Un spectacle féminin et féministe mêlant théâtre et danse, au festival d'Avignon !

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Présentation détaillée du projet

RÉSUMÉ:

Un cabaret. Un cabaret particulier, où les femmes ne dévoilent pas tout à fait ce que l'on attend... Les numéros s'enchaînent, les filles dansent et chantent, la musique swingue en toile de fond, mais qu'est-ce qui se montre vraiment sous les projecteurs ? Plus que leurs formes, les danseuses exhibent leurs états d’âme, leurs colères et leurs joies mélangées. Elles se racontent et se dévoilent. Elles déshabillent leurs sentiments et mettent à nu leur beauté intime, celle du cœur et du ventre !

Au cabaret, la surface est toujours légère et frivole. Pourtant, les corps langoureux qui tournent comme pour le plaisir sont mus par de dures mécaniques. Ce paradoxe de la forme et du fond, de la superficialité et de la réalité crue, est réinvesti par les questions intimes que posent les interprètes. Entre obligations sociales et expériences intimes, entre modèles et vécus, où en est l’émancipation féminine aujourd'hui ? Comment va l’homme ?

Quelle aventure ! Quel bordel ! Quelles régressions aussi parfois !

Sous les lumières tamisées, les situations tragi-comiques esquissent un cabaret sensible, où esprit et corps se fondent pour proposer d'une seule voix quelques réflexions qui ne laissent personne indifférent.

 

 

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photo Fanny Dion

 

PRESSE:

« Une petite merveille aux dialogues ciselés et à la mise en scène épatante (...) On a rarement vu un spectacle sur le genre et les relations entre les femmes et les hommes de cette qualité ! » Ministère du droit des Femmes - Synthèses de l’actualité

« Un spectacle intelligent et épatant qui  hybride judicieusement la réflexion et le divertissement » Froggy’s Delight

« Une pièce absolument délicieuse (...) Un régal. » Causette

« Un spectacle léger et touchant qui amène de la sensibilité au cabaret pour montrer que le corps et l'esprit sont bien la même chose » Altra Paris

 « Un spectacle de femmes, fait par des femmes, mais dont la porte est totalement ouverte aux hommes ! » Sortir à Paris

 

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photo Jean-Marc Coquerel

 

NOTE D'INTENTION:

Je suis partie du parcours de chaque comédienne et comédien. De nos expériences intimes et de nos sensibilités profondes. Croiser ces chemins et en faire ressortir les disparités et les similitudes. En partant de nos individualités, nous désirons atteindre et questionner le collectif.

Qu’en est-il de l’émancipation féminine ? Quelles sont les entraves quotidiennes subies par les femmes aujourd’hui ? Comment va l’homme ? Comment faisons-nous cohabiter chacun chacune notre part « féminine » et « masculine » ? Avons-nous progressé en ce qui concerne la liberté du corps, l’image du corps féminin, son utilisation ? Beaucoup de choses ne seraient-elles pas liées à la sacro-sainte consommation ?

Notre génération est héritière d’une émancipation effectuée par nos mères. Il nous incombe de la vivre au quotidien et d’inventer un nouveau rapport entre les hommes et les femmes et de nouveaux schémas familiaux que l’on ne nous a pas transmis.

Car souvent nos mères, bien que théoriquement convaincues, continuaient de reproduire plus ou moins l’ancien modèle, enfermées dans le carcan de leur éducation.

Quelle aventure ! Quel bordel ! Quelle régression aussi parfois !

On s’engage de plus en plus dans des postes de responsabilité au travail, des postes de pouvoir mais on veut quand même réussir notre vie de famille et de couple, partir « quand ça ne marche plus », être autonomes financièrement, au fait de l’actualité politique et culturelle, détendues, légères et spirituelles et bien sûr toujours jeunes, sveltes et séduisantes… Ca fait beaucoup !

De plus il faut continuer à se battre pour se faire reconnaître dans un monde hyper masculin. On se retrouve le cœur et les nerfs à fleur de peau, au bord de l’implosion.

Sous un extérieur de fragilité extrême, on cache une force intérieure phénoménale… ou le contraire !

 

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photo Benoîte Fanton

 

Et l’homme ? Il semble écartelé entre différents modèles et cherche à s’encrer dans une nouvelle place : masculin mais avec une part assumée de féminité, papa autoritaire mais câlin, luttant au travail et à la maison contre ses réflexes sexistes… il nous donne l’impression de flotter.

Confusion des repères…

La forme cabaret permet de jouer entre les contrastes de la superficialité et de l’intériorité. D’aborder la crudité de certains thèmes de manière légère et esthétique. De mettre une distance « spectaculaire » entre le réalisme des situations, la sincérité du discours et leur rendu visuel. Et aussi de détourner ses codes sexistes pour s’en libérer et s’en amuser.

 

Vanessa SANCHEZ

 

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photo Benoîte Fanton

 

NOTE DE MISE EN SCÈNE:

J’ai été très touchée par l’univers du film de Bob Fosse, « Cabaret », avec Liza Minnelli. Sa façon d’aborder des sujets de fond avec une apparente désinvolture, traitée dans une esthétique très prononcée, très visuelle. L’atmosphère de la pièce s’en inspire, et plus généralement des années 30. Il y a, comme au cabaret traditionnel, une succession de numéros liés entre eux par des transitions. Avec un tableau d’ouverture et un de fermeture, sortes de génériques chantés et dansés du spectacle.

Ce à quoi l'on assiste est à la fois le Cabaret lui-même et la Représentation du cabaret, sur la scène et dans les coulisses. Les comédiens sont à la fois les personnages et les artistes de cabaret interprétant les personnages.

Les transitions se font en partie à vue. Elles sont intégrées à l'ensemble et peuvent fonctionner comme de vraies scènes, un "envers" visible du décor. On y voit les personnages « artistes » qui se changent, se chamaillent, se concentrent… Souvent, l’un d’eux s’échappe de la mise en place pour aller témoigner à un micro (sur pied) installé en avant-scène, sur le côté. Comme on va se confier. Envie de raconter son histoire au public, de chuchoter au micro ce qu’il a sur le cœur dans une parenthèse comme hors du temps, hors du Cabaret qui se poursuit. Ces transitions font le lien et le liant du spectacle.

Certains numéros sont muets, simplement chorégraphiés, d’autres sont chantés. Certains sont joués, d’autres clamés. La musique est omniprésente. La danse aussi, sous différentes formes (tango, revue, solo contemporain etc...).

Chaque numéro fonctionne dans un univers visuel et musical distinct. Les costumes changent aussi sans cesse, pour s'adapter aux numéros.

 La scénographie est quant à elle très sobre : un grand cadre lumineux, deux paravents latéraux, plusieurs chaises et tables de cabaret. Quelques éléments de décor ou accessoires sont apportés et remportés ensuite. Sur le plateau dépouillé, les corps et leurs voix prennent toute la place. La lumière, plus complexe, habille l'ensemble. Elle varie elle aussi à chaque scène, tout en garantissant l'homogénéité visuelle de l'ensemble. Elle est fondamentale dans le rendu général. La lumière, élément fondamental de l'esthétique du cabaret, est ici détournée de sa fonction d'éclairer les corps, pour mieux mettre en valeur les âmes.

 

Vanessa SANCHEZ

 

Img_7284photo Fanny Dion

 

DISTRIBUTION :

 

Mise en scène : Vanessa SANCHEZ

Création Chorégraphique : Jessica FOUCHÉ

Interprétation : Déborah COUSTOLS,  Laurence DESPEZELLE-PÉRARDEL, Emmanuel LECKNER, Vanessa SANCHEZ

Musique : CONTROL ZÈBRE

Costumes : Nadia RÉMOND

Lumières :  Laurent GACHET

Régie : Jean-Philippe DE OLIVEIRA

 

 

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photo Olivier Coupry

À quoi servira la collecte ?

Et voici que, moi aussi, je passe à la quête, à la quête dématérialisé ! Et, moi aussi, c'est pour boucler mon budget pour aller à Avignon.

 

Je ne voulais pas en passer par là, n'étant pas trop à l'aise de demander des sous pour me rendre dans un festival ô combien mercantile. Nous avions tout bien organisé nos finances, joué les petits écureuils précautionneux, mais la tuile vient de me tomber sur un coin de la tête... ou plutôt du genou !  Je me suis blessée au ménisque il y a un mois et ne serai pas en capacité physique d'assurer mon rôle. Dur ! Il me faut donc engager une doublure... et des frais supplémentaires ! Autant l'équipe accepte de jouer pour un petit forfait, autant la personne qui va me remplacer au pied levé, cravacher pendant un mois sans récolter les fruits de son travail -puisque je compte bien reprendre le rôle quand mon corps me le permettra- autant cette fille difficile ne peut pas être payée des cacahuètes. Il me manque donc 1500€ pour envisager un salaire décent, à la hauteur (et encore) du travail à fournir. Et aucune subvention ou aide quelconque à l'horizon... 

 

Nous allons à Avignon car peu de professionnels se sont déplacés pour voir notre travail dans les théâtres où nous l'avons joué jusque-là. Apparemment c'est la règle du "milieu", ils font leur marché en Avignon, c'est ça ou rien. J'en ai donc pris mon parti, avalé la couleuvre de devoir payer pour jouer, en me disant qu'au moins, là-bas, je serai au plus près de mon métier : haranguer le chaland pour qu'il vienne voir mon spectacle et jouer jouer jouer, tous les jours, devant 3 comme 60 personnes, jouer jouer jouer sans attendre qu'on nous y invite ! Le programme reste le même, sauf que ce n'est pas moi qui jouerai. L'important est que l'aventure collective continue.

Je vais donc y aller avec ma canne, mon équipe nouveau modèle et ma foi et ma rage de ne pas pouvoir monter sur scène transformée en énergie pour défendre notre création !

 

L'argent de cette collecte, les 1500€ demandés, serviront exclusivement à rémunérer la comédienne, pour les répétitions et le mois du festival. Mais, comme sa présence est absolument indispensable, ils serviront en fin de compte à permettre à notre création de poursuivre son aventure, à Avignon et, je l'espère ardemment, au-delà.

 

Vanessa Sanchez

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Compagnie Etincelles

Mais qui sont ces Filles Difficiles, de la Compagnie Etincelles ? La Compagnie Etincelles existe depuis vingt ans à Aubervilliers, où elle est très active localement. Vanessa Sanchez en est depuis quelques années la déléguée artistique, metteuse en scène, comédienne et tutti quanti. Le Cabaret des Filles Difficiles est sa première création... Voir la suite

Derniers commentaires

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Solidarité et fraternité!
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J'ai fait progresser la collecte comme dirait Kiss Kiss... Ce qui m'intéresse, c'est une carte postale signée par l'administrateur ! ;)
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Forza ragazze, manquerait plus que la vie devienne plus difficile que vous ! Faisons vivre ce cabaret ;)