet de la situation du groupe. Malgré le fait qu’il reste actif, jonglant entre le bulldozer et la tronçonneuse,  il estime être devenu un « vieillard » et ne ressent plus l’énergie d’antan. Il s’occupe en particulier de la mécanique, de l’entretien forestier et de la scierie.

 

Maya, 25 ans

Maya a grandi dans une famille de viticulteur en Alsace où elle a été initiée au travail de la terre et de la vigne puis s'insère dans un milieu militant. A son arrivée dans la communauté il y a 5 ans, le groupe était constitué de neuf personnes, puis il s’est petit à petit restreint jusqu’à l’effectif actuel.

S'occupant du troupeau de mouton et étant très active au quotidien, elle représente une source d’énergie indispensable pour le reste du groupe. 

 

 

Forlane et Odile sont deux personnages secondaires. Elles sont présentes à l’image et nous les accompagnerons tout au long du film mais elles restent plus discrètes.

 

Forlane, 67 ans 

Forlane, qui arbore souvent un visage rêveur, à de longs cheveux blancs et de petites lunettes rondes. Elle est timide et plus réservée devant la caméra mais ses expressions de visage et sa manière d’être laisse transparaître une partie de sa personnalité.

 

Odile, 80 ans

Issue d’un milieu bourgeois, elle rencontre Martin dans sa jeunesse et décide d’adopter également ce choix de vie communautaire. 

Malentendante, elle est aujourd’hui quelque peu isolée et seul les repas lui permettent de garder une « certaine place » au sein du groupe.

Elle travaille la laine des moutons du troupeau et tricote des pulls pour les membres de la communauté. 

 

Les anciens membres de la communauté 

Pour diverses raisons, ils ont tous décidé un jour de quitter la communauté et de retourner à un mode de vie plus classique. Certains se sont installés non loin de là, dans la vallée du Jabron, d'autres sont en ville, à Marseille ou même à Paris !  Elles évoqueront leur passage à Jansiac, les raisons qui les ont poussées à quitter la communauté ainsi que la trace de cette expérience dans leur mode de vie actuel et leur vision du monde. 

 

 

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Actuellement en dernière année du master "Métiers du film documentaire" à l'Université d'Aix-Marseille, Chloé a toujours été fascinée par l'image et la découverte des cultures et modes de vie. Après une licence de sociologie, elle a d'ailleurs consacré deux années de sa vie à voyager en s'engageant dans différents projets : un séjour en Indonésie à la découverte des fonds marins, un service civique pour l'ONG Latitud Sur dans la forêt amazonienne du Pérou et un voyage en camion-atelier photographique qui a débuté en France et qui l'a mené jusqu'au Burkina-Faso ! C'est au cours de ce périple nomade qu'elle commence à réellement s'interroger sur sa propre manière d'habiter le monde.  Elle se lance alors dans une quête à la découverte des modes de vie alternatifs en France et se lance dans l'écriture de "Là-haut" un projet de documentaire sur cette communauté qui ne semble pas seulement proposer une vie décroissante mais toute une cosmovision.   

 

 

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Née en 1990 à Paris, Romain a passé son enfance dans le sud de la France. Suivant une mère bergère et nomade, il réalise ses études par correspondance et pratique avec passion la photographie et l'ornithologie qui lui offre le plaisir irrésistible de regarder le monde à travers les optiques. En 2011, il rentre à l'École des beaux-arts de Marseille pour pratiquer la sculpture et se lance très rapidement dans la vidéo. En juin 2015, il est diplômé avec les félicitations du jury pour une installation vidéo et poursuit actuellement sa pratique filmique dans le master "Métiers du film documentaire"  à l'université d'Aix-en-Provence.

 

 

 

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Quentin est un jeune "artisan cinéaste" diplômé du Master professionnel "Métier du film documentaire" de l'Université d'Aix-Marseille. Passionné de modèles de vie alternatifs mais aussi technicien audiovisuel chevronné (un grand geek dans l'âme !) il a tout de suite été touché par l'histoire ce "laboratoire de vie autonome" perdu dans la montagne et tient à apporter son soutien à Chloé dans cette belle aventure cinématographique. Il conçoit le documentaire comme un outil d'ouverture des consciences et de transformation de nos réalités sociales, politiques et philosophiques.

 

 

 

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Depuis longtemps fascinée par le cinéma et sa force d'évocation, Léna a suivi une formation à la fois théorique et pratique : une licence de cinéma pour le "bagage culturel", un BTS de montage en alternance pour la confrontation au monde professionnel. Enthousiaste, sensible et voulant travailler dans le sens de l'oeuvre et de l'auteur, ses principaux atouts pour le montage sont l'écoute et l'observation. 

Au sein de ce projet, elle pourra permettre une vision extérieure, un recul toujours nécessaire et bienveillant, afin que les principales idées et émotions puissent être transmises à l'écran. Privilégier les mots, les regards, les silences, ou les hors champs... tant qu'ils ont du sens ! 

 

 

 

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L'association Chantiers du Réel est née il y a quelques années d'une initiative d'étudiants du Master " Métiers du film documentaire" de l'université d'Aix-Marseille. C'est avant tout un réseau de jeunes documentaristes regroupant auteurs, réalisateurs, producteurs, techniciens, enseignants... ou simplement des personnes avec un fort intérêt pour le documentaire de création. L'association existe pour cultiver l'esprit du documentaire personnel, créatif et engagé. Parce que faire du documentaire, ce n'est pas seulement travailler sur le réel, c'est travailler le réel ! 

 

À quoi servira la collecte ?

Nous venons d'obtenir un financement du FSDIE et du CROUS de l'université d'Aix-Marseille mais cela n'est pas suffisant pour mener notre projet dans de bonnes conditions !

 

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Si notre collecte atteint son objectif, cela nous permettrait donc de financer en partie : 

 

- Les transports et la nourriture de l'équipe 

 

- L'installation solaire qui nous permettra de subvenir à nos besoins en électricité pendant toute la durée du tournage (Eh oui, sans raccordement EDF, ça se complique pour tourner pendant plus de deux semaines!)

 

- Les "petites choses" dont nous avons besoin pour compléter notre attirail de documentariste : des batteries, des cartes mémoires, des disques durs...

 

- Le défraiement de la monteuse et du graphiste

 

- De belles contreparties à vous offrir

 

- La fabrication du DVD, la communication (affiche...) et promotion du film, l'envoi en festival... 

 

A cela, il ne faut pas oublier d'ajouter les 8% de frais (5% de commission pour KKBB et 3% pour les frais bancaires) dans notre budget. 

 

 

 

Avec une collecte atteignant 2600 euros !

Un étalonnage et un mixage son de qualité 

 

 

 

 

 

N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus : mazoyer.chloe@gmail.com

 

 

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Je suis Chloé Mazoyer, j'ai 24 ans et je suis actuellement en dernière année du master "Métiers du film documentaire" à l'Université d'Aix-Marseille. Passionnée de voyage et d'anthropologie, j'ai toujours été fascinée par la découverte des cultures et modes de vie. Après une licence de sociologie, j'ai d'ailleurs consacré deux années de ma vie à voyager... Voir la suite

Derniers commentaires

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GO GO GO !!!
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Encourager Chloé et son projet de film signifie lui " donner du cœur ", cela lui permettra d'investir pleinement la situation dans laquelle elle se trouve, même lorsqu'elle la considère comme une montagne infranchissable. Tout mes encouragements donc pour ce beau projet !
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Bon courage Chloé pour la suite du projet! et vive les hautes alpes :-D