Un homme, lors d'une brocante, tombe sur un grand nombre de livres de la fin du dix-neuvième siècle, les achète et cherche à rencontrer leur ancien propriétaire. Il s'agit d'un homme ayant vécu dans la rue, qui écrivait de la poésie et payait un local pour ses livres jusqu'à ce qu'il décide de s'en séparer.

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Présentation détaillée du projet

Un bibliophile amateur de brocantes tombe sur un important volume de livres de la fin du dix-neuvième siècle, dont quelques raretés. Intrigué, il se demande qui était leur ancien propriétaire. La vendeuse lui répond que ces livres ont une histoire : ils ont appartenu pendant huit ans à un SDF qui payait un local pour ses livres.

 

Abasourdi, il se rend compte que sa bibliophilie n'est rien comparée au sacrifice de quelqu'un qui est prêt à vivre dehors pour que ses livres dorment à l'abri. Le bibliophile cherche à rencontrer le clochard poète et "bibliothécaire". Leur rencontre a lieu, ils échangent des propos sur l'avantage d'avoir un logement, l'instabilité des choses, la postérité, l'égoïsme et l'avidité du monde.

 

 

 

 

 

 

De cette étrange conversation naît, en filigrane, une sorte de réflexion sur la valeur des choses : est-ce de posséder un logement, de bénéficier de l’amour d’une famille, d'écrire des poèmes, de jouir d’un trésor de livres, de laisser une œuvre à la postérité ou peut-être un peu de tout cela ?

 

 

   

 

La poésie de Nicolas Servant mêle le descriptif à l’abstraction. Deux genres difficilement conciliables se côtoient. L’effet de surprise prévaut sur le rythme et la musicalité. Seules les dernières poésies de Nicolas existent encore, les autres font désormais partie de l'expérience de ses pertes successives. En voici un extrait :

 

Le ciel est bleu,

quelques nuages s’y étirent paresseux,

les incessantes allées et venues des mouettes

depuis les plages jusqu’aux

terres grasses fraîchement labourées

paraissent lentes et n’avoir d’autre

fin que d’y dessiner

d’illisibles hiéroglyphes  

 

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à louer pendant 5 jours le matériel de tournage, qui sera réalisé à l'aide d'un appareil photo numérique haut de gamme ; cette partie seule (DSLR, trépied, micros, perche) absorbera environ deux mille cinq cents Euros.

 

Cinq cents Euros seront alloués à défrayer et nourrir l'équipe de tournage composée de 5 personnes.

 

L'argent restant servira à assurer la postproduction (montage, mixage, étalonnage).

 

 

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S. Rousseau

Réalisateur, scénariste. Réalisations : "Pourquoi des poètes en un temps de dénuement ?" (50 min, 2009), acheté par le Centre Pompidou et la Fondation Hölderlin. Scénarios : "Amour quand tu nous tiens... adieu sagesse", court métrage de fiction d'environ 15 minutes, en pré-production. – "No Life", long-métrage de fiction se déroulant dans l'univers... Voir la suite

Derniers commentaires

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La collecte va toucher à sa fin et échouer. Le film se fera tout de même en dépit des difficultés. Les deux personnes que je ne connais pas parmi mes généreux contributeurs peuvent m'écrire à stephr63@yahoo.com pour continuer à s'intéresser à ce projet. Mes pensées vont aux contributeurs des premiers jours. "La vraie valeur des choses" est morte, vive "La vraie valeur des choses" !
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Bonne chance !
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Bravo, continuez ce magnifique projet !! A bientôt à la surface...