Il était une fois, deux bouchères ennemies, deux boucheries face à face, un combat culinaire sanglant... Une comédie mortelle!

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Présentation détaillée du projet

 

SYNOPSIS

 

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Dans un petit village français, deux boucheries se font face. Alors que l’une, tenue par une femme acariâtre, fait faillite peu à peu, l’autre, tenue par une ravissante jeune femme, semble de plus en plus prospère. Une nuit, la bouchère en faillite décide d’agir. Elle réinvente la gastronomie avec une recette dont sa jeune rivale ne se relèvera pas.

 

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NOTE D'INTENTION

 

      Je pense que l’humour permet d’aborder les faits les plus graves avec un recul suffisant pour que le spectateur perde la vision, souvent trop manichéiste, du bien et du mal. J’ai envie d’exposer ici une situation très classique où la « gentille » se bat contre la « méchante ». A la différence que la lecture que j’en propose est inversée. Tout est mis en place pour que le spectateur s’identifie à la méchante, à cette femme imparfaite, ignoble en tous points, mais à laquelle, finalement, face à la perfection, il est beaucoup plus simple de s’identifier. Soudainement les qualités, la beauté, les vertus de son ennemie nous semblent insupportables. Le spectateur, imparfait lui-même a plus de facilité à s’identifier à « la méchante » et par delà se remettre ensuite en question.

Je désire travailler autour de cette perte de contrôle qui peut assaillir chaque individu quand celui-ci se sent en véritable danger et dépossédé de ce qu’il considère être son droit. Quoi de plus normal que de parler ici des droits des individus dans une société qui semble chaque jour nous en réduire le domaine ? Quelles conséquences quand un individu est privé de jouir de ce dont il a le plus grand besoin : le bonheur ? Et finalement l’acte de défense de ses droits, aussi ignoble soit-il, n’est-il pas preuve d’humanité ? Cependant doit-on détruire l’autre pour se nourrir de son bonheur ?

 

L’absence de dialogues est  quelque chose auquel je tiens car cela me permet d’explorer autrement la mise en images des émotions des personnages. Je veux « tester » les images et le travail sur le jeu des comédiennes. L’absence de paroles est également un moyen de questionner l’écriture du scénario. Que doit-on montrer quand on ne peut dire les choses avec des mots ?

Se passer des mots c’est aussi mettre en avant le travail du son. Dans Le Nain (mon premier court-métrage), j’ai eu tendance à remplacer les mots par de la musique. Souvent cette musique apparaît comme un artifice, alors que mon but était justement de m’échapper des artifices. Cette fois je voudrais aller plus loin dans ce travail en utilisant un maximum de sons IN qui seront retravaillés sans être mis en exergue par une musique omniprésente. J’ai envie d’attirer le film dans le genre de la comédie musicale tout en remettant la musique à sa juste place. Qu’elle soit diégétique ou pas, elle est entièrement présente dans l’image puisque qu’elle dirige la mise en scène de certains moments du film, en revanche, dès qu’elle devient superflue, elle disparaît et laisse place au silence.

 

J’ai le désir de travailler sur la lenteur des actions, sur leur répétition, sur des très gros plans mettant en avant une matière devenue alors inquiétante, sur la présence du hors-champ ainsi que sur des gros plans de visages morcelés. J’ai également envie de travailler sur des « contre-points de montage », le suspens, les enchaînés ou le cut…

Je voudrais dans ce court métrage redonner au découpage toute sa valeur narrative. Quand je parle de découpage, j’imagine aussi la mise en scène du mouvement dans l’espace, tant des comédiennes que de la caméra, ainsi qu’un travail contrarié des suivis des axes, d’équilibre et de déséquilibre, de formes organiques et géométriques… Je veux éprouver la technique comme le meilleur moyen de narration et pouvoir ainsi me passer des mots.

 

J’ai également envie d’un travail plus précis que je n’ai fait jusqu’alors sur les décors et les costumes faisant appel à ces références inconscientes collectives qui hantent les esprits cinéphiles.

L’apparition de la couleur au cinéma est plus difficile à dater que celle du son. Dès 1897, apparaissent des films colorisés, mais c’est seulement vers la fin des années 1940 que l’invention de la pellicule couleur permet aux cinéastes d’envisager un vrai travail en amont sur les couleurs des décors, des costumes, des coiffures,… Je compte m’inspirer du travail du chef décorateur Bernard Evein. Sa réflexion sur la couleur dans le décor et son étroite collaboration avec les chefs costumiers qu’il rencontre font de lui un pionnier dans ce domaine créant un univers très particulier. Son travail est visible dans Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Lady Oscar de Jacques Demy, Viva Maria ! de Louis Malle ou encore Thérèse d’Alain Cavalier,…

 

Avec un travail très pointu, rigoureux et fantasque sur la direction d’acteur, les positions de caméra, le montage, la musique, les décors et les costumes j’ai envie d’orienter le film vers l’univers du comte philosophique. Univers poétique qui malheureusement est trop vite tombé en désuétude. 

 

 

NOTES SUR LES COSTUMES

 

LA JEUNE ET RAVISSANTE BOUCHERE

 

Dans la première séquence du film, la jeune et ravissante bouchère cuisinera. Elle portera ce que l'on appelle une Robe-Tablier. Je veux allier le côté élégant de la jeune femme avec son métier. C'est pourquoi je choisis le tablier mais que j'arrange de façon plus coquette. On retrouvera durant tout le film un motif floral qui caractérise ce personnage de jeune bouchère ainsi que des coupes arrondies taillées dans des tissus fluides. Les robes de la jeune femme sont dessinées sous le genou, à la dernière mode de l'époque et toutes sont dans des couleurs chaudes et printanières. Si le style global de la jeune femme est plutôt moderne, on trouvera dans son univers et dans ses costumes des éléments art nouveau, un peu surannées qui apporteront au personnage la douceur fantastique et florale vers laquelle je veux l’emmener.

 

IMAGES D'INSPIRATION ET CROQUIS DES COSTUMES A CONFECTIONNER

 

Une robe tablier

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Une tenue de jour

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Une tenue de nuit

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LA BOUCHERE ACARIÂTRE

 

Pour le personnage de la méchante bouchère, j'ai donc choisi de partir sur un thème contraire à  celui exploité pour sa rivale.

Ses costumes seront confectionnés dans des matières plus rudes, plus épaisses. Souvent d'inspiration masculine ils sont stricts et unis, presque militaires. Les couleurs sont froides, plus hivernales. 

Contrairement à son ennemie, cette Méchante Bouchère n'est pas à la mode. C'est pourquoi elle portera des robes à la cheville. Dans la première séquence, elle portera une robe 1905-1910, sombre, avec corset. Cette robe ne sera pas confectionnée mais louée car beaucoup plus classique que l'ensemble des autres costumes du film. 

Lors de la séquence de cascade, car il y en a! La tenue est d'inspiration militaire du XIXième siècle. J'imaginais que cette bouchère, veuve, avait pu avoir un mari militaire et aurait transformé sa tenue pour son funeste projet. 

Le pantalon aidera également la comédienne pour les séquences très physiques d'intrusion dans la maison de sa voisine.

Tout en gardant le thème de la rigidité, en conservant les formes géométriques, la ligne de boutonnage, la robe jusqu'à la cheville,... J'ai choisi pour la dernière séquence d'apporter de la coquetterie et de la féminité au personnage.

 

IMAGES D'INSPIRATION ET CROQUIS DES COSTUMES A CONFECTIONNER

 

La tenue d'intrusion chez sa rivale

 

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La robe de jour de la séquence finale

 

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IMAGES D'INSPIRATIONS SUR LA RELATION ENTRE LES DÉCORS ET LES COSTUMES

 

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MOTIFS D'INSPIRATION POUR LES DECORS ET COSTUMES DES DEUX PROTAGONISTES

 

La Jeune Bouchère:

 

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Arthur Sanderson and Sons 1929

 

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Arthur Sanderson and Sons 1930

 

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Arthur Sanderson and Sons 1932

 

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Calico Printer's Association 1920

 

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Calico Printer's Association 1922

 

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William Foxton 1925

 

La Bouchère Acariâtre

 

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Allan Walton Textiles 1935

 

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Ben Nicholson 1933

 

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Disc 1924

 

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Warner and Sons 1935

 

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William Foxton 1922

 

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Edinburgh Weavers 1951

 

LIEUX DE TOURNAGE

 

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INSPIRATIONS ET CROQUIS POUR LES COIFFURES DU FILM

 

Luce

 

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Marie

 

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LE CASTING:

 

La Bouchère Acariâtre: Luce MOUCHEL

 

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La Jeune Bouchère: Marie DENARNAUD

 

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VEHICULES:

 

La voiture de la Jeune Bouchère:

 

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D'autres véhicules de figuration:

 

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Les Véhicules sont fournis par l'association Les Brigades de l'Aa présidée par Francis Delerie. Un grand merci à lui et aux membres de l'association!

 

Pour voir d'autres photos des décors, des costumes, des véhicules, de la coiffures,... vous pouvez explorer la page facebook de La Terrine!

À quoi servira la collecte ?

La collecte permettra la fabrication des décors et la confection des costumes. Je souhaite pouvoir réaliser un travail très pointu dans ces deux secteurs, et bien entendu ce sont les deux unités les plus coûteuses en film d'époque.

 

Vous pouvez voir les différentes étapes de travail sur le facebook de La Terrine. Vous y trouverez des photos des comédiennes, des images de costumes, des décors, de véhicules. des photos d'inspiration sur l'esthétique générale du film...

Merci d'y jeter un petit coup d'oeil!..

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Jordan Rigaud

Bonjour, Je suis assistant réalisateur depuis 6 ans. Je travaille presque exclusivement sur des films d'époques, ce qui m'a permis d'obtenir beaucoup d'aisance dans la reconstitution ou la représentation d'une époque. J'ai réalisé un premier court métrage qui se déroulait en 1970 et aujourd'hui je désire placer mon prochain sujet dans... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bonne chance pour ce beau projet!
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Bonne chance !