Participez au financement du premier court métrage de Margot Gallimard tourné en Région Poitou-Charentes !

Large_kkbb-1476799400-1476799418

Présentation détaillée du projet

Larsen, le premier court métrage de Margot Gallimard, sera tourné en décembre 2016 en Région Poitou-Charentes.

 

Maude et Clothilde, en couple depuis plusieurs années, ne se regardent plus. Du jour au lendemain, Maude perd l'ouïe. Isolée du monde, elle tente de retrouver Clothilde qui la fuit. C'est un trajet vers l'autre, un trajet de regard ; sans réponse.

 

LE SUJET

Larsen parle d'un couple fané, qui se perd dans la force de l’habitude. Maude et Clothilde se parlent peu, ne se touchent plus, ne savent plus venir l’une vers l’autre. Si Maude cherche encore à lui plaire, Clothilde la trompe. C’est un couple qui se regarde passer, sans s’habiter. Elles sont présences absentes. Le poids du quotidien a fini par écraser l’humeur délicate de l’érotisme. Je parle du désamour et du désir qui disparaît.

Seulement le silence de ce couple est si assourdissant que Maude perd l’ouïe. Du jour au lendemain. Somatisation du mal qui les ronge. Maude, perdue, se replie sur elle-même.

 

extrait carnet de recherches / inspirations

 

Img_1961-1476797650

 

TRAITEMENT

Le traitement du son a donc une importance cruciale ici. Larsen est soumis aux aléas d’une caméra objective et subjective (Maude) avec des sons extra diégétiques : des bruits métalliques, des tintements désagréables. En fonction des scènes, les niveaux sonores n’ont pas la même place ni le même sens. Certaines séquences sont muettes ou simplement ponctuées d’un son sourd, d’un acouphène par exemple. Je brouille les points de vue/points d’écoute et impose parfois au spectateur de rester avec Maude, dans son silence désagréable et ainsi soulève la question :

Que vois-t-on quand on n’entend pas ?

Le sourd compense avec les yeux. Le monde devient pantomime et exagération. Le son est un espace de liberté sous exploité au cinéma alors qu’il peut vraiment guider le regard et faire vivre des émotions. Le son amène de l’air aux images.

 

extrait carnet de recherches / inspirations

 

Img_1963-1476797296

 

Img_1964-1476797356

 

L’ensemble de Larsen est teinté d’une lumière plutôt naturelle et froide. Elle ne sublime pas les corps, laisse voir les imperfections des visages qui perdent leur jeunesse. Je ne cherche pas à rendre les choses plus belles qu’elles ne le sont. La lumière du jour est sobre, sans fioritures, presque invisible. La lumière du soir met ces deux femmes l’une face à l’autre, découpe leur visage dans l’ombre. La finalité est de donner au film une touche impressionniste tout en sensualité.

 

Img_1972-1476797467

 

Img_1973-1476797573

 

 

LES DECORS

Maude est professeur de natation. La piscine est ici significative, parce que je joue de son ambiguïté sonore. Dans l’eau, les sons semblent brouillés, sales, informes. Le corps manque d’air, les bruits s’étouffent avant de parvenir à nous. Les acouphènes ressemblent d’ailleurs très souvent à des bruits d’eau ou même à cet effet « coquillage » : bruit de mer que l’on a l’impression d’entendre lorsqu’on le place sur l’oreille, alors qu’il n’est en réalité que le bruit du flux sanguin. Mais c’est un endroit d’écho, de gens, d’enfants, de vie. Maude y meurt et renait.

 

extrait carnet de recherches / inspirations

 

Img_1966-1476796317

 

Img_1968-1476796480

 

Img_1974-1476798150

 

Un petit appartement, un fourbi d’une vie à deux. L’appartement est omniprésent dans Larsen, Maude y erre comme prisonnière d’elle-même, s’y isole du monde qui crie dehors. On marche avec elle à travers ces pièces pour sentir le poids de sa surdité soudaine. On marche avec elle dans sa redécouverte solitaire des sons.  Lieu à la fois pesant et rassurant.

La salle de bain est une pièce décisive pour moi. Lieu a priori banal; il sert de lien entre le monde réel social (salon, cuisine) et l’intime pure (la chambre, par là la sexualité). C’est une pièce entre-deux qui induit l’intime solitaire : se laver, se dévêtir, etc. Le couple ne s’y retrouve pas. Pourtant c’est dans ce lieu intermédiaire que Maude tente de trouver Clothilde la première fois. C’est une pièce qui dévoile les vrais visages et leurs premières fatigues.

 

extrait carnet de recherches / inspirations

 

Img_1975-1476797143

 

Img_1979-1476797187

 

Img_1977-1476797241

À quoi servira la collecte ?

Les financements acquis à ce jour nous permettent de financer le tournage du film de Margot. Cette collecte nous permettra de financer les deux étapes suivantes indispensables pour que le film existe : le montage image et le montage son (location des salles et location des stations de montage).

Thumb_avatar-1476799816
Les films du clan

Les films du clan est une société de production indépendante créée en 2010 par Charles Philippe et Lucile Ric. Les films du clan produit et accompagne un cinéma de qualité en offrant aux auteurs une présence fidèle et solidaire dans toutes les étapes de fabrication de leurs films.

Derniers commentaires

Thumb_10-1465378879
We believe in LARSEN.