La Société des loisirs est une pièce de François Archambault.Privée des droits ce texte depuis 3ans ce sont ma ténacité et le soutien de l'auteur qui m'ont permis d'en récupérer L'EXCLUSIVITÉ.Nouvel objectif:AVIGNON2012!Pour la victoire des petits théâtres sur les grands,pourl'auteur,pour mes comédiens ultra-motivés et pour moi: DONNEZ!

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Présentation détaillée du projet

L'HISTOIRE FOLLE D'UN PROJET PHOENIX

 

 

La Société des loisirs est une comédie de moeurs de François Archambault qui m'a passionnée dès 2005.

 

J'ai adapté ce texte en "français de France" avec le soutien de l'auteur puis je l'ai monté et présenté avec mes comédiens deux fois sur scène et en lecture mise en espace.

 

En 2007, à l'aube d'une production professionnelle, un grand théâtre parisien a brigué les droits...et n'en a rien fait pendant 3 ans!!! me déboutant de mon projet!!! 

 

J'ai rongé mon frein, patienté dans l'ombre de voir "MA"pièce présentée dans ce lieu mythique, mi-désolée mi-curieuse. Puis telle soeur Anne ne voyant rien venir j'ai recontacté l'auteur et son agent en janvier dernier.  Ils m'ont fait part de leur déception de n'avoir eu acune nouvelle du projet et renouvellé leur confiance en mon enthousiasme qui malgré les difficultés n'avait jamais faibli en m'accordant l'exculsivité de la pièce face au théâtre en question.

 

Aujourd'hui si vous souhaitez partager ma joie d'avoir récupéré L'EXCLUSIVITÉ de "mon bébé", aidez moi à réunir des fonds pour participer au prochain festival d'Avignon(2012)en vue d'une grande tournée pour faire connaître dans notre pays cette pièce et cet auteur inédit en France mais acclamé au Canada! 

 

Pour la victoire des petits théâtres sur les grands, pour François Archambault, pour mes comédiens ultra-motivés et pour moi: DONNEZ!!!!

 

LA PIÈCE

 

 

Pierre-Marc et Marie-Pierre, nouveaux parents dépassés, dont le désir sexuel est en panne sèche, cherchent désespérément à remettre du bonheur dans leur vie.

 

Des résolutions sont prises: ils cesseront de boire, cesseront de fumer, et surtout, ils feront un peu de ménage dans leurs fréquentations. 

 

Ils invitent donc leur ami Marc-Antoine à ce qui devrait être un dîner d’adieu...  mais ce dernier débarque avec une caisse de bonnes bouteilles de vin et son “amie plus”, une jolie jeune fille de 21 ans qui, sans le faire exprès, déclenche les pleurs du bébé.

 

L’AUTEUR


 

François Archambault est diplômé en écriture dramatique de l’École Nationale de théâtre du Canada. 

 

Il s’est fait connaître du public avec sa pièce Cul sec, présentée initialement par les élèves sortants de l’École Nationale, puis reprise par le Théâtre PàP en 1995. 

 

Il poursuit son travail avec, entre autres, Si la tendance se maintient et Les Gagnants dont il signe également les mises en scène.

 

En 1998, il reçoit le Prix du Gouverneur général pour le texte théâtral 15 secondes, un spectacle qui vaudra à l’équipe de la production le Masque (équivalent des Molières au Canada) de la meilleure production de théâtre privé.  Ce texte sera traduit en anglais, en allemand et en italien.  Une autre de ses pièces, Adieu beauté, remportait la même année le « Masque de la production régions ».  Il a écrit depuis, C’est devenu gros, en collaboration avec Marie-Hélène Thibault, La nostalgie du paradis et  Code 99 qui a été finaliste au Prix du Gouverneur général en 2001. 

 

La première représentation publique d’une version de La société des Loisirs a eu lieu le 4 mars 2003 au théâtre de la Licorne à Montréal.  La pièce a ensuite reçu le « Masque du texte original » (2003) et celui de l’interprétation masculine pour Christian Bégin (2004).   Reprise à guichet fermé à Montréal en 2005, la pièce, traduite en anglais (The Leisure Society), poursuivait toujours en 2006 sa tournée à travers le Québec et le Canada tout entier (Clagary, Toronto, Vancouver…)

 

François Archambault est l'auteur d'une douzaine de pièces de théâtre et est membre de plusieurs collectifs d'auteurs.  Il est également scénariste : la deuxième saison de sa série Les étoiles filantes a été présentée à l’automne dernier sur la chaîne Radio-Canada.

 

 

MISE EN SCÈNE

 

Point de départ : une expression sociale 

 

Lorsque j’ai lu et vu La Société des loisirs pour la première fois, lors de sa création à Québec, ce fut pour moi, plus que la rencontre avec un auteur et un texte, un choc social. 

 

L’expression contenue dans le titre est une promesse sociale faite dans les années 80 aux futurs trentenaires québécois des années 2000.  Elle leur promettait qu’avec l’avancée grandissante des technologies, ils vieilliraient dans une société où tout serait plus facile, plus accessible et plus ludique que pour les générations passées.  Bercés par cette utopie, les personnages de la pièce se retrouvent en fait confrontés à un monde où l’émancipation et le “jeunisme” apportent de l’eau au moulin de la société de consommation et où les biens matériels, le travail et le sexe deviennent des valeurs sûres.  Hédonistes et égocentriques, des “adulescents” tels que Marie-Pierre, Pierre-Marc et Marc-Antoine cherchent à se rassurer face à une vie de plus en plus vide.  Quelle désillusion !

 

De « La Société… » à la mise en scène

 

Ce qui m’a intéressé alors, c’est de partir du général pour aller au particulier, à l’infime.  Démarrer de cette constatation sociale et m’attacher à la rendre lisible pour le spectateur grâce aux caractères des personnages et au texte de François Archambault.  Cette écriture noire et sarcastique qui prend « le parti d’en rire » à des moments de tension extrême, traite de sujets difficiles comme l’adoption, l’avortement, la désintégration du couple et sa misère affective et sexuelle.  Pour autant, et même s’il est difficile de qualifier une œuvre quelle qu’elle soit, cette pièce tient plus de la comédie grinçante ou de mœurs que du drame social.  La Société des loisirs est avant tout un spectacle drôle, en forme de règlement de compte, une comédie douce-amère à l’instar des grandes pièces du duo Jaoui-Bacri qui m’a toujours inspiré.

 

Avant toute chose, c’est le quotidien pathétique de ces personnages qui m’a passionné.  Ce sont des« héros ordinaires » qui bataillent avec leurs problèmes, leurs vies, leurs envies et leurs désirs qui sont un peu les nôtres.  Il ne s’agit donc pas de les montrer du doigt ou de les critiquer mais de donner à voir le spectacle d’une tranche de vie.  À quoi sert le théâtre sinon à montrer les qualités et les défauts de l’humanité ?

 

Qu’il est cathartique de contempler à loisir les travers de notre société !

 

Adapter un texte francophone

 

 Cette pièce parle de femmes et d’hommes d’aujourd’hui, qu’ils soient québécois ou français et ce sont leurs ressemblances qui m’ont donné envie d’adapter et de monter ce texte. 

 

Le travail sur la langue québécoise a été capital pour moi.  Les inflexions de l’accent et de l’ « argot » québécois imposaient un rythme bien particulier à la pièce qu’il me fallait à tout prix respecter dans mon adaptation en français.  La Société des loisirs en « français de France » a subi de nombreuses réécritures avant d’approcher la qualité initiale du texte de François Archambault.

 

Des comédiens symboles d’une génération

 

J’ai fait le choix de mettre en scène des acteurs plus jeunes que les rôles qui étaient initialement prévus dans la pièce.  Je pense que la situation de crise vécue par les protagonistes de La Société des loisirs intervient de plus en plus tôt dans la construction des jeunes adultes d’aujourd’hui. J’ai souhaité que ce constat pessimiste de reproduction des erreurs donne à réfléchir et amène chacun à se questionner sur ses choix de vie. 

 

Cette pièce résolument contemporaine est incarnée de manière très réaliste par de jeunes comédiens concernés par les problèmes de société qu’ils évoquent.  La qualité de jeu naturaliste des acteurs offre avec fragilité et sensibilité, un instantané du quotidien des personnages.  Ici, des femmes et des hommes parlent à d’autres femmes et d’autres hommes…  Il s’agit de montrer un moment de vie auquel le spectateur peut s’identifier ou rejeter à loisir.

 

 



                    

 

SCÉNOGRAPHIE

 


 

 

Tout se passe chez Marie-Pierre et Pierre-Marc, jeunes cadres dynamiques et parents depuis peu.  La mise en scène suggère donc leur appartement très « tendance ».

 

J’ai voulu que la scénographie en dise long sur les personnages : rien ne signale la présence d’un bébé dans la maison hormis le baby-phone, vecteur mécanique du lien parents/enfant. 

 

J’ai souhaité que l’espace soit ouvert et aéré à la manière d’un loft où le mobilier est quasiment absent, seul un divan et une table basse aux lignes épurées représentent le salon.   Cette simplicité permet au spectateur de rentrer immédiatement dans l’intimité des protagonistes et d’être le témoin privilégié de leurs drames.

 

Un piano à queue trône au centre de la pièce, il est « physiquement » très présent et joue un rôle important.  Symbole de désirs insatisfaits, cet instrument sera le déclencheur  et le catalyseur de la crise du couple : tour à tour cachette, défouloir ou prétexte à dispute, c’est un élément essentiel de la scénographie.

 

Très peu d’accessoires sont nécessaires à l’action mais certains ont une importance capitale.  Aussi les cigarettes et l’alcool sont nécessaires à la compréhension du drame.

 

Mise en lumière  

 

L’essentiel de l’histoire se déroule sur une soirée d’été, la lumière évoque donc un « intérieur nuit » mais le reste de l’action se passe une semaine plus tard, en journée.  Nous avons donc le même décor mais une atmosphère lumineuse tout à fait différente du début à la fin de la pièce.  À cela il faut ajouter les épisodes 0 et XVI, qui se font échos, où la lumière quasi-irréaliste confère à la scène l’aspect plastiquement étrange d’un jeu télévisé ou d’un interrogatoire de police.

 

 

 

EXTRAITS DE LA PIÈCE

Scène III

 

PIERRE-MARC

Marie-Pierre!  Tu sais que c’est pas le moment de contredire ton boss!  Tu viens de finir ton congé maternité!  Je pense pas que c’est le moment de lui donner l’impression que ton travail t’intéresse plus!  À moins que ça te dérange pas de te faire mettre dehors et de passer tes journées à la maison à torcher le ptit!  C’est ça que tu veux?

 

         MARIE-PIERRE

Mais non!  T’es malade?

 

         PIERRE-MARC

Ca serait stupide que tu perdes ton boulot pour une connerie comme ça.  Non?

 

         MARIE-PIERRE

Une connerie!?  Je me fais avorter Pierre-Marc!  Tu trouves que c’est une connerie, toi, de se faire avorter?

 

         PIERRE-MARC

Excuse-moi.  C’est pas ce que je voulais dire... (…)Tu sais, on a besoin de nos deux salaires.  On a un niveau de vie, hein!  On a un bon niveau de vie, j’trouve.  Je pense qu’on l’aime notre niveau de vie, non?

 

         PIERRE-MARC, gentiment

Et tu lui diras pourquoi tu t’absentes aussi.  Il a tellement peur que tu retombes enceinte.  Je suis certain que ça va lui faire plaisir de savoir que tu vas te faire avorter.

 

 

Scène VII

 

         PIERRE-MARC

Ah.  J’y pense.  On t’a pas dit, Marc-Antoine.  On a décidé d’adopter.(…)Ils sont en train d’étudier notre demande.  Mais ça devrait marcher.

 

         MARC-ANTOINE

Ben oui.  Vous avez de l’argent.  Vous avez une belle maison.  Vous avez de bons boulots.  Je vois pas pourquoi il vous refuseraient.

 

         ANNE-MARIE

Pourquoi vous faites ça?

 

         PIERRE-MARC

Tu vois, on a toujours rêvé de faire du bénévolat.  On aurait envie d’en faire, mais malheureusement on n’a pas le temps.  Alors on s’est dit: si on peut pas aller faire du bénévolat, eh bien amenons le bénévolat à la maison...

 

 

Scène X

 

         MARC-ANTOINE, au bord des larmes

Je suis allé dans la chambre du petit.  J’avais envie d’aller voir le petit.(…)Je me sens un peu mal.(…)J’aurais pas dû le frapper.  Je m’excuse.

 

         PIERRE-MARC

Pourquoi t’as fait ça?  Il pleurait même pas!

 

         MARIE-PIERRE

Si t’as envie de perdre le contrôle et de frapper un enfant, je pense qu’on aimerait mieux que tu frappes ta fille!

 

         MARC-ANTOINE

J’ai jamais frappé ma fille, tu l’sauras!

 

         MARIE-PIERRE

 Mais tu te permets de frapper notre fils!  C’est gentil!  Je te dis qu’on se sent privilégiés!

 

 

 

Qui suis-je ?

 

LES COMÉDIENS

 

Quentin Bouissou

 

 

Ce jeune comédien a suivi sa formation professionnelle aux conservatoires de Créteil et du Vème arrondissement de Paris mais aussi dans la classe de Pierre Barayre avec qui il travaille toujours.  Fidèle aux compagnies théâtrales Champs 719 et B.L.O.C il a pourtant choisi d’exercer ses talents de musicien et chanteur sur scène au sein des Tistics avec qui il sera en tournée dans toute la France pour plus de 120 représentations des Franglaises.

 

Alice De Lencquesaing

 

 

Actuellement en licence de Lettres modernes, Alice a été formée au jeu à l’école Blanche Salant.  Elle débute tôt son parcours professionnel au cinéma avec Céline Sciamma, Mia Hansen Love ou Olivier Asayas. En 2010 elle réalise son premier court -métrage.  Sur scène dans  Harper Regan de Stephens elle est choisie par Lukas Hemleb pour incarner la fille de Marina Foïs à Paris et en tournée.  Elle sera sur les écrans dans Polisse de Maïwenn à l’automne.

 

Fabien Derrien

 

 

Issu de l’improvisation, Fabien Derrien a complété sa formation dans les conservatoires d’arrondissement de Paris (Xème et Vème) et à l’école professionnelle du Vélo Volé.  Il travaille depuis plusieurs années avec Grégory Benoît notamment dans La Mouette de Tchekov et dans Et le ciel m’aimera de Martini où il créé le personnage de Franz.  Il a tourné dans deux longs-métrages en 2010.  La même année il est lauréat du concours jeune comédien de la fondation Bajen pour le Théâtre des Variétés.

 

Raphaëlle Sahler

 

 

Raphaëlle Sahler a suivi une formation complète faite de chant (lyrique, jazz, tzigane), de danse (classique, jazz, contemporaine) et d’art dramatique (conservatoire de Poitiers et école professionnelle du Vélo Volé). Depuis quelques années elle se consacre également à la mise en scène notamment lors des Rencontres Régionales de Oiron.  On a pu la voir au théâtre dans Quai Ouest de Koltès ou Occupes toi d’Amélie de Feydeau dans des mises en scène de François Ha Van avec qui elle prépare actuellement un spectacle.

 

LA METTEUR EN SCÈNE

 

Adeline Chagneau

 


 

Comédienne diplômée de Conservatoires (Nantes, Paris V) La Société des loisirs est ma première mise en scène. Je fais surtout du théâtre mais on a pu me voir à l'écran dans des longs et courts métrages ou en publicité.  Je serai sur scène à partir de janvier 2012 dans L'épreuve de Marivaux mise en scène par Clément Hervieu-Léger pour La Compagnie des petits champs( www.compagniedespetitschamps.com ) 

 

 

 

Crédits photo du spectacle: Aurore Maréchal

Crédits vidéo du spectacle:Clément Chabert 

Merci à eux.

À quoi servira la collecte ?

Les fonds collectés serviront à assurer une tout petite partie du budget du festival d'Avignon 2012 (voir budget total ci-après).

 

Les KissKiss bankers prendront donc en charge une partie de ce budget à hauteur de 5000 euros.

 

Le reste du budget fera l'objet de diverses demandes de subventions et autre production ou mécenat.

 

BUDGET TOTAL

-décor et costumes: 600 euros

-déplacement de la scénographie et des comédiens (train+location de camion): 600 euros

-nourriture: 3875 euros (calculé au tarif SYNDÉAC 2 repas/jour)

-hébergement: 1700 euros (TCC)

-location de théatre: minimum 7000 euros

-communication (tracts,affiches,envoi de dossiers): 1000 euros

-assurances: 50 euros

 

Nous sommes 5 (4 comédiens et un metteur en scène)

 

Les 15000 euros demandés dans ce BUDGET TOTAL ne me permettront de payer ni les répétitions pour les acteurs ni leur prestation scénique durant le festival mais je sais que c'est déjà beaucoup d'argent...

Les KissKiss bankers doivent apporter 5000 euros au moins mais peuvent bien entendu donner plus!

 

MOTIVONS NOUS POUR DÉPASSER 15000 EUROS car chaque euro supplémentaire reviendra de droit aux comédiens!

Derniers commentaires

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filou bilou participe avec djo a hauteur de 50 eurobizargouts !
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2012 VA VOUS PORTER CHANCE, TOUS VOS REVES VONT SE REALISER ON A HATE DE PARTICIPER AU PETIT DEJEUNER
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14 Kissbankers! Bravo et merci! La survie du projet dépend de nous tous!