UNE APPARITION SOUTENEZ "La Licorne phosphorescente"

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Présentation détaillée du projet

Une installation pour la Nuit balance du 1° octobre 2016 à Saint Séverin par Marguerite Lantz.

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Dans certaines cultures et certains pays, les artistes ne réalisent une oeuvre que lorsqu’ils l’ont d’abord vue en rêve. C’est un ami sculpteur philippin qui m’a expliqué un jour cette coutume de son pays, coutume qui m’a parut poétique autant qu’intrigante 

 

Une licorne géante est apparu dans le choeur de l’église. Elle a recueilli la lumière du jour et rayonne doucement pour s’estomper au fil des heures de la nuit, sa présence s’étiole comme un rêve qui disparait avec l’arrivée de l’aube.

Des images (le rêve de la licorne ?) apparaissent au courts de la nuit, à intervalles régulier, suivant le rythme du sommeil. De fabuleux oiseaux migrateurs peuplent le ciel de la nef, volant au-dessus d’une canopée imaginaire suggérée par une ambiance sonore de forêt.

 

Cette «apparition» de la licorne que je souhaite partager ici est un rêve qui m’a particulièrement frappé par sa force évocatrice et m’a

soutenue dans une période particulièrement sombre et douloureuse de ma vie, telle que peut l’être un deuil ; j’aimerais le restituer de façon

aussi fidèle que possible, telle que je l’ai «vécue», tout en laissant le réel et la matière s’y introduire afin de créer une situation nouvelle, que chacun pourra s’approprier.

 

L'ensemble est conçu et réalisé par Marguerite Lantz.

La bande son immersion est de Frédéric Blondy : dans une forêt profonde

La mise en lumière est assurée par Benjamin Ferry et Paolo Gérard

 

Pourquoi l'église Saint Séverin ?

L’église Saint Séverin, située au cour de Paris dans le 5° arrondissement, qui accueille « La licorne » pour la Nuit Blanche 2016, offre un espace propice à la création d‘une ambiance mystérieuse et onirique.

 

La célèbre colonne torsadée du déambulatoire porte la voute aux nombreuses arcatures comme un arbre offre ses branches au promeneur. Les vitraux « contemporains » de Jean Bazaine (1964-69) donnent à ce déambulatoire une atmosphère propre à la méditation.

La forêt sonore,présente sous cette nef, saura accueillir la licorne et son ambiance sonore et colorée.

 

La corne de la licorne semble tout droit sortie de la colonne torse de Saint- Merry !

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La proposition :

Une apparition / la licorne phosphorescente... ou l’évanescence d’un rêve

 Cette proposition se développe selon trois aspects :

 

 

1. Une sculpture phosphorescente, qui varie dans le temps

 

L’idée est de réaliser une licorne géante, aux dimensions du choeur (environ 3 mètres de long sur 2 mètres de haut maximum, pas trop

monumentale non plus pour rester dans une échelle «humaine» et «familière», comme si on avait la possibilité de chevaucher la licorne), qui

serait suspendue à la voûte pour donner une impression de léger flottement à quelques centimètres du sol. Sa présence à la fois lumineuse

et évanescente est mise en valeur par un éclairage qui donne l’impression qu’elle éclaire de l’intérieur. Et en effet, elle est phosphorescente.

Une fois couverte de peinte, nous la promèneront dans le quartier autour de Saint Séverin. Elle va donc accumuler de la lumière durant le

jour, qu’elle restituera tout au long de la nuit, s’estompant doucement avec celle-ci.

 

2. Une bande son immersive de Frédéric Blondy : dans une forêt profonde

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Les visiteurs sont plongés, outre dans une douce pénombre et une douce source lumineuse proche de celle d’un clair de lune, dans une

ambiance de forêt primaire : bruits d’animaux inconnus, chants plus ou moins lointains d’oiseaux exotiques, rivières et cascades, tout un

univers sonore propice au rêve et à l’évasion, au dépaysement.

La forêt est le lieu où tout devient possible, un terrain de passage où l’on peut aussi bien se perdre que se trouver, rencontrer ses peurs mais

aussi les surmonter. La forêt est probablement le «lieu» sonore idéal où rencontrer la licorne…

Ces prises de son seront réalisées dans la nature, de jour et de nuit, puis retravaillées et diffusées spatialement dans l’église, de manière à

percevoir comme des « nappes » sonores, qui correspondent à des espaces de forêts/végétation plus ou moins denses. Par intermittences,

cet espace sonore s’atténuera pour laisser la place au silence, c’est-à-dire aux bruits du monde.

 

 

 

 

Symbolisme et histoire de la licorne : pistes de réflexions...

 

L’existence de la licorne repose sur les écrits d’auteurs antiques (Pline, Aristote…) mais aussi sur des textes sacrés.

On l’imagine comme un cheval ou une chèvre blanche pourvue d’une longue corne spiralée au milieu du front. Elle est un symbole de pureté et de chasteté. Des vertus extraordinaires – concentrées dans sa corne – lui sont attribuées. Réduit en poudre et consommé, ce curieux appendice deviendrait

un puissant antidote pour purifier les boissons empoisonnées. Les cornes – en réalité des dents de narval, la licorne des mers – étaient convoitées par les collectionneurs de curiosités aux XVIe et XVIIe siècles.

D’abord rejetée par l’Eglise comme élément issus du paganisme, elle est finalement intégrée à la symbolique chrétienne (elle apparait à plusieurs reprises dans la Bible), et devient l’animal magique, chimère, le plus représenté dans l’iconographie médiévale (miniatures, tapisseries...). Elle est alors symbole de la lumière céleste, et est longtemps associée à la Vierge Marie, puis par extension représente le Christ incarné dans la matière.

Pour les alchimistes, c’est un symbole double, qui réconcilie les contraires : le soleil et la lune, féminin et masculin, sexualité et spiritualité, virginité et fécondité (la Vierge Marie qui met au monde l’enfant Jésus).

C’est vers la moitié du 19e siècle que paraît le dernier ouvrage qui la cite encore comme animal existant potentiellement.

Elle devient ensuite une créature purement imaginaire, et apparait dans des ouvrages de fiction, comme un animal de légende qui suscite la

rêverie… : contes des frères Grimm, Lewis Caroll dans De l’autre côté du miroir, littérature populaire « fantastique », etc

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À quoi servira la collecte ?

Projet en partie financé par l'artiste et Art Culture et Foi.

L'installation, assurée par l'artiste elle même et demande une aide au financement pour le matériel de sa fabrication.

Pour plus de précision :

 

Matériel et étapes de construction :

La licorne est réalisée en plastazote. C’est une matière qui se trouve en plaques rectangulaires de 1mx2m, fabriquée à partir de l’arbre à caoutchouc, donc extrêmement légère et souple, qui ressemble en gros à un tapis de gym blanc (mise au goût du jour par Découfflé, qui crée les costumes volumineux de ses danseurs avec cette matière).

1. La première étape est de réaliser une maquette-sculpture de la licorne en polystyrène ou en papier mâcher, par exemple à l’échelle 1/10e ou 1/5e.

2. A partir de cette maquette-sculpture, on réalise un patronage en papier (comme pour réaliser un costume)

3. Les différentes pièces du «patron» sont agrandies (x10 ou x5 selon l’échelle choisie), reportées sur les plaques de plastazote

4. Enfin, on assemble les pièces, que l’on renforce au besoin par des « coupes » transversales.

5. La dernière étape consiste à peindre la licorne avec une peinture phosphorescente.

L’objet final est donc creux et blanc, léger, lisse, presque abstrait.

La licorne est ensuite suspendue à l’aide de câbles à la voûte, dans le choeur.

On peut prévoir un léger éclairage pour souligner sa phosphorescence, ou pas.

Pour se donner une idée visuelle de ce qu’est cette fameuse plastazote, voici quelques exemple d’objets que j’ai réalisés avec cette matière :

C’est une matière très lisse, rendant les formes presque abstraites.• Faire une impression du patron en échelle taille réelle (hauteur env; 1,60m)à partir du patron que j’ai réalisée d’une maquette au 1/4

 

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Projet pour la licorne: les différentes étapes :

 

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Ci dessus travail sur la maquette

 

Financement pour : 

• Achat de peintures phosphorescente, matériel divers (colle en très grande quantité, système de fixation à la voûte...

 

• Achat de matériel pour la mise en lumière

 

• impressions des affiches et flyers,du patron en très grand format.

 

 

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Marguerite

En tant que plasticienne et scénographe, je m’intéresse à rendre visible d’une autre manière ce qui m’entoure : ce qui pourrait passer pour habituel ou quotidien, je fais en sorte de le rendre inattendu, par de petits décalages qui modifient ou en renouvellent la perception. Cela a pour effet aussi de nous re-situer par rapport à notre «décor»... Voir la suite

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