Et si l'on cultivait collectivement une vigne expérimentale en Picardie ? Plantation, taille, vendange : un projet à boire et à partager.

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Présentation détaillée du projet

 

Il était une fois, l'histoire de la Petite piquette picarde ou celle d'un vin collaboratif et participatif.

 

 

Commençons par planter le décor... Nicolas (maraîcher) avait envie de changer d'horizon. Hélène s'ennuyait (en fait pas trop mais c'est pour faire croire). Céline (vigneron) en avait marre d'expliquer qu'on ne mélangeait pas du rouge et du blanc pour faire du rosé.

 

Et alors ? 

 

Céline, après avoir passé 6 ans comme vigneron en Suisse se sentait défaillir. Elle planta un pied de vigne sur le rebord de son balcon qui ne donna rien, (du moins pas encore).... Un jour, Céline eut soudainement l'idée de refaire des vignes à Paris. Enfin pour Paris.

 

Mais où planter ? Son balcon est bien trop petit !

 

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Elle en parla à Hélène responsable de la Ruche qui dit Oui accueillie au Comptoir Général (Paris X) qui en parla elle même aux producteurs et Nicolas, maraîcher bio en Picardie toujours curieux s'empressa de répondre OUI ! D'autant que sur ses terres, une parcelle s'appelle les « Petites vignes » ! Car il y avait des vignes auparavant !

 

Puisque chacun y faisait son vin, sans prétention, Céline s'est dit "bah pourquoi pas nous ?" Comme en plus le climat a la bougeotte, elle imagine même que ses vignes puissent un jour rivaliser avec les Bordeaux et autres grands crus. 

 

Pour ne pas salir un peu plus la planète, Céline a choisi des cépages ultra résistants qui nécessitent pas ou peu de traitements.

 

Pour le reste, rien n'est encore écrit. Forcément la Petite piquette picarde est un projet collectif, collaboratif même. Cet hiver, des séances de débroussaillage ont déjà été organisées pour dégager le terrain. Mais il va falloir encore y repasser. A l'automne, il faudra planter les pieds de vigne, puis les protéger, puis les tailler l'année suivante, puis les bichonner naturellement sans une goutte de chimie et ça, ça prend du temps. 

 

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Dans quelques années (environ 4), on pourra tous se retrouver pour les vendanges, pour la mise en bouteilles et trinquer à notre santé. Vous en rêviez ? Nous aussi.

 

Un vin picard, entièrement naturel, du jamais bu !

 

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À quoi servira la collecte ?

D'abord à financer les pieds de vignes, une centaine pour commencer. Les cépages choisis ne nécessitent pratiquement pas de traitements. Ils sont obtenus par des croisements d'espèces américaines résistantes et européennes puis fécondés avec des cépages européens. 

 

La collecte servira également à financer toute l'installation qui va avec (fils, piquets, échalas...). 

 

Il faudra aussi un peu d'argent pour les traitements naturels (même sous forme de tisanes), l'entretien, les déplacements, les bouteilles, les étiquettes, tout cela en sachant qu'il faut attendre 4 ans avant d'avoir un rendement.

 

Si tout se passe bien la première année, on plantera une deuxième centaine de pieds de vignes l'année suivante. Et on installera aussi des arbres fruitiers pour attirer les abeilles, arrêter le vent et, en prime, faire progresser la biodiversité (la Picardie est la région la moins fournie en arbres).

 

Ariane

 

 

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Céline Galliot

Céline Galliot a été vigneron en Suisse dans le Lavaux pendant 6 ans et responsable d'un domaine dans le Chablais « domaine du crépon ». Elle est aujourd'hui parisienne et passionnée. Nicolas Thirard est maraîcher bio en Picardie et l'un des premiers agriculteurs à avoir rejoint le réseau de la Ruche qui dit Oui ! La Ruche qui dit Oui ! est une... Voir la suite

Derniers commentaires

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Youpi !! La petite piquette est sur la bonne voie
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j'espère que ça pourra se faire, très belle initiative en tout cas!
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hâte de boire une cuvée picarde!!!