Soutenez la création d'une histoire au suspens haletant : "LA PEUR" de Stefan Zweig , un thriller amoureux à la Hitchcock.

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Présentation détaillée du projet

Résumé: Stefan Zweig excelle dans la description des tourments des êtres. « La Peur » en est un des plus forts exemples. Construit comme un roman à suspense, la pièce se déroule au rythme haletant des angoisses d’Irène, jeune femme adultère poursuivie par une étrange inconnue. Mensonges ? Vérités ? Hallucinations ? On assiste à la dégradation inexorable d’un couple qui ne se comprend plus… jusqu’au dénouement final, véritable renversement de situation. Adapté aux années 50, ce spectacle à l’esthétique cinématographique, s’inspire de l’univers d’Hitchcock, notamment du formidable « Fenêtre sur cour ».

                                                                

                                                                   Ann_es_50

 

 

NOTE D'ADAPTATION

 

La nouvelle de Stefan Zweig « La peur » m’offre le fil conducteur de cette pièce, une trame forte et simple, proche de beaucoup d’entre nous, sur un thème universel, le couple et la difficulté à ne pas devenir colocataire du quotidien. Le traitement de cette histoire est plus « complexe ».

Tout d’abord, tous les dialogues étaient à inventer mais également il me fallait approfondir les personnages, très peu développés dans la nouvelle, imaginer un passé à ce couple, les sujets de conflit, leurs passions respectives, etc. Ensuite, je souhaitais traiter cette histoire de telle sorte que les pensées d’Irène se concrétisent sur le plateau. Ainsi, j’entrelace des scènes . On assiste à ce que vit Irène et à ce qu’elle pense au même instant. Elle discute avec Fritz tout en se remémorant une situation passée, comme la rencontre avec Elsa, l’étrangère. Deux scènes simultanées qui se déroulent dans un temps et un lieu différents. Ce procédé offre une vraie promiscuité avec le personnage, donne une dynamique forte et une intensité dramatique prononcée. Il met en exergue les complexités psychologiques des personnages, leurs failles. Aucune nécessité de décrire les sentiments des personnages par la parole. La mise en espace des pensées, des souvenirs, illustre le chamboulement intérieur du personnage. Plus la pièce évolue, plus Irène est enclavée par ses pensées-démons qui se multiplient. Elle semble tomber folle et nous entraine dans ce tourbillon de pensées flashbacks infernales. Le spectateur ne parvient plus à savoir quelle position prendre vis-à-vis d’Irène. Est-elle devenue folle, comme le suggère Fritz, toute cette histoire serait –elle inventée, se fait-elle vraiment suivre, ou bien est-elle dans la vérité et tout simplement dans une impasse ? Ce trouble est passionnant car il place le spectateur dans une position active et non passive, il s’interroge tout le long de la pièce, emporté par cette intrigue presque policière. Un « thriller » à la Hitchcock.

 

                                                  Rebecca

 

NOTE DE MISE EN SCENE

 

Ce qui me passionne dans cette histoire, c’est de décortiquer et de mettre en exergue la chute lente et incontournable d’un couple dont la communication échoue. Ce n’est pas qu’ils ne se parlent plus, au contraire! Mais leurs points de vue, leurs argumentations ne trouvent aucun point d’entente. Une communication parallèle sans raccordement. Et pourtant, tous deux luttent pour parler, pour se comprendre, pour rétablir un équilibre, en vain. C’est cela qui est passionnant et déroutant. Deux personnes qui constatent qu’elles se perdent et qui, malgré leurs efforts, malgré leur lucidité, ne peuvent parvenir à se retrouver. C’est comme constater l’iceberg face à soit mais être dans l’incapacité de l’éviter malgré toutes décisions. Le gouvernail de l’un est braqué à gauche, les voiles de l’autre sont impossible à déployer, aucune solution pour éviter la catastrophe, ne reste plus qu’à la vivre.

A cette perte terrible s’ajoute la peur et l’obstination dans le mensonge. La peur de blesser son mari, qui a une confiance totale en sa femme, la peur de mettre en péril une vie installée et rassurante, la peur de briser un cocon familiale. Cette peur qui glace et qui empêche d’évoluer. Survient alors le mensonge comme unique secours à une situation qu’on ne parvient pas à affronter. Mais le piège du mensonge est que l’on s’embourbe dedans sans retour en arrière. Plus Irène ment, plus dire la vérité devient impossible. Et cette femme, Elsa, qui ressert l’étau. Elle pousse Irène au mensonge et l’enferme dans une peur paralysante, destructrice celle de révéler la vérité.

Ma mise en scène sera donc dirigée de telle sorte que ces deux axes décrits ci-dessus soient mis en valeur. Le premier sera d’abord suggéré, notamment en m’appuyant sur le film « Fenêtre sur cour » d’Hitchcock. Je souhaite placer le spectateur en position de voyeur. Qu’il soit interloqué par ce couple qui semble en froid et qu’on aperçoit à travers une vitre. Qu’il ait envie de le découvrir car il semble le miroir d’une relation amoureuse que chacun a pu connaitre. Impossible d’être insensible à cette situation. Elle nous rappelle forcément une relation vécue. Ainsi, je jouerai sur les 5 sens : des paroles qu’on entend ou non (en fonction de si la fenêtre est ouverte ou fermée, si la bouilloire ou le sèche-cheveux fonctionnent), des choses que l’on voit ou non en fonction du positionnement du comédien dans l’appartement, des odeurs...Le spectateur devine, grappille des informations, observe de près ce couple. Plus la pièce évolue, plus le spectateur se glisse dans leur intimité De plus en plus de choses sont montrées ou entendues ou senties.

Le deuxième axe, la peur, sera travaillé par le biais d’Elsa, sa manière d’apparaitre dans les scènes où elle représente les pensées d’Irène. Elsa sera l’allégorie de la peur. L’ensemble est traité en m’inspirant d’Hitchcock, des années 50, tout en faisant une mise en scène assez contemporaine, en utilisant de la vidéo, des lumières très blanches, des éléments de décor stylisés et esthétiques.

D’un point de vue direction d’acteur, tout le jeu sera ciselé de tel sorte que l’intériorité des personnages soit en opposition avec ce qu’ils montrent. Chaque personne ment, chaque personnage cache une situation et des sentiments, c’est une lutte acharnée pour chacun de dissimuler ces ressentis volcaniques. Ils jouent tous aux faux-semblants.

 

Pourquoi les années 50?

Parce que l'esthétique de l'époque est très intéressante et belle. Les femmes se passionnent par la mode et ont des tenues très seyantes, des tenues qui mettent en valeur leurs tailles, dessinent une jolie silhouette. Ces années-là, années d'après-guerre, montre également un retour au foyer de la femme, elle redevient maitresse de maison et se dévoue à son mari, qui lui travaille, rapporte l'argent et se fatigue.Cet aspect très macho dans un monde coloré, presque gadget où la femme des publicités est heureuse de faire le ménage ou de cuisiner, me permet de faire tomber les masques ici dans cette histoire, de dévoiler les véritables pensées de la femme.

 

IDEES DE SCENOGRAPHIE

 

Les photos ci-dessous sont des spectacles "Les criminels"m.e.s R.Brunel et "Thérèse Raquin" m.e.s P.Faure, lumière de David Debrinay.

 

La scénographie doit valoriser le texte et vice versa. Un véritable écho entre la situation et le décor sera recherché, ce décor raconte autant une histoire que les personnages.

Ainsi, les murs représentatifs de l'appartement de ce couple, seront principalement blancs, blancs cassés, beiges, représentatifs d'un lieu aseptisé, ou tout est parfait, tout doit être beau et bien rangé.

 

Panneaux

 

La présence d'une fenêtre est primordiale, elle permettra de jouer sur le côté voyeur. Comme dans "Fenêtre sur cour", le spectateur regarde chez les gens. On découvre l'univers petit à petit. Avec la possibilité de zoomer sur des éléments de décor en utilisant la projection vidéo.

 

Un maximum de source lumineuses seront sur le plateau et gérés par les acteurs. Cela renforcera l'idée de regarder chez les gens.

 

    Lumi_re_sous_table      Lumiere_sur_scene

 

Les sons seront souvent déformés comme le son du téléphone ou de la sonnette d'entrée, ou d'oiseaux à l'extérieur.

 

Des accessoires tels un grille-pain, une bouilloire, un aspirateur, un sèche-cheveux, seront primordiaux pour les bruits qu'ils produisent et la fumée, pour certains.

 

Croquis de costumes:

 

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L'EQUIPE ARTISTIQUE

 

Helene_degy     HELENE DEGY – COMEDIENNE – RÔLE : IRENE

 

 Hélène se forme au Conservatoire du 19ème arrondissement de Paris avant d’entrer à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, Lyon. Puis, elle écrit, met en scène et joue dans Juste un toit, création pour le Théâtre Nouvelle Génération (Lyon). Elle joue dans les Troyennes de Sénèque m.e.s C. Perton et dans Par-dessus bord de M. Vinaver dirigé par C.Schiaretti (T.N.P). Actuellement, elle est à l’affiche depuis deux ans de Dernier coup de ciseaux de S. Azzopardi au théâtre des Mathurins. Elle tourne avec V. Perez et N. Briançon dans Fantôme, avec B.P Donnadieu et M.Aumont dans A Droite Toute !. On la voit à la télévision dans Les Liaisons Dangereuses et Les fleurs du mal, Malevil, 1788 1⁄2, Sélection Naturelle, Vive Bouchon...

 

174824_19      RENAUD DANNER– COMEDIEN – RÔLE : FRITZ

 

Renaud a été formé au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Très vite repéré, il joue dans divers CDN des pièces « classiques » comme Les bonnes, Richard II, La désillusion, Arlequin,serviteur de deux maitres, Quartett, Les deux gentilshommes de Vérone, Le condamné à mort etc, sous la direction de Eric Sadin, Frédéric Constant, Michel Fau, Jean-Louis Thamin, etc,. Et des pièces plus contemporaines comme Cet assassin vous aime au théâtre de l’Atelier m.e.s Lofti Achour, Si ça va bravo de Jean-Claude Grumberg au Lucernaire et au théâtre des Carmes m.e.s Johanna Nizard, D’un retournement l’autre m.e.s Luc Clémentin à la maison des métallos, au théâtre Sylvia Montfort et à L’Européen et dernièrement Pour un oui ou pour un non m.e.s Luc Clémentin à la scène conventionnée Chaumont. A la télé, on le voit dans de nombreuses séries comme Profilage, Avocats et associés, Préjudice, Enquêtes réservées…

 

Ophelie OPHELIE MARSAUD – COMEDIENNE – RÔLE : ELSA

 

Formée au conservatoire du Xème et à La Sorbonne Nouvelle (Censier) à Paris, Ophélie entre à l’Ensatt en 2004. Artiste permanente au Théâtre de l’Est Parisien de 2007 à 2009, elle joue sous la direction de P.Crubézy, A.Contensou et C.Anne et intègre des compagnies comme « Le Théâtre du Nécessaire », « la Compagnie du Matamore »,« la Compagnie Bouche Bée ». Après la création de Comme du sable de S.Levey en mars 2013 à la SNBSA avec le « Théâtre du Rivage », elle rejoint « La Compagnie du Kali d’or » pour la création en novembre 2013 de A la Nuit où j’ai Tremblé de M.Mougel, qui sera rejoué en mars 2014 au Théâtre de La Cité Internationale.

À quoi servira la collecte ?

Pour créér ce spectacle au Festival d'Avignon 2014, la budget s'élève à 62 000€.

 

20000€ : frais de location de théâtre et de logement

 

32000€ : Rémunération des comédiens, metteur en scène, scénographe, costumière, éclairagiste, régisseur, administratrice.

 

10 000€: frais décor, frais costumes, Inscription au Off, assurances, frais de structure.

 

A ce jour, il manque 5000€ qui correspondent aux frais de décor et de costumes. Par prudence, nous demandons 3000€ mais n'hésitez pas à dépasser la somme, nous en avons besoin!!

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Cie carinae

Elodie Menant est comédienne et adaptatrice. Sa bio: Après Math Sup/Math Spé, Elodie Menant se forme au cours Florent et au Studio Muller. Elle danse et chante également. Au théâtre, on la voit dans Le Tartuffe et Les misérables, mis en scène par Julie SAGET-GILBERT, dans Quatre de Marie du ROY au Lucernaire, dans la comédie musicale Le soldat... Voir la suite